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samedi 16 avril 2011

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Les Rencontres des musiques
anciennes à Toulouse

Les Rencontres des musiques anciennes, traditionnel rendez-vous organisé par le centre culturel Odyssud de Blagnac, près de Toulouse, ont débuté jeudi, une 4e édition dédiée à « la voix dans tous ses états ! » avec une création mondiale du compositeur français Jean-Marie Colin.

Voix soliste, choeurs a capella, voix accompagnées par des instruments... ce festival (14 au 21 avril) offre cinq concerts avec de la musique de la fin du Moyen-Age en Occitanie, du Baroque italien et allemand et une incursion dans les musiques baltes du XXe siècle.

Le premier concert, en l'église Saint-Pierre-des-Cuisines à Toulouse, a permis d'entendre entre autres, en création mondiale, « Mélismes » de Jean-Marie Colin, deux oeuvres du compositeur estonien contemporain Arvo Pärt et un « Motet à la Vierge » du compositeur franco-flamand de la Renaissance Josquin Desprez.

Lors des autres concerts, des formations telles que « Les Sacqueboutiers » interprèteront des oeuvres du temps des troubadours, Orphée et Eurydice de Gluck sera donné en italien par l'Ensemble baroque de Toulouse, et des motets de Bach seront chantés par le choeur de chambre « Les Eléments », de Joël Suhubiette.

Autour des concerts, sont organisées conférences et rencontres avec les artistes

samedi 16 avril 2011

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La Scala: ouvre la saison avec Don
Giovanni,  et accueillera Abbado

La Scala ouvrira avec Don Giovanni de Mozart, dirigé par Daniel Barenboïm et mis en scène par Robert Carsen, sa saison 2011/2012 qui sera marquée en outre par le grand retour de Claudio Abbado, a annoncé vendredi Stéphane Lissner, surintendant du théâtre milanais.

« Don Giovanni est le premier spectacle » du metteur en scène canadien Robert Carsen « créé pour la Scala », a déclaré M. Lissner, au cours d'une conférence de presse pour présenter la nouvelle saison qui commencera comme chaque année le 7 décembre, jour de la Saint-Ambroise, le saint-patron de Milan.

Le chef d'orchestre israélo-argentin Daniel Barenboïm dirigera ce Don Giovanni. Cela sera la troisième année d'affilée que le « maestro scaligero » dirige la « première » de la saison.

Cette nouvelle production sera servie par un « casting d'excellence » avec notamment Peter Mattei dans le rôle de Don Giovanni, Kwangchul Youn dans celui du Commandeur ou Anna Netrebko dans celui de Donna Anna, a ajouté M. Lissner.

Pour la quatrième année consécutive, une avant-première réservée aux jeunes est prévue le 4 décembre.

Au total, La Scala proposera durant la saison 13 opéras, dont sept nouvelles productions. Figurent notamment à l'affiche Aïda de Verdi, Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach, Les Noces de Figaro de Mozart ou La Bohème de Puccini.

Après La Walkyrie qui avait ouvert la saison 2010/2011, le cycle wagnérien du Ring, dirigé par Daniel Barenboïm et mis en scène par le Belge Guy Cassiers, se poursuivra cette saison avec Siegfried.

M. Lissner a annoncé par ailleurs le grand retour à La Scala du chef d'orchestre Claudio Abbado le 30 octobre 2012, après vingt ans d'absence. M. Abbado dirigera un concerto pour piano avec Daniel Barenboïm comme soliste à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de ce dernier.

Claudio Abbado, né en 1933 à Milan, a été directeur musical de La Scala de 1968 à 1986, année où Riccardo Muti lui a succédé. Depuis, il était revenu une seule fois à La Scala en 1993.

Il aurait dû faire son grand retour en juin 2010 mais avait annulé ses trois concerts pour des raisons de santé.

En terme de danse, La Scala proposera cette saison six ballets dont deux nouvelles productions.

samedi 16 avril 2011

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« Disquaire Day », c'est samedi en
France (lire « la journée des
disquaires)

Fouiner dans les bacs, choisir, écouter, parler avec d'autres passionnés, et, in fine, repartir avec un bel objet sous le bras: le « Disquaire Day », organisé samedi dans toute la France, veut remettre au goût du jour le plaisir d'aller chez son disquaire de quartier... s'il en reste un.

Au début des années 80, il y avait près de 2.800 disquaires indépendants en France. Mais en trente ans, la croissance des grandes surfaces, culturelles ou non, puis l'explosion du web et la dématérialisation de la musique, acquise légalement ou piratée, a quasiment fait disparaître le métier.

Aujourd'hui, selon le Calif, une association créée en 2002 pour maintenir et développer un réseau de disquaires indépendants, ils ne sont plus que 130 (un chiffre qui n'inclut cependant pas les revendeurs d'occasions), dont une majorité à Paris.

« Les disquaires sont des passionnés, des passeurs auprès du public. Ils aiment partager », explique David Godevais, directeur du Calif, en brossant le portrait de ces derniers des Mohicans. « Les marges sont extrêmement faibles », ajoute-t-il.

« Ce n'est pas vraiment un métier d'avenir. C'est très dur, et je m'en sors parce que j'ai d'autres activités à côté. On jongle, c'est uniquement la passion qui fait tenir », témoigne pour sa part Franck Pompidor, disquaire et patron de « Ground Zero », boutique spécialisée dans le rock indépendant à Paris.

C'est pour donner un coup de pouce à ces indépendants que le Calif a décidé d'organiser le « Disquaire Day », décalque du « Record Store Day » lancé avec succès en 2007 aux Etats-Unis et en Angleterre.

« L'idée, explique David Godevais, c'est d'impliquer les artistes et toute la filière musicale auprès des disquaires, de les remettre au centre de la diffusion de la musique ».

Concrètement, les 110 magasins participants à l'opération vont proposer des vinyles inédits, en édition limitée, et qui seront exclusivement vendus samedi. « Chaque disquaire aura un nombre limité d'exemplaires de vinyles qui, pour la plupart, sont tirés à moins de 250 exemplaires. Ils ne seront pas disponibles un autre jour et on ne pourra pas les commander sur internet », précise le directeur du Calif.

Parmi les participants à l'opération, figurent des artistes français majeurs - Benjamin Biolay, Catherine Ringer, Gotan Project, Justice... - ainsi que de très nombreuses stars internationales comme Bruce Springsteen, Gil Scott-Heron, Television, AC/DC, Ali Farka Touré, Anthony & The Johnsons ou encore Gorillaz et les Rolling Stones.

« L'an passé en Angleterre, les gens commençaient à faire la queue devant les boutiques à 6h00 du matin, notamment parce qu'il y avait un 45 tours qui marquait le grand retour de Blur », s'enthousiasme David Godevais, tout en précisant que le but de la journée n'est pas strictement commercial, mais bien davantage de ramener les gens chez les disquaires.

« Des personnes qui ne viennent pas forcément chez les disquaires vont venir à cette occasion et découvrir », spouligne-t-il.

« Cette journée, c'est un cri pour dire: On existe !. Et montrer aussi qu'on est soutenu par les artistes », dit encore Franck Pompidor.

Aucun CD ne sera à vendre. « Il y a un énorme retour du vinyle, assure David Godevais. Pour certains magasins, il représente aujourd'hui entre 70 et 80% du chiffre d'affaires ».

« C'est un véritable objet qu'on a envie de garder, avec son design, sa couverture originale. Sans compter, affirme-t-il, que sa qualité de son est bien supérieure à celle du CD ».

samedi 16 avril 2011

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Molières 2011: les nominations

« Rêve d'automne », pièce mise en scène par Patrice Chéreau, part favorite de la 25ème édition des Molières, qui récompensera les professionnels du théâtre lors d'une cérémonie dimanche à Créteil.

A 88 ans, le comédien Michel Galabru sera le président d'honneur de ce cru 2011, qui débutera à 20h35 et sera retransmis en direct sur France 2, avec l'humoriste Laurent Lafitte en maître de cérémonie.

« Rêve d'automne » du Norvégien Jon Fosse a obtenu sept nominations, suivi d'« Un fil à la patte » de Feydeau, donnée à la Comédie Française dans une mise en scène de Jérôme Deschamps (six nominations).

Viennent ensuite, avec quatre nominations, « Le Dindon », de Feydeau également, mis en scène par Philippe Adrien, « Henry IV » de Daniel Colas, et « La Chambre froide » de Joël Pommerat.

Suivent « Les Chaises » d'Eugène Ionesco dans une mise en scène de Luc Bondy, et « Diplomatie » de Cyril Gely et Stephan Meldegg.

Chez les comédiens, concourent notamment Niels Arestrup, Jean-François Balmer, André Dussollier, Christian Hecq, tandis que Valeria Bruni Tedeschi et Julie Depardieu figurent parmi les comédiennes citées pour le Molière.

Comme l'an dernier, une pièce courte, « Jeux de scène » de Victor Haïm, dans une mise en scène de Zabou Breitman, ouvrira la soirée. Créée en 2002, cette oeuvre avait valu à son auteur le Molière de l'Auteur francophone vivant. Théâtre dans le théâtre, avec pour interprètes Zabou Breitman et Léa Drucker, elle raconte une première représentation.

Le metteur en scène Peter Brook, qui quitte la direction des Bouffes du Nord où il officiait depuis 1974, recevra des mains de l'actrice Juliette Binoche un Molière d'honneur « pour son parcours exceptionnel » dans ce théâtre parisien.

Pour leurs 25 ans, les Molières montreront « les images les plus drôles, les plus émouvantes » de leur histoire au cours de laquelle 394 statuettes ont été distribuées.

Des surprises sont aussi prévues comme la venue d'un marionnettiste chinois ou celle du metteur en scène et acteur Michel Fau, qui avait triomphé l'an dernier avec « Nono » de Sacha Guitry.

Selon Pierre Lescure, ex-patron de Canal + devenu directeur de théâtre qui préside les Molières pour la première fois, il s'agit, au cours de cette soirée, « de trouver l'équilibre délicat, mais énergique, entre restituer la réalité du théâtre et respecter les exigences de la télévision ».

Lors de certaines éditions, « la télévision prenait trop de place, et dans d'autres, le théâtre se tournait trop sur lui-même », ignorant ceux des téléspectateurs qui ne sont pas des habitués de cet art.

Cette fois, outre Laurent Lafitte, seuls des gens de scène présenteront la cérémonie. « C'est les obliger à intégrer la télé », a commenté Pierre Lescure auprès de l'AFP.

« Cela doit rester réjouissant, gai, rapide. L'émotion ne se scénarise pas et il y aura des occasions d'être ému aussi », a-t-il promis, estimant qu'il fallait donner envie aux gens qui ne vont quasiment jamais au théâtre de s'y rendre.

La 25e cérémonie des Molières aura lieu pour la seconde fois dans un théâtre de banlieue, à la Maison des arts de Créteil, qui peut accueillir près de 1300 personnes.

Voici la liste des nominations dans les principales
catégories des Molières 2011, qui récompensent les
professionnels du théâtre.

Les 18 lauréats seront connus dimanche lors d'une soirée retransmise en direct sur France 2.

THEATRE PUBLIC

  • « Les Chaises », Luc Bondy, Théâtre Nanterre-Amandiers
  • « Le Dindon », Philippe Adrien, Théâtre de la Tempête
  • « Rêve d'automne », Patrice Chéreau, Théâtre de la Ville
  • « Un fil à la patte », Jérôme Deschamps, Comédie-Française

THEATRE PRIVE

  • - « Diplomatie », Stéphan Meldegg, Théâtre de la Madeleine
  • - « Henry IV », Daniel Colas, Théâtre des Mathurins
  • - « Le mec de la tombe d'à côté », Panchika Velez, Théâtre de la Renaissance
  • - « Le repas des fauves », Julien Sibre, Théâtre Michel

COMPAGNIES

  • - « Dom Juan » René Loyon, Compagnie RL
  • - « Les Femmes savantes », Marc Paquien, Compagnie de l'intervention
  • - « Ma chambre froide », Joël Pommerat, Compagnie Louis Brouillard
  • - « Le mardi à Monoprix », Michel Didym, Compagnie Boomerang

PIÈCE COMIQUE

  • - « Le gai mariage », José Paul, Agnès Boury, Théâtre des Nouveautés
  • - « Le Prénom », Bernard Murat, Théâtre Edouard-VII
  • - « Le Technicien », Jean-Luc Moreau, Théâtre du Palais-Royal
  • - « Thé à la menthe ou t'es citron », Patrick Haudecoeur, Théâtre Fontaine

COMÉDIEN

  • - Niels Arestrup dans « Diplomatie »
  • - Jean-François Balmer dans « Henry IV »
  • - Jean-Claude Dreyfus dans « Le mardi à Monoprix »
  • - André Dussollier dans « Diplomatie »
  • - Christian Hecq dans « Un fil à la patte »
  • - Micha Lescot dans « Les Chaises »

COMÉDIENNE

  •  - Valeria Bruni Tedeschi dans « Rêve d'automne »
  •  - Julie Depardieu dans « Nono »
  •  - Catherine Hiegel dans « La Mère »
  •  - Maaïke Jansen dans « Le Technicien »
  •  - Dominique Reymond dans « Les Chaises »
  •  - Hélène Vincent dans « La Célestine »

 AUTEUR FRANCOPHONE VIVANT

  •  - Denise Chalem pour « Aller chercher demain »
  •  - Daniel Colas pour « Henry IV »
  •  - Emmanuel Darley pour « Le mardi à Monoprix »
  •  - Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière pour « Le Prénom »
  •  - Valère Novarina pour « Le Vrai sang »
  •  - Joël Pommerat pour « Ma chambre froide »

 METTEUR EN SCENE

  •  - Philippe Adrien pour « Le Dindon »
  •  - Patrice Chéreau pour « Rêve d'automne »
  •  - Marcial Di Fonzo Bo pour « La Mère »
  •  - Bernard Murat pour « Le Prénom »
  •  - Joël Pommerat pour « Ma chambre froide »
  •  - Julien Sibre pour « Le repas des fauves

Quelque 1.800 personnes, dont plus de 50% d'artistes, se prononcent pour désigner les lauréats.

samedi 16 avril 2011

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Olivier Py : « j'aurais préféré arriver
à Avignon sans violence ni
polémique »

Le metteur en scène Olivier Py, qui s'est vu proposer jeudi la direction du festival d'Avignon qu'il a acceptée après avoir été évincé de l'Odéon-Théâtre de l'Europe, revient dans Le Monde de samedi sur la polémique qui a précédé ce « rêve » qui se réalise grâce à une « sanction ».

« J'aurais préféré arriver à Avignon sans violence ni polémique. le système veut que le directeur d'un grand théâtre est nommé par les plus hautes sphères du pouvoir. Il ne peut en être autrement. Mais je suis autant un serviteur que l'est un ministre », commente Olivier Py interrogé sur l'étrangeté d'une situation où il réalise « son rêve grâce à une sanction ».

« Il serait bon qu'il y ait plus de concertation entre les deux au moment d'une nomination », ajoute-t-il.

Dans une interview au quotidien, il « remercie » toutes les voix qui l'ont soutenu et qui, l'ont « sans doute » aidé à obtenir la direction du festival d'Avignon.

Il estime que la direction du célèbre festival, qu'il sera le premier metteur en scène depuis Jean Vilar à assurer à partir de l'édition de 2014, est « une très grande responsabilité ».

Il entend y poursuivre la conception du théâtre qu'il a appliquée à l'Odéon, un « théâtre de texte » et « un théâtre populaire ».

Le Monde publie parallèlement un encadré sur les « coulisses » de l'affaire et « l'agacement de l'Elysée » vis-à-vis de l'empressement du ministre de la culture Frédéric Mitterrand à « (précipiter) le calendrier », expliquant que l'Elysée attendait de lui qu'il trouve une porte de sortie acceptable pour Olivier Py avant d'annoncer l'arrivée de Luc Bondy à la tête de l'Odéon.

M. Mitterrand avait annoncé la semaine dernière contre toute attente l'arrivée du metteur en scène suisse pour remplacer Olivier Py à la fin de son mandat en mars 2012.

samedi 16 avril 2011

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Mélanie Laurent, maîtresse de
cérémonie à Cannes, recrute Nicolas
Bedos

Maîtresse de cérémonie du 64e Festival de Cannes, l'actrice Mélanie Laurent a choisi Nicolas Bedos pour rédiger ses discours qu'elle espère « intelligents, drôles et légers », selon le cahier des charges de la fonction.

« Gilles Jacob (NDLR : président du Festival de Cannes) m'a mis la pression en me conseillant un ton intelligent, drôle et léger. J'ai tout de suite pensé à Nicolas Bedos. C'est l'une des personnes qui me connaît le mieux », a dit vendredi Mélanie Laurent lors d'une rencontre avec la presse organisée par Canal+ qui diffusera les 11 et 22 mai les cérémonies d'ouverture et de clôture.

Auteur de pièces de théâtre, scénariste reconnu et nouveau trublion du petit écran, Nicolas Bedos, fils de Guy Bedos, présente chaque semaine une « semaine mythomane » dans le cadre du magazine « Semaine Critique » (France 2) dont le ton surréaliste lui a attiré autant de succès que d'inimitiés. L'an dernier, Mélanie Laurent a joué une pièce de Nicolas Bedos, « Promenade de santé ».

« Etre maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes, c'est le rêve. On peut jouer à la princesse. Il n'y a pas de festival plus glamour. C'est fou d'en arriver là aussi jeune », a dit Mélanie Laurent, 28 ans, César du meilleur espoir féminin et enrôlée par Quentin Tarantino en 2009 dans « Inglorious Basterds ».

« Depuis deux mois, je ne pense qu'à Cannes. Je refais mon discours chaque nuit. Je veux faire rire, être glamour et bien faire mon travail », a-t-elle ajouté, révélant que la fonction de maîtresse de cérémonie est rémunérée et qu'elle portera une robe Dior, un modèle historique de la maison de couture spécialement réédité.

Son pire souvenir à Cannes ? « Quelques petites humiliations comme le jour où on (l)'a écartée des marches pour laisser passer Ornella Mutti ». Son meilleur ? « Deux ans après, je montais les marches au bras de Quentin Tarantino ».

Tournage de son premier long métrage en tant que réalisatrice oblige, Mélanie Laurent ne profitera pas de Cannes cette année : l'actrice ne sera sur place que le temps des cérémonies d'ouvverture et de clôture, entre deux avions. Le 14 mai, elle donnera aussi l'un de ses premiers concerts à Bruxelles dans le cadre du lancement de son premier album, « En t'attendant » (Atmosphériques).

samedi 16 avril 2011

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Quatre écrivains français en tête
des meilleures ventes en Europe

Cocorico ! Quatre écrivains français, Muriel Barbery, Tatiana de Rosnay, Anna Gavalda et Marc Levy figurent dans le Top 20 des auteurs les plus vendus en Europe en 2010, selon un rapport annuel qui analyse le marché des romans dans 14 pays de l?Union européenne.

Muriel Barbery, l'auteur de « L'élégance du hérisson », se classe au 6e rang, Tatiana de Rosnay, romancière française qui écrit en anglais et vient de publier « Rose », au 9e, Anna Gavalda fait une « Echappée belle » au 12e.

Et Marc Levy, champion des ventes en France l'an dernier avec « Le Voleur d'ombres », ferme la marche à la vingtième place, selon le « Diversity Report 2010 » du consultant autrichien Rüdiger Wischenbart, présenté cette semaine à la Foire du livre de Londres et publié dans le magazine professionnel Livres Hebdo.

C'est cependant le Suédois Stieg Larsson, père de la trilogie « Millenium », qui caracole en tête avec 24% des ventes européennes en 2010, devant l'Américaine Stephenie Meyer, créatrice de la saga « Twilight ». Son compatriote d'origine afghane Khaled Hosseini, auteur des « Cerfs volants de Kaboul » et des « Mille soleils splendides », monte sur la troisième marche du podium.

Le roman noir suédois séduit toujours les Européens puisque Henning Mankell, à la 10e place, et sa compatriote Camilla Läckberg, à la 14e, enrichissent le palmarès de la Suède.

Quant au français, c'est la quatrième langue d'origine représentée dans ce hit-parade européen après l'anglais, le suédois et l'italien.

Le Diversity Report analyse depuis 2008 l'évolution des traductions en littérature sur les marchés européens. Le consultant autrichien établit par ailleurs le classement annuel de l'édition mondiale pour Livres Hebdo.

samedi 16 avril 2011

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Avant de se répéter, l'histoire de la
dette grecque avait tourné à la farce
en 1900

Sur scène, un Allemand et un Français redressent à la baguette les comptes de Grecs aussi prodigues qu'endettés: en Grèce, l'histoire se répète comme l'atteste une farce écrite juste après la grande banqueroute de 1893, ressuscitée actuellement par un théâtre athénien.

Dans la pièce intitulée « Le contrôle du Fonds international », de Georges Isaïa, un Allemand et un Français vont asservir et spolier la famille dont ils sont chargés de serrer les cordons de la bourse, à la demande d'un créancier.

La pièce joue sur les clichés: l'allemand Von Gdaran (« Dépouilleur ») est rigide, le français De Fagan (« Profiteur ») coureur de jupons.

« Après avoir examiné vos innombrables défauts (...), nous avons vu que vous (...) êtes naturellement kleptomanes », lance l'Allemand, en digne prédécesseur de la presse populaire allemande.

En face, Manolis, le fils prodigue, est lui aussi fidèle au cliché: « Comme je suis Grec, je me débrouille à droite et à gauche, je vole par ici et par là (...) et c'est l'Etat qui me nourrit ».

La satire vise la Commission internationale de contrôle, imposée en 1898 à la Grèce, pour lui rouvrir les marchés des capitaux.

Le pays en avait désespéremment besoin, cinq ans après avoir été officiellement mis en faillite par le Premier ministre de l'époque Harilaos Trikoupis, et s'être entre temps risqué à une guerre, perdue, contre la Turquie, qui réclamait des dommages.

Surgi en 1830 des décombres après neuf ans de lutte d'indépendance contre l'empire ottoman, « l'Etat grec est né avec des dettes, c'est en quelque sorte son péché originel », explique à l'AFP Stavros Thomadakis, professeur d'économie financière à l'Université d'Athènes.

Et l'histoire semble bien se répéter. Après avoir accepté en mai 2010, un prêt de l'Europe et du Fonds monétaire international, la Grèce a dû, comme un siècle auparavant, accepter une tutelle ramenant tous les trimestres à Athènes une « troïka » d'inspecteurs, de la Commission et de la Banque centrale européennes et du FMI.

En échange de leur aide, ils ont imposé une austérité drastique afin de réduire le déficit et la dette, laquelle devrait atteindre 152% du PIB fin 2011, selon le FMI.

Un siècle auparavant, des représentants de l'Allemagne, Autriche-Hongrie, France, Grande-Bretagne, Italie et Russie, étaient aussi chargés de veiller à ce que la Grèce rembourse les emprunts contractés à l'étranger.

Alors que se profile le 23 avril, le premier anniversaire du sauvetage de la Grèce par l'UE et le FMI, le parallélisme ne réjouit pas le metteur en scène de la pièce, Costis Kapelonis.

« Maintenant aussi, c'est un contrôle qui outrepasse l'Etat, et perturbe la vie privée de chacun », dit-il à l'AFP.

« Les gouvernements qui ont fonctionné sous contrôle de la Commission (internationale de contrôle, NDR), sont restés dans la conscience collective comme des détrousseurs fiscaux. L'idée de créanciers buvant le sang du pays s'est ancrée dans la culture populaire », renchérit M. Thomadakis.

« Maintenant encore, des gens considèrent que l'UE et le FMI sont des forces d'occupation, même si c'est totalement infondé », ajoute-t-il.

Parmi les autres constantes, Georges Dertilis, directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales relève « l'ampleur des dépenses militaires » absorbant en continu depuis 1830 « plus de 33% des dépenses publiques » du pays, ainsi que l'échec des autorités à assurer des rentrées fiscales.

Mais, alors que la version théâtrale se clôt sur un appel à la résistance, le chercheur relève que « malgré sa faillite, la Grèce a ensuite très bien rebondi ».

« La première décennie du 20ème siècle a été une des périodes de plus grand développement de la Grèce, et cela largement grâce à l'ordre mis dans les finances » par le contrôle international, souligne M. Thomadakis.


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