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lundi 2 mai 2011

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« Mille orphelins » : des jeunes de
Paris et Bondy adoptés par le public

Des enfants en haillons en quête d'identité: les jeunes chanteurs de la Maîtrise de Radio France, issus de Bondy (Seine-Saint-Denis) et de Paris, campent « Mille orphelins », un spectacle de théâtre musical adopté par le public des Amandiers à Nanterre.

« L'odeur du monde s'échappe de chacun d'entre vous », leur lance au cours de la pièce le comédien André Wilms. Un texte du romancier et auteur de théâtre Laurent Gaudé (39 ans) qui résonne particulièrement avec le désir de diversité de la Maîtrise de Radio France, récemment installée en Seine-Saint-Denis.

Depuis 2007, la Maîtrise a ouvert un site à Bondy, où quarante élèves de l'école primaire Olympe-de-Gouges, située en zone d'éducation prioritaire, suivent des études musicales exigeantes, tout comme les lycéennes de La Fontaine du XVIe arrondissement de Paris qui les accompagnent sur scène.

Ces petites têtes blondes, brunes ou crépues portent de leurs voix ce spectacle qui questionne les notions d'identité et d'origine.

Dans la grande salle du théâtre Nanterre-Amandiers (prochaines représentations du 5 au 7 mai), les jeunes artistes, parfois âgés d'à peine 9 ans, s'approprient l'espace, juchés sur des échafaudages d'où ils apparaissent et disparaissent au gré des mouvements de vastes écrans vidéos.

En guenilles, tels des spectres surgis du passé, ils harcèlent un homme usé et claudiquant, refusant de l'abandonner à sa solitude.

Dans le rôle du vieillard, André Wilms, seul adulte sur scène, répond de sa voix rocailleuse au chant cristallin de la jeune cohorte. Ils sont soutenus par l'Orchestre philharmonique de Radio France auquel s'ajoute guitare et musique électronique, dans une mise en scène du compositeur Roland Auzet.

Un enfant triture sa chemise, une autre se dandine un peu mais le chœur livre une prestation impeccable, acclamée par les spectateurs de la grande salle, quasi-comble.

« C'est une œuvre de très grande qualité », salue, parmi eux, Jack Lang. « C'est l'enchevêtrement d'une poésie raffinée, d'une écriture musicale contemporaine et d'un travail d'équipe », s'émerveille l'ancien ministre de la Culture, à la sortie du spectacle.

Pour des enfants qui ont affronté une concurrence féroce pour bénéficier de la formation - 15 places seulement sont offertes chaque année pour 100 à 150 candidats -, le spectacle sonne comme la récompense de plusieurs années de labeur.

Le regard fier, le sourire timide, ils semblent pour certains presque étonnés de l'accueil d'un public qui a définitivement adopté ces « Mille orphelins ».

lundi 2 mai 2011

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Nguyên Lê rafraîchit les standards
pop.

Le guitariste Nguyên Lê publie « Songs of Freedom » (Act), un album où il rafraîchit de standards pop des années 60-70. Sous ses riffs de guitare soutenus par une rythmique sans faille et une instrumentation décalée, « Eleanor Rigby » (Beatles), « I Wish » (Stevie Wonder), « Black Dog » (Led Zeppelin) prennent de nouvelles couleurs. Au nombre des trouvailles d'un disque entre jazz rock, hard rock, funk et world, figure une intro de « Whole Lotta Love » pour guitare électrique et tablas. David Linx, Youn Sun Nah, Himiko Paganotti, des chanteurs de pointe du jazz et de la world, ont prêté leur concours à cette expérience. Ils seront en concert le 4 mai au New Mornig à Paris. Nguyên Lê a débuté dans les années 80 dans la sphère du jazz-rock, avant d'assumer à partir du milieu des années 90 son héritage vietnamien, à travers notamment une collaboration avec la chanteuse Huong Thanh.


Purple Haze de Jimi Hendrix : Cathy Renoir (chant et harmonica), Nguyên Lê (arrangement et guitare), Etienne Mbappe (basse), Francis Lassus (batterie).  Mosaic Festival, Singapour 2006. 

lundi 2 mai 2011

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Abed Azrié et l'Épopée de
Gilgamesh

Le chanteur syrien Abed Azrié publie « Epopée de Gilgamesh » (Doutak), un CD et DVD de cette création entre tradition et modernité donnée en novembre 2009 à l'Institut du Monde Arabe à Paris. Abed Azrié interprétera à nouveau à l'Institut du monde arabe de Paris, le 14 mai, de sa voix de baryton entre chant et récitatif, les textes de cette œuvre de la Mésopotamie antique. Né à Alep, Abed Azrié, compositeur, chanteur et écrivain, s'est intéressé très jeune aux musiques occidentales tout en étudiant la littérature arabe à Beyrouth. Venu à Paris en 1967 pour y approfondir ses connaissances musicales, il y est resté. Si le cœur de sa musique est orientale, cet esprit éclairé introduit de manière presque imperceptible des harmonies et timbres occidentaux dans son Ensemble d'Orient et d'Occident ou cohabitent le ney (flûte ottomane), le qânoun (instrument à cordes pincées), le violoncelle, la contrebasse et le violon.

lundi 2 mai 2011

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Susana Baca : nouvel album et
tournée pour la diva péruvienne

Susana Baca publie « Afrodiaspora » et sera en concert le 5 mai à Rouen, le 6 à Brest et le 16 à au New Morning, à Paris. Elle appartient à la communauté noire du Pérou, surtout présente sur les régions côtières. Sans négliger les chants andins, elle met en avant les influences africaines des musiques péruviennes, en s'ouvrant aux musiques latino-américaines. La carrière de cette femme de 67 ans, ambassadrice de l'Unicef et responsable d'une Fondation pour la défense du patrimoine culturel du Pérou, a pris un tour international en 1997 avec la signature d'un contrat avec le label Luaka Bop. Sur « Afrodiaspora », elle emprunte aux musiques cubaine, portoricaine, colombienne, mexicaine

 

lundi 2 mai 2011

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Elisa Vellia plonge dans les îles de
la Mer Egée

Elisa Vellia, harpiste et chanteuse grecque expatriée très jeune, publie « La femme qui marche » (Le Chant du monde/Harmonia Mundi), un album où elle plonge dans la mer Egée et les Cyclades en interprétant de manière intime des musiques traditionnelles de ces lieux. Elisa Vellia jouera ce répertoire en concert à Paris (L'Européen) le 5 mai, Bourg-en-Bresse le 30 juin et Gargilesse (Indre) le 20 août. Originaire de Corfou, Elisa Vellia, au départ guitariste et chanteuse attirée par le folk, a découvert par hasard dans le métro londonien la harpe celtique, qu'elle n'a plus quittée depuis.

lundi 2 mai 2011

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L'ex-vampire Robert Pattinson au
cirque dans « De l'eau pour les
éléphants »

Robert Pattinson, le vampire sentimental de « Twilight », partage l'affiche avec un pachyderme pour traverser l'Amérique de la Grande dépression au sein d'un cirque ambulant dans « De l'eau pour les éléphants » (sortie mercredi).

Etudiant vétérinaire gâté à l'avenir riche de promesses, son personnage, Jacob Jakonwski, se retrouve enrôlé comme soigneur à bord du train des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde », entre gros bras louches, danseuses légères et clowns affamés, tous surtout soucieux d'échapper à la crise.

Dirigé à la trique par August (Christopher Waltz, aussi séduisant qu'inquiétant), un demi-dingue opiniâtre et fou de sa femme Marlène, l'écuyère de la troupe incarnée par Reese Witherspoon, le cirque espère trouver sa survie en ces temps difficiles dans l'acquisition de Rosie, une éléphante ingérable.

Dans ce monde sans pitié, où bêtes et hommes sont également maltraités, Jacob va tomber amoureux simultanément de Marlène et de Rosie, la première contrainte de surmonter ses craintes pour chevaucher l'autre.

Folles émotions garanties pour Reese Witherspoon, qui s'est entraînée trois mois durant pour ce rôle: finalement, « c'était comme monter un gros cheval très lent », confiait-elle vendredi lors d'une conférence de presse à Paris.

Violence baroque et règlements de comptes sentimentaux dans l'Amérique des années trente - 1931 très exactement - cette fresque en technicolor est fidèlement adaptée par le réalisateur Francis Lawrence du roman éponyme de Sara Gruen, qui resta pendant douze semaines en tête des best-sellers du New York Times à sa sortie en 2006, et de nouveau lors de sa réédition en poche un an plus tard.

Venu de l'univers du clip (Britney Spears, Green Day...) Francis Lawrence (« Je suis une légende » avec Will Smith ou « Constantine ») signe ici son quatrième long métrage.

C'est pour Robert Pattinson l'occasion de passer d'un cirque à l'autre, lui qui évolue d'ordinaire entre des escouades de fans énamourées partout où il se rend, comme cette semaine à Paris, où des centaines de jeunes filles l'ont attendu sur le tapis rouge de l'avant-première puis, sous la pluie, face au palace où il donnait avec l'équipe une conférence de presse.

Apparemment satisfait d'avoir délaissé un moment la peau (et les dents) d'Edward Cullen - il vient de tourner « Twilight 4 », intitulé « Révélations » -, le chéri de ces filles a expliqué avoir immédiatement aimé le script du film, même si c'est sa rencontre avec l'éléphante Tai, choisie parmi cinq ou six autres pour le rôle de Rosie, qui a emporté son adhésion.

« Un jour, pendant le tournage, je me suis retrouvé assoupi contre l'éléphante endormie elle aussi... Je crois que je n'ai jamais rien vécu d'aussi fou dans ma vie », a raconté l'acteur, qui aura 25 ans le 13 mai.

Et si le personnage de Jacob lui impose, une fois encore, de jouer un séducteur romantique, Pattinson relève « qu'il est difficile de faire un film sans aucune romance »... Quant à changer de registre: « Le mieux, pour un acteur, c'est quand même de continuer de travailler ».

lundi 2 mai 2011

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Léa Peckre, remporte le Grand Prix
de Hyères

Une styliste française de 26 ans, Léa Peckre, a remporté dimanche soir le Grand Prix du Festival de la mode de Hyères, qui a servi de tremplin à de nombreux talents comme le duo néerlandais Viktor & Rolf ou Felipe Oliveira Baptista, aujourd'hui styliste chez Lacoste.

Une styliste française de 26 ans, Léa Peckre, a remporté dimanche soir le Grand Prix du Festival de la mode de Hyères, qui a servi de tremplin à de nombreux talents comme le duo néerlandais Viktor & Rolf ou Felipe Oliveira Baptista, aujourd'hui styliste chez Lacoste.

Choisie parmi dix candidats pré-sélectionnés par un jury de professionnels, présidé par le très créatif couturier belge Raf Simons, la jeune femme va ainsi recevoir une bourse de 15.000 euros.

Cette Parisienne aux longs cheveux bruns, sourire discret, a présenté pendant le week-end une collection de sept silhouettes féminines et délicatement décolletées, brodées de mille paillettes aux motifs imitant le bois, aux tons mousse, cuivre, gris et pastels.

Elle dit s'être inspirée de l'univers des cimetières, pas par goût du macabre ou du religieux, mais pour leur mystère et ce sentiment que « la technologie n'y a aucune prise ».

Lors des trois défilés organisés sous la charpente d'une ancienne grange à sel, Léa Peckre a présenté des mannequins voilées de noir, façon « pharaon ou bonne sœur, chacun l'interprète à sa façon », a-t-elle expliqué à l'AFP. L'objectif de ce noir, qui se prolonge aussi en transparence sur les bras, les mollets, est de « cerner le corps et centrer le regard » sur le vêtement.

Un autre prix, doté de 10.000 euros, a été attribué à sa compatriote Céline Méteil, 32 ans, qui a travaillé notamment chez Galliano et Balenciaga. Elle a également reçu le Prix du public.

Réservée, et même un peu sauvage, la jeune femme au regard bleu intense a présenté une collection entièrement réalisée en jaconas, cette mousseline claire que personne ne voit d'habitude puisqu'elle sert à fabriquer le patron des robes. Ce choix s'est imposé à elle, avec le souvenir d'avoir été bouleversée d'émotion face à cette matière fragile, lors d'essayages au sein de grandes maisons.

Emilie Meldem, Suissesse joliment déjantée de 27 ans, a par ailleurs reçu une mention spéciale du jury pour ses aventurières des bois vêtues de carapaces de brindilles ou sanglées dans des armatures en cuir dont dépassent de légers pétales.

Les dix finalistes, tous Européens cette année, ont passionnément défendu leurs univers singuliers devant le petit monde de la mode, réuni le temps d'un week-end dans la villa Noailles perchée au-dessus de Hyères, à l'occasion de ce festival international dénicheur de talents.

Beaucoup de fraîcheur, de fantaisie et de détermination chez ces rêveurs acharnés de travail, qui ont reçu le public dans leurs ateliers provisoires, démontés chaque soir pour préparer leur défilé commun devant un parterre de professionnels et de journalistes.

« C'est un vrai melting pot de talents », a commenté le président du jury devant quelques journalistes. Pour l'assister dans ses choix, Raf Simons avait invité d'autres « poids lourds » du secteur comme le styliste britannique Christopher Kane ou les Américains de la marque Proenza Schouler, Lazaro Hernandez et Jack McCollough.

Cette jeune génération de créateurs est à la fois « conceptuelle et soucieuse de l'aspect commercial », a souligné Raf Simons.

« Ils ont l'impression que c'est leur dernière fenêtre pour s'exprimer, avant de devoir se conformer à un système, ce qui, à mon sens, n'est pas vrai », dit-il. « S'ils défendent un vrai propos, s'ils ont une histoire singulière à présenter, le milieu de la mode suivra », ajoute-t-il.


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