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samedi 2 mai 2015

 

Comment en 1900 on imaginait en Allemagne les retransmissions d'opéra de l'an 2000

Merci à Mario Hacquard

Carte postale allemande de 1910.

Maïa Plissetskaïa est morte

La danseuse russe Maïa Plissetskaïa est morte aujourd'hui en Allemagne à l'âge 89 ans d'une crise cardiaque. Elle sera inhumée en Russie.

Fleuron de la grande école russe de danse, elle était une légende vivante qui semblait jusqu'à aujourd'hui défier le temps. Seconde ballerine à être consacrée « Prima ballerina assoluta » dans son pays, elle a reçu entre autres distinctions, celles de Héros du Travail socialiste, de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres, de chevalier de la Légion d'honneur, d'artiste du peuple de l'URSS, le prix « Triumph ».

Elle est née le 20 novembre 1925 à Moscou dans une famille aisée. Son père Mikhaïl Plissetski, ingénieur et directeur de mines, travaille dans la concession russe du Spitzberg (Svalbard en norvégien), une enclave en territoire norvégien situé dans l'Arctique. Communiste engagé, Héros du travail dans l'industrie du charbon, est nommé consul de l'enclave. En 1937, il est pris dans les purges staliniennes. Accusé d'être un « ennemi du peuple », il est condamné à mort et fusillé en 1938. Son épouse, actrice de cinéma, est déportée jusqu'en 1941.

Entre temps, Maïa Plissetskaïa est recueillie par ses oncle et tante, Asaf (danseur et maître de ballet) et Sulamith Messerer (ballerine), issus d'une grande famille de danseurs.

Elle suit les cours de l'École de danse de Moscou, sous la direction d'Elizaveta Gerdt et de M. Leontieva, entre dans la troupe du Théâtre du Bolchoï en 1943, où elle s'impose immédiatement.

Maïa Plissetskaïa au Théâtre du Bolchoï, dans La Belle au bois dormant.

Elle obtient ses premiers succès dans la variation aux sauts du dernier acte de Don Quichotte et en 1945 et dans le rôle de la fée Automne de Cendrillon.

Elle enchaîne ensuite les grands classiques, dont son rôle fétiche Odile dans le Lac des Cygnes, dès 1947, qu'elle dansera selon ses propres comptes plus de 800 fois, préférant la dramatisation au lyrisme.

En 1959, elle entreprend avec la troupe du Bolchoï sa première tournée internationale.

Elle triomphe dans les années 1960 dans les ballets dramatiques de Youri Grigorovitch (Maîtresse de la montagne de cuivre dans la Fleur de Pierre, Mekhmene-Banhu, dans la Légende d'amour).

Don Quichotte, vers 1959.

En 1967, elle invite le chorégraphe cubain Alberto Alonso à monter une Carmen-suite, malgré les réticences des autorités devant le modernisme du projet.

Dans les années 1970, le compositeur Rodion Chtchedrine, son mari depuis 1958, compose des ballets qu'elle chorégraphie elle-même : Anna Karénine, 1972 ; La Mouette, 1980 ; La Dame au petit chien, 1986.

Elle introduit également des chorégraphes français Roland Petit (La Rose malade, 1973), Maurice Béjart (Isadora, 1976 ; Léda, 1979 ; Kurozuka, 1995), Gigi Caciuleanu, installé en France depuis 1973 (La Folle de Chaillot, 1992)

De 1983 à 1984, elle est maîtresse de ballet à Rome, de 1988 à 1990, à Madrid.

Elle quitte le Bolchoï en 1990, s'installe en Allemagne en 1992.

La Mort du cygne, vers 1959.

Elle continue à se produire sur scène, dans des spectacles de danse, dans des shows, dans des défilés de mode pour son ami Pierre Cardin qui crée souvent les costumes de ses ballets et qui l'habille aussi à la ville.

En 1994, elle fonde le Concours Maïa à Saint-Pétersbourg et tourne dans divers films.

Pour ses 80 ans, en 2005, elle interprète au Kremlin Ave Maïa que lui dédie Maurice Béjart, au cours d'un gala avec des danseurs venus du monde entier et de divers horizons.

Le quatuor Concordia à la bibliothèque Sainte-Barbe de Paris le 28 mai 2015

Le quatuor Concordia est né en 2009 de l'amitié entre quatre musiciens désireux de mettre à profit leur expérience professionnelle dans un projet à long terme en musique de chambre : Anne Verdin (violon), Guillaume Lefebvre (violon), Armelle Bru Tirant (alto) et Alice Margerand (violoncelle).

 

28 mai 2015, 20h30
Paris, Biblothèque Sainte-Barbe

Anthony Chudeau
Magyar Kvartett
Hommage à Béla Bartók

Franz Schubert
Quatuor no 13 en la mineur
D 804 opus 29 « Rosamunde »

Pascale Lazarus
Prélude – Montagne Bleue

Erwin Schulhoff
Cinq pièces pour quatuor

Bibliothèque  Sainte-Barbe , 4, rue Valette, 75005 Paris. Entrée gratuite. 01 56 81 76 00. bsb@univ-paris3.fr ; www.bsb.univ-paris3

Anthony Chudeau est guitariste. Sa dernière création est une œuvre pour orchestre symphonique et récitant intitulée Unmatin de janvier... Résidant à Budapest, il s'est naturellement inspiré de Béla Bartók, pour composer son quatuor à cordes. Les dix premières notes jouées par le premier violon correspondent aux dix lettres composant le nom même de Béla Bartók. Le second mouvement nous plonge dans le folklore hongrois. Le troisième, basé sur la dualité de deux duos, fait référence aux nombreux duos pour violons composés par Bartók. Enfin, le quatrième referme ce quatuor comme il a débuté, sur le nom de son dédicataire.

Composé en février-mars 1824, le quatuor Rosamunde ouvre une nouvelle voie créatrice dans une période qui a vu naître beaucoup d'œuvres inachevées et où Schubert cherche à se « frayer la voie vers la grande symphonie ». On y retrouve les procédés utilisés dans ses œuvres pour voix et piano, intégrés dans une grande unité spirituelle pour les trois premiers mouvements. Le dernier apporte une note plus optimiste. Le nom de Rosamunde vient de l'emploi d'un thème du ballet éponyme. Ce treizième quatuor fut le seul édité du vivant de Schubert.

Pascale Lazarus a composé une quinzaine de pièces pour diverses formations dont un opéra, Le roi Mikado. Sa pièce évoque « la beauté à couper le souffle des sommets enneigés sur fond de ciel bleu, paysage pourtant banal du Grenoblois, mais qui suscite toujours le même émerveillement ». À cette Montagne bleue est venu s'ajouter un Prélude qui évoque plutôt la terre nue, la nature « avant le discours ».

Né en 1894 à Prague, Erwin Schulhoff fut tôt remarqué par Antonín Dvořák. Sa carrière de pianiste compromise par une blessure à la main pendant la première guerre mondiale, il se tourne vers la composition. Il est très ouvert aux tendances et nouveautés artistiques contemporaines, dont le jazz. Ayant obtenu la nationalité soviétique juste avant la guerre sans avoir eu le temps d'émigrer, il est emprisonné comme ressortissant d'un pays ennemi à la forteresse de Würzburg. Il y meurt de la tuberculose le 18 août 1942.

Ses cinq pièces composées en 1923, dédiées à Darius Milhaud, sont créées au Festival de la Société internationale pour la musique contemporaine, à Salzbourg, le 8 août 1924. Alia Valse Viennese (allegro), 2. Alla Serenata (allegretto con moto), 3. Alla Czeca (molto allegro), 4. Alia Tango milonga (andante), 5. Alia Tarantella (prestissimo con fuoco). Ce sont archétypes de danses plus ou moins malmenés, dans lesquelles il insuffle son énergie et son expression personnelle, non sans un certain sens de l'humour, du grotesque et de la dérision.

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Lundi 4 Mai, 2015 13:13

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