musicologie.org —— 27e année,
Alain Lambert — Un étonnant trio en fait qui avait peaufiné son projet toute la semaine à Logre à Caen, et le présentait au public ce dimanche après-midi. Nesta Mondelice et Khalifa Belouzaa se connaissent depuis longtemps, depuis le reggae de Positive Radical Sound à la fin du siècle dernier. Puis Nesta a pris le chemin du jazz et joué dans Hand Five ou Tetragone que nous avons relayés ici. Ils ne se sont pas perdus de vue, rejouant plus acoustique à l’occasion, et comme celle-ci fait le larron, ils viennent de s’adjoindre un jeune pianiste chanteur-compositeur de 80 ans installé dans la région, Ray Lema.
Et de créer un spectacle Nous debout dans lequel ils réfléchissent à leur identité, à leurs cultures multiples, avec des chants traditionnels africains ou créoles, et des textes d’auteurs martiniquais, algériens ou congolais, sur la dialectique et le double jeu dominant dominé. Mais aussi à travers leur propre cheminement. Quand le normano-guadeloupéen découvre grâce à un prof de la fac de socio de Caen le concept de créolité que son oncle va lui expliquer par l’exemple. Quand le jeune papa franco-algérien ne peut que répondre « je ne sais pas » à une question existentielle de sa petite fille un jour de manège,
(Ouest France) « Une magnifique reconnaissance » : l’Orchestre national des Pays de la Loire remporte un prix international
(Radio France) Mort de Claude Bessy, Étoile éternelle
Alfred Caron
Alain Lambert
Frédéric Léolla
Frédéric Norac
Michel Rusquet
Michaël Sebaoun
Jean-Luc Vannier
Jean-Marc Warszawski
Alfred Caron —Le baryton Huw Montague Rendall que le public a pu découvrir en Pelleas l’année dernière à l’Opéra Bastille donnait son premier récital parisien aux Lundis musicaux de l’Athénée. En bon britannique, il fait montre d’un penchant marqué pour le répertoire français et ouvrait ce concert avec deux cycles francophones, Les Histoires naturelles de Francis Poulenc et La bonne chanson de Gabriel Fauré. Dans le premier, sa sobriété expressive et son français châtié font merveille, lui permettant de donner à ces haïkus de Guillaume Apollinaire et à leur tonalité moderniste quelque peu surréaliste cette fausse gravité pleine de componction qui leur convient. Dans La bonne chanson, la maîtrise n’est pas moindre et il y fait entendre de subtils mezza voce et un usage de la voix mixte raffiné. Mais le registre mystico-sentimental de la poésie de Paul Verlaine, appellerait peut-être un peu plus de simplicité, en tout cas un certain « naturel » qui lui fait défaut. Le chanteur éviterait ainsi cette impression d’une interprétation un peu trop affectée pour être tout à fait sincère. Car si la vocalité est d’un total raffinement,
Alfred Caron — Avec ce Siegfried, troisième volet de sa Tétralogie commencée en 2022, Yannick Nézet-Séguin renouvelait le petit miracle que nous avait semblé alors son Or du Rhin. Sa direction diligente et inspirée transforme l’orchestre sur le plateau en un somptueux décor sonore qu’une esquisse de « jeu scénique » des chanteurs, familiers de leurs rôles, contribue à animer, l’ensemble réussissant une fois de plus le tour de force de faire exister l’œuvre dans cette version de concert de façon aussi vivante, sinon plus, qu’une mise en scène sophistiquée. Le Philharmonique de Rotterdam n’est peut-être pas le meilleur orchestre du monde, comme on l’entend beaucoup dire autour de nous avec une nuance de regret, mais sa complicité avec le chef est patente et lui permet de le faire briller dans toutes ses parties et singulièrement du côté des vents, avec des cuivres et des bois particulièrement affutés. Le chef canadien toujours aussi engagé et attentif en fait le moteur et le narrateur
Michaël Sebaoun — Le Stabat Mater est la dernière œuvre composée par Giovanni Battista Pergolèse (1710-1736). Il est écrit pour deux voix féminines (ou castrats) solistes et cordes. Ses versets, attribués à Jacopone da Todi, datent du début du xiiie siècle et expriment les douleurs de la Vierge au pied de la croix près de son fils.
« La première partie du texte décrit la souffrance éprouvée par Marie tandis que la seconde est une prière qui lui est adressée afin de partager ses tourments », note la musicologue Aurélie Loyer, tandis qu’Adélaïde de Place écrit dans la notice : « L’austérité et la ferveur mystique sombre et bouleversante des implorations de la Vierge Marie voisinent
Jean-Luc Vannier — « Mettre en mouvement ce qu’ils entendent ». Nonobstant le caractère direct, en apparence spontané, de la formule, l’invitation lancée aux chorégraphes est trompeuse. Et pour cause : même si l’oreille n’a pas de paupières, le son extérieur, filtré par le prisme déformant de la voix maternelle distinguée ab initio par le fœtus — en stéréo s’il vous plaît — dès le cinquième mois de la grossesse, n’en finit jamais de nous égarer. Autre fourvoiement, la restitution visuelle — le donner à voir de cette écoute — se leste d’une adresse inconsciente à l’autre, un message à même de fmultiplier toutes sortes de frayages psychiques. Ultima ratio de cette trahison : la prétention de cerner par les mots cette expédition vers l’univers intense et énigmatique des six
(L'Orient le jour) Pour une musique qui refuse de disparaître.
(La Gazette) La filière musicale s’unit pour demander le déplafonnement de la taxe sur le spectacle
(La République du Centre) «On n'a que dalle ! » : pas de cours de musique depuis septembre dans un collège du Montargois, une mère d'élève menace d'attaquer l'État.
(Altenatives économiques) Les concerts de Céline Dion à Paris, symbole de la concentration extrême de l’industrie musicale

Michaël Sebaoun — Un premier livre d’entretiens de la compositrice Meredith Monk, réalisés par Jean-Louis Talon, paraissait en 2015 aux éditions Nouvelles Cécile Defaut. Meredith Monk, une voix mystique, reprend ces entretiens, remaniés, auxquels s’ajoutent quatre nouveaux, effectués à distance en 2020.
Meredith Monk, née à New York en 1942, est immergée dès l’enfance dans la musique. Sa mère est une chanteuse pop, son grand-père basse-baryton. Elle commence la musique à l’âge de trois ans, par la méthode Dalcroze, censée lier musique et mouvements du corps. Atteinte de strabisme, cette méthode l’aide à coordonner ses mouvements. Elle chante, suit des cours de piano, de théorie musicale, étudie à l’université Sarah Lawrence la composition et la danse, et découvre que la voix sera centrale dans sa démarche artistique : « Elle me paraissait être en mesure de libérer mon expression, de tout
Son échec au Concours Chopin de Varsovie de 1980, alors qu’elle s’appelait encore Irina Irina Petrova, fit moins scandale que l’échec, au même concours, d’Ivo Pogorelich, donné gagnant par les commentateurs occidentaux et par lui-même, comble de la modestie.
Irina Chukovska est née à Tachkent, en Ouzbékistan, elle est entrée à l’âge de six ans au Conservatoire de Tachkent, dans la classe de la légendaire TAMARA AFANASYEVNA POPOVICH, collaboratrice de Lev Naoumov dans l’héritage de Heinrich Neuhaus. Elle a donné son premier récital à l'âge de treize ans.
Ensemble Cappella Leonis, sous la direction de Cédric Costantinos et Philippe Foulon, œuvres de Nicolas de Grigny, Henry du Mont, Louis Couperin, Charles Richard, Jean Laquement Dubuisson, Antoine de Boesset, Jean de Sainte-Colombe. Indésens Calliope 2025 (IC 094).

Cyrille Dubois (ténor) et Anne Le Bozec (piano), Vaughan William : Landscape, Julien Dieudegard (violon), Émeline Concé (violon), Louise Desjardins (alto),
Médée Fille des enfers, Eugnie Lefebvre (soprano), Paco Garcia (ténor), Louis Créac'h (violon), Simon Pierre (violon), Kate Goodbehere (alto), Julie Dessaint (violon de gambe),
Luca Moscardi, Piano Works (vol. 3), « Sonatina » no 1, « Bagatelles » opus 40, « Jewish Fantasy » opus 42, « Variations » opus 45. Da Vinci classics 2025 (CO 1130).

Très populaire en Angleterre et en Flandres aux xvie et xviie siècles, le virginal est l'instrument incontournable plus grands claviéristes du règne d'Élisabeth Ier, Le Fitzwilliam Virginal Book, manuscrit contenant près de 300 pièces écrites pour cet instrument, est le plus important recueil de musique de clavier de cette ère élisabéthaine si foisonnante.



Jean-Marc Warszawski — Un album où les instruments rares et les mixtures sonores peu usités créent des couleurs sonores inédites et de toute beauté.
L’Ensemble Capella Leonis est consistant avec six vocalistes, sept cordes, dont un violoncelle d’amour et ses cordes sympathiques, Philippe Foulon oblige, aussi une viole d’amour, des violons piccolos, un virginal et un virginal ottavine (octavine) qui ne joue que les aigus, pour faire un peu d’air, cinq instruments à vent, une belle collection de chalemie dont des instruments
N o u v e a u t é s
mars-avril 2026
Cahiers Maria Szymanowska (8) : Parler d'art. Société Maria Szymanowska - Numilog, Paris 2026 [240 p. ; ISBN : 978-2-487646-04-9 ; 20,00 € / 13.99 €].
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Meredith Monk, Une voix mystique (Entretiens avec Jean-Louis Tallon), Le mot et le reste, Marseille 2022
Wald Elijah, Bob Dylan Électrique : Newport 1965, du folk au rock : histoire d'un coup d'État (traduction d'Émilien Bernard). Rivage Rouge, Paris 2025 [544 pages ; ISBN 978-2-7436-3940-2 ; 11 €].
Wasselin Christian, Erik Satie, « Folio biographies », Gallimard, Paris 2025 [352 p. ; ISBN 978-2-07-299389-3 ; 10,50 €].
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ISSN 2269-9910