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14 mai 2011, 18 heures
Nogent-sur-Seine, Scène Watteau

Nuit japonaise
musiques et danses traditionnelles

La Scène Watteau a choisi de célébrer cette saison le Japon et de lui consacrer toute une soirée.

Pays aux multiples facettes, le Japon se distingue aussi par une culture traditionnelle foisonnante, encore très prisée aujourd'hui, car intimement liée à la vie quotidienne et spirituelle des Japonais.

Cette soirée réunit des artistes qui témoignent de la vitalité des arts traditionnels de la scène nippone. Chanteurs, musiciens et danseurs font escale à La Scène Watteau et nous dévoilent leurs disciplines artistiques : Nihon Buyô (danse du théâtre Kabuki), Minyo et Shin Minyo (chants folkloriques), percussions (taiko, uchiwa daiko), instruments à cordes traditionnels (koto, shamisen)...

Un dépaysement culturel garanti, une invitation au voyage et à la découverte.

Programme de la soirée

Koto et chants traditionnels
Nobuko Matsumiya

Nihon Buyô, danse du Kabuki
Eiko Ayashi

Chants populaires traditionnels et danses
Ensemble Sakura

Librairie et boutique japonaises, ateliers consacrés à l'artisanat nippon, Restauration japonaise proposée tout au long de la soirée.

Prix des places : de 7 à 15 euros. La Scène Watteau, Théâtre, place du Théâtre, Nogent-sur-Marne, station RER Nogent-Le Perreux. Locations 01 48 72 94 94.

Nobuko Matsumiya (koto et chants traditionnels) joue joue du koto et chante. L'artiste est originaire de Kyoto, la capitale des arts traditionnels. Ses récitals offrent un vaste panorama de la musique japonaise du xviie siècle à nos jours. Nobuko Matsumiya est également la co-fondatrice de l'ensemble Sakura, musique et chants populaires traditionnels, et maître du thé. Son répertoire : œuvres chantées (jiuta) et instrumentales : danmono et tegotomono (xviie siècle) ; chants populaires traditionnels (minyô et shin minyô) ; chants de l'ère d'Edo (xviie au xixe siècle)

Nobuko Matsumiya
Nobuko Matsumiya

Eiko Ayashi (Nihon Buyo, danse du Kabuki). Le Nihon Buyo, littéralement danse japonaise, est l'art traditionnel de la danse et du mime. Il découle principalement de la danse du Kabuki, forme épique du théâtre japonais traditionnel datant de l'époque d'Edo. Ce genre, souvent spectaculaire, se caractérise par la complexité de ses codes esthétiques et la beauté somptueuse de ses costumes. La fluidité dans la succession des mouvements suggère élégance, raffinement et maîtrise de l'émotion.

Formée dès son enfance au Nihon Buyo, Eiko Ayashi obtient son titre de maître (natori) à l'âge de 18 ans. Puis ses études l'emmènent en Allemagne et lui permettent de présenter son art à un public européen. Au fil de ses nombreuses expériences chorégraphiques, elle cherche à confronter danses japonaises et musique occidentale, mais elle revient toujours aux racines de la danse traditionnelle du Kabuki.


Eiko Ayashi

Ensemble Sakura (Chants populaires traditionnels et danses) : Trois voix de femmes japonaises, un shamisen, un koto, un taiko, un mokkin, un uchiwa daiko et d'autres percussions. C'est l'ensemble Sakura, constitué de la rencontre de Nobuko Matsumiya joueuse de koto, et d'Emiko Ota, percussionniste.

L'ensemble Sakura interprète les plus populaires des minyo et des shin minyo (nouveaux minyo), les chants folkloriques du Japon. La plupart des minyo et des shin minyo sont des chants pour exprimer la joie, danser, faire la fête ou se donner du courage pour travailler. Certains sont humoristiques.

Un concert de l'ensemble Sakura, c'est un joyeux voyage musical à travers toutes les régions du Japon.


Ensemble Sakura

14 mai 2011
Viry-Châtillon, église Saint-Denis

Polyphonies de l'Europe baroque
Ensemble vocal de l'Hurepoix
Ensemble instrumental Musicque de Joye

Le samedi 14 mai et le dimanche 15 mai 2011, l'ensemble vocal de l'Hurepoix se produira en l'glise Saint-Denis de Viry-Chatillon, sous la direction d'Antoine Bretonnière.

Au programme, un tour d'Europe musical, de l'Angleterre à l'Italie, des Flandres à l'Espagne, de l'Allemagne à la France… à travers la Renaissance et le début de la période baroque. Délaissant la monodie du chant grégorien, les lignes mélodiques se multiplient et s'entrelacent dans une conception plus verticale de la musique. C'est le triomphe de la polyphonie vocale et du contrepoint.

Les pièces s'enchaînent, alternant musique profane et sacrée : pompe majestueuse de la Music for the Funeral of Queen Mary du musicien de cour Henry Purcell (musique qui rythma ses propres obsèques un peu plus tard), aux tempi contrastés: marche lente, anthems lents, canzona vive… ; le mélodieux Pater noster du plus grand compositeur catholique de la Renaissance, l'Italien Palestrina, qui résume dans cette œuvre toute l'essence de la polyphonie chorale de son époque ; le lent et sombre motet O vos omnes de Victoria, élève de Palestrina à Rome ; sans oublier le mélancolique et dépouillé Mille regretz du franco-flamand Josquin des Prés…

Chansons galantes et joyeuses, sur un rythme entraînant : le sautillant Ojos garços ha la niña et le sentimental Prado verde e florido de Guerrero, un des maîtres de l'école andalouse, protégé de Charles Quint et du pape Jules III ; un poème mis en musique par Sermisy et trois pièces du célèbre madrigaliste liégeois, Jacques Arcadelt.

Pour finir, le Deutsches Magnificat, ultime et grandiose production d'Heinrich Schütz, interprété à huit voix qui se croisent et se répondent, dans un travail de polyphonie imitative.

Le concert est ponctué de pièces instrumentales de Gabrieli, compositeur pour la Cathédrale Saint-Marc de Venise, interprétées par Musicque de Joye, ensemble instrumental professionnel créé à Orléans en 1986, qui fait retentir cornets à bouquin et sacqueboutes.

Vera Nikitine, organiste de réputation internationale et titulaire en la chapelle Saint-Vincent-de-Paul de la Congrégation des Lazaristes (Paris VI), accompagnera le chœur à l'orgue et interprètera également quelques pièces instrumentales.

Samedi 14 mai 2011 à 20h30 ; dimanche 15 mai 2011 à 16h. Lieu : Église Saint-Denis, rue Horace de Choiseul, Viry-Chatillon. Tarifs : 15 €. Prévente: 12 €. Étudiants et demandeurs d'emploi : 8 €. Moins de 12 ans : gratuit. Renseignements et prévente au 01 69 24 00 72.

L'ensemble vocal de l'Hurepoix, en résidence à la Maison de la Musique de Viry-Chatillon, a vu le jour en Essonne en 1967. Composé de 80 choristes amateurs de tout le département, il allie exigence musicale et convivialité associative et a su s'attacher les services de brillants chefs et solistes. Il se produit régulièrement avec l'orchestre de l'Opéra de Massy. Depuis septembre 2009, l'ensemble est dirigé par Antoine Bretonnière, assisté de Marie Faucqueur, pianiste-accompagnatrice et organiste de talent.

Ensemble vocal de l'Hurepoix, c/o Aline Lasoudris, 14 rue Soljenitsyne, 91000 Evry. https://chœur.evh.free.fr

mercredi 25 mai 2011

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L'improvisation, une tendance
chez les musiciens classiques

Incontournable pour les musiciens de jazz, l'improvisation s'installe peu à peu parmi les musiciens classiques, désireux de rafraîchir leur répertoire par le mélange des genres.

Pour preuve, la « Nuit de l'improvisation de Jean-François Zygel » au Châtelet, qui a réuni lundi des artistes européens, latino-américains, asiatiques et africains de divers horizons, pour une fête inattendue.

A l'origine de cette manifestation, le pianiste et compositeur Jean-François Zygel, connu pour ses « leçons de musique » adressées au grand public. Il enseigne au Conservatoire national supérieur de Paris aussi bien l'improvisation que l'harmonie.

Le pianiste est aussi parrain du Festival de jazz à Saint-Germain-des-Près. La prochaine édition a lieu du 15 au 29 mai et il y jouera (19 mai) avec son complice Antoine Hervé, un musicien de jazz. Tous deux ont accompli en France une tournée de concerts d'improvisation, captés et réunis dans un album, « Double Messieurs », sorti en mai (Naïve), où l'osmose entre le musicien « classique » et le musicien de jazz est totale.

« Il y a de plus en plus de concerts d'improvisation. C'est une tendance », assure à l'AFP le directeur du Conservatoire, le compositeur Bruno Mantovani, qui dit avoir été lui-même « très praticien » de l'improvisation, notamment de jazz.

« L'improvisation repose sur une créativité en temps réel, alors que l'écriture est un contrôle qui permet d'avoir une plus grande complexité », selon lui. « Evidemment, l'improvisation nourrit ensuite l'inspiration et l'écriture », affirme-t-il.

« Sur scène, c'est un exercice difficile, compliqué, qui demande beaucoup de qualités », assure Bruno Mantovani. Il dit favoriser cette discipline au conservatoire. « Ca me paraît très difficile aujourd'hui d'être un jeune interprète et de ne jamais avoir essayé de sortir de la partition que l'on doit travailler, de ne jamais avoir essayé de créer son propre univers », dit-il.

« Il y a une vie, une fraîcheur, un élan, une conduite rythmique spécifique à l'improvisation », estime Jean-François Zygel, farouche partisan de cette discipline qui permet, selon lui, « de dialoguer avec absolument n'importe quel autre musicien ».

« C'est très important parce que je pense que le renouvellement de la création et de la musique classique passe par la rencontre avec les autres musiques », ajoute-t-il.

« Regardez les programmes de concert de musique classique: ils sont presque exclusivement consacrés à l'interprétation des œuvres du passé. C'est une situation inédite dans l'histoire, qui n'a son équivalent ni en danse ni en théâtre ».

Pour lui, « si les musiciens classiques n'écoutent pas le bruissement du monde, le monde ne les écoutera plus ».

« L'improvisation a une place », juge aussi le pianiste Cyprien Katsaris, « d'autant plus que la création musicale de ces dernières décennies s'est retrouvée dans une espèce d'impasse ».

« Il y a des compositeurs contemporains qui sont allés un petit peu trop loin et que le public a totalement rejetés parce qu'ils ont composé plus avec leur cerveau qu'avec leur cœur », dit-il, estimant que « la musique, avant tout, c'est le cœur ».

mercredi 25 mai 2011

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« Atys » de Lully revit dans la
production mythique de 1987

Fin entrelacement musical et chorégraphique, la tragédie lyrique « Atys » de Lully, recréée dans la production mythique de 1987 à l'Opéra-Comique à Paris, offre un spectacle éblouissant d'élégance et de raffinement, rehaussé par de riches costumes dignes de la cour du roi.

Présenté à Paris jusqu'au 20 mai, puis en tournée en France et à New York, ce spectacle est dirigé par l'un des pionniers du renouveau baroque en France, William Christie, à la tête des chœurs et de l'orchestre des Arts Florissants, dans une mise en scène de Jean-Marie Villégier.

La chorégraphie initiale de Francine Lancelot, décédée en 2003, est reprise aujourd'hui par Béatrice Massin, qui fut son assistante.

La production Christie-Villégier avait donné une impulsion décisive au mouvement baroque en France.

Elle a pu être recréée grâce au soutien d'un mécène américain, Ronald P. Stanton, dirigeant d'une entreprise internationale, qui souhaitait revoir ce spectacle qu'il avait admiré lors des splendides représentations à l'Opéra royal de Versailles en 1987.

« Il serait malhonnête d'annoncer une copie conforme », avait prévenu William Christie, dans la mesure où cette recréation est interprétée par de nouveaux chanteurs.

Incarné par le ténor Bernard Richter, Atys prétend ne pas vouloir aimer mais s'éprend de Sangaride, la soprano Emmanuelle de Negri, qui doit épouser le roi de Phrygie, Célénus. Mais la déesse Cybèle, brillamment interprétée par la mezzo-soprano Stéphanie d'Oustrac, est aussi éprise d'Atys et se venge.

Les chants d'Atys et de Sangaride s'entrelacent dans de beaux duos amoureux avec l'orchestre, fin et vif, ou langoureux et plaintif, dans un équilibre constant. Comme la danse des petits zéphyrs, le songe d'Atys endormi est un délicieux tableau où apparaissent les divinités du sommeil en vêtements dorés, puis les ballets des songes agréables et funestes.

Les costumes offrent avec le décor des harmonies en noir, blanc et gris, particulièrement réussies dans les tableaux d'ensemble, où les choristes incarnent des courtisans.

Composée par Jean-Baptiste Lully sur un poème de Philippe Quinault, « Atys » avait été jouée pour la première fois à la Cour de Louis XIV, à Saint-Germain-en-Laye, en 1676.

Ce spectacle connut un triomphe, avant de sombrer dans l'oubli. Il avait été surnommé « l'opéra du roi » car Louis XIV, qui l'appréciait fort, pouvait en chanter des passages entiers.

« Atys » sera représenté au Théâtre de Caen (31 mai au 3 juin), à l'Opéra de Bordeaux (16 au 19 juin), à l'Opéra royal de Versailles (14 au 17 juillet), puis à New York (18 au 24 septembre).

Il sera, en outre, retransmis en direct et en simultané depuis l'Opéra-Comique, le 21 mai, sur les chaînes de télévision Mezzo et Mezzo Live HD.

mercredi 25 mai 2011

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Festivals: les Nuits Botanique de
Bruxelles, le rock à visage humain

A mille lieues des festivals de l'été qui drainent des centaines de milliers de spectateurs dans des champs écrasés par le soleil et une sono géante, les « Nuits Botanique » de Bruxelles proposent un cocktail rock-pop-world-chanson où la dimension humaine reste primordiale.

Répartis entre l'ancien jardin botanique de la capitale belge devenu centre culturel et un Cirque royal à l'acoustique toujours léchée, la 18e éditions des « Nuits » s'est ouverte jeudi par la création mondiale de « Congotronics vs Rockers », symbole de cette volonté d'« échapper à l'uniformité », selon l'indéboulonnable programmateur du festival, Paul-Henri Wauters.

« Congotronics » est un collectif associant les musiciens traditionnels des Kasaï Allstars et le rois du recyclage congolais, Konono N°1, qui ont composé leurs instruments avec notamment de vieilles pièces de voiture.

Sa réputation a dépassé les frontières et séduit des groupes de la scène rock indépendante en Europe et aux Etats-Unis. De là est né l'idée d'une « confrontation » entre les deux univers, qui s'est d'abord déroulée par l'échange de fichiers via l'internet puis par une « résidence » commune de 10 jours à Bruxelles.

Une vingtaine de musiciens (dont les Américains de Deerhoof et les Suédois de Wildbirds & Peacedrums) se sont donc retrouvés sur la scène du Cirque royal pour leur première représentation publique, prélude à des passages notamment à Couleur Café (Bruxelles), aux Vieilles Charrues (France) ou au Paléo Festival de Nyon (Suisse) cet été.

Le résultat est un concert joyeux, où domine souvent la rumba congolaise derrière laquelle s'effacent quelque peu des rockeurs visiblement heureux d'accompagner les rythmes africains. La fusion s'opère toutefois sur certains morceaux évoquant Graceland, l'album sud-africain de l'Américain Paul Simon.

Mais les Nuits Botanique, c'est en tout une cinquantaine de concerts programmés jusqu'au 29 mai (www.botanique.be) dans des salles pouvant accueillir de quelques dizaines à plusieurs centaines de spectateurs, un cadre idyllique en plein centre ville et un mélange de têtes d'affiches — dEUS, Mercury Rev, Katerine, Cocoon —, et d'artistes « en découverte » ou en « phase de développement », selon Paul-Henri Wauters.

mercredi 25 mai 2011

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Pierre Perret fait condamner le
Nouvel Obs qui niait ses
rencontres avec Léautaud

Même s'il existe des invraisemblances dans le récit que fait Pierre Perret de ses visites à Paul Léautaud, le Nouvel Obs ne pouvait affirmer qu'il ne l'avait jamais rencontré, a jugé vendredi le tribunal correctionnel de Paris, en condamnant l'hebdomadaire pour diffamation.

Ecrivain misanthrope jugé antisémite, réputé pour ses écrits assassins, Paul Léautaud (1872-1956) a été redécouvert au début des années 1950 à la suite d'une série d'entretiens radiophoniques. Il exerce alors une fascination sur nombre d'artistes, comme Georges Brassens et Pierre Perret.

Tandis que ce dernier affirme avoir rencontré Léautaud à plusieurs reprises à son domicile de Fontenay-aux-Roses, Sophie Delassein écrivait en janvier 2009 qu'il n'en était rien, dans un article intitulé « Perret et le pot aux roses ».

Selon elle, le chanteur aurait inventé cette histoire « pour briller aux yeux de Brassens ». Elle relevait des incohérences de dates dans les versions livrées par le chanteur et l'accusait de « piller » les textes de Brassens ou d'autres poètes.

C'est un « tissu d'ignominies (...) sans fondement », avait alors dénoncé Pierre Perret, « profondément blessé ».

Vendredi, la dix-septième chambre du tribunal correctionnel de Paris a jugé que la journaliste avait « manqué de prudence dans l'expression » en publiant « un réquisitoire d'une singulière violence, insoucieux du contradictoire ».

Le Nouvel Observateur a regretté que le tribunal ait fait grief à la journaliste « de ne pas avoir recueilli la position de Pierre Perret alors qu'elle avait cherché à le contacter et qu'il a refusé de la rencontrer ». L'hebdomadaire a rappelé que « l'article en question s'appuyait avant tout sur les déclarations et les écrits de Pierre Perret lui-même ».

Sophie Delassein a été condamnée à une amende de 2.000 euros et son directeur de publication à une amende de 1.000 euros. Ils devront verser solidairement 10.000 euros de dommages et intérêts à Pierre Perret, ainsi que 8.000 euros de frais d'avocat. Le chanteur réclamait un total de 215.000 euros.

Dans son jugement, la dix-septième chambre, présidée par Joël Boyer, reconnaît qu'il existe « des invraisemblances » dans les informations qu'a lui-même livrées Pierre Perret, invraisemblances qui peuvent semer le doute sur ses rencontres avec Léautaud.

Plusieurs éléments « nourrissent incontestablement l'impression générale que la partie civile ait pu, à quelque occasion, flatter ses propres souvenirs, ou plus simplement se tromper en divers points », ajoute le tribunal.

« S'il était légitime pour Sophie Delassein d'enquêter sur une rumeur de basse intensité, mais incontestablement persistante, qui mettait en doute dans certains cercles de spécialistes la fréquence des rencontres de Pierre Perret avec Paul Léautaud », nuance le tribunal, « la journaliste ne pouvait de bonne foi (...) et sans se soucier de recueillir loyalement les explications de l'intéressé, affirmer d'une manière aussi péremptoire (...) que Pierre Perret n'avait jamais rencontré l'écrivain et que ses écrits et ses souvenirs à cet égard n'étaient qu'imposture. »

Pour les juges, Sophie Delassein aurait dû « prendre attache » avec l'auteur de « Blanche » et du « Zizi » pour recueillir « ses réactions sur le dossier à charge qu'elle avait entre les mains, qui n'était pas mince mais pouvait paraître reposer davantage sur des déductions, des suspicions ou certaines contradictions que sur des certitudes ou des faits établis ».

Le tribunal a également jugé diffamatoires des passages reprochant à Pierre Perret d'avoir pillé Brassens et Garcia Llorca.

mercredi 25 mai 2011

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Musique: le site LimeWire paie
105 millions pour solder des
poursuites

Le site internet américain LimeWire, un service d'échange de fichiers musicaux condamné pour violation de droits d'auteur, a accepté de payer 105 millions de dollars pour solder les poursuites, a annoncé l'association professionnelle du disque RIAA.

Selon la RIAA, qui a publié un communiqué jeudi soir, un accord amiable a été conclu alors qu'un jury réuni à New York devait décider le montant des dommages et intérêts auxquels devait être condamné LimeWire.

« Concevoir et faire fonctionner des services afin de profiter du vol des plus grandes musiques du monde coûte cher », a souligné le directeur général de la RIAA Mitch Bainwol, cité dans le communiqué.

« Le règlement de cette affaire est une nouvelle étape dans l'évolution de la musique en ligne pour qu'elle devienne un marché légitime qui rémunère convenablement les créateurs », a-t-il ajouté.

Le logiciel LimeWire, lancé en août 2000, permettait aux internautes d'échanger des fichiers par la technologie « poste à poste ». Il appartient à la société new-yorkaise Lime Group.

En mai 2010, un juge fédéral avait tranché en faveur de 13 sociétés contre LimeWire, statuant que l'entreprise et son propriétaire Mark Gorton avaient violé les droits d'auteur et s'étaient livrés à de la concurrence déloyale.

Les plaignants avaient demandé la saisie immédiate des actifs de LimeWire, estimant que les dommages pourraient s'élever à « des centaines de millions de dollars, voire à des milliards ».

Par la suite, en octobre 2010, LimeWire avait été contraint par la justice de mettre fin à ses services, à la suite d'une autre plainte déposée en juin 2010 par huit membres de l'Association nationale des éditeurs de musique (NMPA), parmi lesquels des géants comme EMI Music Publishing, Universal Music ou encore Warner/Chappell.

mercredi 25 mai 2011

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Prince en concert au Stade de
France le 30 juin

Le chanteur américain Prince se produira en concert au Stade de France le 30 juin, a annoncé vendredi RTL, partenaire de l'événement.

La billetterie pour ce concert unique sera ouverte le 30 mai, précise la radio.

Amoureux de la France, le « kid de Minneapolis » donne régulièrement des concerts événements dans l'Hexagone. Il a notamment donné deux concerts au Grand Palais à Paris fin 2009, puis s'est produit à Arras et Nice l'été dernier.

mercredi 25 mai 2011

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« Rome » : un casting de stars
pour réinventer la musique de
western

Amoureux d'Ennio Morricone, l'Américain Danger Mouse et le compositeur italien Daniele Luppi ont travaillé pendant cinq ans pour créer « Rome », un envoûtant album concept autour de la musique de western spaghetti, pour lequel ils ont enrôlé Jack White et Norah Jones.

Danger Mouse, de son vrai nom Brian Burton, est peu connu du grand public. Pourtant, le longiligne américain se cache derrière quelques-uns des projets les plus enthousiasmants de ces dernières années. Producteur de Gorillaz, il compose notamment la moitié du duo Gnarls Barkley.

C'est sur ce projet qu'il a fait la connaissance de Daniele Luppi, arrangeur, producteur et compositeur, entre autres, de musiques de films.

« Rome » (EMI), publié lundi, est « né de notre amour, de notre passion commune pour les musiques de films italiens des années 60 et 70 », celles des westerns spaghettis signées Ennio Morricone, explique Daniele Luppi.

Leur création n'est pas un album de reprises, ni un simple hommage mais leur « propre version de ce son cool et stylé », ajoute-t-il.

En orfèvres, les deux musiciens ont pris leur temps pour façonner « Rome » à leur guise. Financé par Danger Mouse, le projet a mis cinq ans à être finalisé.

Après une période d'écriture, les deux hommes se sont rendus à Rome en 2006 et ont commencé à réunir certains des musiciens qui avaient travaillé avec Ennio Morricone, désormais âgés de plus de 70 ans et qui n'avaient pas joué ensemble depuis plusieurs décennies.

Danger Mouse et Daniele Luppi ont ensuite réservé les mythiques studios d'Ennio Morricone et ont recherché des instruments vintage pour recréer les méthodes d'enregistrements en vigueur dans les années 60 et 70, sans recours aux ordinateurs.

« Chaque année, nous revenions à Rome pour enregistrer de nouvelles choses et chacun de nous deux donnait des idées sur tout, des cordes aux chœurs en passant par le mixage », raconte Daniele Luppi.

Comme une bande-originale de films, l'album alterne instrumentaux et morceaux chantés. Mais « Rome » s'écoute avant tout comme un vrai disque pop, élégant et entêtant, évoquant les grands espaces américains et les vagues de chaleur des déserts du far west.

Le disque rappelle autant la musique de Nancy Sinatra et Lee Hazlewood que celle d'Ennio Morricone.

Les deux musiciens voulaient confier les morceaux chantés à parts égales à une homme et une femme.

Pour la voix masculine, Danger Mouse a fait appel à un autre amoureux des sons vintage et de la culture de l'ouest américain : Jack White, l'homme des White Stripes, de The Raconteurs et de The Dead Weather.

Pour écrire ses textes, le chanteur a laissé son esprit vagabonder au volant. « Je conduisais en écoutant les instrumentaux avec un petit dictaphone et je chantais ce qui me venait à l'esprit sur chacune des chansons », dit-il.

En contrepoint de la voix éraillée de White, Danger Mouse et Daniele Luppi ont fait appel à Norah Jones, qui pose sa voix suave et chaude sur trois titres.

« C'est un album très visuel, empreint de mélancolie. C'est un disque sur l'amour, je pense », estime Danger Mouse.

mercredi 25 mai 2011

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Eurovision: Amaury Vassili mise
sur sa voix

Amaury Vassili, candidat de la France et favori des parieurs pour la finale de l'Eurovision samedi en Allemagne, assure que son extravagance, c'est sa voix, dans un concours où le kitch devrait être à nouveau au rendez-vous.

Adepte de pop lyrique, le jeune homme, originaire de l'ouest de la France, chantera... en corse « Sognu » (Rêve), et tentera de rapporter dans son pays le premier titre depuis 34 ans alors que ses concurrents les plus redoutables sont « les Irlandais et les Anglais », selon lui.

A la veille du concours, dans les allées du stade de Düsseldorf où se déroulera la finale, Amaury Vassili sent la pression monter en raison de sa position de favori.

« Cela fait deux mois qu'on est (favoris) », explique-t-il à l'AFP, « on espère tellement cette victoire que ça serait dommage d'avoir passé tout notre temps sur la première marche et de finir sur la deuxième ou même un peu après ».

Connu pour ses excès vestimentaires ou scéniques en tout genre, le concours de l'Eurovision, qui devrait réunir 120 millions de téléspectateurs à partir de 19H00 GMT, attire chaque année des candidats originaux, souvent adeptes du kitch.

Cette année, les jumeaux irlandais de Jedward ont déjà attiré l'attention avec leurs costumes à paillettes rouges et surtout, leurs cheveux blonds décolorés, dressés droits sur la tête, façon Desireless.

Très remarquée, la chanteuse serbe Nina a opté pour un style rétro aux couleurs acidulées.

« La seule extravagance que j'ai, c'est ma voix », rétorque Amaury Vassili. « Est-ce que ça va payer ? Ca, on ne le saura que samedi à minuit mais je veux vraiment tout donner car c'est hyper important pour la France, c'est hyper important pour moi, pour ma carrière », ajoute le jeune homme qui espère que son « style musical saura donner le frisson aux téléspectateurs ».

« Les Irlandais et les Anglais » sont les plus gros concurrents, selon le Français qui a lui aussi « des favoris ». « Ce sont des chanteurs qui sont devenus amis donc forcément on a envie de les soutenir », raconte-t-il.

« J'étais (ainsi) très content de voir l'Autriche, l'Ukraine et la Slovénie se qualifier » jeudi pour la finale. Et « j'ai été très content de voir les Grecs se qualifier » mardi soir lors de la première demi-finale.

Pour le ténor, l'essentiel samedi soir consistera à faire « une bonne performance ». Mais quand même « je serais très déçu si j'étais plus loin que la dixième place ».

Pour la deuxième fois depuis le début de l'Eurovision en 1956, la France chantera en corse, après Patrick Fiori en 1993. Un choix étrange pour un chanteur originaire de Normandie, à plus de 1.000 km de l'île ? « Oui, c'est bizarre », reconnaît-il. « Mais c'est ça qui fait toute l'originalité du concept ».

« C'est une langue très proche de l'italien. On retrouve la même fluidité dans le chanter. Et puis il y a le côté romantique qui est très similaire à l'italien », selon lui.

La dernière victoire en langue française, seconde langue officielle de la compétition, remonte à 1988 avec Céline Dion qui, bien que canadienne, représentait la Suisse.

mercredi 25 mai 2011

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Le théâtre du Volcan du Havre va
s'exiler dans l'ex-gare des
transatlantiques

Le théâtre du Volcan du Havre va s'exiler lors de sa saison 2011-2012 dans l'ancienne gare des transatlantiques de ce port, le temps d'une vaste restructuration de ses bâtiments, construits entre 1978 et 1982 par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer.

Cette gare maritime abandonnée depuis le désarmement du paquebot France en 1974 va être aménagée pour permettre la constitution d'une salle de 500 places et d'une autre de 250.

Une cinquantaine de spectacles doivent se succéder au cours de la prochaine saison, qui s'ouvrira le 13 octobre par une soirée consacrée au jazzman Lionel Hampton (1908-2002).

L'équipe de la scène nationale restera au moins deux saisons dans cette gare, durant le temps de la restructuration de ses bâtiments prévue pour s'achever entre fin 2013 et début 2014.

L'objectif principal est de restaurer l'œuvre architecturale de Niemeyer composée de deux bâtiments blancs et aveugles, baptisés en raison de leurs formes « le petit Volcan » et « le grand Volcan ». Mais les travaux visent aussi à moderniser la salle principale, à mieux insérer l'ensemble dans la ville et à renouveler l'offre culturelle avec l'aménagement d'une médiathèque.

L'atelier d'Oscar Niemeyer, âgé aujourd'hui de 103 ans, sera consulté durant toutes les phases du projet « afin que l'intégrité de son œuvre soit respectée », selon le maire UMP du Havre Edouard Philippe. Le précédent maire, Antoine Rufenacht (UMP), avait recueilli l'avis de l'architecte communiste sur ce projet lors d'une rencontre en 2006 à Rio de Janeiro.

Le coût des travaux, confiés au cabinet Deshoulières Jeanneau Architecture, est évalué à 53 millions d'euros dont les trois quarts à la charge de la ville, le reste provenant de subventions d'autres collectivités.

mercredi 25 mai 2011

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L'appétit sexuel insatiable d'une
femme au cœur d'un premier film
israélien

Jour et nuit, dès que ses filles sont couchées, elle s'empresse de rejoindre l'un de ses nombreux amants dans ce coin de campagne israélienne qui pourrait être n'importe où: « The Slut » (« la traînée » en français) est une femme insatiable qui interroge nos rapports à la sexualité.

« Je voulais présenter un personnage de femme dont il serait difficile de déterminer si c'est une victime ou si c'est elle qui fait des victimes », explique à l'AFP Hagar Ben Asher, cinéaste trentenaire qui tient aussi le rôle principal.

Pour son premier film, présenté à la Semaine de la Critique, une sélection du festival de Cannes dédiée à la découverte de nouveaux talents, elle cherche encore un distributeur en France.

Sa nymphomane, Tamar, « est portée par le besoin de faire plaisir, ce qui n'a rien avoir avec le don de soi » ni avec la générosité, juge la cinéaste, qui a pris soin de faire abstraction, dans ce film lent, de l'opinion portée sur la jeune femme par ses voisins.

Pas une trace de moralisme ici. « J'ai choisi un titre, la traînée, qui est stigmatisant. Mais je l'ai choisi pour me réserver la possibilité de casser ce préjugé sur (ces femmes) que la société qualifie ainsi », dit la jeune femme longiligne, teint porcelaine et larges boucles rousses.

Parce qu'il n'y a rien de plus ambigü que la sexualité: « C'est indéfinissable parce que c'est un besoin basique, très animal, et qu'il est compliqué de lire la logique ou l'intellectualisation derrière le comportement sexuel des uns et des autres », dit-elle.

Dans ce coin de campagne, peuplé de poules et de chevaux, s'échangent peu de mots. Le temps s'allonge, interrompu seulement des ébats de Tamar, rarement précédés de conversation.

Le fermier derrière une machine agricole, le réparateur de vélos contre une porte close, une ombre qui la prend sur un muret. Ces hommes au physique passe-partout sont à peine des personnages, le spectateur n'apprend rien à leur sujet.

Jusqu'au jour où Tamar rencontre un vétérinaire, beau et généreux, dont elle tombe amoureuse et qui devient peu à peu un père pour ses filles. Elle le laisse s'installer dans sa vie, mais reste ambivalente, tourmentée. Partager son intimité l'effraie. Saura-t-elle lui rester fidèle ?

Cette femme « indépendante est faible à la fois », décrit Hagar Ben Asher. « Elle est le seul maître de son domaine, qu'elle gère parfois avec un certain mauvais goût », ajoute-t-elle avec une tendresse évidente.

Tourné à quelques kilomètres de Tel Aviv, mais aussi plus au nord, cette campagne israélienne est peu identifiable. Si les protagonistes ne parlaient pas hébreu, le public aurait bien du mal à situer l'action.

Souci d'universalité ? « J'ai eu envie de presque sortir mon histoire de toute réalité, de débarrasser le film des notions de temps et de lieu », dit la réalisatrice. Seules les maisons, très typiques de celles bâties avant et lors de la création de l'Etat d'Israël, échappent à cette sensation de no man's land.

mercredi 25 mai 2011

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« Polisse » de Maïwenn :
L'enfance maltraitée  en ouverture à
Cannes

Pour son troisième long métrage, la jeune femme (35 ans) attrape à bras le corps la violence faite aux enfants et toutes les formes de maltraitances sexuelles qui les ciblent en suivant le quotidien d'une dizaine de policiers de la « BPM », incarnés par la génération la plus en vue du cinéma français, de Karin Viard à Nicolas Duvauchelle ou Marina Foïs.

Après avoir vu un documentaire à la télévision, Maiwenn a demandé à effectuer un stage parmi ces policiers confrontés chaque jour aux jeunes victimes : « C'est ce qui m'a donné envie de faire ce film; j'ai été séduite par la passion de ces policiers pour leur métier », a-t-elle expliqué vendredi devant la presse. « Et j'ai très vite compris que chacun d'entre eux avait de bonnes raisons personnelles d'être là ».

Chaque situation filmée s'inspire donc d'une histoire dont elle fut témoin ou qui lui a été racontée, couvrant à l'arrivée une grande variété d'abus possibles. Et elle se dit « frappée », au passage, par « l'état de la sexualité chez les ado, prêts à tout pour un MP3 ou un portable ».

Elle met d'ailleurs en scène une gamine de 14 ans qui confesse « avoir sucé » des garçons pour récupérer son téléphone : « Quand même, c'était un smartphone », se justifie-t-elle.

« Quand on traite ce genre de sujet, on ne peut pas se montrer approximatif », insiste sa co-scénariste et actrice Emmanuelle Bercot. « Il fallait être précis, réaliste et fidèle, notamment dans la façon de montrer les interrogatoires des enfants ».

« Les policiers se sont même prêtés avec nous à des simulations d'interrogatoires », pour pouvoir les écrire et les jouer au plus juste, ajoute-t-elle.

Un vrai travail d'enquête traduit par des personnages, eux, fictifs. Mais réalistes.

Ainsi, les dialogues oscillent sans cesse entre l'infinie précaution du langage quand il s'agit de faire raconter à un enfant les sévices qu'il a subis et qui doivent être nommés le plus précisément possible et la crudité des échanges entre les policiers, qui se racontent - femmes et hommes - leurs « histoires de cul ».

« C'est une façon pour eux de décompresser en libérant par des vannes ce à quoi ils sont confrontés dans leur travail », estime Emmanuelle Berçot.

Outre ses acteurs pro, Maiwenn a débusqué des enfants d'un réalisme inouï, repérés parmi les apprentis comédiens et dans la rue, auxquels elle a fait passer des essais avant de leur expliquer le sujet de son travail : des enfants victimes et des policiers pour les défendre.

« Ils étaient motivés par le sentiment de défendre une cause, comme une conscience. C'était très digne et très pur ».

Ses acteurs avouent pour certains avoir changé de regard sur la police avec ce film. Telle Karine Viard qui souligne avoir «  »rencontré des gens très dévoués, très sophistiqués, intelligents ».

Jérémie Elkaïm, qui incarne l'intello de la brigade au parler riche et précis, avoue que pendant le tournage, il ne pouvait se défaire d'un sentiment de « parano » : « l'impression que dans chaque maison il pouvait se passer quelque chose. Eux aussi (les policiers) disent que c'est difficile pour eux au début de ne pas voir un violeur derrière chaque personne ».

Compagnon de Maiwenn à la ville, Joey Starr, qui chantait « Nique la police » en 1993 avec le groupe NTM et interprète l'un des policiers du film, se défend en revanche d'avoir revisité sa vision des flics.

mercredi 25 mai 2011

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« La guerre est déclarée », l'hymne
à  la vie d'un couple amoureux du
cinéma

« La guerre est déclarée », l'hymne à la vie d'un couple amoureux de cinéma, Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, séduit la Croisette, après avoir fait l'ouverture de la 50e édition de la Semaine de la critique.

Une double page dans Libération, une invitation au Grand Journal de Canal+, des sollicitations de nombreux médias, un bouche à oreille enthousiaste : le deuxième film de la réalisatrice française a conquis le petit monde des festivaliers cannois.

Œuvre singulière, « La guerre est déclarée » abordait pourtant un thème dangereux, pouvant flirter avec l'overdose de pathos: Roméo et Juliette, couple de jeunes et beaux Parisiens, apprennent que leur très jeune fils a une tumeur au cerveau.

Le récit couvre plusieurs années de cette lutte sans merci contre la maladie et ballote le spectateur dans les couloirs d'hôpitaux et les salles d'opération ou d'examen, au gré des rendez-vous avec médecins généralistes, grands chirurgiens, spécialistes du cancer, etc.

Entre ces moments « médicaux », on suit les deux personnages, joués par la réalisatrice et son co-scénariste, Jérémie Elkaïm, avec leurs proches, famille et amis, dans leur vie quotidienne bouleversée par le drame qu'ils sont en train de vivre.

A cela, il faut ajouter un autre ingrédient risqué: le film est tiré de la véritable histoire vécue par Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, parent d'un petit garçon, Gabriel, qui a souffert d'un cancer.

En soi, le film a donc tout du tire-larmes. Pourtant, son ton et sa forme (tournage façon clip, éléments de comédies musicale, ralentis, bande-son éclectique) font qu'il n'en est rien. « On a toujours cherché à trouver la bonne distance, la poésie qui allait permettre de traiter ce sujet », a expliqué Jérémie Elkaïm, sur France Inter.

Quant à Valérie Donzelli, elle confesse que son « plaisir de faire des films vient de son plaisir de spectatrice », ajoutant « aimer mélanger les émotions ».

Le spectateur navigue effectivement entre rires et larmes, tout au long d'1h40 d'un film qui se veut surtout une célébration de la vie et de l'amour.

Jeudi soir, lors de sa présentation en ouverture de la 50e semaine de la Critique, sélection parallèle dédiée à la découverte de nouveaux talents, « La guerre est déclarée » a été acclamée debout.

Dès le début du générique de fin, la salle dans laquelle se trouvait le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a vivement applaudi le film.

Installés au milieu de la salle, Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, ont été longuement salués, la réalisatrice pleurant à chaudes larmes avant de danser avec son partenaire.

mercredi 25 mai 2011

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Cinéma: alliance entre la Fnac et
Allociné, avec une billeterie
universelle

Le site d'information sur le cinéma Allociné et le distributeur de biens culturels Fnac ont annoncé vendredi dans un communiqué commun un partenariat stratégique pour proposer une « offre de billeterie cinéma universelle ».

Les internautes pourront à partir de septembre « retrouver sur les deux sites l'exhaustivité des contenus liés à l'actualité du cinéma, réserver et acheter des places, notamment en e-ticket pour la quasi-totalité des cinémas de France et pour tous les films », selon le communiqué.

Ils pourront également avoir accès, sur les sites Fnac et Allociné et depuis leurs applications mobiles, à « tous les produits existants autour d'un film », comme les DVD, Blu-Ray, pré-coffrets collector créés par la Fnac dès la sortie en salles, bandes originales ou produits dérivés.

Les contenus cinéma d'Allociné seront agrégés sur le site de la Fnac.

« Ce partenariat offre également aux distributeurs et exploitants, de nouvelles opportunités en matière d'opérations de marketing et de promotion globales, intégrant toute la chaîne de valeur d'un film, de sa sortie en salles à sa commercialisation vidéo et produits dérivés », selon le communiqué.

Ce partenariat constitue « un véritable relais de croissance pour la Fnac qui vient compléter le marché de la vidéo physique sur lequel elle innove en permanence. Allociné est un acteur référent et notre partenariat permettra d'être en mesure de bâtir un véritable écosystème pour répondre aux fans de cinéma et, plus largement, aux bouleversements des modes de consommation de nos clients », selon Alexandre Bompard, PDG de la Fnac, cité par le communiqué.

Cette annonce intervient après plusieurs changements législatifs sur le cinéma, comme la possibilité de réserver, à plus de 7 jours, son billet de cinéma depuis 2009 et la dématérialisation de la billetterie.

La Fnac fait partie des activités de distribution que le groupe PPR souhaite vendre.

Mercredi, la Fnac avait annoncé par ailleurs qu'elle allait s'implanter prochainement dans des gares et des aéroports en France et en Espagne, en s'installant dans les points de vente actuellement sous enseigne Virgin grâce à un partenariat avec Lagardère Services.

mercredi 25 mai 2011

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Le cinéaste iranien Jafar Panahi
honoré à Cannes par le « Carrosse
d'or »

Après Clint Eastwood, Nanni Moretti, David Cronenberg, Jim Jarmush et Agnès Varda, le cinéaste iranien Jafar Panahi, condamné et retenu dans son pays, a été distingué à Cannes par le « Carrosse d'or », prix de la Société des réalisateurs de films (SRF).

En présence du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, et à l'occasion d'une table ronde sur le travail des cinéastes sous une dictature, son prix a été symboliquement remis jeudi soir à la cinéaste française Agnès Varda, précédente lauréate du « Carrosse d'or » (en référence au film de Jean Renoir). Les réalisateurs Costa Gavras et Olivier Assayas (France), Reza Serkani (Iran) et Oussama Mohammed (Syrie) étaient présents.

Sous le coup d'une peine d'emprisonnement de six ans et de 20 ans d'interdiction de tourner, Jafar Panahi, assigné à résidence en Iran, sera malgré tout à Cannes grâce à son dernier long métrage, « In Film Nist » (« Ceci n'est pas un film »), réalisé dans des «  conditions semi-clandestines » et présenté le 20 mai en « Séance spéciale » de la sélection officielle.

Par ailleurs, la Quinzaine des Réalisateurs a programmé l'un de ses films, « Offside » (Hors-Jeu), tourné en 2005. La chaîne Canal+ le diffusera vendredi soir.

« Lorsqu'on empêche un créateur de s'exprimer, lorsqu'un artiste ne peut plus faire connaître ses œuvres, il est du devoir du ministre de la Culture de faire entendre la voix de la Liberté », a déclaré Frédéric Mitterrand, estimant que Jafar Panahi a été condamné arbitrairement dans son pays.

« Jafar Panahi s'est abîmé sur les récifs de l'aveuglement et de l'intolérance (...) Je considère que le traitement dont il est l'objet est une atteinte inacceptable à la liberté de pensée et à la liberté de création », a ajouté le ministre.

« Bé Omid é Didar » (« Au revoir »), le long métrage d'un autre jeune réalisateur iranien, Mohammad Rasoulof, lui aussi condamné à 6 ans de prison, devait être montré vendredi dans la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes.

mercredi 25 mai 2011

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Mobilisation pour sauver des
manuscrits de Robespierre de
l'exil

Plus de deux siècles après sa mort, Robespierre déchaîne encore les passions : la vente aux enchères mercredi de manuscrits du chef des Jacobins suscite une levée de boucliers contre le risque de leur départ à l'étranger et de nombreuses voix pressent l'Etat d'intervenir.

Cet ensemble de documents de travail de Maximilien Robespierre écrits au plus fort de la Terreur, estimé de 200.000 à 300.000 euros, sera mis en vente le 18 mai chez Sotheby's, à Paris, à partir de 14H30.

Ces écrits de Robespierre, né en 1758 à Arras et guillotiné en juillet 1794 à Paris, ont été conservés durant plus de deux siècles par les descendants de son ami Le Bas et restés inconnus.

Leur intérêt et leur valeur n'en sont que plus grands, estiment les historiens, qui se mobilisent depuis l'annonce de cette vente, ainsi que de nombreux politiques.

L'Etat pourrait notamment exercer son droit de préemption.

Dans ce cas, « la décision de préemption est annoncée verbalement à l'ensemble de la salle, une fois le marteau tombé », explique Sotheby's à l'AFP.

La formule « sous réserve de l'exercice du droit de préemption de l'Etat » est alors prononcée et l'Etat est déclaré « adjudicateur prioritaire ».

Il dispose alors de 15 jours pour donner sa position définitive. L'Etat acquiert le bien au « prix du marteau (la dernière adjudication) plus la commission d'achat », ajoute la maison d'enchères. L'acquisition peut se faire avec l'aide de mécènes ou de souscriptions.

« Cette disposition n'existe qu'en France et surprend souvent les acquéreurs potentiels étrangers », ajoute Sotheby's, soulignant que ces manuscrits sont vendus en un seul lot, ce qui évite tout risque de dispersion.

Ces 113 pages de brouillons du chef des Jacobins, biffées, barrées, corrigées, de la petite écriture bien lisible de Robespierre, ont été rédigées entre janvier 1792 et juillet 1794.

Ce sont les manuscrits de premier jet d'un des plus féconds penseurs de la Révolution, du « Discours des Jacobins sur la Guerre », le 25 janvier 1792, à celui qu'il prononce la veille de sa mort, le « Discours du 8 Thermidor », le 26 juillet 1794. L'ensemble réunit les fragments de cinq discours et quatre articles, ainsi que des notes éparses et une lettre à un correspondant inconnu sur le fond de sa philosophie : le rapport difficile entre Bonheur et Liberté.

Le directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution française, Pierre Serna, également membre de la Société des études robespierristes, avait appelé dès début mai à un geste de l'opinion ou à une décision de l'Etat.

Une préemption ou une acquisition au profit d'un organisme public, tel que les Archives nationales, avait-il dit, « permettrait à la France de sauver ce qu'il lui reste de Robespierre ».


©Musicologie.org 2011

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