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10 mai 2011; 20h30
Paris, Studio de l'Ermitage

Cabaret contemporain
T R A F I C

1ère partie

Bruno Mantovani
Double jeu pour percussion et bande
Le Grand Jeu pour percussion et bande

Benjamin de la Fuente
Manège pour batterie et clavier échantillonneur
Trafic pour deux percussions et électronique

Avec : César Ciarcopino, percussion & Yiping Yiang, batterie et clavier échantillonneur

 2e partie

Caravaggio
rock expérimental

Avec : Benjamin de La Fuente (violon, violon électrique), Samuel Sighicelli (orgue Hammond, sampler), Eric Echampard (batterie, pad) et Bruno Chevillon (contrebasse, basse, basse électrique)

Tarif : 12 €, réduit 10 €. Réservations : https://www.studio-ermitage.com/. Studio de l'Ermitage, 8, rue de l'Ermitage, 75020 Paris (métro Jourdain ou Ménilmontant)

mardi 10 mai 2011

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Zamira Suyunova, Mahfuza
Karimova et Klara Turaeva, les 15
et 14 mai à la Maison des Cultures
du monde

Adulées dans leur pays d'origine, l'Ouzbékistan, ces trois merveilleuses chanteuses sont issues de trois générations. La puissance et le registre étendu de leur voix permettent à chacune de passer facilement du répertoire savant, le shashmaqâm, à celui de la musique populaire. Une occasion exceptionnelle d'entendre ces voix hors du commun, mais aussi d'aller à la rencontre d'une culture musicale riche et variée.

Les trois divas seront accompagnées des musiciens :

Rakhmatilla Nurillaev, dutâr
Dilmurod Musaev, rubâb, tanbûr
Abdurakhman Kholtadjiev, qonun
Maribjon Artikov, ghijak
Abdulakhat Abdurashidov, nay
Shavkatjon Usmanov, doira

Samedi 14 mai à 20h30 et le dimanche 15 mai à 17h, Maison des Cultures du Monde. Plein tarif : 21 euros / Tarif groupes et abonnés : 15 euros / Tarif réduit : 11 euros. Renseignements et location :

Par téléphone au 01 45 44 41 42 du mardi au vendredi de 14h30 à 18h. https://www.festivaldelimaginaire.com

 

  mardi 10 mai 2011

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«  Voix aveugle »  un colloque
voix / psychanalyse, le 4 juin à
Paris, dans le cadre de la journée
mondiale de la voix.

Le second colloque Voix / Psychanalyse organisé  par Claire Gillie musicologue et psychanalyste, dans le cadre de la Journée Mondiale de ma voix, aura lieu le samedi 4 juin, au lieu-dit Le Cloïtre, ouvert, 222 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris. Elle aura pour thème : « La voix aveugle ».

Une première partie s'ouvrira sur un colloque Voix/Psychanalyse avec : Paul-Laurent Assoun, Alain Didier-Weill, Claude Maillard, Claire Gillie, Emmanuel Konstantopoulos, Chantal Lheureux-Davidse, Brigitte Lalvée, Natacha Vellut, Dominique Bertrand, Laurent Lemoine, Ghilaine Jeannot-Pages.

Après un buffet dînatoire inclus dans l'inscription, la dernière partie fera place à un treillis de textes, voix, sons, silences et regards, entre le Scribe, le Souffleur et le Troubadour (sur des textes, graphes et photos de Claude Maillard et Claire Gillie ponctués et « palinodiés » par Dominique Bertrand).

En 2010, pour la première fois à Paris, des psychanalystes, des philosophes et des musiciens ont donné à entendre cet  autre côté de la voix qui pulse au coeur de la parole, du fait de l'appel et l'adresse à l'Autre. Cette année, en 2011, ils tenteront de tisser et détisser  ce qui se trame entre la voix et le regard. A quel  entr'acte sommes-nous conviés qui laisse les voix bruisser en coulisses, tandis que le tomber de rideau masque au regard le passage d'une scène à l'autre.

La journée mondiale de la voix a été organisée pour la première fois au Brésil le 16 avril 1999 par la Sociedade Brasiliera de Laringologia e Voz. Elle a été ensuite reconduite dans différents pays comme l'Argentine, la Belgique, les Etats-Unis, la France, l'Espagne, etc., avec pour visée des rencontres entre professionnels de la voix venant d'horizons multiples. En 2010, pour la première fois à Paris, des psychanalystes, des philosophes et des musiciens ont donné à entendre cet « Autre côté de la voix » qui pulse au coeur de la parole, du fait de l'appel et l'adresse à l'autre. Cette année, en 2011, ils tenteront de tisser et détisser « ce qui se trame » entre la voix et le regard. A quel « entr'acte » sommes-nous conviés qui laisse les voix bruisser en coulisses, tandis que le tomber de rideau masque au regard le passage d'une scène à l'autre.

Vous trouverez  les pièces descriptives et les bulletins d'inscription à
https://www.journeemondialevoixcgillie.com/

mardi 10 mai 2011

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Les Rencontres des Menus
Plaisirs (Versailles) en juin 2011,
dans le cadre du « Mois Molière »

7 juin : « La basse continue dans la musique baroque » par Jean Duron.

    La musique baroque se définit généralement par la présence de la basse continue, groupe d'instruments qui improvisent librement à partir d'une ligne de basse chiffrée ou non. L'occasion de découvrir les instruments qui réalisent cette partie et les techniques d'improvisation au XVIIe siècle. Conférence avec la participation d'un claveciniste et d'un chanteur de la Maîtrise du Centre de musique baroque de Versailles.

14 juin : « Les premières éditions de Domenico Scarlatti sont françaises » par Jean Duron

    D. Scarlatti, le célèbre maître de clavecin de la reine d'Espagne, nous a laissé un nombre considérable d'oeuvres pour l'instrument à clavier. Elles nous ont été transmises principalement par des manuscrits, mais aussi par de célèbres éditions londoniennes. On les croyait princeps, jusqu'à ce que Jean Duron réussisse à prouver l'antériorité des cahiers imprimés à Paris par la veuve Boivin. Conférence avec la participation d'un claveciniste du Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles, classe de Blandine Rannou.

21 juin : « Le beau contrepoint de Monsieur Pancrace Royer » par Jean Duron

    Pancrace Royer, l'un des grands maîtres du clavecin français sous Louis XV, composa aussi des opéras dont ce Pouvoir de l'Amour qui sera représenté par le CRR-Versailles. Cet admirateur de Rameau fut aussi à l'écoute des meilleurs musiciens de l'Europe, depuis Scarlatti jusqu'aux contrapuntistes allemands. L'écriture de ses pièces instrumentales permet de suivre le cheminement artistique de l'un des musiciens les plus sensibles de cette époque. En préparation du concert organisé le 25 juin par le Conservatoire de Musique à Rayonnement Régional de Versailles au théâtre Montansier.

28 juin : « Le placement de la Musique de la Chapelle sous le règne de Louis XIV : de Fontainebleau à Versailles » par Thomas Leconte

    Cette conférence, enrichie de documents iconographiques, se propose d'évoquer le cheminement qui amènera la Musique de la Chapelle à la tribune majestueuse de la Chapelle royale de Versailles, achevé en 1710.

Début des conférences : 17h30. Durée : environ 1h. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Centre de musique baroque de Versailles : 22 avenue de Paris – 78000 Versailles www.cmbv.fr

 

  mardi 10 mai 2011

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Le Cefedem de Lorraine fête ses
10 ans en colloque : « Création /
Formation : quelles relations
établir ? », le 14 mai à Metz

Colloque « Création/Formation : quelles relations établir ? », samedi 14 mai 2011 à l'Arsenal de Metz.

Modérateur : Gilles Auzeloux, philosophe, professeur en sciences de l'éducation.

Du 13 au 15 mai se déroulera à Metz, le 10e anniversaire du Cefedem de Lorraine.

Parmi de nombreux événements, une journée de réflexion permettra de s'interroger sur la relation entre « création » et « formation ». De nombreuses personnalités venant de mondes complémentaires y participeront : compositeurs, représentants des Cefedem, universitaires, directeurs de conservatoire, responsables de structures de formation, création et diffusion…

Programme détaillé du colloque et des concerts

  mardi 10 mai 2011

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Près de 80.000 personnes à « Tous
à l'Opéra »

Près de 80.000 personnes ont participé en France à la manifestation « Tous à l'Opéra » les 7 et 8 mai au cours de laquelle 29 opéras ont ouvert gratuitement leurs portes au public, selon un communiqué publié lundi par la Réunion des Opéras de France (ROF).

Parmi ces personnes, 13.000 ont participé à ces journées à Lyon, 7.600 à Toulouse, 7.000 à Bordeaux, plus de 5.000 à l'Opéra de Paris, 4.500 à Lille et à Marseille, 3.000 à Caen, 2.500 au Théâtre des Champs-Elysées à Paris.

Les répétitions publiques et les concerts ont fait salle comble, précise le communiqué.

Au total, 105 opéras ont participé à cette opération en Europe.

« Nos opéras sont aujourd'hui de formidables lieux de ressources pour la formation des jeunes. C'est un enjeu primordial car il s'agit de leur permettre d'accéder à toutes les formes de culture et de mieux appréhender l'excellence de la création artistique », selon Laurent Hénart, président de la ROF.

Cette manifestation, organisée pour la cinquième fois avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, avait pour thématique cette année la transmission aux « Jeunes Oreilles ».

La 6e édition de « Tous à l'Opéra » aura lieu les 12 et 13 mai 2012.

  mardi 10 mai 2011

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« La Nuit de Gutenberg » de
Philippe Manoury en création
mondiale en ouverture de la
saison de l'Orchestre National du
Rhin

Une création mondiale, « La nuit de Gutenberg », quatrième opéra de Philippe Manoury, ouvrira en septembre la saison de l'Opéra national du Rhin (OnR), a-t-on appris lundi auprès de la maison strasbourgeoise.

Il ne s'agit pas d'un opéra biographique sur l'inventeur de l'imprimerie, né à Strasbourg au XVe siècle mais d'une « fresque de l'histoire de l'écriture, des scribes de Mésopotamie à la toile internet » a indiqué son directeur général, Marc Clémeur.

« Les Huguenots » de Meyerbeer sont au programme dans une mise en scène d'Olivier Py, qui vient d'accepter la direction du festival d'Avignon après avoir été évincé de l'Odéon-Théâtre de l'Europe.

Parmi les autres opéras figure Le « Cavalier à la Rose » de Richard Strauss, sous la baguette du Slovène Marko Letonja dans une mise en scène de Mariame Clément. « Farnace » de Vivaldi, sous la direction de Diego Fasolis, a été confié à la chorégraphe américaine Lucinda Childs.

Pour « Kat'A Kabanova » troisième oeuvre du cycle Leos Janacek enclenché il y à deux saisons à Strasbourg, on retrouvera le metteur en scène Robert Carsen et l'orchestre symphonique de Mulhouse conduit par Friedemann Layer. Carsen a également été appelé pour « La Bohème » qui dirigera Stefano Ranzani.

La direction de l'opéra a aussi retenu « La Chauve-souris » dans une mise en scène de Waut Koeken sous la direction musicale de Roland Böer.

L'Opéra studio se produira dans « L'occasione fare i ladro », une oeuvre de jeunesse de Rossini.

L'OnR a accueilli cette saison quelque 100.000 spectateurs dont 20% de public transfrontalier. De plus, 24.000 jeunes de moins de 26 ans ont assisté à des spectacles, dont 15.000 scolaires conviés à l'opéra junior « Aladin et la lampe merveilleuse ».

« Courez-y » est le slogan retenu par l'OnR qui, comme les autres scènes, cherche à rajeunir son public avec la devise « Let's dance » pour la saison chorégraphique avec William Forsythe, Jo Stromgren, Antony Tudor, Thomas Noone et Mathieu Guilhaumon.

Le programme de la saison qui se joue à Strasbourg, Colmar et Mulhouse est disponible sur le site de l'OnR (www.operanationaldurhin.eu).

  mardi 10 mai 2011

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« Atys » de Lully, recrée dans la
version mythique de 1987

La tragédie lyrique « Atys », de Lully, dont la création mythique à Paris en 1987 avait suscité un vif élan du public vers la musique baroque, est recréée jeudi à l'Opéra Comique, grâce à un mécène américain, avant de partir en tournée.

Cette tragédie est à nouveau donnée sous la direction musicale de William Christie accompagné des choeurs et de l'orchestre des « Arts Florissants », dans une mise en scène de Jean-Marie Villégier. Elle sera représentée à l'Opéra Comique du 12 au 21 mai, puis au Théâtre de Caen (31 mai au 3 juin), à l'Opéra de Bordeaux (16 au 19 juin), à l'Opéra Royal de Versailles (14 au 17 juillet), puis à New York (18 au 24 septembre).

Cette recréation est due au soutien exceptionnel du mécène Ronald P. Stanton, dirigeant d'une entreprise internationale, qui souhaitait revoir ce spectacle qu'il avait pu admirer lors des splendides représentations à l'Opéra Royal de Versailles en 1987.

« Il serait malhonnête d'annoncer une copie conforme », selon William Christie dans la mesure où cette nouvelle production fait appel à de nouveaux chanteurs.

La mezzo-soprano française Stéphanie d'Oustrac interprète la déesse Cybèle, la soprano Emmanuelle de Negri la nymphe Sangaride et le ténor Bernard Richter le berger Atys.

La chorégraphie est de Béatrice Massin, qui fut l'assistante de Francine Lancelot décédée depuis la première création.

Créé sur un poème de Philippe Quinault, « Atys » avait été joué pour la première fois à la Cour de Louis XIV, à Saint-Germain-en-Laye, en 1676. C'est le premier opéra à centrer son intrigue sur l'amour et la première tragédie française à faire mourir son héros en scène.

Ce spectacle fut un triomphe avant de sombrer dans l'oubli pendant deux siècles, juqu'en 1987.

  mardi 10 mai 2011

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Vladimir Ashkenazy prolonge son
contrat avec le Sydney Symphony

Le pianiste et chef mondialement connu Vladimir Ashkenazy a prolongé son contrat de chef principal et conseiller artistique de l'Orchestre symphonique de Sydney jusqu'à la fin 2013, a-t-on appris lundi.

« Le Sydney Symphony soutient la comparaison avec les meilleurs orchestres du monde », a déclaré le chef d'origine russe, âgé de 73 ans.

Ashkenazy, dont le contrat initial s'arrêtait fin 2012, a attiré de prestigieux solistes à Sydney et accru les tournées de la formation australienne depuis qu'il en pris les rênes en 2009.

« Lorsque M. Ashkenazy a pris ses fonctions au sein du Sydney Symphony, cela a été salué comme un coup d'éclat pour Sydney et pour l'Australie en général », a rappelé le président de cette formation symphonique, John Conde.

  mardi 10 mai 2011

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La dernière saison de Darmet à la
Maison de la Danse, entre Cuba et
Taïwan

Le ballet contemporain de Cuba, le Taïwanais Lee-Chen Lin, le hip hop burlesque de Mourad Merzouki et les Brésiliens de Grupo Corpo seront au programme de la saison 2011-2012 de la Maison de la Danse, la dernière de son directeur emblématique Guy Darmet.

Guy Darmet, aux commandes de l'institution lyonnaise depuis 1980, passera la main le 1er juillet prochain à la chorégraphe Dominique Hervieu, actuelle directrice du Théâtre national de Chaillot, mais a bouclé seul la programmation de sa 32e saison, dévoilée lundi.

Fidèle de la Maison de la Danse, Mourad Merzouki reprendra en ouverture son magnifique « Boxe Boxe », création phare de la dernière Biennale de la danse à l'automne 2010. Influencé par le cinéma de Chaplin, cet hommage au noble art mêle les musiciens du Quatuor Debussy aux danseurs de la compagnie Käfig.

D'autres habitués accompagneront les adieux de Guy Darmet, dont Carolyn Carlson, avec un spectacle jeunesse, Maguy Marin, Lee-Chen Lin, les Chicos Mambo, entre danse et cabaret, et les 21 danseurs des Grupo Corpo, pour deux pièces dont une première européenne.

La MDD accueillera aussi pour la première fois le Ballet contemporain de Cuba, le tandem Yalda Younès/Gaspard Delanoë pour un « pastiche de conférence internationale », la comédie musicale « Un violon sur le toit », l'Israélien Barak Marshall et les Argentins de Che Malambô.

Parmi les jeunes créateurs, le Lyonnais Davy Brun poursuivra sa quête d'une « danse vraiment dansée », Brahim Bouchelaghem mettra en scène les hip-hopeurs russes de Top 9 et le Français Benoît-Swan Pouffer présentera sa compagnie new-yorkaise, le Cedar Lake Contempory Ballet.

Quatre pièces de Maurice Béjart, appartenant au « versant le plus intimiste » de son oeuvre, boucleront la saison en mai et juin.

La Maison de la Danse, qui comptait 16.000 abonnés cette saison, un nombre en hausse de 8%, accueille en moyenne 180.000 spectateurs par an et a programmé « environ 1.000 chorégraphes » depuis sa création.

  mardi 10 mai 2011

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Le « printemps culturel » au
rythme de l'art, du livre ou du
cinéma

Huit manifestations rythmeront le « printemps culturel » en mai et juin, de la musique aux jardins, de la lecture au cinéma, en passant par l'archéologie, les musées, l'histoire de l'art et les expositions monumentales.

« Ce printemps culturel consiste à donner une visibilité accrue et une cohérence à une offre devenue au fil des ans foisonnante », a souligné lundi le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand lors d'un point de presse.

C'est aussi l'occasion de « s'adresser aux touristes, particulièrement venus d'autres pays, pour leur montrer combien la France est riche d'initiatives culturelles », avant même la saison des festivals d'été, a ajouté le ministre.

La plus ancienne, la fête de la Musique, reprise dans une centaine de pays, souffle en 2011 ses 30 bougies. Elle mettra en avant le 21 juin les musiques ultramarines dans le cadre de l'Année des Outre-mer.

Pour la première fois, le ministère, en collaboration avec l'Institut national d'histoire de l'art et le château de Fontainebleau, propose dans ce haut lieu historique, du 26 au 29 mai, un Festival de l'histoire de l'art. Son thème sera en 2011 la folie et le pays invité, l'Italie. Conférences, tables rondes, débats, films, salon du livre d'art et ateliers sont au programme.

Le sculpteur britannique d'origine indienne Anish Kapoor s'emparera lui de la nef du Grand Palais à Paris avec « Leviathan », un monstre rouge qui engloutira le visiteur du 11 mai au 23 juin, à l'occasion de la 4e édition de « Monumenta ».

Le 14 mai, les noctambules profiteront de la « Nuit européenne des musées », comme ils le font depuis 2005. Du musée d'Orsay à Paris au Carré d'Art de Nîmes, du musée des Beaux-Arts de Quimper au Centre Pompidou-Metz, tous seront ouverts gratuitement.

Créées en 2010, les journées nationales de l'Archéologie permettront de découvrir les 21 et 22 mai les chantiers de fouille, les sites archéologiques, des musées et expositions.

Né aussi l'an dernier, « A vous de lire ! » consacre quatre jours, du 26 au 29 mai, au plaisir de lire sous toutes ses formes, des plus traditionnelles aux plus insolites.

Le Rendez-vous aux jardins, du 3 au 5 juin, se veut quant à lui « nourricier » cette année. Visites guidées, ateliers, conférences permettront de se mettre au vert, y compris à Paris.

Enfin, la Fête du cinéma se déroulera du 25 juin au 1er juillet. C'est l'un des événements les plus populaires du calendrier du 7e art, avec plus de 4,5 millions d'entrées l'an dernier.

  mardi 10 mai 2011

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Deux études soulignent la précarité des auteurs dramatiques

Deux études consacrées aux 50.000 membres de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques (SACD) mettent en évidence la difficulté de construire une carrière d'auteur en France et les inégalités entre les auteurs de l'audiovisuel et ceux du spectacle vivant.

Menées à l'initiative du ministère de la Culture et de la Communication et de la SACD, ces études, qui viennent d'être rendues publiques, visaient à décrypter et comprendre l'évolution des profils, des carrières et des répartitions de droits des auteurs membres de la SACD, qu'ils se rattachent aux disciplines du spectacle vivant ou de l'audiovisuel.

L'une réalisée par Marie Gouyon, chargée d'analyse au Département des Etudes, de la Prospective et des Statistiques (DEPS), porte sur la diversité des carrières d'auteur de l'audiovisuel et du spectacle vivant de 1997 à 2008.

Selon ses conclusions, les auteurs et compositeurs dramatiques constituent une population âgée et très masculine. Dans l'audiovisuel, en 2008, les hommes représentent les trois quarts des auteurs, des droits et des contributions à la création et à la diffusion. Ils créent le plus souvent des fictions cinématographiques et les femmes des fictions télévisuelles.

Dans le spectacle vivant, les hommes représentent 71% des auteurs et des contributions à la création, 76% des contributions aux représentations et 82% des droits. Ils contribuent plus que les femmes aux musiques de scène et à la création dramatico-musicale et moins à la création chorégraphique et théâtrale.

Néammoins, les jeunes générations d'auteurs se féminisent et représentent plus de 30% des auteurs qui ont adhéré depuis 2000.

Quelque 180.000 auteurs et compositeurs dramatiques ont perçu des droits en 2008. Près de 10.000 auteurs interviennent dans le spectacle vivant et un peu plus de 9.000 dans l'audiovisuel tandis que l'activité de création s'est fortement développée surtout dans l'audiovisuel où elle a triplé (77% pour l'audiovisuel et 23% pour le spectacle vivant).

Seulement une petite minorité d'auteurs concentrent l'essentiel des droits, soit 136 millions en 2008, dont 71% vont à l'audiovisuel et 29% au spectacle vivant. Cinq pour cent des auteurs se partagent 50% des droits dans l'audiovisuel et 68% des droits dans le spectacle vivant.

La seconde étude, réalisée par le sociologue Antoine Doré, s'intitule « Ecrire pour le théâtre » et révèle que « quasiment tous les auteurs de théâtre exercent plusieurs activités », les droits d'auteur ne représentant, pour la grande majorité, qu'une part résiduelle des ressources.

Selon cette étude, dans ce secteur « aucun critère de professionnalité ne s'impose ».

  mardi 10 mai 2011

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Renvoi de l'examen des
dommages dus au chanteur du
film  « Les Bronzés font du ski »

La cour d'appel de Versailles a renvoyé lundi au 26 mars 2012 l'examen des dommages et intérêts qui devront être alloués à Jean-Denis Pérez, reconnu en septembre par la justice comme l'interprète du générique du film de Patrice Leconte « Les Bronzés font du ski ».

Aucune des parties n'était présente à l'audience lundi matin.

La 15e chambre sociale de la cour d'appel avait reconnu en septembre à M. Perez « la qualité d'artiste-interprète de la chanson Just because of you, bande originale du film Les Bronzés font du ski, enregistrée le 18 septembre 1979 », et jugé qu'il était « en droit de percevoir des dommages-intérêts ».

Les juges avaient ordonné une expertise pour déterminer le montant de la somme qui devait être versée à M. Pérez, qui réclame près de 800.000 euros de dommages et intérêts et de droits d'auteur.

M. Perez a engagé en 2003 une bataille judiciaire pour être reconnu comme le chanteur soliste de « Just because of you », composée par Pierre Bachelet pour le film à succès de Patrice Leconte.

Le dirigeant de Trinacra Music, Yves Rousset-Rouard, qui était aussi le producteur des « Bronzés font du ski », juge que « les demandes sont hors de proportion avec ce que nous avons touché à l'époque ».

Lors de l'audience, en juin, il avait dénoncé une « confusion » entre les sociétés Trinacra Music et Trinacra Films. « Trinacra Music a touché 70.000 euros sur trente ans pour cette chanson », avait-il précisé, en ajoutant que M. Perez avait touché en 1979 un cachet de « 2.000 francs, soit l'équivalent aujourd'hui de 850 euros pour une séance de trois heures d'enregistrement »

  mardi 10 mai 2011

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Pluie d'étoiles sur le tapis rouge à
Cannes pour le 64e festival

Avec 54 films en projection officielle dont 20 en lice pour la Palme d'Or, Thierry Frémaux a constitué un programme qui rend hommage aux figures tutélaires du cinéma - Pedro Almodovar, Nanni Moretti, l'Américain Terrence Malick, le Danois Lars Von Trier, les frères Dardenne - et promeut aussi cinq premiers films

Avec Robert de Niro aux commandes du jury et une pléiade de stars annoncées sur la Croisette, la 64e édition du Festival de Cannes s'annonce plus festive que jamais. Même la sélection semble pour une fois bien accueillie.

Brad Pitt et Angelina Jolie, Johnny Depp, Sean Penn, Charlotte Gainsbourg et Rampling, Penelope Cruz ou Catherine Deneuve sont attendus à partir de mercredi au pied des 24 marches, à l'heure où le soleil décline. Sans oublier Uma Thurman ou Jude Law parmi les jurés qui rendront leur verdict le 22.

« Un jour de Cannes suffirait aux festivals du monde entier pour considérer que c'est réussi. Mais chez nous, les stars, ce doit être tous les jours et plusieurs fois par jour », note le délégué-général du festival de Cannes, Thierry Frémaux.

Le festival n'oublie pas pour autant les cinéastes réprimés dans leur pays. Un nouveau film du cinéaste iranien Jafar Panahi, condamné à six ans de prison et interdit de quitter l'Iran, sera ainsi présenté en sélection officielle le 20 mai.

Un film d'un autre Iranien, Mohammad Rasoulof, qui s'est aussi vu infliger six ans de prison, sera présenté dans Un Certain Regard, le 13 mai. Déjà l'année dernière, Jafar Panahi avait été défendu par le Festival qui lui avait gardé une chaise vide au sein du jury.

La météo capricieuse fait partie des nombreux aléas cannois.

La mort d'Oussama Ben Laden a, selon les renseignements français, renforcé la menace terroriste en France, ce dont la Croisette se serait volontiers passé. Sa population triple pendant le Festival.

« Un événement international de cette ampleur, avec autant de personnalités, dont de nombreux Américains, constitue en soi un potentiel de risques réel », confie-t-on à la direction de la police nationale.

Avec 54 films en projection officielle dont 20 en lice pour la Palme d'Or, Thierry Frémaux a constitué un programme qui rend hommage aux figures tutélaires du cinéma - Pedro Almodovar, Nanni Moretti, l'Américain Terrence Malick, le Danois Lars Von Trier, les frères Dardenne - et promeut aussi cinq premiers films, dont deux en compétition (« Sleeping Beauty » de Julia Leigh (Australie) et « Michael » de Markus Schleinzer (Autriche) - et de jeunes talents comme la Française Maiwenn, (« Polisse »), 35 ans.

« Cannes n'a pas vocation à voler au secours de la victoire », rappelle volontiers le président du festival, Gilles Jacob, qui attend chaque soir les stars au haut des marches.

Très attendus aussi, bien qu'hors compétition, « Midnight in Paris », le dernier Woody Allen qui fera l'ouverture, avec la Première dame de France Carla Bruni-Sarkozy au générique — sa présence ou son absence ne sont ni confirmées ni infirmées officiellement à ce jour — et « La Conquête », de Xavier Durringer (18 mai), qui met en scène l'ascension de son époux, le président Nicolas Sarkozy, vers le pouvoir.

Pour Thierry Frémaux, la cuvée 2011 peut se prévaloir d'une « grande diversité géographique, générationnelle et stylistique ».

Le Festival, qui a souvent répercuté en direct les soubresauts du monde, aura une pensée spéciale pour les révolutions du Maghreb et d'Egypte, laquelle sera le premier pays à inaugurer le statut de « pays invité », avec un programme dédié le 18 mai.

Enfin, le Festival honorera le passé avec la projection en avant-première mondiale du « Voyage dans la lune » (1902) de Georges Mélies dans sa version couleur longtemps considérée comme perdue, et les versions restaurées de chefs d'oeuvre de Stanley Kubrick et Roberto Rossellini.

  mardi 10 mai 2011

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Voir des milliers de films et n'en
garder qu'une poignée

En voir des milliers et n'en garder qu'une poignée: sélectionner les films qui auront l'heur d'aller à Cannes est un véritable exercice du pouvoir avec ses frustrations, ses déchirements, ses élus et ses déçus. Quelques pressions aussi parfois.

En voir des milliers et n'en garder qu'une poignée: sélectionner les films qui auront l'heur d'aller à Cannes est un véritable exercice du pouvoir avec ses frustrations, ses déchirements, ses élus et ses déçus. Quelques pressions aussi parfois.

Thierry Frémaux, le délégué général du festival chargé de sa programmation, a reçu plus de 1.700 films d'une quarantaine de pays environ, candidats à une petite place sur l'affiche. A l'arrivée, il en montrera 54, dont vingt en compétition.

La sélection officielle comprend aussi « Un certain Regard » (21 films), et des oeuvres hors compétition, en « Séances spéciales » et en « Séances de minuit ». Mais Cannes, c'est aussi la Quinzaine des Réalisateurs, créée en 1969 dans le bouillonnement post-68, et la Semaine de la Critique, qui fête cette année ses 50 ans.

Cannes, indique le patron de la « Quinzaine » Frédéric Boyer, « c'est le festival des festivals, mais aussi celui qui, proportionnellement à sa taille, présente le moins de films. C'est donc beaucoup plus difficile de se limiter: mon seul critère, c'est d'être assez sûr de mon choix pour le présenter sur scène », explique cet ancien « roadie » des Stones, qui avait fait venir Mick Jagger l'an dernier sur la Croisette (pour le documentaire « The Rolling Stones in Exile »).

La Quinzaine, qui revendique un esprit de découverte et d'exposition du cinéma mondial, présente cette année 21 longs-métrages sur les quelque 1.300 reçus. « Beaucoup de gens veulent rentrer, mais on reçoit beaucoup de films de très faible qualité, disons les deux-tiers... », ajoute-t-il.

La « Quinzaine » se retrouve parfois en concurrence avec la sélection « Un Certain regard », créée en 1998 par le festival de Cannes pour promouvoir un cinéma encore peu connu, ou atypique. « A l'arrivée, on constate souvent qu'on a été un peu tenté par les mêmes films et qu'on a écarté les mêmes », reconnait Frédéric Boyer.

« La Semaine de la Critique », son délégué général Jean-Christophe Berjon, qui boucle cette année sa septième et dernière sélection, la voit comme « les petits muscles qui déplacent les projecteurs vers les petites oeuvres sur le tapis rouge », uniquement des premiers et seconds films.

« On voit plus de 1.100 longs métrages pour en sélectionner onze... c'est difficile de construire une pré-sélection, puis de choisir entre les 40 ou 50 qu'on a aimés », explique-t-il. « Parfois on est prêt à tuer pour avoir un film. Moi, j'en avais trois ou quatre que je n'aurais pas supporté de rater, comme le film d'ouverture » - « La Guerre est déclarée », une grande histoire d'amour sur fond de maladie de Valérie Donzelli (France).

Son comité de sélection se répartit le monde pour l'explorer. « Après on arrive à une espèce de logique d'équilibre continental: rien qu'Israël avait six films qui avaient le niveau... »

Tous les « sélectionneurs » relèvent cette année un cru particulièrement riche pour le cinéma français. Mais Cannes doit rester une vitrine du cinéma mondial, pas hexagonal.

« C'est un crève-coeur souvent personnel et sentimental, un choix artistique et aussi parfois des enjeux stratégiques terribles », résume Thierry Frémaux, qui met à l'affiche cette année la jeune Maïwenn, 35 ans, et des cinéastes consacrés comme Alain Cavalier, Robert Guédiguian ou Christophe Honoré (en clôture avec « Les Bien-aimés »).

Quant aux recalés, il faut savoir expliquer et consoler, juge Frédéric Boyer. « Il est sûr que je suis très apprécié avant: j'ai beaucoup d'amis. Après, regardez, je ne reçois pas un mail », dit-il en riant.

  mardi 10 mai 2011

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Les écrivains diplomates, entre
littérature et lettres de créance

Romain Gary s'est retrouvé à la mission permanente française auprès des Nations Unies, à New York, puis consul de France à Los Angeles de 1957 à 1960.

Chateaubriand, Claudel, Saint-John Perse, Giraudoux, Romain Gary ou Jean-Christophe Rufin, tous ces grands noms de la littérature française appartiennent à la longue dynastie des écrivains diplomates dont l'oeuvre a été irriguée par les pays où ils ont séjourné.

Ce thème sera au coeur d'un colloque international qui réunira, du 12 au 14 mai, des diplomates et universitaires français et étrangers au Centre des Archives diplomatiques à La Courneuve, près de Paris, et au Quai d'Orsay.

« Ce peut être des écrivains envoyés en ambassade ou des diplomates qui écrivent, inspirés par des pays et des postes qui deviennent sources de création », souligne Emmanuel Rimbert, chargé de mission au Quai d'Orsay et lui-même écrivain.

Et si, comme diplomates, ils doivent parfois retenir leurs langues, ils prennent leur revanche en écrivant.

Aujourd'hui, on trouve notamment le romancier Daniel Rondeau, ambassadeur de France à Malte, qui participe au colloque, le journaliste et écrivain Olivier Weber, ambassadeur itinérant. D'autres auteurs ont dirigé des Alliances françaises comme Nicolas Fargues à Madagascar ou Cédric Gras à Vladivostok.

Diplomate graphomane, Pierre-Jean Rémy, décédé en 2010, avait nourri ses romans de ses expériences de diplomate à Hong Kong, Pékin, Florence ou Rome.

« Le service de l'Etat est au fond le seul que je respecte et le seul pour lequel je pense être né », estimait cet auteur d'une soixantaine d'ouvrages et d'innnombrables articles. Il avait reçu le prix Renaudot en 1971 pour « Le Sac du palais d'été » et le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1986 pour « Une ville immortelle ».

Médecin engagé dans l'action humanitaire et écrivain baroudeur, Jean-Christophe Rufin, prix Goncourt 2001 pour « Rouge Brésil », membre de l'Académie française depuis 2008, a été quant à lui nommé ambassadeur au Sénégal après l'élection du président Nicolas Sarkozy en mai 2007.

Il a quitté ses fonctions en juin 2010 après des tensions avec le président Aboulaye Wade qui souhaitait son départ, et vient de publier « Sept histoires qui reviennent de loin » (Gallimard), nouvelles émouvantes et hautes en couleurs en sept lieux du monde.

Frédéric Berthet, disparu en 2003 et dont la correspondance paraît à La Table Ronde, avait été lui attaché culturel à New York de 1984 à 1987.

Confier des missions diplomatiques à des écrivains est une vieille tradition française. Chateaubriand avait été ainsi nommé à Rome en 1803 par Bonaparte. Stendhal avait été promu consul à Trieste en 1830, l'année de la publication du « Rouge et le Noir », puis à Civitavecchia.

Paul Claudel, reçu premier au concours des Affaires étrangères, fut en poste aux Etats-Unis, en Allemagne, au Brésil, au Danemark, en Belgique, en Chine et au Japon. C'est à Tokyo qu'il acheva « Le Soulier de satin ». Il dit y avoir passé « les cinq plus belles années de sa vie », lui qui aura vécu quarante ans à l'étranger.

Paul Morand fut pour sa part attaché à Londres en 1914. C'était une époque faste pour les écrivains diplomates : Jean Giraudoux, Saint-John Perse, Roger Peyrefitte... révoqué pour une histoire de moeurs en 1945.

Peu après, Romain Gary se retrouva notamment à la mission permanente française auprès des Nations Unies, à New York, puis consul de France à Los Angeles de 1957 à 1960.

Il y eut aussi des énarques aventuriers, comme Jean-François Deniau, premier ambassadeur de France dans l'Espagne post-franquiste, en 1976.

  mardi 10 mai 2011

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La ville de Rouen restitue une tête
maorie à la Nouvelle-Zélande

La ville de Rouen a solennellement restitué lundi matin à la Nouvelle-Zélande, après quatre ans de controverse, une tête de guerrier maori tatouée et momifiée qui avait été donnée à son muséum d'histoire naturelle à la fin du XIXe siècle.

La ville de Rouen a solennellement restitué lundi matin à la Nouvelle-Zélande, après quatre ans de controverse, une tête de guerrier maori tatouée et momifiée qui avait été donnée à son muséum d'histoire naturelle à la fin du XIXe siècle.

Enfermée dans une boîte à l'abri des regards, la tête a été remise aux représentants du peuple maori par le directeur du muséum Sébastien Minchin, dans la salle des mariages de l'Hôtel de ville de Rouen. Les femmes de la délégation ont alors entonné un « Karanga », un chant traditionnel qui est un appel au souvenir des ancêtres.

Kataraina Pitiroi, membre de la délégation maorie, a souligné que le « Toï moko » (la tête tatouée) avait été « un objet de curiosité » par le passé pour les Occidentaux mais qu'il restait « un ancêtre » pour son peuple. « Vous perdez quelque chose de vos collections mais vous la remplacez par une relation avec un peuple qui a fait preuve de tenacité et qui appartient au monde moderne », a-t-elle déclaré.

De son côté, Rosemary Banks, l'ambassadrice de Nouvelle Zélande à Paris, a salué « un moment historique » dans les relations entre les deux pays, et Valérie Fourneyron, maire PS de Rouen, « une bataille éthique menée depuis près de 5 ans par la ville (..) et par ses élus successifs ».

Pour sa part la sénatrice NC de Rouen Catherine Morin-Dessailly à l'origine de la saisine du parlement de cette question a estimé que cet évènement permettait de « tourner la page d'un trafic odieux et d'une époque, celle des musées prédateurs ».

Cette tête a été déposée en 1875 au muséum par un certain Drouet habitant Paris et fut exposée jusqu'en 1996 à proximité des collections préhistoriques. « On montrait ainsi l'Autre du bout du monde comme un survivant de la Préhistoire, qui disposait des mêmes armes et outils que notre homme de Cro-Magnon », a rappelé Sébastien Minchin.

Le maire centriste de Rouen Pierre Albertini avait décidé dès 2007 de restituer cette tête comme le demande la Nouvelle-Zélande pour les 500 restes humains maoris qui figurent dans les collections occidentales.

Mais le ministère de la Culture, craignant pour le devenir des autres restes humains détenus par les musées français, s'était opposé à cette restitution. La situation ne s'était débloquée qu'avec le vote en 2010 d'une loi ordonnant la restitution de toutes les têtes maories actuellement en France.

La maire de Rouen a toutefois souligné les limites de cette loi, comme de celle de 2002 relative à la restitution à l'Afrique du sud de la Vénus Hottentote. « La loi (...) n'aborde pas la question majeure du statut de nos collections, du statut des restes humains », a-t-elle dit, en rappelant que les demandes de rapatriement s'étaient récemment « multipliées » .

Considérées comme des trophées ou des objets de curiosité, ces têtes ont fait l'objet d'un trafic et souvent de chasses à l'homme dès les débuts de la colonisation de l'Océanie au XVIIIe siècle. Interdit en 1831 par le gouvernement britannique, tant en Nouvelle-Zélande qu'en Australie, ce commerce s'est poursuivi illégalement bien au-delà de cette date.

Plusieurs pays notamment la Suisse, la Grande-Bretagne, le Danemark, les Pays-Bas et l'Allemagne ont déjà répondu positivement à la demande néo-zélandaise. Rouen est la première ville française à s'inscrire dans une telle démarche. Les autres doivent suivre d'ici 2012.

  mardi 10 mai 2011

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Eurovision: la France favorite des
paris

Les trois plus grandes sociétés prenant des paris sur l'Eurovision 2011 placent toutes en tête le Français, qui interprétera une chanson originale en langue corse.

Paddypower confère à Amaury Vassili une cote de 7/4 (2,75 euros remportés pour une mise de base d'un euro), devant le Royaume-Uni (6/1) et l'Estonie (8/1).

La maison Ladbrokes place également la France en premier, à 6/4 (2,5), devant l'Estonie (7/1) et le Royaume-Uni (même cote). William Hill accorde à la France une cote de 1/8 (1,12), devant l'Azerbaïdjan et la Russie.

Amaury Vassili a commencé le chant dès l'âge de 9 ans à l'école de comédie musicale de Rouen (nord-ouest) et participé à 14 ans à son premier concours de chant, qu'il gagne en interprétant « Amsterdam » de Jacques Brel.

L'Eurovision 2011 se déroulera le 14 mai à Düsseldorf, en Allemagne, pays vainqueur en 2010.

Amaury Vassili, un Normand s'est déjà taillé un confortable succès avec sa pop lyrique. Il a participé à son premier concours de chant vers l'âge de 12-13 ans.

Il a signé chez Warner à l'âge de 17 ans, avant d'être lancé par l'animateur français Jean-Pierre Foucault comme « plus jeune ténor du monde », même si Amaury Vassili est plutôt baryton Martin.


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