bandeau actu

 

 


mercredi 27 mai 2015

 

Frames of Listening: Popular Music and Visual Culture

International Association for the Study of Popular Music - Canada 32nd Annual Conference:

27-30 mai 2015, University of Ottawa – Carleton University

https://iaspm.ca/2014/09/iaspm-canada-conference-cfp-ottawa-2015/

CFP deadline: 15 Oct 2014

“Frames of Listening: Popular Music and Visual Culture” aims at exploring the intersections of sound and images across a range of popular music genres and cultural forms. With the advent of YouTube in 2005 and the proliferation of handheld technologies and social networking sites, musical-visual culture in a variety of forms has become readily accessible to millions worldwide. Even before the digital revolution, musical artists collaborated with visual artists to develop iconic images that had the power to shape identities, to communicate social messages, to strengthen genre affiliations, and to sell records. How do we receive and interpret the intersections of music and moving images in popular music? How do these multi-sensorial artistic expressions do cultural work and shape the world?

While proposals on any topic relating to popular music are welcome, the conference organizers especially invite proposals for individual presentations, panels, workshops or performances on topics related to the theme of the conference, including (but not restricted to) the following:

-music / image aesthetics, theory, and analysis
-uses of popular music in screen media: theory, history, and practice
-audio-visual production and reception
-technologies of new media and popular music
-mediation of and in popular music genres
-audio-visual representations of gender, sexuality, race, class, age, and ability
-popular music iconography; art; graffiti; artist portraits
-mediated branding and product placement
-musician – visual artist collaborations
-performance art and the moving/sounding image

Complete details: https://iaspm.ca/2014/09/iaspm-canada-conference-cfp-ottawa-2015/

City of Light: Paris 1900-1950 : Colloque international

Appel à communications

27-29 May 2015, Londres

Institut français du Royaume-Uni, 17 Queensberry Place, London SW7 2DT

En conjonction avec l'important festival de musique française du Philharmonia Orchestra, « City of Light : Paris 1900-1950 », ce colloque, organisé en partenariat avec l'Institut français du Royaume-Uni et le IMR, est consacré à la vie musicale à Paris dans la période 1900-1950 (Pour plus d'informations sur le festival : https://www.philharmonia.co.uk/paris). Ce colloque propose d'explorer la musique composée dans la période, ses interactions avec les arts plastiques, la littérature et la danse, de même que le contexte socio-politique qui conduisit des créateurs majeurs venus d'Europe et d'Amérique du Nord à s'établir à Paris. La conférence inaugurale du colloque sera donnée par Myriam Chimènes (Directeur de recherches au CNRS).

Le concert associé au colloque aura lieu le 28 mai au Royal Festival Hall et sera donné par le Philharmonia Orchestra, dirigé par Esa-Pekka Salonen. Un concert-conférence sera donné par Paul Roberts (Guildhall School of Music and Drama) le 27 mai à l'Institut français autour du répertoire pianistique français.

Cherchant à réunir des chercheurs intéressés par l'ensemble des facettes de la vie musicales et culturelle dans la capitale française, le comité d'organisation accueille des propositions de communications qui s'inscriront de préférence, mais pas exclusivement, dans les champs suivants :

  • Café-concert / Music-hall / Cabaret / Chanson
  • La place de la culture populaire dans la musique classique,
  • les arts et la literature
  • L'internationalisme à Paris 1900-1950
  • Cosmopolitisme / Exotisme / Eclectisme / Colonialisme
  • Entente cordiale
  • Collaborations inter-artistiques
  • Tension sacré - profane
  • La flûte française; le piano français
  • Instruments et facteurs d'instruments
  • Vie musicale et enseignement de la musique en France 1900-1950
  • Artistes réfugiés
  • Expositions (spécialement celles de 1931 et 1937)
  • Nouveaux lieux de concerts pendant la période
  • Le paysage sonore de la ville

Les langues du colloque sont l'anglais et le français. Les propositions de communications individuelles (20 minutes) contiendront les éléments suivants :

— Titre de la communication et résumé de 250 mots maximum ;

— Courte biographie du conférencier (100 mots max.);

— Affiliation institutionnelle (le cas échéant) ;

— Adresses postale et électronique, téléphone;

Les propositions de jeunes chercheurs sont particulièrement bienvenues. Grâce à la générosité de l'Institut Français du Royaume-Uni, une aide financière pour les jeunes chercheurs aux déplacements depuis la France pourra dans certains cas être accordée.

Les propositions doivent être envoyées par courrier électronique, en pièce jointe sous format Word à : cityoflightconference@gmail.com, avant le 20 janvier 2015. Les décisions seront notifiées par courrier électronique à partir du 20 février 2015.

Comité d'organisation

Caroline Rae, Cardiff University
Caroline Potter, Kingston University London
Barbara Kelly, Keele University
Yves Balmer, Conservatoire de Paris (CNSMDP)
Christopher Murray, Université Libre de Bruxelles
Catherine Robert, Institut Français du Royaume-Uni

La musique au tournant des siècles

François-Sappey Brigitte, La musique au tournant des siècles. Fayard, Paris 2015 [304 p. ; ISBN 978-2-213-68250-1 ; 20 €]

Par Jean-Marc Warszawski ——

Pour son 20e ouvrage, le 10e chez Fayard, Brigitte François-Sappey se demande si les passages d'un siècle à l'autre ne seraient pas vécus par les musiciens comme des moments particuliers. Ainsi posée, la question, est ambiguë, car quel que soit le sentiment qu'on peut avoir en passant ou en frôlant le nombre des centaines en années de calendrier (ce n'est pas que le lot des musiciens), cela ne dit pas ce qu'on fait en réalité, ni si ce passage a une influence sur nos œuvres. Les choses et le sentiment que nous en avons ne s'identifient pas les unes à l'autre

La 21e Académie baroque d'Ambronay placée sous la direction d'Enrico Onofri.

Pour sa 21e édition, l'Académie baroque européenne d'Ambronay sera placée sous la direction d'Enrico Onofri.

Violoniste et chef d'orchestre réputé, Enrico Onofri est également connu pour ses talents de pédagogue. Il a imaginé un programme estival autour de concertos pour violons magnifiant la virtuosité de cet instrument. Ce panorama musical associera des compositeurs italiens du début de la période baroque à des piliers du répertoire allemand plus tardif. En point d'orgue, un magnifique concerto de Vivaldi et l'inoubliable 3e Concerto brandebourgeois de Johann Sebastian Bach. Ce dialogue animé entre solistes et orchestre offre un terrain de jeu idéal pour les jeunes grands talents recrutés dans toute l'Europe.

L'orchestre à cordes sera composé de 20 musiciens regroupés autour de l'ensemble Radio Antiqua. Ce dernier fait partie des trois heureux lauréats de la cession eeemerging 2014 qui s'est tenue à Ambronay durant le festival.

L'ensemble se réunira au Collegio Ghislieri de Pavie du 5 au 14 juillet, avec des ensignants spécialistes du répertoire. La tournée se déroulera du 15 au 26 juillet 2015 :

15/07 : Collegio Ghislieri à Pavie (Italie)

16/07 : Ljubljana (Slovénie)

19/07 : Festival des Arts Jaillissants à Montsapey

21/07 : FEstival de la Bâtie

23/07 : Centre culturel de Belém à Lisbonne (Portugal)

24/07 : Ferney-Voltaire

25/07 : Festival À la folie... pas du tout du Monastère royal de Brou

Depuis sa création en 1993, l'Académie baroque européenne d'Ambronay représente une étape importante dans l'évolution des jeunes artistes en début de carrière.

Stratégies et pouvoirs de la forme brève

17-19 mars 2016, Tours

Interactions culturelles et discursives (ICD, E.A. 6297)
jeudi 17, vendredi 18 et samedi 19 mars 2016, Université de Tours

Ce colloque se propose d'analyser l'efficacité de la forme brève, en associant divers champs (littérature, théâtre, cinéma, musique, études culturelles). Sans entrer dans les questions de définition (valeur relative du petit et du long, inclusion dans un ensemble plus vaste, distinction entre le « court » qui désigne la dimension et le « bref » qui implique davantage un style, un mode de composition…), on s'intéressera à l'intention signifiante de telle forme brève ainsi qu'à ses effets recherchés et produits, en lien avec la problématique « Paradigmes de l'autorité » qui constitue le programme actuel de l'équipe ICD : quelle force propre la brièveté renferme-t-elle, par quoi fait-elle autorité, quel genre d'adhésion suscite-t-elle ? Ses pouvoirs présentent un large spectre, de la séduction exercée par l'« obscure clarté » d'un aphorisme ou la piquante ingéniosité d'une épigramme, jusqu'aux intimidations de la « parole autoritaire ». Si la brièveté représente parfois le moyen d'avoir le dernier mot ou d'imposer le silence, de dominer l'autre et d'inhiber toute réflexion par une formule lapidaire, par la clôture du sens, elle donne souvent beaucoup à entendre et à penser, elle stimule l'interprétation.

On prendra en compte l'historicité des modalités et des significations — breuitas antique, idéal classique de plénitude et d'universalité, goût romantique pour le fragment, esthétique contemporaine de la rupture ou de l'éclatement. Quelques exemples : l'un des traits du romantisme musical est la prédilection pour la miniature, dont témoignent divers titres de pièces : bagatelles, moments, préludes, feuilles, scènes, impromptus. Puis c'est le refus de l'achèvement, la vivacité du geste, la saisie du moment fugitif qui caractérisent la modernité – qu'on songe à Baudelaire (Petits Poèmes en prose, Fusées), à Debussy, qui en reconsidérant la forme donne un nouveau sens à l'instant, ou encore à Webern, chez qui la concentration extrême va de pair avec le rejet de l'épanchement sentimental, pour viser à l'intensité. Dans le domaine théâtral, il a toujours existé des formes brèves (atellanes à Rome, farces et soties médiévales, Proverbes de Carmontelle et de Musset…), mais depuis la fin du xixe siècle une tendance forte est aux expérimentations qui, au lieu d'action organisée, montrent des « tranches de vie » , avec un traitement singulier de la gestuelle et du temps, de la parole et du silence ; à notre époque postmoderne, on songe aussi aux « performances », tant sur scène que dans la rue (« Juments de l'Apocalypse » du duo Casas-Lemebel, dans le Chili des années 1980, ou Femen de nos jours).

I. Un premier axe de recherche concerne le projet et la stratégie du locuteur ou du créateur : la brièveté, pour quoi faire ? La forme brève peut fournir un outil incisif de contestation des autorités (pouvoir politique, stéréotypes et préjugés, canons esthétiques, assignations de genre). Elle peut orienter l'opinion avec tranchant (pamphlets, messages brefs des nouvelles technologies tels que les tweets), inciter à une conduite (cas de la maxime ou du slogan). Pour l'auteur lui-même, l'exercice de condensation peut aussi représenter une démonstration de virtuosité ou une ascèse, qui mue la contrainte du format en liberté de création. Dans le cas du jazz, par exemple, le support enregistré (du 78 tours au numérique) a justement servi de telles explorations.

II. Une autre approche consiste à étudier les échos et rémanences des formes brèves : quelle réception, quels usages ? L'expression discontinue, en petits morceaux, en pièces détachées ou détachables, ouvre la possibilité d'un libre parcours et s'offre comme esquisse suggestive, puzzle à composer. Fermeture apparente, ouverture indéfinie ; court format, longue résonance ; économie des moyens, profondeur de l'effet. Par exemple, si la sentence ou la maxime peut apparaître comme discours d'autorité, formulation définitive, phrase close sur elle-même, elle invite aussi bien au prolongement dans une méditation personnelle (elle est alors « semence de discours », comme dit Sénèque) et, lorsqu'elle est associée à d'autres dans un recueil (La Rochefoucauld, Vauvenargues, etc.), elle entre dans divers réseaux de sens, dans des séries variables. On pense aussi aux contes, aux nouvelles — cet « exercice cruel de contraction de vie », selon Philippe Chardin — (Poe, Buzzati, Cortázar), à toute succession de micro-pièces dramatiques ou musicales. Il s'agit donc d'analyser les modes spécifiques de lecture ou d'écoute que peuvent générer des formes brèves. On pourra également examiner leur remploi dans la pratique citationnelle et la réécriture parodique.

III. Une troisième direction d'analyse sera, dans l'esprit de transversalité qui anime nos recherches, de travailler sur les croisements et transpositions entre formes brèves, sur la manière dont elles peuvent s'appeler et se conjuguer. Les livres d'emblèmes, par exemple, associent adages et images. En musique, on observe que la brièveté a souvent partie liée avec un modèle poétique (lieder, Sept Haïkaï de Messiaen, Marteau sans maître de Boulez d'après René Char), pictural, cinématographique (mise en musique de courts-métrages, vidéoclips) ou théâtral (opéras-miniatures de Darius Milhaud ou Paul Hindemith).

Comité d'organisation : Vincent Cotro, Élisabeth Gavoille et Mónica Zapata.

Comité scientifique : Philippe Chardin (Tours), Vincent Cotro (Tours), Catherine Douzou (Tours), Élisabeth Gavoille (Tours), Georges-Claude Guilbert (Tours), Hélène Maurel-Indart (Tours), Jean-Jacques Tatin-Gourier (Tours), Lori Saint-Martin (Université du Québec à Montréal), Anne Tomiche (Paris-4 Sorbonne), Mónica Zapata (Tours).

Bibliographie indicative

Alluin B. et Suard, F. (éds.), La nouvelle. Définitions, transformations, Presses universitaires de Lille, 1990

Croizy-Naquet C., Harf-Lancner L. et Szkilnik M. (éds.), Faire court. L'esthétique de la brièveté dans la littérature du Moyen Âge, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2011

Ertlé B. et Gosman M. (éds.), Les écrits courts à vocation polémique, Frankfurt am Main, Peter Lang, 2006

Buschinger D. (éd.), Le récit bref au Moyen Âge, Actes du colloque des 27, 28 et 29 avril 1979, Amiens, Université de Picardie, 1980

Darbord B. (dir.), Typologie des formes brèves au Moyen Âge, Presses Universitaires de Paris Ouest, 2010

Dessons G., « La notion de brièveté », La Licorne, 21, 1991, p. 3-11

Escola M. (dir.), Les formes brèves, TDC n° 1077, Réseau Canopé-CNDP, 2014

Etiemble R., « Problématique de la nouvelle », in Essais de littérature (vraiment) générale, Paris, Gallimard, 1974

Fragments et formes brèves, Publications de l'Université de Provence (« Études hispaniques », 17), 1990

Formes brèves. De la gnômè à la « pointe » : métamorphoses de la sententia, La Licorne, 3, 1979

Giudicelli C. (dir.), Formes brèves de l'expression culturelle en Amérique latine de 1850 à nos jours, América n° 18, 1997

Goyet F., La nouvelle 1870-1925, Paris, PUF, 1993

Grojnowski D., Lire la nouvelle, Paris, Dunod, 1993

La forme courte au théâtre, Les cahiers de Prospero, 10, 2000

Lafon M., « Pour une poétique de la forme brève », América, Cahiers du criccal, nº 18, 1997, p. 13-18

Lafond J., Les formes brèves de la prose et le discours discontinu (XVIe-XVIIe siècles), Paris, Vrin, 1984

Mauduit C. et Paré-Rey P. (éds.), Les maximes théâtrales en Grèce et à Rome : transferts, réécritures, remplois, Lyon, CEROR 37, 2011

Meschonnic H., « Les proverbes, actes de discours », Rhétorique du proverbe, Revue des Sciences humaines, n° 163, 1976, p. 419-430

Messina S. (éd.), La Forme brève, Actes du colloque franco-polonais, Lyon, 19, 20 et 21 septembre 1994, Paris, Champion, 1996

Montandon A., Les formes brèves, Paris, Hachette Supérieur, 1994

Nemer M., « Les intermittences de la vérité. Maxime, sentence, aphorisme : notes sur l'évolution d'un genre », Studi Francesi, n° 78, septembre-décembre 1982, p. 484-493

Ozwald T., La nouvelle, Paris, Hachette Supérieur, 1979

Périneau S. (dir.), Les formes brèves audiovisuelles, Des interludes aux productions web, Paris, CNRS Éditions, 2014

Pujade-Renaud C. et Zimmermann D., 131 nouvellistes contemporains par eux-mêmes, éd. Manya, 1993

Roukhomovsky B., Lire les formes brèves, Paris, Armand Colin, 2005

Saint-Martin L., Mathématiques intimes, Québec, L'instant même, 2014

Schapira C., La maxime et le discours d'autorité, SEDES, 1997

Schneider M., Schumann : Les voix intérieures, Paris, Gallimard, 2005

Souiller D., La nouvelle en Europe de Boccace à Sade, Paris, PUF, 2004

Testud P. (dir.), Brièveté et écriture, La Licorne, 21, 1991

Webern A., Chemin vers la nouvelle musique, Paris, J.-C. Lattès, 1980

Zumthor P., « La brièveté comme forme », in La Nouvelle. Formation, codification et rayonnement d'un genre médiéval, M. Picone, G. di Stefan et P. D. Stewart (éds.), Montréal, Plato Academia Press, 1983, p. 3-8

Renseignements pratiques

Dates du colloque : 17-18-19 mars 2016
Lieu du colloque : Université François-Rabelais, 3 rue des Tanneurs, 37000 Tours

Soumissions : les propositions de communication (titre et résumé de 250 mots maximum) sont à adresser au comité d'organisation :
Vincent Cotro : vincent.cotro@univ-tours.fr
Élisabeth Gavoille : elisabeth.gavoille@univ-tours.fr
Mónica Zapata : monica.zapata@univ-tours.fr
avec copie au secrétariat d'ICD : icd@univ-tours.fr

Date limite de soumission : 30 juin 2015

Hébergement : l'unité de recherche ICD prendra en charge 2-3 nuitées dans des hôtels du centre ville de Tours et dont les noms seront indiqués ultérieurement.

Les déplacements seront aux frais des participants.

Inscription au colloque : les droits d'inscription sont fixés à 45 € pour les participants non membres d'ICD. L'inscription est libre pour les membres de l'équipe (enseignants chercheurs et doctorants).

Les frais d'inscription comprennent la prise en charge des déjeuners, l'hébergement (comme indiqué ci-dessus), et l'accès aux concerts et manifestations culturelles organisés autour du colloque.

Une attestation de participation et de versement est délivrée pour permettre le remboursement par l'université ou l'équipe de rattachement.

Les Paroles d'élèves dans l'Europe moderne (XVe-XVIIe siècles)

Colloque international
4-7 juillet 2016, Tours, Tours, Centre d' Études Supérieures de la Renaissance

 

L'enseignement scolaire à l'époque moderne a souvent été abordé du point de vue des savoirs dispensés, des techniques de transmission qui leur étaient associées ou encore de leurs effets sur le corps social (alphabétisation, confessionnalisation). Dans un tel contexte, le moment d'enseignement – surtout pour ce qui concerne les petites écoles – tend parfois à se réduire à une parenthèse coincée entre l'amont de la théorie et l'aval des résultats. S'il est envisagé – implicitement la plupart du temps – c'est surtout depuis la position du maître ou des prescripteurs de l'institution enseignante.

Pour cette raison, le LIXe Colloque international d'études humanistes du CESR sera consacré en 2016 aux pratiques d'enseignement dans  l'Europe  moderne,  et  concentrera l'attention sur les élèves et leurs manifestations vocales. Cette approche particulière répond d'une part au développement récent de l'intérêt des historiens pour ce paramètre de l'activité humaine (soundstudies, performancepractice studies). En outre, on assiste depuis quelques années à un accroissement de la prise en compte de la part vocale de l'enseignement scolaire, notamment chez les historiens de la pédagogie et des usages du livre. Leurs approches encouragent à s'interroger sur l'acquisition des savoir-faire (déchiffrement, lecture, maîtrise de son allure verbale…) indispensables à l'insertion dans une société irriguée par le flux de l'information oralisée. De plus, cette interrogation de la dimension sonore de l'enseignement scolaire incite à délaisser les abstractions (l'enfant, le maître) pour tenter d'en souligner les contingences linguistiques, culturelles ou sociales.

Les communications porteront sur les parolesd'élèvesconsidérées tant dans leur état balbutiant qu'éduqué, qu'elles fussent discrètes (routines scolaires) ou mises en spectacle (théâtre de collège), policées ou révoltées (chahuts), déclamées ou chantées. Le champ de l'étude sera délimité par les institutions scolaires où se travaille l'articulation de la parole aux compétences de la lecture et de la rhétorique (petites écoles, collèges), ce qui n'inclut donc pas les universités. Sera également examinée l'instruction élémentaire prodiguée dans des cadres non scolaires (préceptorat, enseignement intra-familial).

La chronologie couverte par ce colloque s'inscrit dans la longue durée, en partant de la période marquée par la généralisation des collèges et le renforcement du maillage des écoles paroissiales pour parvenir jusqu'à celle du réformisme scolaire des Lumières. Les propositions de communication porteront ainsi  sur des phénomènes soit circonscrits dans le temps, soit observables sur de longues périodes, en soulignant d'éventuels effets d'incrustation ou de mutation. Enfin, les propositions ne seront pas limitées au domaine français : celui-ci sera mis en regard avec d'autres régions de l'Europe moderne afin de proposer la définition de spécificités locales ou à plus grande échelle.

Suggestion de champs thématiques pour les communications (liste non exhaustive)

l'enregistrement de la voix enfantine dans les sources : typologie, lexicologie, modalités de restitution des paroles dans les témoignages écrits, approche critique ;

la voix de l'écolier : compréhensions et usages symboliques, influence dans la définition des genres et des âges, connotations théologiques et morales ;

la production vocale comme exercice scolaire (lecture, déclamation, catéchisme, chant…) : théories et usages ;

la voix et le corps : les paroles d'élèves au regard des transformations de la civilité et de la bienséance ;

es écoliers dans le paysage sonore (processions, offices fondés, tapages, désordres) ;

la parole comme facteur d'identité : la voix comme expression individuelle ou collective, et comme critère d'individualisation de l'enfant ; les écoliers dans le processus de confessionnalisation ; définition de cultures scolaires régionales ou nationales ;

les élèves comme personnages vocaux dans le théâtre, les recueils d'exemplaou les récits de fiction ;

la prise en compte de la « memoria » et de la « pronuntiatio » (qui correspondent à la « performance » orale de l'orateur) dans l'enseignement rhétorique.

Comité scientifique : Marie-Luce Demonet (CESR), Jennifer Richards (Newcastle University), Kate van Orden (Harvard University), Robert D. Black (University of Leeds), Thierry Claerr (Ministère de la Culture et de la Communication), Dominique Julia (CNRS-EHESS)

Organisation : Christine  Bénévent  (christine.benevent@univ-tours.fr) Xavier Bisaro (xavier.bisaro@univ-tours.fr)

Page d'information sur le colloq ue
https://www.cantus-scholarum.univ-tours.fr/colloque-2016/

Soumission des propositions
Propositions de contribution (max. 2000 signes espaces comprises) et bio-bibliographie à adresser à Ch. Bénévent (christinebenevent@univ-tours.fr) et X. Bisaro (xavier.bisaro@univ -tours.fr).

Date limite de réception des propositions : 14 septembre 2016.

De Farinelli à Bowie : l'invention de la célébrité en musique (XVIIIe-XXIe siècles) Dispositifs. Figures. Œuvres.

26-28 2015 novembre, Paris

Colloque international et interdisciplinaire organisé par THALIM (CNRS, ENS, Paris 3).

Ce colloque international se propose d'interroger dans la longue durée le processus de construction de la célébrité en musique. Il s'agit à la fois d'envisager l'invention de la célébrité dans ses aspects contextuels et conjoncturels, liés à des lieux, des espaces, des institutions et des temps spécifiques, tout en offrant la possibilité de comparer certains aspects du procès de vedettariat appréhendés a priori comme relativement stables, qu'il s'agisse de considérer le rapport d'un artiste à son public ou la structure des réseaux et les formes d'interactions qui participent à « rendre » un musicien célèbre.

Dans cette perspective trois entrées seront privilégiées :

1. Les dispositifs qui participent à la « fabrique » de la célébrité : la critique musicale et plus largement les médias, les réseaux de diffusion, les agents artistiques, la circulation et l'économie des biens culturels, les stratégies culturelles et commerciales, le rapport au pouvoir.

2. Les figures de la célébrité : différents types de célébrités, de vedettes, de stars, leurs histoires de vie, trajectoires, carrières et éventuellement les articulations des différents domaines de la célébrité : célébrité en musique et formes de célébrités annexes (mode, cinéma, écriture, peinture).

3. Les œuvres comme matrice, support, écrin, de la célébrité : la création, les spectacle, la réception de l'artiste et de son œuvre (publics, fans, goûts), la diffusion et le marché des œuvres, tout ce qui permet d'identifier un artiste à un type original de création participant de fait à constituer pleinement sa célébrité.

Les propositions de communication comprenant un résumé (3000 signes maximum) et une brève notice bio-bibliographique devront être envoyées par mail avant le 30 juillet 2015 aux trois adresses suivantes : solveig.serre@gmail.com ; luc.robene@u-bordeaux.fr ; dufetel.nicolas@wanadoo.fr.

Organisateurs : Nicolas Dufetel (IReMuS), Luc Robène (Université de Bordeaux, THALIM) et Solveig Serre (CNRS, THALIM)

Colloque réalisé avec le soutien de l'École nationale des chartes, de l'Opéra-Comique et du Venetian Center for Baroque Music.

Plus de piano, plus de paix, moins d'orchestre pour Daniel Baremboim

Daniel Barenboïm veut passer plus de temps à jouer du piano et à s'occuper de projets académiques pour promouvoir la paix au Proche-Orient qu'à diriger des orchestres.

Il s'exprimait à l'occasion du lancement au Royal Festival Hall de Londres d'un piano conçu à son initiative en coopération avec la firme Steinway & Sons, dont les cordes ne se chevauchant pas, permettant d'avoir un son plus franc.

Après en avoir joué pendant six semaines, Daniel Barenboïm a confié avoir du mal à s'en séparer

Directeur du Staatsoper à Berlin, Dabiel Baremboim, pressenti pour succéder au Britannique Sir Simon Rattle à la tête du Philharmonique de Berlin, il a indiqué qu'il souhaitait se concentrer sur le piano et la mise en place de la Barenboim-Said Akademie, à Berlin, une école pour les musiciens du Proche-Orient destinée à promouvoir la paix entre Israéliens et Palestiniens, précisant qu'il n'avait « aucun rôle » à jouer dans le conflit israélo-palestinien. «Je suis tout simplement exaspéré», a-t-il dit.

France musique : Célimène Daudet interprète le premier contrepoint extrait de l'Art de la Fugue de Jean-Sébastien Bach

 

Johann Sebastian Bach, L'art de la fugue (BWV 1080). Célimène Daudet, piano. Arion 23013 (ARN 6830).

musicologie.org
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil
<a href="tel: 0606617341">06 06 61 73 41</a>
Contacts

À propos

S'abonner au bulletin
Liste

Biographies de musiciens
Encyclopédie musicale
Analyses musicales
Cours de musique

Petites annonces
Téléchargements
Presse internationale

Soutenir musicologie.org

Articles et documents
Bibliothèque
Nouveaux livres
Nouveaux cédés

Colloques & conférences
Universités en France

Collaborations éditoriales

flux rss Flus RSS

logo musicologie
ISSN  2269-9910

© musicologie.org 2014

musicologie

Mercredi 27 Mai, 2015 22:46

 mai 2015 

L M M J V S D
01 02 03
04 05 06 07 08 09 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

musicologie

Recherche dans musicologie.org

rectangle

rectangle

rectangle