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musicologie.org —— 27e année,
Alfred Caron — Aude Lestienne, flûtiste de l’Ensemble La Française, aime les programmes thématiques. Pour celui-ci, elle a choisi celui de la table, mais à vrai dire plus que de nourriture, il y est surtout question de boisson et évidemment de « vin », breuvage privilégié des bons repas dans le xviiie siècle français. Dès l’apéritif, les trois musiciens et la chanteuse se lancent dans un « air à boire » a cappella de Joseph Bodin de Boismortier qui chante les louanges de l’ivresse.
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Alfred Caron
Alain Lambert
Frédéric Léolla
Frédéric Norac
Michel Rusquet
Michaël Sebaoun
Jean-Luc Vannier
Jean-Marc Warszawski

François Buhler — Thomas Linley le Jeune (Abbey Green, Bath, 5 ou 7 mai 1756 – Château de Grimsthorpe, 5 août 1778), baptisé à St. James’s Church de Bath le 11 juin et également connu comme Tom Linley pour le distinguer de son père, est le fils aîné survivant des douze enfants du claveciniste, organiste, chef de chœur, chef d’orchestre, compositeur, chanteur et professeur de chant Thomas Linley senior (Badminton, 17 janvier 1733 – Londres, 19 novembre 1795) qui laisse son nom à des chansons et des madrigaux qui se classent parmi les meilleures productions anglaises de son époque, et de son épouse Mary Johnson (c. 1729 – Covent Garden, 18 janvier 1820) qu’il épouse très jeune, le 11 mai 1752 déjà, à Batheaston (à 3 kilomètres à l’est de Bath) et qui lui survit pendant vingt-cinq ans.
Frédéric Léolla —L'orchestre baroque Les Passions a été fondé à Toulouse en 1986 par le chef Jean-Marc Andrieu, mais depuis 1991 l’orchestre est installé à Montauban, où il est sans conteste un des acteurs culturels majeurs de la ville et de sa région.
Ça faisait donc 40 ans que Les Passions sont nées et il valait le coup de fêter ça (coupe de champagne offerte par la mairie à l’entracte incluse). Et quoi de mieux, pour une fête baroque, que d’invoquer Johann Sebastian Bach, Georg Friedrich Händel et Henry Purcell
Le concert commençait donc par la suite de
Alain Lambert — Changement de directeur au théâtre de Caen [voir notre chronique], dans la continuité sans doute comme le montre le nouveau programme, mais avec des nuances. À commencer par cette soirée d’ouverture très électro, car l’orchestre de chambre, dirigée par Julien Masmondet, est entouré d’un côté d’une batterie, d’une basse et d’une guitare, électriques, de l’autre de la console d’art visuel en temps réel d’Alexandra R, et au fond, surplombant l’orchestre, du matos de la DJ Tatyana Jane.
Frédéric Léolla —Face aux coupes dans les soutiens à la culture, Christopher Gibert (chœur Dulci Jubilo) et Jean-Marc Andrieu (orchestre baroque Les Passions), basés à Montauban, ont décidé de réorganiser leurs structures administratives en les concentrant et en misant sur la collaboration entre leurs deux ensembles. Une solution peu commune, mais qui pourrait bientôt faire des émules.
On pourrait presque parler d’un mariage entre les deux formations — plaisante Christopher
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François Buhler — Richard Brinsley Sheridan (Dublin, 30 octobre 17511– Mayfair, Londres, 7 juillet 1816), fils de Thomas Sheridan, d’abord acteur-directeur du Smock Alley Theatre de Dublin puis professeur de rhétorique, et de sa femme, Frances Chamberlaine, romancière et dramaturge anglo-irlandaise, est baptisé Thomas Brinsley le 4 novembre 1751, mais ses parents l'appellent Richard. Si l’on ne compte pas le premier enfant, Thomas (1747-1750), mort en bas âge, et la dernier, Sackville (1760), mort au berceau, mais uniquement les survivants, il a un frère
Frédéric Léolla —
algré les opinions de Stravinski (« le type ennuyeux qui écrivait toujours le même concerto ») ou de Dallapiccola (« le musicien qui a réussi à écrire 600 fois le même concerto »)1, Antonio Vivaldi demeure l’un des compositeurs les plus imaginatifs de son époque.
C’est ce que démontre le programme, conçu par le musicologue Olivier Fourès et interprété par l’ensemble Gli Incogniti, que nous avons eu le plaisir d’écouter le vendredi 9 octobre dernier à Montauban, dans le cadre du festival Passions Baroques.
Romancero, Raphaël Godeau (guitare), Chœur de chambre Septentrion, sous la direction de Rémi Aguirre Zubiri, œuvres de Manuel Oltra, Joaquin Turina, Rodolfo Hallfter, Einojuhani Rautavaara, Francisco Tarrega, Castelnuovo Tedesco, Hortus 2026 (hortus 277).
Jean-Marc Warszawski — Voici un curieux, mais attachant enregistrement. Cristiano Holz, un claveciniste et clavicordiste de réputation internationale, venu du Brésil, installé un temps aux Pays-Bas et actuellement professeur au Conservatoire national de musique de Lisbonne, est à la recherche de la technique digitale de Johann Sebastian Bach et de sa pédagogie. Démarche assez intrigante pour ce qui concerne une pédagogie essentiellement orale, perdue à jamais. Certes, on attribut à Johann Sebastian Bach l’abandon de la prééminence des doigts 2, 3, 4 et le passage du pouce, mais ce que retient Cristano Holz (dont le livret est en anglais) est l’échappement du doigt après l’attaque, une technique dite, selon une source
Le Conservatoire Rachmaninoff de Paris demande aux membres de son comité artistique, professeurs ou personnalités musicales, de donner un coup de visibilité à de jeunes musiciens qu’ils estiment méritants, c’est-à-dire de les programmer dans un cycle de concerts, les cartes blanches.
Le 15 octobre, Jean-Jacques Kantorow utilisera sa carte blanche au profit de la violoniste Marie-Aude Melliès, accompagné au piano par Ilan Zajtmann, avec lequel elle forme un duo déjà bien rodé. Ils interpréteront des œuvres d’Isaac Ysaye/Camille-Saint-Saëns (Caprice d’après l’étude en forme de valse,
Quatre cédés jazzy, et un de musique du monde plus bluesy : Island du Christophe Marguet 4tet, Paris après minuit de Sacha Boutros, Luna & Sol de Lucas Dorado, The Third World Underground du trio Brand-Cherry-Ward. Ilch du quatuor de vièles Tengerton de Mongolie.
François Buhler —Londres excepté, Bath est la ville la plus à la mode dans l’Angleterre de la fin du xviiie siècle et, à Bath, les Linley y deviennent vite la famille musicale la plus influente. Originaires de Badminton dans le Gloucestershire, un village d’environ 250 habitants, et non de la cité historique de Wells dans le Somerset voisin comme l’a faussement prétendu l’ancienne édition de l’Encyclopædia Britannica (une erreur encore fréquemment reproduite), ils sont issus d’un milieu rural et modeste et ne déménagent à Bath, à vingt-cinq kilomètres de là, qu’en 1744. William, le père de Thomas Linley l’Aîné et grand-père des douze enfants formidablement doués de celui-ci est un charpentier dont l’affaire a prospéré grâce au développement
Jean-Luc Vannier — « Une visite d’État historique » : c’est en effet « la première fois qu’un Président de la République italienne est reçu pour une visite d’État en Principauté » a rappelé S.A.S. Le Prince Souverain Albert II dans son toast porté en l’honneur de Son Excellence Monsieur Sergio Mattarella accompagné de sa fille Laura. Une visite qui vient d’autant plus « réparer un manque » souligne encore Albert II que « la communauté italienne vivant à Monaco représente un cinquième de notre population ». En réponse, le président italien a mentionné « la proximité historique et culturelle » entre l’Italie et la Principauté monégasque.
Olivier Rubens — « France Musique » a déserté cet été un tiers des communes françaises. Un flot de protestation a menacé la rue du Président Kennedy d’une submersion non prévue par la météo. La présidente de l’institution était donc au micro, ce 2 octobre.
Les journalistes et autres « médiatrices » ont d’abord multiplié les « mercis » et signes de déférence. L’effort de Madame Sibyle Veil est certes méritoire. Elle a descendu au moins deux étages. Elle daigne informer les auditeurs-manants. Sauf ceux dont l’habitat excentré ne bénéficie plus de la couverture FM !
N o u v e a u t é s
septembre 2026
Arbo Alessandro, Molinier Arbo Agnès, La musique et les animaux dans la pensée antique, « musicologie » (21), Classiques Garnier 2025 [250 p.].
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Davy-Rigaux Achille, Dompnier Bernard, Gomis Stéphane, Bourquin Laurent (direction), Des musiciens au service des églises (xviie et xviiie siècles), Hommage à Sylvie Granger, « histoire », Presses universitaires de Rennes, Rennes 2025 [402 p.]
Pénicaud Danielle, Chemins de terre, de mer et de ciel. Les Presses du Midi, Toulon 2026 [426 p.]
Rodriguez Christine (direction), Amour et mariage à l'opéra : variations autour d'un thème, « Rencontres» (711), « Études dix-neuviémistes » (73), Classiques Garnier, Paris 2026 [399 pages].
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ISSN 2269-9910