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mardi 26 mai 2015

 

Les comédies de Shakespeare à l'opéra (XIXe-XXIe siècles)

26-27mai 2015,Université de Saint-Étienne

Dans le cadre de la Biennale Massenet (UMR LIRE / CELIS)

Si les réécritures de drames shakespeariens pour l'opéra ont fait l'objet de nombreuses études, tant dans le domaine musicologique que dans le domaine littéraire, l'examen des enjeux de l'adaptation des comédies de Shakespeare n'a pas fait l'objet d'une réflexion globale et approfondie jusqu'à présent. La biennale Massenet, qui se tiendra à Saint-Étienne du 27 mai au 18 juin 2015, programme pour sa 12e édition Le Marchand de Venise, un opéra peu représenté de Reynaldo Hahn, datant de 1935. Cette recréation est l'occasion de réfléchir collectivement sur la réception des comédies de Shakespeare et sur leur adaptation sur la scène lyrique dans l'espace européen, du xixe au xxie siècle. Jusqu'en 1750, en effet, les adaptations de Shakespeare à l'opéra sont cantonnées dans l'espace anglophone. Il faut attendre la seconde moitié du xviiie siècle et la redécouverte du théâtre shakespearien, pour que ces pièces fassent leur entrée sur les scènes d'opéra européennes. Le but de ce colloque est de réfléchir aux enjeux esthétiques, linguistiques, sociaux et politiques que représente le transfert des comédies de Shakespeare du théâtre à l'opéra.

Adapter les comédies de Shakespeare à l'opéra

Shakespeare a écrit une dizaine de comédies entre 1591 environ et 1601 ; à ce premier ensemble d'œuvres, tantôt désignées comme « happy comedies », « idyllic comedies » ou « gay comedies », on peut ajouter les autres pièces à dénouement heureux écrites par le dramaturge, parfois appelées « tragicomédies » (La Tempête, Le Conte d'hiver). La comédie shakespearienne est complexe et protéiforme, mais l'on peut y déceler certains traits caractéristiques, tels que la primauté accordée au rôle féminin, la présence d'un discours amoureux qui privilégie les joutes spirituelles, l'intérêt porté au déguisement ou encore la réflexion sur l'expérience existentielle que représente, pour l'individu, la découverte de l'amour. On notera aussi l'importance de la place occupée par la musique, bien que ceci ne soit pas le propre des seules comédies ou tragicomédies.

L'une des questions qui se pose est celle de la persistance ou non de certains de ces traits dans les adaptations opératiques : comment est traitée l'intrigue amoureuse ? Quel traitement des personnages féminins ou de la figure du fou est proposé à l'opéra ? Il ne s'agit cependant pas d'envisager l'adaptation en terme de fidélité ou non à une œuvre-source, mais plutôt d'examiner des effets de variations sur une matrice dramatique, en prenant en compte les contraintes qui pèsent sur les librettistes et les compositeurs. L'histoire de l'opéra ne s'est pas seulement développée selon des principes esthétiques, mais grâce à des réponses pragmatiques aux conditions de représentation, aux modes et aux innovations techniques. De plus, les conventions des différents genres dramatiques et lyriques impliquent nécessairement un remodelage et une réinterprétation des drames shakespeariens : qu'implique le transfert d'une comédie dans un opera buffa, un ballad opera, un opéra-comique français, un Singspiel ou encore un musical (on pense par exemple au Two Gentlemen of Verona de John Guare et Galt MacDermot, 1971) ? La comparaison de plusieurs adaptations d'une même comédie pourrait ici s'avérer fructueuse (The Merry Wives of Windsor, par exemple, a fait l'objet de nombreuses adaptations par Salieri, Balfe, Nicolai et Verdi, pour ne citer qu'eux). On pourra également s'interroger sur les formes du comique à l'opéra, sur le rapport établi avec le spectateur ou l'auditeur.

Réception, traduction, adaptation, transposition

Outre ces questions esthétiques et génériques, l'adaptation des comédies de Shakespeare à l'opéra pose la question de la diffusion et de la réception de ses pièces dans l'espace européen. Quel discours critique se construit autour des comédies de Shakespeare, à partir de la seconde moitié du xviiie siècle ? Comment ces œuvres parviennent-elles à la connaissance du public (traductions, représentations…) ? Comment envisager le rapport entre traduction et adaptation ? Dans le cas où le livret est écrit dans une autre langue que l'anglais, le librettiste prend-il en charge la traduction de l'œuvre-source ? Sinon, sur quelle traduction s'appuie-t-il ? Qu'est-ce qui fonde son choix ? Comment retravaille-t-il le texte dramatique ? La réécriture vise-t-elle à l'appropriation de l'altérité ou reflète-t-elle, au contraire, une fascination pour un patrimoine littéraire et culturel étranger ? Quel rôle joue, en contrepartie, l'adaptation musicale dans la transmission des comédies shakespeariennes auprès du public ? Quelle image de Shakespeare véhicule-t-elle ?

Ce travail de traduction, de réécriture et de mise en musique doit également être envisagé dans ses implications politiques et sociologiques. Il peut être intéressant de s'interroger sur le contexte historique dans lequel s'inscrit telle ou telle adaptation. L'opéra est-il porteur d'un discours moral ou politique ? Dans quelle mesure l'adaptation reflète les préoccupations d'un peuple, d'une société ou d'une époque ?

Modalités de soumission

Les propositions de communication (comprenant un titre, un descriptif et une brève présentation biobibliographique) doivent être envoyées avant le 31 décembre 2014 à cette adresse : gaelle.loisel@univ-bpclermont.fr ou alban.ramaut@univ-st-etienne.fr. Les résultats seront notifiés à la mi-janvier.

Colloque organisé par Alban Ramaut et Gaëlle Loisel.

Décès de B. B. King : soupçons d'homicide

Après la mort de B. B. King, les autorités américaines ont ouvert une information pour en déterminer les causes.

En effet, deux des filles du bluesman accusent deux de ses proches de l'avoir empoissonné.

La dépouille doit être maintenant autopsiée, les funérailles prévues à Memphis ont été reculées.

Selon l'exécuteur testamentaire du musicien, il s'agit d'allégations non fondées.

B.B. King est mort le 14 mai dernier à Las Vegas.

Une représentation musicale vieille de 5000 an en Galilée ?

Un fragment archéologique découvert dans les années 1970 en Galilée, montrant un joueur de lyre assis et deux femmes debout, serait la représentation musicale la plus ancienne trouvée en Israël, selon une nouvelle étude.

Les archéologues, qui ont découvert la pièce pensent aujourd'hui que la scène montre une partie du mariage entre le roi mésopotamien et une déesse, il y a 5 000 ans. L'image montrerait l'intermède musical du rite matrimonial entre le roi et la déesse.

Les archéologues de l'Autorité des Antiquités d'Israël présenteront leurs conclusions jeudi.

L'Arche de Britten ne voguera pas à Genève

L'orchestre de chambre de Genève avait le projet de monter l'Opéra L'arche de Noé de Benjamin Britten avec les enfants des écoles (et la participation du public).

Conformément à l'article 15 de la Constitution fédérale, interdisant de contraindre les personnes à « accomplir un acte religieux », le Département de l'instruction publique n'a pas permis la réalisation de ce projet, « d'autant plus que le très jeune âge des participants ne leur permet pas de se déterminer en matière de croyance ».

En effet, l'opéra comporte des prières telles « Seigneur Jésus, souviens-toi de moi et lave-moi de mon péché. »

Une sage décision.

L'orchestre national de Lille fait son festival de Cannes

Le festival de Cannes se poursuit à l'orchestre national de Lille la semaine prochaine avec Les lumières de la ville de Charlie Chaplin, accompagné par l'Orchestre dirigé par le chef allemand spécialiste des ciné-concerts Frank Strobel.

 

Avec Les Lumières de la ville, Charlie Chaplin signe un des chefs-d'œuvre du septième art. Terminé en 1931, en plein essor du cinéma parlant, le film est, avec Les Temps modernes (tourné cinq ans plus tard) une sorte d'adieu du cinéaste au cinéma muet. Pas de paroles, mais une bande sonore enregistrée, avec quelques effets de bruitage et surtout, une partition composée par Chaplin lui-même. La musique, synchronisée sur les images, vient appuyer l'action et servir la comédie, en se faisant l'écho des pantomimes de Charlot. Au sommet de son art, Chaplin parvient à conjuguer le rire et l'émotion, au travers de l'histoire de ce vagabond qui tombe amoureux d'une jeune fleuriste aveugle et cherche, contre vents et marées, à rassembler l'argent nécessaire à sa guérison. Si le tournage est un des plus difficiles qu'ait connu Chaplin, le film remporte néanmoins, dès sa sortie, un succès phénoménal.

jeudi 28 mai - 20h / Lille, Nouveau Siècle
samedi 30 mai - 18h30 / Lille, Nouveau Siècle
dimanche 31 mai - 16h / Lille, Nouveau Siècle
vendredi 29 mai - 20h30 / Béthune, Théâtre
Film de Charlie Chaplin (1931 / États-Unis)
Projection sur grand écran
Musique de Charlie Chaplin interprétée par l'o.n.l.
Direction Frank Strobel

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