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dimanche 17 avril 2011

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L'Orchestre Philharmonique de
Radio France invite Lionel Bringuier
et Nelson Freire

C'est le grand retour en direct de l'Orchestre Philharmonique de Radio France, dirigé pour l'occasion par Lionel Bringuier. Le jeune chef d'orchestre, nommé chef assistant de la Philharmonie de Los Angeles par Salonen puis chef associé par son successeur Gustavo Dudamel, était l'été dernier l'invité du BBC Proms. Il dirige pour l'occasion Nelson Freire, le virtuose brésilien qui, toujours aussi parcimonieux dans ses sorties discographiques, a publié en 2010 un disque consacré aux Nocturnes de Chopin.

Il sera justement question du compositeur polonais, puisque le concert débutera par le Concerto pour piano N°2, œuvre de jeunesse composée avant le premier concerto malgré ce son titre laisse entendre. Chopin, comme Bringuier, est précoce : il n'a que 20 ans lorsque cette œuvre est créée devant le public de la Varsovie de son enfance, au cours d'un concert qui, précédant de peu un exil définitif que personne alors ne soupçonnait, marquera son adieu à la Pologne.

L'orchestre interprète ensuite la Symphonie n°5, composée par Tchaïkovsky en même temps que son poème symphonique Hamlet, dans une des nombreuses périodes de creux que le compositeur russe traversera dans sa vie. On y entend un motto, thème récurrent de cinq notes qu'on entend au tout début de l'œuvre et que tous les instruments déclinent ensuite tout au long de l'œuvre, ce qui la rapproche de la Troisième de Brahms, de la Symphonie fantastique de Berlioz ou encore de la Cinquième de Beethoven. Autre similitude avec le maître allemand, la symphonie va du tragique vers le triomphant, à nouveau comme dans la Symphonie N°5. Son auteur ne l'aimait guère, allant jusqu'à la considérer comme un échec, mais elle est pourtant devenue une de ses œuvres majeures.

Au programme : Frédéric Chopin, Concerto pour piano N°2 en fa mineur, op. 12 ; Piotr Illitch Tchaïkovski, Symphonie N°5 en mi mineur, op. 64

Filmé le 08 avril 2011

 

dimanche 17 avril 2011

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Pourquoi l'ouvrage collectif  « Quel
musée d'histoire pour la France »,
Par Isabelle Backouche et Vincent Duclert

Jeudi 13 avril 2011

La question des musées d'histoire en France est une question éminemment sérieuse, qui intéresse aussi bien une large opinion publique que les historiens de métier et les professionnels du patrimoine. Aujourd'hui, avec le projet de « Maison de l'histoire de France », elle subit une singulière et menaçante perversion qu'il convient non seulement d'exposer mais aussi d'expliciter. Tel est l'objet de Quel musée d'histoire pour la France ? paru le 6 avril.

 Les auteurs de ce livre ne sont nullement opposés à l'idée d'un musée d'histoire de France. Au contraire. Ils mesurent l'importance de telles institutions, pour la vulgarisation et la transmission de l'histoire autant que pour sa pratique savante et sa définition heuristique. Ils ne peuvent accepter, pour cela, le sort qui est fait ici à cette idée, à cette ambition, ravalées au rang d'outil de campagne électorale. Les calendriers annoncés montraient bien comment la « Maison de l'histoire de France » allait s'inscrire dans les échéances électorales de 2012. Les discours de pré-campagne, comme celui du 3 mars au Puy-en-Velay, s'en félicitaient déjà.

 Les auteurs de ce livre n'acceptent pas non plus le contenu de l'établissement voulu par le président de la République, imposé aux forceps par le ministre de la Culture, pompeusement baptisé « Maison » sur le modèle du musée de Bonn mais sans que ce qui a fait précisément la valeur du projet ouest-allemand, le temps, l'étude, la concertation, aient fondé l'esprit et la méthode du projet. Aujourd'hui, les membres du Comité d'orientation scientifique nommés par le ministre de la Culture tentent de donner du contenu à la « Maison de l'histoire de France » et à sortir le projet des carcans idéologiques. Mais on ignore pour le moment de quelle manière ils souhaitent agir pour ce faire : leurs réunions ne sont pas publiques et les comptes rendus ne sont pas diffusés.

Certains des auteurs de Quel musée d'histoire pour la France ?, comme beaucoup d'autres historiens de métier et de professionnels du patrimoine, ont déjà dit, au travers de tribunes de presse, de pétitions, d'interviews et de déclarations, les profondes oppositions que suscitait une telle entreprise. Cette mobilisation s'est amplifiée depuis que Nicolas Sarkozy a annoncé, le 12 septembre 2010, sa décision de créer la « Maison de l'histoire de France » et de l'installer sur le site des Archives nationales à Paris. Mais cette affaire très sérieuse méritait que l'ensemble du dossier soit rendu public. Une institution nationale dédiée à l'histoire de France concerne l'ensemble de la nation comme elle détermine l'image que celle-ci donnera pour des années au monde. En l'absence d'une volonté résolue des pouvoirs publics d'accepter le débat autour d'un tel projet, il est notable qu'un éditeur comme Armand Colin souhaite contribuer à la compréhension qu'une société se donne des grandes questions qui la concernent au premier chef, plutôt que d'isoler ces dernières dans les sphères exclusivement politiques ou techniques.

 Rendre public l'ensemble du dossier, l'exposer, le décrypter, définissent l'ambition d'un ouvrage qui s'adresse aussi bien à un public large, - le public qui s'intéresse à l'histoire dans les musées, à l'école, dans la nation -, qu'aux communautés plus restreintes des historiens de métier et des professionnels du patrimoine puisqu'avec la nomination du Comité d'orientation scientifique, la question a été posée de savoir s'il fallait ou non s'impliquer dans un tel projet, adhérer à ses présupposés idéologiques, tenter de le subvertir de l'intérieur, ou bien le combattre pour les sacrifices intellectuels, scientifiques, qu'il exige.

Mais ce livre n'est pas une machine de guerre contre quiconque. Il n'y a pour notre part ni a priori négatif ni soupçon de principe sur l'entreprise. Mais seulement le constat, ici démontré, d'un processus inacceptable de décision comme de conception d'un projet culturel et scientifique. Le débat scientifique nécessaire n'a pas eu lieu et l'entreprise a été confisquée par des acteurs para-administratifs qui marginalisent les administrateurs réguliers du ministère de la Culture, directeur général des patrimoines ou directrice chargée des musées, - pour ne pas parler ici de la situation paradoxale des ministères de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur tenus à l'écart d'un projet qui les concerne pourtant à plus d'un titre. Tristan Lecoq, inspecteur général de l'Education nationale l'a souligné en des termes très diplomatiques lors de la première Rencontre « Musée, Histoire & Recherche » du 30 mars dernier à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.

Ajoutons que ce type de commandement para-administratif s'est accompagné de méthodes de brutalité à l'encontre de la haute fonction publique régulière ; la directrice des Archives nationales Isabelle Neuschwander a été limogée sans ménagement pour n'avoir pas fait preuve d'un zèle suffisant à l'endroit de la « Maison de l'histoire de France » et de son installation aux Archives nationales. On constate du reste que ces méthodes de brutalité et de dogmatisme ne se limitent pas au projet de « Maison de l'histoire de France ». La décision de Frédéric Mitterrand de ne pas reconduire Olivier Py à son poste de directeur du théâtre de l'Odéon apparaît de fait bien peu démocratique », comme l'écrit dans Le Monde du 13 avril 2011 un collectif d'artistes et d'intellectuels qui poursuit : « La décision qui semble avoir été prise, loin de tout débat, de tout espace public, est à l'opposé de la vision du théâtre que défend, à ce jour, l'Odéon. »

Plutôt que de s'interroger sur l'ampleur et la profondeur des oppositions au projet, les responsables de ce dernier ont persisté dans leur intransigeance. Le souci qui devrait être le leur de l'explication, de la pédagogie, est remplacé par un syndrome de la forteresse assiégée. Nous estimons au contraire que le débat est amplement nécessaire, vital même. Nous réitérerons auprès de membres du Comité notre invitation à débattre, à commencer lors la prochaine Rencontre « Musée, Histoire & Recherche » du 27 mai prochain à l'EHESS. Mais la « Maison de l'histoire de France » semble avoir bel et bien un problème structurel avec cette dimension du débat, de l'échange et de la réflexion. Les trois rapports fondant la décision du président de la République ont négligé la nécessité d'exposer en profondeur la question des musées d'histoire en France et d'interroger ceux et celles qui ont œuvré à sa compréhension. Malgré de telles insuffisances, le ministre de la Culture et de la Communication a proclamé dans son communiqué du 14 septembre, deux jours après la décision présidentielle du 12 septembre 2011, que cette dernière achevait « le temps de la réflexion et de la concertation avec la communauté des historiens ouvert [par les trois rapports] ». Puis Frédéric Mitterrand, sourd aux critiques venues d'horizons très divers et nombreux, s'est employé à réfuter en bloc les objections : pour le ministre, la « Maison de l'histoire de France » avait pour elle l'évidence des projets « naturels ».

Cette dimension refusée du débat, de l'échange, de la réflexion publique et savante, renforce l'acuité de « l'origine impure et strictement politicienne » de la « Maison de l'histoire de France » relevée par Pierre Nora dans sa lettre ouverte à Frédéric Mitterrand (Le Monde du 18 novembre 2011). D'autres symptômes dominent encore. Aux intentions idéologiques, affirmées de discours en discours de Nicolas Sarkozy jusqu'à celui du Puy-en-Velay, s'ajoutent avec la « Maison de l'histoire de France » la tentation d'un démantèlement du réseau des musées de France, l'instrumentalisation permanente de l'histoire pour les besoins du pouvoir politique, ou bien l'éviction systématique des professionnels du patrimoine.

Il faut se rendre à l'évidence. Un tel projet, fondé sur des logiques hautement contestables, n'est pas viable. Les membres du Comité d'orientation scientifique pensent le contraire. Ils imaginent qu'avec lui est apparue une occasion unique de créer un nouveau musée, que cette occasion ne se reproduira pas avant longtemps, et que les conditions d'origine seront surmontées. C'est méconnaître le poids des faits structurels et des enjeux de pouvoir. Depuis que le projet a été sérieusement envisagé, après les élections présidentielles de 2007, le contexte de la « Maison de l'histoire de France » a été surtout politique et idéologique, loin de ce que requiert un établissement scientifique et culturel. Nous reconnaissons à ces données contextuelles toute l'importance. Ce n'est pas une question d'appréciation ou d'opposition politique. C'est une manière de faire de l'histoire.

Tout ceci a été expliqué et démontré dans l'ouvrage Quel musée d'histoire pour la France ?, tout ceci a été répété lors de la première Rencontre « Musée, Histoire & Recherche » du 30 mars. Tout ceci sera encore rappelé et exposé. Parce qu'il s'agit d'une obligation scientifique autant qu'intellectuelle d'opérer une critique des conditions d'un projet public national dédié à l'histoire de France. Nous continuerons d'exercer cette fonction de débat, dans l'idée que nous nous faisons de la réflexion sur la valeur sociale des savoirs et de la démocratie intellectuelle. Nous voyons du reste, dans la décision du Comité d'orientation scientifique, de repousser l'ouverture de l'exposition de préfiguration après les élections présidentielles ou dans la distance prise par Jean-Pierre Rioux à l'encontre du discours du Puy-en-Velay, les effets de notre action. Une action que nous menons sans auto-satisfaction quelconque, qui nous éloigne surtout de nos recherches présentes, mais à laquelle nous consentons parce qu'une démocratie ne peut se satisfaire des procédés en cours avec la « Maison de l'histoire de France ». Notre souci est bien celui de permettre à un public large d'accéder aux pièces du dossier, de porter un débat digne de ce nom au sein des communautés d'historiens et de professionnels du patrimoine, et de réfléchir sereinement, en toute indépendance, aux choix qui engagent la France.

Isabelle Backouche, Vincent Duclert (co-directeur, avec Jean-Pierre Babelon et Ariane James-Sarazin) de l'ouvrage Quel musée d'histoire pour la France ?

Une seconde table ronde est organisée le Vendredi 27 mai 2011 de 16h à 19h à l'EHESS, amphithéâtre François Furet, 105 bd Raspail, 75006 Paris.

Site du groupe « Musée, Histoire & Recherche »

Site de l'ouvrage Quel Musée d'histoire pour la France ? (Armand Colin, série « Libertés d'historien »)

Au moment où nous écrivons ce texte, en forme de point d'étape dans notre détermination à engager un débat constructif et citoyen autour du projet de Maison de l'histoire de France, nous tenons à souligner la transversalité de nos revendications avec d'autres domaines culturels. En effet, l'annonce du limogeage d'Olivier Py, obligé de quitter sans véritable argumentaire la direction du théâtre de l'Odéon, résonne de façon tout à fait inquiétante avec le limogeage récent de la directrice des archives nationales, Isabelle Neuschwander.

Dans les deux cas, absence de concertation et brutalité choquante entourent des décisions initiées par le ministère de la Culture et soulèvent le même type d'interrogations autour de la façon d'administrer la Culture en France de façon opaque en évitant le débat démocratique.

Ces inquiétudes, que nous partageons, sont mises en exergue par deux chroniques parues dans le journal Le Monde dans son édition du 13 avril 2011. Comme le collectif de 32 signataires de l'appel en faveur du « théâtre de la démocratie », nous nous mobilisons en faveur de la « science de la démocratie ».

dimanche 17 avril 2011

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Danièle Lebrun revient au Français
plus de 50 ans après y avoir fait ses
débuts

Danièle Lebrun a été engagée en tant que pensionnaire de la Comédie-Française, où elle avait fait ses début en 1958, a annoncé vendredi l'institution.

En 1960, elle avait quitté le Français pour rejoindre la troupe de La Huchette où elle jouera notamment dans « La Cantatrice chauve » d'Eugène Ionesco, mise en scène par Nicolas Bataille, et « Georges Dandin » de Molière, mis en scène par Roger Planchon.

Elle jouera ensuite avec la troupe Renaud-Barrault, inaugure le Théâtre de la Ville en 1968 dans « Beaucoup de bruit pour rien » de Shakespeare, mis en scène par Jorge Lavelli.

Parallèlement à son parcours théâtral, elle a également une vaste carrière au cinéma et à la télévision, notamment dans « Un héros très discret » de Jacques Audiard, dans « Le Jeu de l'amour et du hasard », « La Double inconstance » ou « Les nouvelles aventures de Vidocq » de Marcel Bluwal, ou « Uranus » de Claude Berri. Elle a tourné également avec, entre autres, Eric Rohmer et Henri Verneuil.

A 73 ans, elle jouera son premier rôle depuis depuis son nouvel engagement à la Comédie-Française dans « On ne badine pas avec l'amour » de Musset, mis en scène par Yves Beaunesme, présenté au Théâtre du Vieux-Colombier du 11 mai au 24 juin prochain.

dimanche 17 avril 2011

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Bertrand Blier trouve le cinéma
« emmerdant » mais rêve encore
d'acteurs

Le cinéaste Bertrand Blier, célébré à Hollywood à l'occasion du 15e festival du film français COL-COA, trouve le cinéma contemporain « emmerdant », à de rares exceptions près, et assure ne continuer à faire des films que pour « le plaisir d'être avec les acteurs ».

Invité d'honneur du festival, qui a projeté « Buffet froid » (1979) et son dernier opus « Le bruit des glaçons » (2009) devant un public américain aussi respectueux qu'enthousiaste, Bertrand Blier, 72 ans, a confié à l'AFP sa défiance et son désenchantement envers le cinéma contemporain.

« Aucun cinéma ne me fascine aujourd'hui », tranche-t-il. « Ce qui m'intéresse, ce sont les livres ou la musique. Mais pas le cinéma ». Mais pourquoi donc ?... « Parce qu'il est emmerdant », répond-il sans ambages.

« De temps en temps, j'ai pu voir de très beaux films », concède-t-il. « Ceux de Pedro Almodovar, par exemple, des gens comme ça... Mais ils ne sont pas nombreux, aujourd'hui. Ils sont deux ou trois dans le monde ».

Pour Bertrand Blier, qui remporta en 1979 l'Oscar du meilleur film étranger pour « Préparez vos mouchoirs », le cinéma doit être « bouleversant d'une manière ou d'une autre. Il faut qu'il y ait des émotions et que ce soit beau ».

Modeste, il reconnaît lui-même ne pas avoir signé que des chefs-d'œuvre. « On a tous des moments où on est fatigués. J'ai fait parfois des films un peu en-dessous, un peu en creux. C'est comme Roger Federer dans un match de tennis: lui aussi, parfois, met la balle dans le filet! ».

Selon lui, « aujourd'hui, on fait toujours beaucoup de films, mais on ne fait pas beaucoup de cinéma, et ça n'a aucun rapport », poursuit-il. « Alors peut-être que le vrai cinéma va disparaître, ou devenir comme la peinture, quelque chose qu'il faudra aller voir dans des endroits plus intimes. Les films, on peut aller les voir dans des multiplexes, ça ne pose pas de problème... ».

Pour autant, le réalisateur des « Valseuses » ne boude pas le plaisir du tournage, « un moment merveilleux où l'on est complètement irresponsable, où l'on se prend pour Dieu et où l'on rigole avec les copains ».

Et ses meilleurs copains, sur un plateau, ce sont les acteurs. « J'adore les acteurs », dit-il. « C'est peut-être la raison pour laquelle je continue à faire des films, le plaisir d'être avec les acteurs. Je ris beaucoup avec eux, ils sont drôles. C'est important de travailler avec des acteurs drôles ».

Le premier d'entre eux, dans le cœur de Bertrand Blier, reste son complice Gérard Depardieu, avec qui il a tourné huit films et à qui il pense chaque fois qu'il écrit un rôle, « que ce soit pour un homme, une femme ou un animal. C'est mon acteur fétiche, mon frère de cinéma. Un alter ego, comme on dit ».

Dans « Le bruit des glaçons », c'est sur Jean Dujardin et Albert Dupontel qu'il a jeté son dévolu, assurant qu'avec eux, « le film a été très agréable à faire. Mais un tournage, c'est toujours des vacances. En plus, ça va toujours très vite. On tourne un mois et demi, deux mois... C'est rien! ».

Rien à voir avec l'écriture d'un scénario, « qui peut prendre des mois. Ecrire, c'est toujours dur et pénible ». Mais il faut bien cela pour accoucher de ces dialogues aussi jouissifs qu'acérés qui font la patte de Bertrand Blier.

« Une histoire, il faut quand même que ça tienne debout! », fait-il dire à Jean Dujardin dans « Le bruit des glaçons ». Un clin d'œil à l'attention de ses détracteurs, qui l'ont « souvent accusé de raconter des choses très bizarres ».

« C'est ma façon de faire et d'écrire », dit-il. « Finalement, j'ai toujours raconté la même histoire avec, en gros, la même tonalité ». En évoluant un peu, cependant. « Je trouve que mon écriture est plus épurée, aujourd'hui... Je dis beaucoup moins de conneries qu'avant ».


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