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dimanche 24 avril 2011

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Célimène Daudet : A tribute to Bach

  dimanche 24 avril 2011

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Communiqué de l'Association
Musique en Sorbonne,  sur sa
disparition annoncée

Vous avez été récemment alertés par la pétition « Sauvons Musique en Sorbonne » mise en ligne par des membres de l'association Musique en Sorbonne-COUPS, étudiants musicologues pour leur grande majorité à l'Université de Paris IV -Sorbonne. Ils vous faisaient part de leur indignation et protestaient contre la décision du Conseil de l'UFR de Musique et Musicologie : le 15 février 2011, le Conseil de l'UFR de Musique et Musicologie de Paris IV Sorbonne, a décidé, brutalement et sans entendre les représentants de l'association, de supprimer notre « agrément » permettant de donner une note aux étudiants, note qui valide la pratique collective faite au sein du COUPS. Cela revient au final à supprimer l'accès des étudiants au COUPS, à supprimer l'aide de l'Université (heures d'enseignement consacrées au COUPS, mise à disposition de locaux et de personnels administratifs), ce qui conduit à la mort du COUPS. Les membres du « chœur et orchestre » ont été surpris et choqués par la brutalité des évènements, même si certains membres du Conseil de l'UFR avaient manifesté depuis longue date leur opposition à l'indépendance de notre association.

Pour faire voter cette décision, beaucoup de fausses informations ont circulé : mauvaise ambiance dans le Chœur et l'Orchestre, mauvaise entente avec le chef d'orchestre, Johan Farjot, mauvaise gestion du travail musical de Johan Farjot. Fait encore plus surprenant, ces propos ont été rapportés par des personnes que nous n'avons jamais rencontrées, et qui ne sont venues à aucune répétition ou concert.

Par lettre en date du 5 avril 2011, le Président de l'Université Paris-Sorbonne annonçait à Musique en Sorbonne que la Convention liant ces deux entités et arrivant à expiration le 28 octobre 2011 ne serait pas renouvelée : il s'agit, précise la lettre, de mettre en place « un dispositif de pilotage renforcé en relation étroite avec la politique pédagogique, culturelle et scientifique de l'université ». Le communiqué de l'Université, largement diffusé, souligne que « la direction de l'association « Musique en Sorbonne », sourde à nos demandes et fermée à toute concertation, n'est pas en mesure de répondre aux attentes de l'université dans ce nouveau contexte ». En réalité, jamais l'UFR de Musicologie n'a voulu véritablement dialoguer avec l'association et ne s'est contentée que d'asséner des diktats non argumentés, souvent contraires à la Convention. Le reproche adressé à l'association est d'avoir respecté la Convention, (alors que, dans le même temps, l'Université n'a pas rempli tous ses engagements).

Dans un mail récent adressé à des signataires de la pétition et repris à destination de la communauté MusiSorbonne, l'UFR célèbre l'action de Jacques Grimbert et Denis Rouger sans citer une seule fois le travail accompli depuis trois ans par Johan Farjot, successeur de Jacques Grimbert à la tête du COUPS ; Johan Farjot a porté la qualité de l'orchestre à un niveau jamais atteint et a fait rayonner Musique en Sorbonne par des actions nouvelles (organisation d'un Festival, organisation d'un concours « Jeunes Solistes » ouvert aux étudiants, ouverture à la musique contemporaine, …) dont la plupart sont réalisées en liaison avec l'UFR de Musicologie.

Il apparaît donc clairement que les querelles de personnes consécutives au départ de Jacques Grimbert prennent le pas sur les attentes pédagogiques des étudiants ; il s'agit de cloner le COUPS (mais avec quelle structure, quels moyens, pas un mot n'a été dit officiellement sur les personnels en poste) pour en faire un organisme sous le contrôle direct de l'UFR de Musicologie : recrutement des chefs (d'orchestre et de chœur) fait directement par l'université, comité de programmation rattaché à l'UFR qui décidera chaque année des œuvres à interpréter, ….

L'association « Musique en Sorbonne / Chœur et Orchestre de l'Université Paris-Sorbonne » (COUPS), gérée collégialement par des professionnels et par des étudiants, est un outil de valorisation pour l'université, participe à la formation des étudiants sur le plan musical et leur offre la possibilité d'être associés à la gestion d'une association culturelle de grande ampleur. Arguant de son indépendance, elle a su mobiliser le soutien de nombreux partenaires publics et privés (Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, DRAC Ile de France, Ministère de la Culture, Ville de Paris, SPEDIDAM, Musique Nouvelle en Liberté, Fondation Orange, Saison Musicale du Musée de l'Armée, sponsors privés) lui permettant ainsi, au-delà de l'aide attribuée par l'Université Paris-Sorbonne, de disposer de moyens plus importants pour former les étudiants, produire avec eux des concerts de qualité sur la scène française et à l'étranger (110 choristes et instrumentistes reviennent d'une tournée de 8 concerts en Chine) et faire rayonner la Sorbonne.

L'objectif poursuivi par l'UFR est de retirer sa part de liberté à une structure souple, réactive, inventive, participative, ayant su créer une ligne éditoriale et disposant d'une grande autonomie de gestion et d'action.

Forte de votre soutien et de l'adhésion des étudiants à ses objectifs, Musique en Sorbonne / COUPS doit exister et, pour cela, doit continuer à bénéficier de moyens fournis par l'Université (locaux de répétition, heures d'enseignement) et être autorisée à valider pour ses étudiants l'enseignement de pratique collective qu'elle assure. Une nouvelle structure ne peut se fonder en tuant la structure existante ; Musique en Sorbonne est prête à être mise en concurrence à armes égales et ce sera alors aux étudiants du PRES Sorbonne-Universités (qui regroupe principalement les universités de Paris 2, Paris 4 et Paris 6) et au public des concerts de décider de l'avenir des ensembles de pratique collective à l'Université.

 

Daniel Morel
Président de Musique en Sorbonne
Chœur et Orchestre de l'Université Paris-Sorbonne

 

  dimanche 24 avril 2011

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13e Concours International de Piano
à Paris

Sous la Présidence d'Honneur d'Anne Queffélec, la 13ème édition du Concours International de Piano d'Ile de France se déroule du 8 au 14 mai à Maisons-Laffitte (salle Malesherbes). Cette manifestation, créée en 1999 par sa présidente fondatrice Christine Girard, est dotée d'un jury international et reçoit des candidats du monde entier (26 pays représentés).

Gérée dans le cadre de l'Association Opus Yvelines, elle présente deux nouveautés: un Prix Spécial du Public et un Prix Spécial Franz Liszt  (bicentenaire de sa naissance).

Ouvert au public: Les épreuves sont publiques avec un programme varié, le temps de passage varie de 15 à 45 minutes en finale. Il n'y a donc pas de contrainte horaire et il est possible d'entrer ou de sortir entre chaque prestation. Le dernier jour, les auditeurs sont invités à élire le lauréat du «  Prix Spécial du Public » remis,  le soir même, lors de la cérémonie de clôture.

Concours pour tous: Avec ses 14 niveaux de sélection, du novice à l'artiste confirmé, cette manifestation se fait dans le respect et la reconnaissance de chacun.  Un  Concours où le jury, choisi avec soin par Anne Queffélec, a pour objectif d'encourager la pratique musicale de tous ces jeunes qui sont un exemple de courage et de volonté.

Jury international: Le jury, composé de personnalités éminentes du monde musical international (France, Russie, Hongrie, Roumanie, Canada,…), est renouvelé en partie chaque année.  Il est présidé en 2011 par  France Clidat, pianiste mondialement célèbre avec son enregistrement de l'intégrale de l'œuvre pour piano de Franz Liszt. Cette grande artiste s'implique personnellement dans le concours en offrant, parmi l'ensemble des récompenses, le Prix spécial dédié à ce compositeur.

Programme détaillé

Information et réservation à l'Office du Tourisme de Maisons-Laffitte ou, durant la semaine, directement salle Malesherbes (horaires donnés à titre indicatif susceptible de changement en cas de désistements).

  • Dimanche 8 mai, Cycles 1, 2 et 3 (initiation à fin d'études), de 9H00 à 19H00
  • Lundi 9 mai, Adulte Grand Amateur de 9H00 à 10H20, Supérieur de 10H45 à 19H00
  • Mardi 10 mai, Excellence (1ère partie), de 10H00 à 22H00.
  • Mercredi 11 mai, Excellence (2ème partie), de 9H30 à 19H00.
  • Jeudi 12 mai, Epreuves qualificatives Diplôme de Concert (1ère partie), de 10H00 à 22H00.
  • Vendredi 13 mai, Epreuves qualificatives Diplôme de Concert (2ème partie),de 10H00 à 19H00,
  • Samedi 14 mai, Finale Diplôme de Concert, de 9H00 à 18H00 ; Palmarès et cérémonie de remise des prix à 19h30 (Excellence et  Diplôme de Concert).

Tarif : passe de 5€/jour ou 15€/semaine - Gratuit pour les enfants (-18 ans et étudiant)

Office du tourisme  01 39 62 63 64,
https://www.tourisme-maisonslaffitte.fr/
Site du concours : https://www.opus-yvelines.org

 

  dimanche 24 avril 2011

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Quand la chanson française inspire
l'Afrique... et inversement

Si la musique africaine influence depuis longtemps les artistes français, l'inverse est aussi vrai: la chanson française a bercé l'enfance de nombreux musiciens du continent noir. Un échange souvent oublié qui a inspiré « Yeke Yeke », la création du 35e Printemps de Bourges.

Le festival a eu l'idée de réunir vendredi sur la même scène de grands noms de la scène africaine et de jeunes musiciens occidentaux, demandant à chacun de reprendre et d'adapter le répertoire de l'autre.

L'idée est née d'une interview de Salif Keita dans laquelle le musicien malien expliquait qu'il aimait beaucoup la chanson française et en particulier Johnny Hallyday, expliquent les programmateurs du Printemps.

Dès que le projet lui a été présenté, Cheikh Lo a tout de suite voulu interpréter « Comme d'habitude » de Claude François.

« Dans les années 60, on commençait à nous balancer ces musiques françaises avec Johnny Hallyday. Il y avait les journaux Salut les copains et donc on était un petit peu branché », raconte le chanteur sénégalais.

« La musique française nous influence, c'est obligé. Bamako c'est comme Paris. Ici, on écoute beaucoup de chansons du Mali et là-bas c'est la même chose », souligne Vieux Farka Touré.

Sur scène, Mory Kanté transforme son ami Higelin en griot, Mamany Keita transporte « Andy » des Rita Mitsouko à Bamako. La flûte peule d'Aly Wagué se promène sur « Comme un boomerang » de Serge Gainsbourg tandis que la franco-israélienne Yael Naim donne des accents orientaux à Salif Keita.

A les entendre, on mesure la complexité de marier harmonieusement des musiques aux structures si différentes.

« Jouer un morceau comme Comme d'habitude au balafon ce n'est pas instinctif. Ca a demandé énormément de travail au musicien pour mémoriser les mouvements », explique Sébastien Martel.

Vieux Farka Touré souligne d'ailleurs avoir choisi « Comme un avion sans aile » de Charlélie Couture « car la composition était proche de (sa) musique »... et aussi parce que le titre le faisait rire.

La langue aussi a fait l'objet d'un gros travail, comme pour l'Anglais Piers Faccini qui a « osé pour la première fois » chanter en bambara pour reprendre « Santamaria » de Boubakar Traoré.

« C'est incroyable de chanter dans une langue nouvelle, que tu ne comprends pas. J'adore découvrir de nouvelles textures, c'est une autre sensation, qui fait sortir une autre émotion et un autre son », explique Yael Naim.

Mais aborder le français n'a pas non plus été simple pour les musiciens africains.

« Quand on m'a dit qu'il fallait que je chante une chanson française, j'ai dit: ah, ça va barder. C'est comme si on m'avait dit de chanter en peul ! », s'exclame Mory Kanté.

« Le français n'est pas ma langue maternelle, mais il y a des mots qui m'ont frappé, qui m'ont touché », ajoute Victor Démé.

Le burkinabé a porté son choix sur « Aline » de Christophe car, dit-il « j'ai le même problème que lui, une fois qu'on a perdu son amour, on a envie qu'elle revienne ».

« Dans Santamaria, Boubakar Traoré explique si vous allez à cet endroit, saluez cette personne pour moi. C'est un thème universel qui existe dans énormément de chansons du folk anglais », relève Piers Faccini.

« Quand on chante en Australie, les gens ne comprennent pas vraiment le mandingue, mais ça les pénètre. Il faut avoir une place dans sa culture pour les autres », souligne Mory Kanté, qui veut désormais que la création voyage en Afrique.

dimanche 24 avril 2011

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Katerine déroute le Printemps de
Bourges

Katerine, qui était la tête d'affiche sur la plus grande scène du Printemps de Bourges vendredi, a dérouté les festivaliers avec un spectacle tiré de son dernier album plus proche de la performance que d'un véritable concert.

C'est juché sur une estrade, en casquette verte, pantalon blanc et queue de pie rouge et bleue ouverte sur un ventre bedonnant que Katerine fait son apparition sur scène.

Le chanteur est accompagné de quatre danseuses en short et sweat à capuche fluos, des sortes de néo Clodettes qui exécutent des chorégraphies plus kitschs les unes que les autres.

Largement consacré à son dernier album, l'inclassable « Philippe Katerine », le spectacle oscille entre grand guignol provocateur et performance artistique.

La plupart des morceaux consistent en des phrases ou de simples syllabes chantées sur tous les tons pendant plusieurs minutes et le chanteur se délecte des insanités qu'il profère.

« Je suis la Reine d'Angleterre et je vous pisse à la raie », chante-t-il avec un faux accent britannique.

« Liberté mon cul, égalité mon cul, fraternité mon cul », entonne-t-il, avant d'interpeler le public : « mon cul, ton cul, votre cul, notre cul ».

Seuls les titres issus de son précédent album « Robots après tout », comme « 100% VIP » prennent une forme plus « traditionnelle » et dansante.

Et de façon presque logique, il finit en caleçon et chaussettes pour clore la soirée sur son tube « Louxor, j'adore ».

Certains spectateurs adhèrent, connaissent toutes les chansons par cœur, lui lancent des bananes sur scène lorsqu'il interprète le titre du même nom.

D'autres, interloqués, préfèrent quitter la salle. « C'est du f... de gueule », s'insurge un spectateur. « Est-ce de la musique ? », s'interroge un autre.

Pendant ce temps dans la petite salle du 22 Est, le duo électro rémois The Shœs livre un concert très réussi, secouant une soirée qui en avait bien besoin.

Benjamin Lebeau et Guillaume Brière, jusque là surtout connus pour leurs talents de remixeurs, passent haut la main l'épreuve de la scène.

Leur premier album « Crack my bones », sorti récemment est un des meilleurs disques de ce début d'année. Pour porter leur électro nourrie à la pop et au disco, ils ont fait appel sur l'album à des chanteurs confirmés comme Esser ou Anthonin Ternant de The Bewitched Hands.

Sur la scène du 22, ils ne sont épaulés que par deux percussionnistes et interprètent eux-mêmes la plupart des titres. Pourtant ceux-ci ne perdent ni en finesse, ni en puissance, flirtant aussi bien avec le disco que le hard rock.

« A bientôt à Bercy », lancent-ils avant de quitter la scène, bien conscients de leur potentiel.

dimanche 24 avril 2011

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Bollywood, le cinéma musical indien,
invité du Festival de Cannes

Un film réunissant les plus beaux moments de l'histoire du cinéma musical indien, « Bollywood, la plus belle histoire d'amour jamais contée », sera présenté hors compétition lors du 64e Festival de Cannes (11-22 mai), ont annoncé vendredi ses organisateurs.

Produit en exclusivité pour le Festival de Cannes par le cinéaste Shekhar Kapoor, membre du jury 2010, ce long-métrage réunit des séquences emblématiques de Bollywood, afin de rendre hommage à ce genre cinématographique « qui a contribué à fonder l'identité de l'Inde dans le monde et à faire de Bombay l'une des capitales mondiales de l'histoire du septième art », souligne le Festival de Cannes.

« Qu'on l'adore ou qu'on le déteste, qu'on l'identifie à quelque chose d'arrière-garde ou de définitivement moderne, on ne peut s'en passer. Mais avec lui, on se sent plus vivant que jamais », estime Shekhar Kapoor.

« On dit chez nous que c'est la seule culture capable de rassembler tous les Indiens. Depuis plusieurs décennies, c'est une fièvre qui a terrassé toutes les générations. C'est Bollywood ! », ajoute-t-il.

« Bollywood, la plus belle histoire d'amour jamais contée » a été réalisé par Rakeysh Omprakash Mehra et Jeff Zimbalist.

dimanche 24 avril 2011

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Swaziland: menaces contre un
concert organisé par des amis du roi

Des opposants swazis ont menacé vendredi de perturber un concert du rappeur américain Jadakiss organisé samedi soir par une organisation caritative liée à la famille royale.

« C'est un coup de pub pour la famille royale. Il s'agit pour elle de gagner le cœur de la jeunesse swazie. N'oubliez pas que (le concert) vient juste après le 12 avril », journée de manifestation de l'opposition étouffée par les forces de l'ordre, a indiqué à l'AFP Mxolisi Ngcamphalala, un militant du Congrès de la jeunesse du Swaziland (interdit).

De grands panneaux et de pleines pages de publicité dans les journaux annoncent depuis des semaines ce concert, dont les places les plus chères coûtent l'équivalent de 100 euros, un mois de salaire pour de nombreux Swazis.

Jadakiss, qui doit partager la scène avec d'autres musiciens, a accepté un cachet réduit, selon l'organisateur du concert, Mthunzi Zwane.

La Ligue de jeunesse du Congrès national africain (ANC), au pouvoir dans l'Afrique du Sud voisine, a appelé les artistes invités à boycotter ce concert qu'il a décrit comme « une célébration des souffrances et de la famine du peuple du Swaziland par le roi, ses amis et sa famille », quatre jours après le 43e anniversaire du roi Mswati III.

« Le problème est que les Sud-Africains n'utilisent pas la bonne tribune, à des fins politiques. Il s'agit d'un concert de charité, par de l'anniversaire du roi », a déclaré M. Zwane à l'AFP, ajoutant que la plupart des artistes prévus se produiront bien samedi.

Le roi Mswati III, âgé 42 ans, exerce depuis ses 18 ans un pouvoir sans partage sur le Swaziland, un pays extrêmement pauvre coincé entre l'Afrique du Sud et le Mozambique.

La police et l'armée swazies ont réprimé deux journées d'action, les 12 et 13 avril, en arrêtant les opposants, bloquant les routes et brutalisant les quelques manifestants qui s'étaient risqués dans les rues, surtout des enseignants et des étudiants.

Les syndicats, qui sont avec les organisations d'étudiants les seules forces d'opposition dans ce pays où les partis politiques sont interdits depuis 1973, ont annoncé mardi qu'ils organiseraient des manifestations mensuelles pour obtenir la démocratisation du royaume.

dimanche 24 avril 2011

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La vie presque ordinaire d'une
famille de criminels dans « Animal
Kingdom »

C'est une étrange famille dans laquelle doit vivre Josh, 17 ans, après la mort de sa mère. Un clan de braqueurs. Pour son premier long métrage, « Animal Kingdom » (sortie mercredi), le réalisateur australien David Michôd explore le quotidien de criminels, vu par l'adolescent.

Josh (James Frecheville) ne connaît pas cette grand-mère blonde, expansive et mère poule, Smurf Cody (Jacki Weaver). Il ne connaît pas non plus ses trois oncles Pope (Ben Mendelson), Darren (Luke Ford) et Craig (Sullivan Stapleton).

Mais il va désormais devoir cohabiter avec eux, leur manière assez peu conventionnelle de gagner de l'argent et la faible importance qu'ils accordent à une vie humaine.

Le garçon fait face à un choix: suivre la voie de cette famille maternelle inconnue, ou céder à l'inspecteur Leckie qui voit en ce nouveau venu l'occasion d'obtenir un témoignage de l'intérieur contre les trois hommes.

Pour David Michôd, utiliser le regard de ce tout jeune homme, personnage principal du film, visait à s'éloigner du « scénario classique, particulièrement (celui utilisé) dans les films hollywoodiens: un personnage principal sait ce qu'il veut et ce dont il rêve ».

« Rien de cela ne fonctionne, selon moi, pour un garçon de 17 ans, émotionnellement démoli », a-t-il expliqué à l'AFP.

« C'est de cela que parle le film, un enfant qui ne sait pas qui il est, qui ne sait pas comment fonctionne le monde, et qui doit comprendre tout cela dans un environnement terriblement dangereux », continue le réalisateur.

« Animal Kingdom », qui a remporté le Grand Prix du Jury lors du festival Sundance 2010, plonge au cœur du quotidien de ces criminels, impliqués dans le meurtre d'un policier mais accrochés aux jupons de leur mère et qui vivent avec elle dans une maison d'un tranquille quartier de Melbourne.

Le film, qui a mûri pendant presque dix ans dans la tête de son jeune réalisateur, ne devait être ni « un film d'horreur d'action », ni « une comédie de meurtre »: « ce que je voulais, c'était un film de crime que l'on sente menaçant et dangereux ». Pour traduire « cette menace et ce danger », David Michôd s'est appuyé sur « la musique, le design sonore et le style visuel ».

Il a exploré l'univers de ceux qui braquent, menacent, tuent, puis retournent dans leur salon et dînent en regardant la télé: « ces gens qui évoluent dans un monde dangereux, où les différences entre succès et échec peuvent aboutir à la vie ou à la mort, à la liberté ou à l'emprisonnement ».

« Animal Kingdom », premier long-métrage de Michôd, est également la première apparition à l'écran de James Frecheville, 17 ans, qui incarne Josh.

 

dimanche 24 avril 2011

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La cathédrale de Reims célèbre huit
siècles d'histoire de France

La cathédrale de Reims célèbre à partir du 6 mai ses 800 ans, huit siècles d'histoire de France, des premiers sacres royaux à la réconciliation franco-allemande scellée en son sein par de Gaulle et Adenauer.

La première pierre de ce chef-d'œuvre de l'art gothique, qui accueille près d'un million et demi de visiteurs par an, fut bénite le 6 mai 1211 par l'archevêque de Reims, Aubry de Humbert, selon les archives épiscopales.

Une série de manifestations est prévue jusqu'au 23 octobre pour célébrer l'ouvrage, classé depuis 1991 au patrimoine mondial de l'Unesco : spectacles de rue, concerts, expositions et conférences.

En ouverture, le 6 mai, des projections d'images en haute définition restitueront la polychromie originelle de la cathédrale. Le spectacle intitulé « Rêve de couleurs » est l'œuvre du collectif « Skertzò ».

Le 15 mai, le Nonce Apostolique, représentant du Pape, célébrera une messe en présence des évêques de la région.

L'édifice, dédié à Marie, fut construit sur les vestiges de deux autres églises précédemment détruites, au lieu même du baptême de Clovis par Saint Rémi en l'an 898.

« Le baptême du roi des Francs à Reims donne au futur royaume de France ses bases chrétiennes et préfigure les sacres royaux », explique Patrick Demouy, professeur d'histoire médiévale à l'université de Reims-Champagne-Ardenne.

Dès 816, le roi carolingien Louis le Pieux, fils de Charlemagne, choisit Reims en souvenir de Clovis pour recevoir la couronne impériale.

D'Henri 1er (1027) jusqu'à Charles X (1825), tous les rois de France furent sacrés dans l'église de Reims, à l'exception de Louis VI et d'Henri IV alors en guerre avec l'armée de la Ligue qui tenait la ville.

L'enceinte actuelle de la cathédrale a accueilli le couronnement de 25 rois, de Louis VIII le Lion, en 1223, à Charles X, sacré en présence de Victor Hugo et Chateaubriand.

« Le roi devient roi par permission divine. En revenant sur le baptistère de Clovis, il renoue la chaîne des temps et s'ancre dans l'histoire », explique M. Demouy.

Sur le parvis de la cathédrale, la statue de Jeanne d'Arc, l'épée tournée vers la façade, rappelle le sacre en 1429 du « gentil » dauphin Charles VII.

L'ouvrage, dont la plus grande partie fut élevée jusqu'en 1275 sous la direction d'au moins quatre architectes, trouva sa forme définitive au début du xvie siècle.

Sa statuaire, la plus riche de toutes les cathédrales, compte plus de 2.300 œuvres parmi lesquelles le célèbre « ange au sourire » dont la pierre se teinte d'ocre au couchant.

« La cathédrale c'est la mémoire de la foi, mais aussi la mémoire de la France. Elle a marqué l'histoire autant que l'histoire l'a marquée », rappelle l'abbé Jean-Marie Guerlin, le curé de la cathédrale. Il évoque notamment le « martyr » du monument, en partie détruit sous les bombardements allemands à partir de septembre 1914.

« Mais un demi siècle après ce drame, la cathédrale est devenue le lieu symbolique de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne », souligne-t-il.

Au centre du parvis, une plaque commémorative datée du 8 juillet 1962 témoigne de la visite de Charles de Gaulle et Konrad Adenauer venus dans la cathédrale « sceller la réconciliation de la France et de l'Allemagne ».


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