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18-22 avril 2011
Lyon

7e Concours international
de musique de chambre

Le concours international de musique de chambre de Lyon aborde en 2011 un second cycle avec le Trio piano, violon, violoncelle, la discipline de 2004.

Les lauréats du 1er concours (Trio di Parma) sont désormais au jury de cette prochaine édition, passant ainsi la main à la jeune génération.

Une série d'actions sont mises en place visant à développer l'accompagnement de nos lauréats et à renforcer les liens avec le monde professionnel.

Une nouvelle collaboration, que nous espérons fructueuse, se poursuit avec le Palazzetto Bru Zane de Venise. Nous renouons aussi avec l'Opéra de Lyon pour le concert d'ouverture, avec le CNSMD pour ses exceptionnelles conditions d'accueil, l'ENSATT pour son soutien logistique et poursuivrons avec France musique pour la couverture médiatique de l'événement.

Côté action culturelle, l'Université Lumière Lyon 2 sera associée au déroulement du CIMCL en proposant un nouveau colloque musicologique sur le thème du Trio.

« Du cours à la scène » est un parcours pédagogique qui mobilisera les membres du jury et les étudiants du 3ème cycle des conservatoires régionaux durant 3 journées au CRR de Lyon.

Enfin, plusieurs concerts seront donnés à l'Hôpital Saint Joseph Saint Luc dans le cadre d'Une résidence musicale à l'Hôpital.

Le Concours international de musique de chambre de Lyon est affilié à la Fédération Mondiale des Concours Internationaux de Musique (FMCIM).

Le jury rassemble des personnalités marquantes du monde du Trio avec piano : artistes, professeurs, directeurs de structures internationales.

Enrico Bronzi, violoncelle, Trio di Parma, Italie ; Pierre Korzilius, directeur des Nuits romantiques d'Aix Les Bains ; directeur de l'Institut de France à Düsseldorf ; Raphaël Pidoux, violoncelle, Trio Wanderer, France ; Menahem Pressler, piano, Beaux Arts trio, USA ; Claus Christian Schuster, piano, Trio Altenberg, Autriche ; Roi Shiloah, violon, Trio de Jerusalem, Israël ; Joseph Silverstein, violon, USA

Télécharger le programme complet

lundi 18 avril 2011

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Festival de Pâques à Salzbourg
trois opéras puis au Teatro real de
Madrid

Trois opéras donnés en « première » au Festival de Pâques à Salzbourg — « Salomé » de Strauss, « Carmen » de Bizet et « Parsifal » de Wagner — seront ensuite joués au Teatro Real à Madrid.

Ils seront joués par l'Orchestre philharmonique de Berlin dirigé par le Britannique Sir Simon Rattle, ont annoncé dimanche à Salzbourg le directeur-gérant du Festival de Pâques, Peter Alward, et le directeur du Teatro Real, le Belge Gérard Mortier.

« Salomé », dont la « première » a eu lieu le 16 avril avec une mise en scène du Norvégien Stefan Herheim, sera joué à Madrid à partir de juin 2014, « Carmen ( »première«  à Salzbourg en 2012 dans une mise en scène de la chorégraphe britannique Aletta Collins) à partir de juin 2015 et  »Parsifal«  ( »première à Salzbourg en 2013) à partir de juin 2013. Chaque opéra sera donné trois fois à Madrid, avec non seulement le même orchestre qu'à Salzbourg, mais aussi la même distribution.

« Jouer de grands et coûteux opéras seulement deux fois serait une folie économique », a déclaré dimanche Simon Rattle. Et Gérard Mortier, ancien directeur du Festival d'été de Salzbourg, a tenu à souligner que le financement de ces co-productions est « entièrement privé », grâce au parrainage de 50 entreprises en Espagne.

lundi 18 avril 2011

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L'Orchestre de Philadelphie se
déclare en faillite

Le célèbre Orchestre de Philadelphie, fondé en 1900, s'est placé samedi en faillite, premier grand établissement culturel américain à faire ainsi les frais de la crise économique qui a affecté le pays.

La programmation n'est toutefois pas touchée, a déclaré à l'AFP Kate Johnson, porte parole de l'institution, la direction de l'association gérant l'orchestre l'ayant placée sous la protection du Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.

Cette loi permet à une entreprise en difficultés financières de continuer à fonctionner normalement, tout en lui laissant le temps de chercher un accord avec ses créanciers.

L'orchestre a ainsi joué comme prévu la symphonie numéro 4 de Mahler samedi soir, un des musiciens remerciant le public pour son soutien avant le concert.

Dans une lettre publiée sur le site de l'orchestre (www.philorch.org) le président et le directeur général de l'association expliquent que les fonds opérationnels « diminuent rapidement et seront épuisés en juin » et que « si l'Orchestre n'a pas de dettes, nous fonctionnons avec des pertes significatives et un déficit structurel de 14,5 millions de dollars ».

Parmi la « myriade de facteurs » contribuant aux difficultés de l'orchestre, ils citent la baisse des revenus de billetterie, celle des dons, les coûts opérationnels et dus aux retraites, en dépit de baisses de salaires et d'effectifs.

Selon des documents comptables sur le site de l'orchestre, les charges pour les retraites sont ainsi passées de 9,8 millions à 18,9 millions de 2008 à 2009, tandis que sur la même période les revenus ont chuté de 53,1 millions à 29,4 millions.

Selon le journal Philadelphia Inquirer, l'orchestre compte lancer prochainement une campagne pour récolter 214 millions de dollars.

L'Orchestre de Philadelphie est un des principaux du pays. En 111 ans il n'a connu que huit directeurs musicaux, dont notamment le chef d'origine hongroise Eugene Ormandy, à sa tête de 1936 à 1980. L'actuel directeur musical est le chef suisse Charles Dutoit.

lundi 18 avril 2011

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Brigitte : Sylvie Hoarau et Aurélie
Maggiori

Sylvie Hoarau et Aurélie Maggiori se sont rencontrées grâce à une ami musicien commun qui pensait que la première pourrait mettre en musique des textes de la seconde.

« L'idée a germé petit à petit de faire un projet ensemble, mais ça ne s'est pas fait tout de suite », raconte Sylvie à l'AFP.

Les deux trentenaires avaient déjà une longue expérience dans la musique, avec deux albums chacune de leur côté et le sentiment d'arriver dans une impasse.

« Soit on arrêtait de faire de la musique et on devenait des mamans avec un boulot, soit on se lançait dans un ultime projet mais sans complexe, sans retenue », souligne Aurélie.

Et Aurélie et Sylvie créèrent Brigitte.

Brigitte, c'est évidemment Bardot : la blonde Aurélie est plutôt période hippie à la Madrague, la brune Sylvie, période rétro façon Bonnie Parker.

Brigitte, c'est aussi « Fontaine, Lahaie, Fossey, Brigdet Jones, Brigitte, femme de flic ».

« Dans ce prénom, il y a quelque chose d'érotique, de fort, de maternel et de libéré », explique Aurélie.

« Brigitte est dépressive, alcoolique, amoureuse, enjouée, rêveuse, mère, fragile, forte, énervée, joyeuse. Elle est complexe, née de nos deux caractères, » poursuit Sylvie.

Le premier coup d'éclat prend la forme d'une reprise. Dans le cadre d'un festival de « films érotiques vintage », Brigitte revisite « Ma benz » de NTM, une version languide et sensuelle qui met la Toile en émoi et reçoit la bénédiction de Joey Starr.

Les deux chanteuses écrivent à quatre mains, un exercice qui les « pousse à une fantaisie folle », dit Aurélie.

« C'est comme si on s'était aidé mutuellement à découvrir une facette encore plus exubérante de notre personnalité », estime Sylvie.

« Il y a un côté féminin, séduisant, cru qu'on n'a pas peur d'avoir. Il y a une détresse qu'on n'a pas peur de montrer parce que tout d'un coup on accepte la complexité de ce qu'on peut être », renchérit Aurélie.

Musicalement aussi, les deux jeunes femmes ont choisi de n'en faire qu'à leur tête, choisissant leurs collaborateurs (Albin de la Simone, Gush, Camille Bazbaz) au gré de leurs envies. Leurs voix sucrées entremêlées se posent sur de la « pop », du « folk », de la « soul », du disco, de l'électro.

Les chansons évoquent souvent le cinéma, de « Thelma et Louise » à « Bonnie and Clyde » en passant par « Bridget Jones ».

« On a été autant influencées par les films de Demy, de Marilyn, de Cassavetes que par ABBA ou Donna Summer », note Aurélie.

Sur « Et vous, tu m'aimes » (3e Bureau/Wagram), Brigitte invite ses prétendants à se battre pour elle, met en garde les briseuses de couple, drague et largue.

Elle y évoque aussi un désir d'enfant inassouvi (« Je veux un enfant »), des envies de suicide (« Un beau dimanche »), des ruptures impossibles.

« Au début, parce qu'il fallait nous cataloguer, les gens ont eu l'impression qu'on faisait quelque chose d'humoristique, d'un peu cynique vis-à-vis des hommes. En fait pas du tout. On n'est pas là pour se venger, c'est une vraie ode à l'amour et aux garçons », souligne Aurélie.

Sur la pochette de l'album - un dessin des deux Brigitte -, Aurélie soulève sa robe pour montrer sa culotte.

« C'est comme une prise de position. Ce n'est pas un acte purement érotique, c'est un acte féminin », dit-elle.

lundi 18 avril 2011

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Le trente-cinquième Printemps de
Bourges

Le trente-cinquième Printemps de Bourges, qui s'ouvre mercredi jusqu'au 25 avril, sera le festival des consécrations pour le rap français et Yael Naim, invitée à y tenir une résidence, mais aussi celui des premières fois, avec notamment les débuts sur scène de Mélanie Laurent.

Comme l'année dernière, le Printemps de Bourges a choisi de ne pas miser sur quelques grosses têtes d'affiche et de privilégier une programmation axée sur la qualité scénique et les révélations françaises et internationales (Cascadeur, Anna Calvi, Agnès Obel, James Blake).

« C'est un peu l'image de marque du Printemps maintenant, note son directeur Daniel Colling auprès de l'AFP. On ne peut plus faire la course à la surenchère des cachets pour avoir les grandes stars et on est condamné à jouer sur l'artistique, ce qui est plutôt bien ».

Davantage encore que lors des précédentes éditions, les programmateurs ont organisé des soirées thématiques, centrées autour d'une couleur musicale, davantage que sur une succession d'artistes.

« Cela correspond davantage à la manière des 16-30 ans d'écouter de la musique. Ils peuvent aller voir un artiste pendant quelques titres, puis passer à un autre, aller boire une bière. Pour eux, se retrouver tous ensemble à écouter la même musique est un acte social », explique Daniel Colling.

La désormais traditionnelle « Rock'n'Beat Party », qui mêle concerts rock et électro de 20H00 à 5H00 le samedi, accueillera cette année quelques-uns des groupes les plus en vue de la saison dont Metronomy, The Do, The Bewitched Hands ou Ratatat.

Elle sera suivie le dimanche par une grande soirée reggae autour de Tiken Jah Fakoly, Alborosie ou encore Chinese Man.

Pour la première fois, le Printemps de Bourges offrira jeudi sa plus grande scène (Le Phénix) au hip-hop, une forme de reconnaissance pour ce type de musique sous-médiatisée alors que Sexion d'Assaut, La Fouine ou Soprano - tous présents au festival - caracolent en tête des ventes.

Un plateau metal et une soirée pop-folk (avec Aloe Blacc, Angus et Julia Stone et Katerine entre autres) sont programmés en parallèle vendredi.

Ce jour-là, le Printemps proposera également une création autour des échanges musicaux entre la France et l'Afrique, baptisée « Yeke, Yeke ».

Des artistes occidentaux (Yael Naim, Piers Faccini) y interprèteront des chansons africaines, tandis que leurs collègues du continent noir (Mory Kante, Vieux Farka Touré) revisiteront des titres de Gainsbourg ou Claude François.

Tout juste auréolé de la Victoire de l'artiste féminine de l'année, Yael Naim est l'invitée du festival pour une résidence de trois jours.

Autre révélation de l'année, la jeune Zaz jouera en ouverture avec Cali et Ben L'Oncle Soul.

Le public devrait également assurer un triomphe à Catherine Ringer, qui y fera son grand retour sur le devant de la scène après le décès de son compagnon des Rita Mitsouko, Fred Chichin.

Le Printemps verra aussi les premiers pas sur scène d'une toute jeune chanteuse, l'actrice Mélanie Laurent, qui publie en mai son premier album.

Côté billetterie, le festival devrait une nouvelle fois faire le plein, après une édition 2010 complète (59.400 places payantes vendues, pour une fréquentation globale de 240.000 personnes sur la durée du festival), selon Daniel Colling.

Le Printemps de Bourges, dont le budget s'élève à 4,4 millions d'euros a dû faire face à une baisse des subvention publiques, « compensées par des partenaires privés », a-t-il indiqué.

lundi 18 avril 2011

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Massaoud Abou Assir  ;  la guitare
plutôt qu'une kalachnikov

Avant le début du conflit en Libye, Massaoud Abou Assir grattait la guitare dans un groupe de musique, mais son bassiste a été enlevé par les forces de Kadhafi et son batteur est au front. Aujourd'hui, il pousse seul la chanson jusqu'aux portes des combats.

Depuis le début de l'insurrection populaire à la mi-février, des milliers de jeunes hommes ont pris les armes pour combattre au sein de la rébellion. Mais certains, comme Massaoud, préfèrent porter en bandoulière une guitare plutôt qu'une kalachnikov.

Samedi en début d'après-midi, à « Bab al-Gharbi », à la sortie ouest d'Ajdabiya, noeud de communication très disputé ces derniers jours, un vieil homme distribue gratuitement des chaussures de sports à des jeunes venus soutenir la rébellion. Des chars remplis de roquettes repartent au front, désormais à une quarantaine de kilomètres plus à l'ouest.

Massaoud s'invite dans cette faune révolutionnaire avec sa guitare tapissée d'autocollants. « Frappe-nous avec des chars! Nous n'avons pas peur. Dieu est avec nous », chante-t-il sur un rythme folk. Une dizaine de civils soutenant la rébellion et des hommes armés jouent les choristes.

« Depuis le début de la révolution, j'ai écrit cinq chansons. Je ne suis pas la voix de la révolution, nous sommes tous la voix de la révolution«, dit cet homme de 38 ans. « C'est la première fois que le peuple a une voix, donc il faut qu'elle soit entendue », souffle l'artiste inspiré de Bob Marley.

Cet homme aux cheveux bouclés chante en amateur depuis l'enfance. Mais depuis le début de la révolution, il s'est lancé dans des textes plus engagés. « Pour être un artiste professionnel en Libye, il fallait chanter pour Kadhafi. Je préférais donc rester un amateur. Mais maintenant, je peux chanter pour la révolution », dit-il.

Au loin, les rebelles, qui contrôlent l'est du pays affrontent les forces loyales au colonel Kadhafi à coups de tirs de mortier et de roquettes Grad. Soutenus par des frappes aériennes de l'Otan, ils tentent de reprendre le port pétrolier de Brega, à 80 km à l'ouest d'Ajdabiya, qui a déjà changé de mains plusieurs fois depuis le début du conflit.

« Normalement, je joue dans un groupe, mais aujourd'hui, à cause du conflit, je joue en solo: mon bassiste a été capturé par les forces de Kadhafi à Brega et mon batteur se bat au front pour la rébellion », explique-t-il.

A la fin de la prestation de Massaoud, un combattant tire des salves joie vers le ciel. Mais le son de la guitare est vite couvert par celui de la guerre. Des ambulances revenant du front transportent les dépouilles de six rebelles et une vingtaine de blessés, victimes de tirs de roquettes des forces gouvernementales.

lundi 18 avril 2011

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Ablaye Cissoko et Simon Goubert à
l'Institut français de Dakar

Le spectacle proposé samedi soir par les musiciens réunis autour du Français Simon Goubert (batterie et piano) et du Sénégalais Ablaye Cissoko (kora) a été une somme de conversations entre artistes venus de divers horizons et porteurs d'influences diverses.

Le concert débute par des notes de contrebasse portées par le vieux routier qu'est Jean-Jacques Avenel, suivies aussitôt par les touches de kora d'Ablaye Cissoko. A la batterie, Simon Goubert complète ce premier trio de la soirée devant un public studieux et intéressé.

Pour le deuxième tableau, le flûtiste Ousmane Bâ s'installe, offrant, là aussi, l'occasion d'entendre des morceaux de dialogues entre son instrument, la kora de Cissoko et le piano de Goubert. Ou entre sa flûte et le piano.

Après trois premières pièces jouées – des compositions de Simon Goubert et Ablaye Cissoko, le groupe se complète après l'arrivée du percussionniste Babou Ngom, qui en dirige deux autres. Passant du piano à la batterie, Goubert réussit à créer une fusion quasi parfaite avec Babou Ngom dont les rythmes épousent harmonieusement des mélodies plus jazzy.

Il en a été ainsi parce qu'à la base, il y avait le souci de réussir une conjonction d'énergies : de l'idée (née en 2009) du secrétaire général du Saint-Louis Jazz, Assane Fall de faire se rencontrer ces musiciens à sa concrétisation par l'Institut français Léopold Sédar Senghor de Dakar en passant par le soutien de la Fondation BNP Paribas et de la Banque internationale pour le commerce et l'industrie du Sénégal (BICIS).

Le concert donné samedi soir au Théâtre de verdure de l'Institut français clôture une semaine d'enregistrement d'un album prévu pour sortir l'année prochaine et dont le public a visiblement apprécié un avant-goût.

Après ‘'Drôle d'oiseau'', prévu pour être le dernier morceau de la soirée, les mélomanes en redemandent. Et c'est tout naturellement que le groupe revient sur scène pour offrir une pièce résumant parfaitement l'esprit de la soirée fait de dialogue et de partage.

De ces conversations entre musiciens, comme de celles suscitées lors de l'enregistrement de l'album à venir, devraient sortir diverses orchestrations, des duos ou trios (contrebasse/kora, flute/kora/contrebasse, batterie/contrebasse/kora).

Avec ça, Ablaye Cissoko, Simon Goubert, Jean-Jacques Avenel, Babou Ngom et Ousmane Bâ sont sûrs d'inscrire leur aventure dans la durée.

lundi 18 avril 2011

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Des intégristes catholisants
détruisent des œuvres d'art en
Avignon

Deux oeuvres photographiques de l'artiste américain Andres Serrano, dont une mettant en scène un crucifix trempé dans son urine, ont été détruites dimanche dans les locaux de la collection d'art contemporain Yvon Lambert à Avignon (Vaucluse), a-t-on appris auprès du collectionneur.

« C'est incroyable. Deux oeuvres foutues quand même pour toute cette histoire, ca devient insupportable », a déploré Yvon Lambert, confirmant une information de France-Bleu Vaucluse.

Le collectionneur n'était pas en mesure de donner de détails sur les circonstances de la destruction des oeuvres exposées dans le cadre d'une exposition intitulée « Je crois aux miracles », célébrant les dix ans de la collection.

Parmi les deux oeuvres figure une photographie réalisée en 1987 par l'artiste new-yorkais sous-titrée « Piss Christ », qui fait l'objet de protestations de la part de mouvements catholiques.

A l'origine de cette affaire, une pétition contre l'oeuvre lancée par l'Institut Civitas, qui, selon son site internet, regroupe « des laïcs catholiques engagés dans l?instauration de la Royauté sociale du Christ sur les nations et les peuples ».

« Je suis persécuté au téléphone. J'ai reçu 30.000 mails, je n'exagère pas, 30.000 mails des intégristes (...) Cette ignorance, cette intolérance. C'est le Moyen-Age qui revient à grand-pas », a indiqué M. Lambert.

Le 7 avril, l'évêque d'Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, avait demandé le retrait de l'oeuvre, dénonçant un cliché « odieux » qui « bafoue l'image du Christ sur la croix, coeur de notre foi chrétienne »

L'exposition « Je crois aux miracles » inaugurée le 12 décembre 2010 doit s'achever le 8 mai.

Riche d'environ 350 oeuvres, la collection Lambert est accueillie dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle appartenant à la ville. La municipalité, la région et l'Etat subventionnent ce centre d'art.


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