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30 avril 2011, 20h30
Paris, église Notre-Dame du Travail.

Concert franco-tchèque

Le Chœur de l'université Charles de Prague et l'Orchestre de l'Ecole supérieure d'économie de Prague, en collaboration avec les Chœurs et Orchestres des Grandes Ecoles (COGE) vous proposent un concert franco-tchèque le samedi 30 avril à 20h30 en l'Eglise Notre-Dame du Travail.

Sous la direction de Haig Utidjian,

Dvorak
Te Deum
Symphonie n° 5

Chants populaires tchèques

Poulenc
Ave Maria (extrait des Dialogues des Carmélites)

Bizet
Hanabera (extrait de Carmen)

Ippolitov Ivanov
le Cortège du Sardar

Komitas
Sanctus Patriarchal Prayer

Entrée libre. Eglise Notre Dame du Travail - Paris 14, Métro 13 Pernety, Métro 4, 6, 12 Montparnasse Bienvenüe.

samedi 30 avril 2011

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Jazz des Cinq continents à
Marseille prend de l'ampleur

Jeune festival aux grandes ambitions, Jazz des Cinq continents à Marseille prend de l'ampleur pour sa 12e édition, en accueillant en juillet des piliers du genre, Marcus Miller, Chick Corea ou Herbie Hancock, avec à l'honneur Miles Davis disparu il y a 20 ans.

Implanté dans le bucolique parc du palais Longchamp, l'événement passe de cinq à six dates sur sa pelouse fétiche, dont la jauge sera accrue de 3.100 à 4.000 personnes. Une soirée est prévue pour la première fois à l'auditorium du jardin du Pharo (avec le saxophoniste David Murray et son Cuban Ensemble).

Parmi les événements annoncés du 18 au 26 juillet (sauf 24), « Tribute to Miles Davis », monté par Marcus Miller (compositeur du célèbre album « Tutu »), avec Herbie Hancock et Wayne Shorter, qui ont tenu à associer de jeunes musiciens. Quatre dates sont prévues en France. A Marseille, ce sera le 20 juillet.

Autre concert attendu, « Return to Forever IV », ou les retrouvailles des membres du groupe de jazz-rock fusion fondé par Chick Corea dans les années 70.

Le 21 juillet rassemblera le quartet d'Erik Truffaz, avant le pianiste Ahmad Jamal. Le 22 aura des résonances klezmer avec le groupe du clarinettiste new-yorkais David Krakauer et jamaïcaines avec Monty Alexander et son Harlem-Kingston Express. Le 23, le mythique bassiste américain Larry Graham, longtemps directeur musical de Prince, sera sur la scène de Longchamp, avant Wynton Marsalis et ses 19 musiciens le 25.

Pour le directeur artistique Bernard Souroque, Jazz des Cinq continents offre désormais « un programme d'un niveau de Juan-les-Pins, par exemple ». « Et on n'est pas dans le même ordre de budget! », ajoute-t-il (1,1 million d'euros, dont 520.000 euros de subventions, municipales en grande partie).

L'événement est passé de 5.000 spectateurs en 2000 à quelque 23.000 en 2010, dont 20% venus de l'extérieur de la ville.

« Il est clair que le festival veut se développer, et on compte ramener de grosses surprises à l'avenir », promet Bernard Souroque.

samedi 30 avril 2011

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« Ring n' Roll » : l'hymne à la vie et
à l'amour de Catherine Ringer

Catherine Ringer revient dans la lumière avec « Ring n' Roll » (Because), un hymne à la vie et à l'amour sur lequel plane l'ombre bienveillante de Fred Chichin, trois ans et demi après la mort du guitariste des Rita Mitsouko.

Avec ce premier album sous son nom, publié lundi, la chanteuse de 53 ans dit qu'elle est entrée dans le « troisième âge », celui où elle se retrouve seule aux commandes.

Du temps des Rita Mitsouko, Catherine Ringer avait déjà fait des escapades en solo, mais pendant 27 ans le duo a formé un couple à la ville comme à la scène.

Quand Fred Chichin s'est éteint brutalement fin 2007 des suites d'un cancer fulgurant, sa compagne a décidé d'achever seule la tournée qu'ils avaient entamée à deux. Mais la douleur a été trop forte.

« Après la mort de Fred, je ne pouvais plus chanter. Je veux dire : chanter pour moi, pour le plaisir. J'étais bloquée. Sur scène, ça allait mais dès que j'en sortais, impossible », expliquait-elle récemment au magazine Serge.

C'est le producteur Mark Plati, collaborateur du dernier disque des Rita Mitsouko, « Variety », qui l'a poussée doucement à se remettre à l'ouvrage.

A l'été 2008, l'Américain, qui a notamment produit David Bowie, s'est installé chez elle et a décidé qu'ils allaient faire un peu de musique ensemble.

Au fil des séances d'improvisation, l'inspiration est venue.

Pour la première fois, la chanteuse a composé seule, choisissant ses collaborateurs selon les besoins. Mais l'ombre bienveillante de Fred Chichin l'a accompagnée.

« J'ai réalisé à quel point Fred m'avait bien appris à travailler. (...) Il m'a légué des bases solides que j'ai très vite ressenties lors de l'enregistrement », expliquait-elle à Serge.

Dès « Vive l'amour », le premier titre de l'album, le ton est donné : « J'fais que penser à mon amoureux », chante Catherine Ringer d'un ton léger, la voix pleine de l'entrain des premiers émois.

« Ring n' roll » n'est pas un disque endeuillé. Au contraire, il est souvent drôle, facétieux, comme sur « Z Bar », escapade country chantée en anglais et ponctuée d'éclats de rire.

Soutenue par la production aux accents américains de Mark Plati, elle passe allègrement de la chanson au rock, ponctuant certains titres de touches électro. Elle y pose sa voix ample et claire, plus magnifique que jamais.

Catherine Ringer laisse aussi entrevoir l'immensité de la perte, le manque et la sérénité peu à peu retrouvée.

Parfois il s'agit de simples touches, comme sur « Prends-moi », déclaration sur le désir physique susurrée à l'oreille de son « guitariste ».

Sur « Mahler », elle s'adresse directement à son compagnon défunt. Les mots, chantés d'une voix lente et grave sur le célèbre adagietto de la 5e symphonie de Gustav Mahler, sont directs et bouleversants.

« Ta chère odeur a disparu/Bien que mon âme l'ait retenue. Si tu étais vivant/On serait bien ensemble/C'est beau, comme on s'aimerait », confie-t-elle.

Sur scène aussi, comme récemment au Printemps de Bourges, Fred l'accompagne dans l'esprit et dans la chair : c'est leur fils Raoul qui tient désormais la guitare au côté de sa mère.

samedi 30 avril 2011

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« Noli me tangere », une ébouriffante
tragi-comédie biblique à Paris

Le Christ « ressusciteur » et son cousin Jean-Baptiste, « le Prophète », sèment le trouble au royaume d'Hérode, placé sous le joug des Romains : la comédie biblique « Noli me tangere » mêle rire et tragique dans un ébouriffant cocktail jusqu'au 22 mai à Paris.

Donné à l'Odéon-Théâtre, dans la salle des ateliers Berthier à Paris, la nouvelle pièce écrite et mise en scène par Jean-François Sivadier mélange personnages historiques et inventés dans une action foisonnante et un décor de bric et de broc.

« J'ai voulu que ce spectacle soit très choral, parce que j'aime cette idée, au théâtre, d'un groupe emporté dans un mouvement », explique Jean-François Sivadier. « Et dans la pièce, personne ne contrôle rien: même les figures du pouvoir comme Pilate ou Hérode sont totalement dépassées par la situation politique et religieuse. »

« Noli me tangere » (« Ne me touche pas » en latin) est une pièce où, précise la plaquette de présentation avec des accents quasi shakespeariens, « tous jouent mais dont nul ne connaît ou ne peut déchiffrer le titre ». Elle a aussi des accents d'une grande modernité.

Ignorant le rôle qu'il jouera dans l'Histoire, Ponce Pilate, interprété par l'impressionnant Nicolas Bouchaud, s'adresse d'emblée aux spectateurs dans un discours où il justifie « une bavure »: la répression contre « des enragés qui parlent de Rome comme du mal absolu ». La transposition est aisée, comme celle du récit poignant d'un jeune habitant de la Judée occupée racontant l'infamie: l'Aigle de César apposé sur le temple, « la salissure », à laquelle il dit « non ».

Figure clé qui fait basculer l'Histoire, la jeune princesse Salomé, blouson de cuir, bottines et sac à dos, revient au pays après dix ans passés à Rome à étudier, tandis que le « Prophète » Jean-Baptiste prêche dans le désert l'avènement d'« une communauté sans autorité ». « Une espèce d'illuminé dans le désert toutes les nuits qui fait le pitre devant 50 personnes », commente Hérode à propos de ce dernier.

« Moi aussi, je peux prophétiser Heureux les éleveurs de poulet ils boufferont des omelettes », commente son épouse Hérodias, surnommée « la grande autruche », au franc parler bien trempé, un fume-cigarette à la main.

Une troupe de comédiens amateurs jouera pour l'anniversaire du roi le miracle du « fils à Joseph » qui a ressuscité « la fille à Jaïre ». « Il lui dit lève-toi et hop », racontent-ils. Une crainte rôde, celle d'être « crucifixié (sic) » par les Romains.

Quant à l'ange Gabriel, doté de grandes ailes blanches, d'une trompette et d'une jupette par dessus son justaucorps et ses leggings, il a oublié le message qu'il devait annoncer. Et il rêve d'être libéré de sa prison, l'éternité.

« Noli me tangere » est le fil conducteur de toute la pièce, où abondent les phrases historiques célèbres et les clins d'oeil, notamment à Shakespeare. Car Hérode veut toucher Salomé, qui veut toucher Iokanaan, Jean-Baptiste le Prophète, qui ne le souhaite pas ... jusqu'à l'explosion finale.

samedi 30 avril 2011

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L'école du cirque de  Châlons-en-
Champagne célèbre 25 ans de
spectacle vivant

Loin des traditionnels dompteurs de lions et autres « Monsieur Loyal », le Centre national des arts du cirque (Cnac) de Châlons-en-Champagne (Marne) célèbre 25 ans d'enseignement d'un cirque contemporain qui s'est nourri des disciplines du spectacle vivant.

Pour son 25e anniversaire, la première école supérieure publique des arts circassiens va retrouver après un an de travaux de rénovation le cirque municipal, son siège historique, qui devait être inauguré samedi après-midi par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand.

Quelque trente artistes issus des différentes promotions se sont réunis pour deux représentations samedi et dimanche d'un spectacle spécialement créé pour l'occasion.

Initié en 1985 par Jack Lang, alors ministre de la Culture de François Mitterrand, le Cnac a formé plus de 350 artistes de toutes nationalités qui ont bouleversé les codes du cirque traditionnel, au profit d'un cirque de création à la croisée de la danse contemporaine et du théâtre.

« Dans les années 80, les pionniers comme le Cirque Plume ou Archaos ont ouvert la voie en proposant pour la première fois dans leurs spectacles une dramaturgie », explique Gwénola David, directrice adjointe de l'école.

Selon elle, « c'est la question du sens qui fait la différence entre le cirque traditionnel et le cirque contemporain ».

Issu de la première promotion 1989, Jean-Paul Lefeuvre, 48 ans, cofondateur du « Cirque O » et de « Que-Cir-Que » a essuyé les plâtres de la toute jeune école.

« Je venais du milieu agricole et quand j'ai découvert le Cnac, l'école était encore en chantier, cela laissait beaucoup de place pour développer nos idées et inventer des formes nouvelles », se souvient-il.

« Le public a tout de suite répondu aux propositions du nouveau cirque, c'était très motivant », poursuit-il, même s'il concède que, « pour une majorité des gens, le cirque ce sont encore les singes et les dromadaires ».

Chaque année, sur la centaine de candidats à présenter un dossier d'admission, environ 15 élèves sont retenus pour les deux années d'études à Châlons.

« Les étudiants ont tous leur spécialité qu'ils perfectionnent ici, mais l'enseignement emprunte aussi bien à la danse, au théâtre, à la musique qu'aux techniques de la scène pour nourrir imaginaire et créativité », explique Gwénola David.

Pour le danseur, Jean-Baptiste André, ancien élève de la 14e promotion, reconnu pour ses talents d'équilibriste, le Cnac « est une des rares écoles artistiques à donner les outils pour favoriser la transversalité des arts vivants ».

« Il faut pousser les frontières, je suis un artiste de cirque évoluant sur les scènes de danse contemporaine », souligne-t-il.

A l'issue de leur formation, les étudiants partent pour six mois de tournée internationale du spectacle de fin d'année, avant l'entrée dans la vie professionnelle. Selon une étude réalisée par le Cnac en 2007, sur les 17 promotions sorties depuis 1989, 90% des étudiants formés à Châlons travaillaient encore dans le spectacle vivant.

samedi 30 avril 2011

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Coopération Festival de Vienne /
Théâtre de l'Odéon à Paris

Le Directeur du Festival de théâtre de Vienne et futur Directeur de l'Odéon-Théâtre de l'Europe à Paris, le metteur en scène suisse Luc Bondy, a annoncé vendredi vouloir faire coopérer les deux scènes.

« Nous voulons naturellement essayer de faire des choses ensemble », a-t-il déclaré à Vienne au cours d'une conférence de presse consacrée principalement au Festival de Vienne (12 mai-19 juin).

Luc Bondy, âgé de 62 ans, dont le contrat de Directeur du Festival de Vienne expire en 2013, prendra les commandes du Théâtre de l'Odéon à partir de mars 2012, le contrat de son prédécesseur à ce poste, le metteur en scène français Olivier Py, n'ayant pas été renouvelé sur décision du ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand.

Alors qu'une vive polémique se développait après cette décision, Olivier Py s'est vu confier par le ministre de la Culture, à partir de 2014, la direction du prestigieux Festival de théâtre d'Avignon (sud-est de la France).

A l'Odéon, Luc Bondy, dont la propre programmation démarrera à l'automne 2012, veut « moins mettre en scène qu'ouvrir le théâtre à de nouveaux metteurs en scène ».

Par ailleurs, selon le quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung, Luc Bondy veut demander aux pouvoirs publics français une augmentation de la subvention au Théâtre de l'Odéon.

samedi 30 avril 2011

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« Voir la mer », l'été en pente douce
de Patrice Leconte avec Pauline
Lefèvre

Avec « Voir la mer », Patrice Leconte invente un trio amoureux sur les routes de juillet, une fable sentimentale sur la jeunesse et l'insouciance qu'il revendique avec une ex-miss Météo, la spectaculaire Pauline Lefèvre, dans son premier rôle (sortie mercredi).

Nicolas et Clément, deux frères qui vivent et travaillent dans une petite localité de Bourgogne, ont réuni leurs tirelires pour s'offrir un mobile home d'occasion qu'ils projettent d'aller chercher sur la route de Saint-Jean-de-Luz où les attend leur mère, malade.

A la veille du départ, l'un d'eux tombe sur Prudence, une beauté solaire -à cheveux courts, comme toutes les héroïnes de Leconte- qui n'a jamais vu la mer et qu'il accepte d'emmener avec eux. La présence imprévue de cette fille confère une dimension épique poétique et sensuelle à cette descente vers le soleil.

Deux hommes, une femme, impossible d'ignorer le célèbre précédent de « Jules et Jim ». Sauf qu'il s'agit ici de deux frères, amoureux de la même femme qui ne saurait choisir entre les deux.

« Ils s'aiment à trois sans jalousie, sans jamais le moindre antagonisme entre les deux frères... Bien sûr que c'est impossible, mais c'est justement parce que c'est un film, largement plus beau que la vie: c'est la fonction du cinéma, qu'on sorte de la salle avec la banane », justifie Patrice Leconte.

Pour ce film, il est parti d'une image de route, de soleil et de vacances: « Comme devant un tourniquet de cartes postales ».

« Dès le début, on se dit qu'avec cette fille, il ne peut rien arriver de grave, qu'il n'y aura pas d'embrouille; avec les deux frères non plus. Cette fratrie me touche beaucoup ».

Rétrospectivement, se souvient le réalisateur, « nous avons tous été chamboulés par ce tournage, il y avait du sentiment, de l'amour qui passait au-dessus de nos têtes, ce fut difficile de s'en extraire: il y avait un côté fin de vacances ».

Nicolas Giraud et Clément Sibony, les acteurs, avaient eux-mêmes suggéré au réalisateur de leur écrire un rôle de frères et c'est en pensant à eux qu'il s'est mis au travail, préférant leur garder les mêmes prénoms dans son histoire.

Quant à Prudence, elle s'est imposée à Patrice Leconte dès son premier contact avec Pauline Lefèvre et il confesse l'immense plaisir qu'il a eu à cadrer son physique à grand spectacle dans son objectif.

Cette espiègle miss Météo de Canal+, capable de se déguiser en « marée noire » couverte de pétrole pour accueillir le patron de Total, ou en créature bleue d'Avatar en voie d'expulsion face au ministre de l'Immigration Eric Besson, est la deuxième à rejoindre les plateaux de tournage après Louise Bourgoin. L'actuelle présentatrice, la Québécoise Charlotte Le Bon, tournera à son tour dans le prochain « Astérix ».

Pour avoir le rôle, Pauline Lefèvre a immédiatement accepté de couper ses cheveux, la marotte de Patrice Leconte qui l'a toujours obtenu de ses actrices, même de Vanessa Paradis pour « La Fille sur le Pont », après deux mois de négociations. Seule Charlotte Gainsbourg a résisté et imposé une perruque - « Je me suis laissé faire et j'ai eu tort », estime aujourd'hui le cinéaste.

Pour le réalisateur des « Bronzés 1, 2, 3 », qui avoue s'être « un peu perdu parfois dans des choses moins personnelles », ce bébé-là est bien le sien: « De A à Z, du scénario au tournage. Celui-là, si on ne l'aime pas, ce ne sera que de ma faute ».

Traqueux comme à son habitude, il restera terré chez lui mercredi, jour de la sortie.

samedi 30 avril 2011

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Colmar : le musée Unterlinden
s'agrandit et restaure le retable
d'Issenheim

Un écrin agrandi pour un joyau magnifié: le musée Unterlinden de Colmar va faire l'objet jusqu'en 2013 d'importants travaux, sous la houlette du cabinet d'architectes suisse Herzog & de Meuron, tandis que sa pièce maîtresse, le retable d'Issenheim, va être restaurée.

Le permis de construire du futur musée a été signé mercredi par le maire de Colmar, Gilbert Meyer (UMP), et le premier coup de pioche est prévu à l'automne.

 

A l'étroit dans les murs d'un couvent médiéval du XIIIe siècle, l'établissement va coloniser le bâtiment de style Art Nouveau des anciens bains municipaux qui lui fait face, et s'agrandir d'une nouvelle aile.

L'extension, qui va multiplier par deux la surface du musée pour la porter à près de 8.000 mètres carrés, permettra de montrer des pièces actuellement en réserve, et d'exposer de manière permanente la collection d'art moderne et contemporain, aujourd'hui décrochée à chaque exposition temporaire.

Celle collection, articulée principalement autour des artistes actifs en France après la Seconde Guerre Mondiale -notamment ceux de la Nouvelle Ecole de Paris- s'est enrichie récemment de donations et legs, dont un ensemble de 35 oeuvres de Dubuffet.

Un rapport avait souligné dès 2002 l'exiguïté des locaux du musée. Mais c'est en 2005-2006 que le maire a conçu le projet de mettre à la disposition de son gestionnaire, la Société Schongauer, les anciens bains municipaux, ouverts en 1906 et fermés définitivement en 2003.

Le prestigieux cabinet bâlois Herzog & de Meuron, qui compte parmi ses plus célèbres réalisations la Tate Modern de Londres (2000) et le « Nid d'Oiseau », le stade olympique de Pékin (2008), a été désigné comme maître d'oeuvre en novembre 2009.

Le projet a été chiffré à 27,3 millions d'euros (HT), dont 8,8 millions apportés par la ville et 13,3 par l'Etat et les autres collectivités. La Société Schongauer doit contribuer à hauteur de 1,7 million, le reste provenant du mécénat. L'inauguration est prévue fin 2013.

Parallèlement à ces travaux, le musée a entrepris une importante campagne de restauration de ses collections, dont celle du retable d'Issenheim, chef-d'oeuvre du gothique finissant réalisé de 1512 à 1516 par le sculpteur Nicolas de Haguenau et le peintre allemand Matthias Grünewald.

La convention de financement de la restauration du retable a été signée jeudi à Colmar. Les restauratrices ont programmé 285 jours de travail: 150 pour amincir les vernis et retirer certains repeints maladroits, et 135 pour les retouches.

Cette lourde opération se fera devant les visiteurs au musée Unterlinden puis dans l'église des Dominicains où le retable sera transféré le temps des travaux.

Son coût, estimé à 341.000 euros, sera pris en charge par la Fondation du patrimoine (100.000 euros), l'Etat et la région (80.000 euros), et la Société Schongauer (11.000), le solde devant être acquitté par des mécènes que la Fondation va s'employer à recruter.

Installé dans le cloître et la chapelle d'un ancien couvent de dominicaines fondé en 1252, le musée Unterlinden a ouvert en 1853. Il présente depuis l'origine le chef-d'oeuvre peint par Grünewald pour la commanderie des Antonins d'Issenheim, un village au sud de Colmar.

Le retable de 3,30 m de haut et 5,90 m de large représente sur ses sept panneaux de tilleul la vie du Christ et celle de Saint-Antoine l'Ermite, guérisseur du « mal des ardents ».

samedi 30 avril 2011

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A la cathédrale de Nevers,
les vitraux jouent de nouveau avec
la pierre

Plus de 30 ans de travaux réalisés par cinq artistes et un chantier à 7,1 millions d'euros : la cathédrale de Nevers inaugure vendredi la plus grande commande de vitraux contemporains d'Europe, les précédents ayant été soufflés par un bombardement des Alliés en 1944.

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1944, une centaine d'avions de la Royal Air Force, qui cherchaient à neutraliser la gare de triage de Nevers, ratent leur cible et noient le centre-ville sous un tapis de bombes.

Un millier d'immeubles sont endommagés, 162 habitants tués et trois bombes viennent frapper la cathédrale de Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, dont la construction s'est étalée du XIe au XVIe siècle: une partie du bâtiment s'éffondre et tous les vitraux sont soufflés.

La reconstruction à l'identique a duré jusqu'au milieu des années 1960. Puis se pose la question des vitraux, remplacés temporairement par du verre incolore.

Les premières questions sur le choix de ces vitraux sont soulevées par le ministère de la Culture qui vient d'être fondé en 1959. La cathédrale de Metz, où Marc Chagall, Jacques Villon et Roger Bissière restaurent une partie des vitraux détruits durant la Seconde Guerre mondiale, ouvre la voix.

Au final, depuis la commande publique des vitraux de Nevers (1976) à la réception du chantier en 2009, plus de trente ans seront nécessaires, non sans quelques ajournements et péripéties.

« Doter une cathédrale millénaire de vitraux contemporains constitue une expérience pionnière à plus d'un titre. Sans mentionner son ampleur, cette commande publique soulevait plusieurs points complexes », explique-t-on à la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Dijon.

« Sensibilités artistiques différentes, travail en tandem des artistes et maîtres verriers ainsi que l'intégration d'oeuvres contemporaines figuratives et abstraites à cette architecture qui est aussi lieu de célébration liturgique sont des exemples parmi d'autres », ajoute-t-on.

Cet ensemble de vitraux contemporains, le plus grand d'Europe avec 130 baies et 1052 m2 de verrières, a été réalisé par les artistes Jean-Michel Alberola, Gottfried Honegger, François Rouan, Raoul Ubac et Claude Viallat en collaboration avec différents maîtres-verriers.

Hormis un mécénat de 35.000 euros de GDF Suez, le coût global du chantier (7,1 millions) a été entièrement financé par le ministère de la Culture et de la Communication.

« L'art contemporain a toujours choqué, quel que soit l'époque. Au début, certaines personnes m'ont fait part de leur émotion », confie Francis Deniau, évêque de Nevers, qui se veut néanmoins conquis.

« A l'inauguration, je dirai merci aux artistes de nous avoir aidé à habiller la cathédrale de lumière. Jusqu'ici, il manquait quelque chose », ajoute-t-il.

« Chacun a réagi selon son caractère et son tempérament. Je pense que chaque groupe de vitrail est représentatif, il y a des décalages, mais chacun est resté fidèle à lui-même », estime Claude Viallat, en charge du choeur gothique de l'édifice, réalisé avec des couleurs vives et chatoyantes.

Pour lui, l'essentiel est « la manière dont la lumière joue sur la pierre ».

François Rouan, autre artiste, a vécu l'aventure de façon plus « torturée ».

« J'avais redouté le chaos complet. La catastrophe a été évitée, compte tenu de la difficulté de la partie et que l'administration n'avait pas choisi de jouer l'homogénéité », conclut-il.

samedi 30 avril 2011

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Les producteurs indépendants
envisage de faire appel contre
YouTube

La SPPF, la société de gestion des droits des producteurs de disques indépendants, déboutée de sa plainte contre le site de partage de vidéos YouTube pour « acte de contrefaçon », envisage de faire appel de cette décision, a déclaré vendredi son directeur général Jérôme Roger.

« La SPPF envisage d'interjeter appel de cette décision dont la motivation lui paraît tout à fait critiquable. Et au vu de l'analyse que nous avons commencé à faire de ce jugement, nous estimons qu'il y a des motifs sérieux d'obtenir une réformation en appel », a indiqué Jérôme Roger.

La SPPF (Société civile des producteurs de phonogrammes en France) avait assigné en juin 2009 YouTube devant le tribunal de grande instance de Paris, affirmant « qu'un nombre très important de vidéomusiques produites par ses membres (plus d'une centaine), qui avaient été retirées par YouTube suite à sa demande en 2008, étaient de nouveau en ligne en 2009 ».

La SPPF demandait 10 millions d'euros de dommages et intérêts.

Selon « Les Echos », « le tribunal a reçu les arguments de la plate-forme de Google, qui explique mettre gratuitement à la disposition des ayants droit sa technologie Content ID ».

« Celle-ci permet de marquer une vidéo afin qu'elle soit identifiée comme appartenant à l'ayant droit et qu'elle ne soit pas remise en ligne par quelqu'un d'autre », précise le journal selon lequel « pour le TGI, YouTube n'a pas engagé sa responsabilité d'hébergeur ».

La SPPF répartit à ses 1.300 membres, tous indépendants, les rémunérations perçues auprès des utilisateurs de musique (radios, télévisions, discothèques, lieux sonorisés, copie privée...).

samedi 30 avril 2011

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Vente de lettres inconnues de Céline
écrites de 1939 à 1948, le 10 mai

Un ensemble de 36 lettres autographes inconnues de Louis-Ferdinand Céline, adressées de 1939 à 1948 au Dr Alexandre Gentil, qui fut un ami très proche de l'écrivain, sera vendu par Artcurial le 10 mai, a indiqué vendredi la maison d'enchères.

Restée inédite, cette somme de 116 pages, estimée de 90.000 à 100.000 euros, est importante pour la compréhension des années noires de Céline, sa fuite en 1944, son emprisonnement au Danemark jusqu'en 1947, puis son exil sur les bords de la Baltique jusqu'en 1951.

« De nombreux passages de cette correspondance sont la preuve indéniable de l'importance des liens qui existent » entre le Dr Gentil, médecin militaire, et le Dr Destouches, alias Céline (1894-1961), qui s'étaient rencontrés au Val de Grâce en 1914, souligne la maison Artcurial Briest Poulain F. Tajan dans un communiqué.

Sous l'Occupation, Gentil héberge des collaborateurs, certains envoyés par Céline. Il est l'un des premiers correspondants de Céline quand il est en prison.

C'est aussi l'une des rares personnes que l'auteur du « Voyage au bout de la nuit » avertit de son départ en 1944. Lettre du 15 juin : «  Mon bien cher vieux, il a fallu d'une façon pressante partir à la campagne ! (...) J'espère que ce ne sera pas long. » Ce voyage durera sept ans.

Céline écrit le 4 septembre 1945 de Copenhague : « Je ne vis ici qu'en état d'isolement moral quasi-total ! » et plus loin « Dans une autre vie, je t'assure que je ne me dévouerai plus pour personne. Je me ferai faire un passeport animal. J'irai à quatre pattes. Je renierai les hommes. »

Ses publications violemment antisémites, sa collaboration et sa proximité avec lepouvoir fasciste avait amené Céline à fuir la France avec le gouvernement de Vichy. Après huit mois passés à Copenhague, il est sous le coup d'un mandat d'arrêt pour trahison.

En décembre 1945, il est placé en détention dans le quartier des condamnés à mort d'une prison danoise. Le Danemark refuse de l'extrader et le remet en liberté « sur parole » le 24 juin 1947. En avril 1951, l'ancien combattant Louis Destouches est amnistié par la justice française, ce qui permet au plus célèbre des écrivains maudits de rentrer en France.

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a décidé le 21 janvier de retirer du calendrier des célébrations nationales de 2011 le nom de Céline.

samedi 30 avril 2011

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Le Conseil de la création artistique
est dissous en langue de bois deux
ans après sa création

Le Conseil de la création artistique, créé il y a un peu plus de deux ans par Nicolas Sarkozy et piloté par Marin Karmitz, est dissous, a annoncé vendredi l'Elysée.

Le président de la République a reçu à déjeuner l'homme de cinéma et les membres du Conseil de la création artistique « afin de dresser le bilan des projets expérimentaux auxquels le Conseil a prêté son concours », a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

Nicolas Sarkozy a « rendu un vif hommage au travail accompli », selon le communiqué. Il a « chaleureusement remercié Marin Karmitz et tous les membres du Conseil de leur engagement personnel et bénévole dans cette expérience et souhaité, au terme de celle-ci, que les pistes ainsi défrichées soient désormais poursuivies et approfondies par le ministère de la Culture », selon le texte.

Les projets du Conseil de la création ont répondu « très concrètement aux objectifs » assignés« , à savoir  »encourager le développement et l'excellence de la création artistique française et promouvoir sa diffusion la plus large« , selon l'Elysée.

 »Le riche bilan du Conseil de la création artistique démontre par l'exemple que, grâce à la mobilisation de tous les acteurs de la création autour de projets novateurs, une modernisation en profondeur de l'action publique en ce domaine est à la fois possible et nécessaire« , ajoute le communiqué.

Dès sa création en janvier 2009 par Nicolas Sarkozy, le Conseil de la création artistique avait été mal accueilli par une partie du monde de la culture qui craignait de voir le rôle du ministère de la Culture amoindri.


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