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7 mai 2011, 18h30
Église de Verdelot

Orchestre Musica Sconosciuta
Mozart - Debussy

Orchestre Musica Sconosciuta
sous la direction de Stéphane Catalano
avec
 Odile Abrell (harpe)
Lena Gutke (flûte)
Emmanuelle Masson (clarinette)

Œuvres de W. A. Mozart et de C Debussy

Prix des entrées : 20 € (adultes), 10 € (enfants de + 12 ans), gratuité pour les moins de 12 ans. Réservations et renseignements : aadm@laposte.net ou 0666045738 (M. HINGAND) / 0676283908 (Mme SURGA)

Depuis plus de 25 ans, l'Association Artistique des Deux Morins (AADM) organise chaque année un concert de musique classique dans la très belle église de Verdelot.

Ce rendez-vous est apprécié par les habitants de Verdelot et de ses environs et soutenu par les collectivités locales, et en premier lieu la Mairie de Verdelot et le Conseil général de Seine et Marne, partenaires indéfectibles depuis de nombreuses années.

L'AADM vise à promouvoir la musique classique en zone rurale et plus globalement offrir des instants rares et de qualité sur le plan musical et artistique, pour les mélomanes et passionnés mais aussi pour tous ceux qui veulent découvrir et passer un moment agréable.

Cette année, le 7 mai prochain à 18h30, Stéphane Catalano, Odile Abrell, Lena Gutke et Emmanuelle Masson seront entourés d'une quinzaine de musiciens pour interpréter plusieurs œuvres de Wolfgang Amadeus Mozart et Claude Debussy.

Après avoir terminé ses études à l'Ecole Supérieure de la Musique à Vienne, ainsi qu'au Conservatoire « Peabody » aux Etats-Unis, le chef austro-sicilien Stéphane Catalano a commencé sa carrière à l'opéra de Berlin Ouest (Deutsche Oper). S'installant en France, il a fondé un orchestre de chambre constitué de membres des grands orchestres parisiens : l'Orchestre de l'Opéra Bastille, l'Orchestre National et les Arts Florissants, qui se distingue par la présentation d'œuvres aussi méconnues que connues des grands compositeurs, d'où leur nom Musica Sconosciuta. Ils se produisent régulièrement en France, et récemment dans l'Orangerie du Château de Versailles.


Stéphane Catalano

L'harpiste Odile Abrell est sollicitée par les grands orchestres : Opéra de Paris, Orchestre de Paris, Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre de la Suisse Romande, Orchestre de San Sebastian… Mais on peut aussi l'entendre aux côtés de la diva du gospell, Liz McComb !


Odile Abrell et Lena Gutke

 La flûtiste Lena Gutke, Premier prix de flûte et de musique de chambre au CNSM de Suède, a obtenu le Diplôme supérieur d'exécution à l'unanimité, et depuis elle partage son temps entre la Suède et la France en tant que concertiste.

La clarinettiste Emmanuelle Masson a obtenu le 1er Prix de clarinette et de Musique de Chambre de la Ville de Paris, ainsi que le 1er Prix à l'unanimité au concours international de l'UFAM.


Emmanuelle Masson

7 mai 2011, 20h30
Paris, église Notre-Dame du Rosaire

KABrass
cuivres et orgue

 

L'ensemble de cuivres, KABrass, sous la direction d'Elizabeth Askren, se produit en concert le samedi 7 mai à 20h30 en l'église Notre Dame du Rosaire (75014) avec, aux Grandes Orgues, Jorris Sauquet.

Les musiciens de KABrass et leur chef d'orchestre, Elizabeth Askren (lauréate 2010 des Jeunes Talents Chefs d'Orchestre de l'ADAMI) accompagnés de Jorris Sauquet, organiste, présentent un programme classique et jazz avec des œuvres pour orgues, orgues/trompettes et cuivres seuls: Sonate pour Orgue et Pomp and Circumstance (Edward Elgar), Sonata Da Chiesa (Monteverdi/Gardner), Porgy et Bess (Gershwin), Caravan (Duke Ellington), Stardust (Carmichael), Take Five (Dave Brubeck).

La douceur de l'Orgue et l'éclat des cuivres se révèlent  dans  un répertoire à la fois éclectique et séduisant. Grâce aux quatre trompettes, quatre trombones, au cor et au tuba, la musique de cuivres permet de produire un répertoire musclé et une grande variété de nuances dans l'interprétation. Aux commandes du Grand Orgue de Notre Dame du Rosaire (œuvre d'Aristide Cavaillé-Coll), toute la virtuosité de son organiste titulaire également soliste, Jorris Sauquet.

Participation libre. Notre Dame du Rosaire, 194 rue Raymond Losserand, 75014 Paris (Métro Porte de Vanves). https://www.kabrass.com

jeudi 7 mai 2011

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Quatre concerts classiques à
l'Olympia à Paris

Quatre concerts des oeuvres les plus célèbres de musique classique sont prévus à l'Olympia à Paris, salle mythique traditionnellement consacrée aux spectacles de variétés, dans le cadre du 3e Festival Radio Classique les 18 et 19 juin.

Ce programme, destiné à faire connaître la musique au plus grand nombre, accueillera des artistes de renom comme la pianiste Brigitte Engerer, les violonistes Laurent Korcia et Vadim Repin, le pianiste Boris Berezovsky et le harpiste Xavier de Maistre. La mezzo-soprano Karine Deshayes, lauréate des Victoires de la Musique classique 2011, participera également à ce festival, selon les organisateurs.

Ces solistes seront accompagnés par les musiciens de l'Orchestre de Paris, l'Orchestre National d'Ile-de-France, l'Orchestre Divertimento et l'Orchestre Prométhée.

Conçus comme des émissions de radio, les concerts seront présentés par des animateurs comme Olivier Bellamy (Radio Classique), l'humoriste Elie Semoun, Jacques Chancel ou la chanteuse Catherine Lara.

L'un des concerts sera destiné aux familles avec une féerie musicale « La Belle au Bois Dormant » racontée par Elodie Fondacci sur la musique de Tchaïkovski. La Maîtrise des Hauts-de-Seine, choeur d'enfants de l'Opéra national de Paris, chantera les plus beaux choeurs d'enfants.

Un autre concert sera consacré aux plus grands « tubes » de l'opéra et un autre aux musiques de films.

Le Festival a attiré en 2009 et 2010 10.000 spectateurs chaque année dont la majorité n'avait jamais assisté à un concert de musique classique. Le prix des places va de 29 à 77 euros.

jeudi 7 mai 2011

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Les danseurs du Bolchoï, héros
de la Révolution française, à
l'Opéra de Paris

Drapeaux tricolores brandis au son de « La Marseillaise », bonnets phrygiens et cocardes, sans oublier Versailles et sa Cour, le Ballet du Théâtre Bolchoï offre sa vision caustique et naïve de la Révolution française sur la scène de l'Opéra National de Paris du 5 au 15 mai.

Adoré par Staline qui l'a vu pas moins de 18 fois, le ballet idéologique « Flammes de Paris », créé en 1932 pour exalter la révolution russe tout autant que la révolution française, occupe pour la première fois la scène de l'Opéra Garnier en alternance avec « Don Quichotte », créé à Moscou en 1899 et revisité par Alexei Fadeyechev en 1999.

C'est la troisième fois que le Théâtre du Bolchoï vient en tournée à Paris depuis 2004.

« Flammes de Paris », qui devait dans l'Union soviétique des années 30 respecter les principes de l'esthétique réaliste-socialiste, a été revisité en 2008 par le chorégraphe Alexei Ratmansky, d'après l'oeuvre originale de Vasily Vainoven.

Désormais, « ce spectacle est plutôt le spectacle des relations humaines et personnelles transformées par les turbulences historiques », assure à l'AFP le directeur du Théâtre du Bolchoï, Anatoly Iksanov.

« On s'inquiétait beaucoup », ajoute-t-il, d'arriver à Paris avec notre révolution française. Toutefois, explique-t-il, « pour nous ce n'est pas la révolution qui est réellement importante dans ce spectacle mais la révolution vue comme une situation critique et comment elle modifie la vie privée ».

Sur la scène, qui a des airs de bals du 14 Juillet, l'énergie est au rendez-vous pour danser l'épopée du « Bataillon des Marseillais » et des Provençaux qui montent à Paris afin d'apporter leur soutien aux révolutionnaires. Les héros, dansés avec une grande vitalité, toute en souplesse et en étirements, sont les amoureux Jeanne et Philippe, sauvé par Adeline, une jeune aristocrate éprise de Jérôme et qui rallie, avec lui, la révolution.

Dirigé par le Russe Pavel Sorokin, l'Orchestre de l'Opéra national de Paris entonne des airs connus comme le « Ca ira, ça ira » ou « La Carmagnole » tandis que les danseurs du Bolchoï se lancent dans des danses basques et auvergnates enlevées, accompagnées de scènes de foules impressionnantes.

La Cour de Versailles est, elle, caricaturée avec ses courtisans qui se livrent à des danses baroques un peu ridicules avant que le roi n'arrive avec ses bas rouges assortis à la robe de Marie-Antoinette.

Pourtant, les scènes à la Cour offrent d'intéressants jeux de miroir où les courtisans assistent à leur tour à un spectacle dansé.

La scène finale montre le peuple triomphant s'avançant en armes vers le public.

« C'est l'un des ballets les plus aimés des Moscovites », commente Brigitte Lefèvre, directrice de la danse de l'Opéra de Paris.

jeudi 7 mai 2011

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Miles Kane fait revivre le rock
anglais des 60's

Sensation du dernier Printemps de Bourges, l'Anglais Miles Kane fait revivre avec classe le rock anglais des sixties sur « Colour of the trap » (Columbia/Sony), le premier album qu'il publie en solo après avoir vécu dans l'ombre des Last Shaddow Puppets.

Miles Kane n'a pas encore soufflé ses 25 bougies, mais il a déjà dix ans de carrière derrière lui comme leader des Little Flames et de The Rascals, deux groupes restés mineurs.

C'est en duo avec Alex Turner, le chanteur des Arctic Monkeys, qu'il s'est fait connaître du grand public. En 2008, les deux complices publient un album en forme d'hommage à la pop épique et richement orchestrée de la fin des années 60 sous le nom de The Last Shadow Puppets.

Leur album « The Age of Understatement » est salué avec raison comme un des meilleurs albums de l'année. Mais face à la notoriété d'Alex Turner, Miles Kane est relégué au second plan par la presse et les critiques qui attribuent au leader des Arctic Monkeys l'essentiel des mérites du duo.

« Colour of the trap », publié lundi, devrait remettre les pendules à l'heure. Dans la droite ligne des Last Shadow Puppets, il ressuscite une certaine idée du rock, flamboyante et stylée, caractéristique des années 60 avec des tubes en puissance comme « Come Closer », « Inhaler » ou « Rearrange ».

Le jeune homme affiche fièrement ses influences: « John Lennon, T-Rex, Lee Hazlewood, Gainsbourg, Bardot, ce quelque chose qu'ont les Français et que j'adore », dit-il à l'AFP, avec son fort accent de Liverpool.

Il y a six mois, le musicien a découvert un chanteur qui est devenu son « nouveau héros »: Jacques Dutronc. « Je ne comprends pas les paroles de ses chansons, mais j'adore son look, sa musique. Il est génial », s'enthousiasme-t-il.

Comme chez le play-boy français, la séduction joue un rôle majeur dans le jeu du musicien. « J'aime le rock'n'roll et j'aime le côté sexy qui va avec », sourit-il.

Sur scène, Miles Kane affiche la moue arrogante d'un Mick Jagger, la morgue d'un Liam Gallagher, l'attitude du guitar hero d'un Pete Townshend et... la coiffure impeccable d'un Paul Weller, le « parrain » des Mods.

« Le style est aussi important que la musique, juge-t-il. Certains groupes pensent le contraire. Mais quand je joue, je veux avoir la classe. Ce n'est pas quelque chose de forcé, je trouve que ça va bien avec le genre de musique que je joue ».

Miles Kane a déjà réussi la prouesse d'être adoubé par les deux frères ennemis d'Oasis, Liam et Noel Gallagher, eux-mêmes adorateurs du rock anglais des 60's et habituellement peu tendres avec les jeunes loups.

Liam Gallagher lui a offert d'assurer la première partie de la tournée de son nouveau groupe Beady Eye. Quand à Noel, il s'est invité en guitariste de luxe sur un des morceaux de « Colour of the trap ».

« Il est venu un après-midi prendre un café et dire bonjour. J'étais en train de mixer et de travailler sur des harmonies et il a fini par les jouer. C'était juste une merveilleuse après-midi. De celles dont tu te souviens toujours », raconte Miles Kane.

jeudi 7 mai 2011

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Le concert de soutien à Skyrock à
Vincennes annulé faute
d'autorisation

Le grand concert de soutien à la radio Skyrock, qui devait se tenir le 28 mai sur l'esplanade du château de Vincennes, est annulé faute d'autorisation du ministère de la Défense, a affirmé vendredi la radio dans un communiqué.

« Par courrier (...) reçu ce jour, le général de division Gilles Robert, chef du service historique de la défense a répondu à la demande de Skyrock d'installer une scène le 28 mai sur l'esplanade du Château de Vincennes, espace relevant de l'autorité du Ministère de la défense », explique la radio.

Or, ajoute-t-elle, celui-ci a répondu par la négative, arguant « de fortes contraintes à cette période ».

« Dans ce même courrier, le général a néanmoins proposé d'étudier à nouveau la possibilité d'installer une scène à la date du 4 juin. Cette date se situe malheureusement au coeur du week-end férié de l'Ascension qui débute le 2 juin », précise Skyrock, qui a donc préféré annuler la manifestation.

Le concert, initialement annoncé pour le 30 avril place de la Nation à Paris, avait déjà été reporté.

Ce concert gratuit, intitulé « Skyrock Liberté », visait à remercier les auditeurs pour leur soutien et leur mobilisation autour de Pierre Bellanger, le patron de la station.

Mi-avril, après une bataille de plusieurs jours contre son actionnaire principal, Axa Private Equity, qui l'avait écarté de la direction de son groupe, Pierre Bellanger avait repris la main grâce au Crédit Agricole. La banque s'était en effet engagée au rachat de 30% de Skyrock à Axa Private Equity, qui détient 70% du capital de la radio.

Plusieurs milliers d'auditeurs, devant le siège de la radio à Paris ou sur internet, ainsi que de très nombreux artistes s'étaient alors mobilisés afin de réclamer la maintien de Pierre Bellanger à la tête de la première radio de France des moins de 35 ans.

jeudi 7 mai 2011

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« Stairway to Heaven » pour
Patrick Roy au festival Hellfest

Le principal festival français de musique rock metal, le Hellfest, rendra hommage à l'un de ses plus ardents défenseurs, le député socialiste du Nord, Patrick Roy, mort le 3 mai, lors de l'édition 2011 du 17 au 19 juin à Clisson (Loire-Atlantique), ont annoncé ses organisateurs.

« A la fin du concert de Scorpions, le samedi (18 juin), nous organiserons un feu d'artifice, pendant lequel des photos de Patrick Roy seront projetées, sur une ou deux des musiques qui auront été choisies par les fans », a indiqué Olivier Garnier, un des organisateurs du festival.

« Nous allons proposer aux fans de choisir entre plusieurs grands tubes de metal, parmi les préférés de Patrick Roy, notamment Stairway to Heaven de Led Zeppelin, Heaven and Hell de Black Sabbath ou encore Paradise City de Guns N'Roses », a-t-il précisé, confirmant une information de Presse-Océan vendredi.

Décédé dans la nuit de lundi à mardi d'un cancer du pancréas, Patrick Roy, 53 ans, s'était distingué à l'Assemblée nationale notamment pour sa défense passionnée de la musique metal.

En 2010, il s'était ainsi fait le défenseur du Hellfest que certains élus de droite, comme la présidente du Parti chrétien-démocrate, Marie-Christine Boutin, voulaient voir interdire. Il avait prononcé - sous les huées des députés de droite - un vibrant plaidoyer en faveur du hard-rock et du metal.

Plusieurs pages Facebook ont été créées depuis le décès du député, dont une « Pour la création d'une scène Patrick Roy au Hellfest », une autre « Pour la création d'une salle de concert métal Patrick Roy », ou encore « Pour que Christine Boutin nous fasse un solo de air guitar au mainstage 1 ».

En 2010, le député barbu à la veste rouge avait joué sur scène de la guitare avec Mass Hysteria, l'un des groupes français phare de la scène metal, dans le cadre du festival Metallurgicales qu'il avait créé dans sa ville de Denain.

jeudi 7 mai 2011

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« Au Bois Lacté », le Théâtre du
Nord fait découvrir le poète
Dylan Thomas

Le Théâtre du Nord donne jusqu'au 22 mai « Au Bois lacté » de Dylan Thomas, poète gallois peu connu en France mais vénéré en Angleterre, qui relate 24 heures de la vie d'un village dans une mise en scène épurée mais ingénieuse de Stuart Seide.

Pour sa première création depuis sa renomination à la tête du Théâtre du Nord, le metteur en scène américain s'est lancé le défi audacieux d'adapter cette pièce, la seule écrite par le poète, à l'origine uniquement pour la radio.

« Cela ne ressemble à rien de ce que j'ai fait. Ni moi, ni les acteurs n'avions jamais fait une chose pareille. On s'aventure dans une forme et un contenu insolite », expliquait-il avant la première, donnée jeudi soir à Lille.

De fait, « Au Bois Lacté » ne contient aucune intrigue. « Pas de début, pas de fin, juste des tranches de vie de petites gens, ceux qui d'habitude ne comptent pas, mais dont la vie se révèle souvent plus riche qu'on ne le croit », explique Stuart Seide.

En tout, près de 70 personnages, incarnés par seulement 11 acteurs qui passent habilement et parfois imperceptiblement d'un rôle à l'autre par un changement de costumes ou de lumière.

L'action commence au milieu de la nuit. Les habitants sont profondément endormis, dans la pénombre. Un projecteur se braque sur l'un d'eux qui soudain s'anime, incarnant le contenu de son rêve tel un pantin, guidé par le récit de deux narrateurs.

Puis, la journée s'égrène au rythme des actions simples du quotidien - un repas partagé entre époux, des enfants à l'école - mais aussi des pensées tour à tour mélancoliques et cocasses des habitants, révélant leurs amours perdus, leurs regrets, leurs fantasmes inavoués.

Le texte est dit, joué, chanté, successivement en français et en anglais. Les scènes s'enchaînent très vite. Parfois, le fil de l'action se perd un peu avant que le jeu des acteurs ne rattrape le spectateur au vol.

Sur scène, le décor est sobre - un panneau de bois agrémenté de chaises - mais suggère ici une table, là un lit ou un carré de verdure, par le truchement de brillants jeux de lumières et de sons.

Loin d'être un handicap, l'absence de représentation des éléments du décor devient un ressort de mise en scène. « J'ai voulu faire un travail impressionniste » dans la suggestion plus que dans la démonstration « pour véritablement donner à voir et à ressentir le texte de Thomas », explique Stuart Seide.

jeudi 7 mai 2011

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Daniel Buren au Pompidou-Metz

Le Centre Pompidou-Metz, reçoit à partir de lundi Daniel Buren qui présente deux oeuvres monumentales dans la grande galerie du musée messin.

Sous le titre « Echos, travaux in situ », l'artiste proposera jusqu'au 9 septembre dans la galerie longue de 80 m, d'une part, ses « Cabanes éclatées, imbriquées » et, d'autre part, « La ville empruntée, multipliée ».

Si la première installation est composée d'architectures temporaires dont les multiples points de vue ont l'ambition de « fragmenter l'espace », la seconde détourne spectaculairement avec un jeu de miroirs le panorama sur la ville offert par la grande baie vitrée du lieu d'exposition.

« Avec ces miroirs, j'ai voulu démultiplier ce panorama et ré-introduire dans l'espace muséal quelque chose - la vue sur Metz - qui lui est extérieur », a expliqué Daniel Buren vendredi à des journalistes.

jeudi 7 mai 2011

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Les films, les stars, les fêtes :
le festival de Cannes 2011
décrypté par Thierry Frémaux

A la tête du plus grand festival du monde, le directeur artistique de Cannes Thierry Frémaux accueille avec une égale prudence critiques acides et satisfecits. « Pour le moment, les gens ont décidé que ça allait être bien », relève-t-il en accueillant l'AFP avant l'ouverture, mercredi.

« La polémique est presque constitutive du Festival de Cannes, mais cette année, c'est sans doute l'un des meilleurs accueils jamais réservés à la sélection officielle (54 films dont 20 en compétition) ».

Q: C'est difficile de trouver les bons films?

R: « Toujours. Les films choisis doivent vraiment donner le sentiment qu'ils méritent d'être là, parce qu'il y en avait 100 ou 150 qui auraient pu y figurer. Le choix est fait avec l'idée d'être incontestable dans l'absolu, mais aussi en valeur relative, parce qu'il a fallu en laisser d'autres de côté.

Je regrette toujours d'être obligé de choisir, il y a des films qu'on aime et auxquels il a fallu dire non, mais c'est le métier. Par principe, je n'ai pas de regret. Et chaque film, je l'ai choisi ».

Q: Quels sont les critères du choix?

R: « Le premier c'est la mise en scène: Cannes est un festival de l'art cinématographique et c'est d'abord sur ce point qu'il faut juger un film; ensuite qu'il trouve sa légitimité, qu'on puisse ne pas l'aimer mais reconnaître qu'il méritait d'être là; enfin, même s'il n'y a pas de thématique ou de ligne définie, que la sélection présente à l'arrivée un tableau commun qui dise voilà ce que c'est que le cinéma en 2011.

Le festival reflète l'état du cinéma. Et en général, l'état du cinéma dit l'état du monde ».

Q: Quand on dit d'un film qu'il a été acclamé ou sifflé à « Cannes », de quoi parle-t-on?

R: « La première réaction émane de la presse: elle peut tuer un film qui sera réhabilité par la salle le soir en projection officielle (avec les professionnels, ndlr). Et parfois c'est le contraire.

Au début, ça me touchait, je pensais que tout le monde aimerait tout, je sollicitais les avis... Plus maintenant, je deviens philosophe ».

Q: Cannes, ce sont des films et aussi des stars: en attendez-vous beaucoup?

R: « Un jour de Cannes suffirait aux festivals du monde entier pour considérer que c'est réussi. Mais chez nous, ce doit être tous les jours et plusieurs fois par jour. Cannes doit être The Place to be pour les grands auteurs, pour des stars de cinéma, ou du rock comme Bono qui vient souvent, ou pour Paris Hilton. Et même si elles ne sont pas sur les marches, elles sont dans les salles, dans les fêtes: ça fait partie de l'ADN du festival ».

Q: Comment composez-vous le jury, avec cette année Robert de Niro en président?

R: « Les jurés et surtout le président du jury doivent avoir toute légitimité pour évaluer les oeuvres les unes par rapport aux autres. La compétition rassemble les grands artistes de leur époque: il faut leur assurer que le jugement porté sur leur travail sera crédible.

C'est donc difficile de trouver chaque année la bonne personne, tant sont déjà venues... Le choix de Robert de Niro se justifie par sa personnalité, sa carrière - il est l'acteur, le producteur et le metteur en scène qu'on connaît - et en plus il s'implique dans le cinéma en animant le festival de Tribeca (à New York).

On en avait parlé souvent, mais cette fois le calendrier collait ».

Q: Le président est-il consulté sur la composition de son jury?

R: « Non, on compose un groupe de gens compétents et sympathiques: ils vont vivre ensemble pendant onze jours, il faut qu'ils s'entendent bien - on veille aux inimitiés. Et on fait en sorte que le jury soit majoritairement composé de gens de cinéma: de Olivier Assayas à Uma Thurman cette année, il n'y a qu'à regarder leurs filmographies: ces gens savent ce que c'est que le cinéma... »

(Propos recueillis par Anne CHAON)

jeudi 7 mai 2011

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Mort du dramaturge Arthur
Laurents

Le dramaturge, scénariste et metteur en scène américain Arthur Laurents, surtout connu pour avoir écrit le livret de « West Side Story », est décédé jeudi soir à l'âge de 93 ans, ont rapporté des médias américains vendredi.

Arthur Laurents a notamment écrit le scénario de « La Corde », réalisé par Alfred Hitchcock en 1948, ou « Nos plus belles années », avec Robert Redford et Barbra Streisand, une adaptation sur grand écran de son roman éponyme.

Mais Arthur Laurents s'est fait connaître du grand public en écrivant le livret de la comédie musicale « West Side Story » en 1957. Pour l'occasion, la mise en musique était revenue à Leonard Bernstein.

« West Side Story », un « Roméo et Juliette » des temps modernes, a été réalisé quatre ans plus tard pour le cinéma par Jerome Robbins et Robert Wise.

Arthur Laurents avait ensuite écrit le livret d'une autre comédie musicale, « Gypsy ».

Arthur Laurents était né à New York le 14 juillet 1917 et a rejoint les rangs de l'US Army en pleine Seconde Guerre mondiale.

Son roman « Nos plus belles années », sorti en 1972, s'inspire de sa propre expérience de la « chasse aux sorcières », lancée par le sénateur Joseph McCarthy contre les sympathisants communistes à la fin des années 40 et au début des années 50.

Arthur Laurents a partagé 50 années de sa vie avec son partenaire Tom Hatcher, jusqu'à la mort de ce dernier en 2006.

jeudi 7 mai 2011

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La face cachée des Schtroumpfs
dévoilée dans « Le Petit Livre
bleu »

Les Schtroumpfs, charmants lutins bleus ou horribles staliniens, racistes et antisémites ? Pour y schtroumpfer plus clair, Antoine Buéno offre dans « Le Petit Livre bleu » une lecture socio-politique inédite et ludique de la saga de Peyo, de retour au cinéma en août.

Maître de conférence à l'IEP de Paris et romancier, l'auteur, qui ne veut en rien casser la magie des petites créatures bleues, n'en analyse pas moins leur société avec les armes féroces de la science politique et de la schtroumpfologie.

Après avoir traité de questions fondamentales sur la nature biologique ou la sexualité des Schtroumpfs — au fait, pourquoi n'y a-t-il qu'une seule schtroumpfette ? —, Antoine Buéno tente de démontrer que leur société « est un archétype d'utopie totalitaire empreint de stalinisme et de nazisme ».

Le nom et la « novlang » schtroumpf étaient nés lors d'un déjeuner entre Pierre Culliford, alias Peyo, et son complice André Franquin, en avril 1958 : au lieu de « passe-moi le sel ! », Peyo lança « passe-moi le schtroumpf ! »

Ce nom imprononçable devint « Puffi » en Italie, « Pitufos » en Espagne, « Smurfs » en anglais, « Stroumfakia » en grec ou encore « Kumafu » en japonais. Et « Schlümpfe » Outre-Rhin, schtroumpf signifiant chaussette en allemand...

Né en 1928 à Bruxelles, Peyo, le père des Schtroumpfs, avait connu l'occupation allemande et n'en gardait aucune nostalgie mais, relève Antoine Buéno, « une oeuvre peut véhiculer une imagerie que son auteur, de bonne foi, ne cautionne pas (...). Les Schtroumpfs reflèteraient donc plus l'esprit d'une époque que celui de leur créateur ».

Les Schtroumpfs vivent en autarcie. C'est une société collectiviste et dirigiste, avec un chef unique et omnipotent, le grand Schtroumpf.

Ils prennent tous leurs repas au réfectoire, sont puritains jusqu'au ridicule. Le racisme est patent dans l'album des « Schtroumpfs noirs » où la pureté du sang devient vitale et le brun, laid. Ou dans celui de « La Schtroumpfette », quand le blond aryen est idéalisé, estime l'auteur.

Ce petit monde est aussi mobilisé contre un ennemi juré, Gargamel, dont le profil rappelle une caricature antisémite et dont le chat s'appelle Azraël.

C'est le fils de Peyo, Thierry Culliford, qui a poursuivi l'oeuvre de son père après son décès en 1992. Dans ses albums, beaucoup plus pédagogiques, « le village des Schtroumpfs se fait plus explicitement métaphore du réel », souligne l'auteur.

Le 3 août, un film américano-belge de Raja Gosnell, mi-animé en 3D et mi-live, fera surgir « Les Schtroumpfs » sur les écrans. Les créatures bleues investiront pour l'occasion le coeur de New York.

Le film sera précédé au Lombard du 29e titre de la série, « Les Schtroumpfs et l'arbre d'or ». En novembre, sortira une « Encyclopédie des Schtroumpfs ».


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