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musicologie.org —— 27e année,

Le choix vocal, tout de même plus policée que les traditions et cris originaux, adopté par les choristes de l’ensemble Septentrion, produit un timbre particulier, original et séduisant,
La Cité de la Voix (Vézelay) : François Delagoutte quitte ses fonctions au Centre national d’art vocal. Elsa Goujon-Gregori, actuelle responsable à la formation de l’établissement est nommée directgrice par intérim.
Alfred Caron
Alain Lambert
Frédéric Léolla
Frédéric Norac
Michel Rusquet
Michaël Sebaoun
Jean-Luc Vannier
Jean-Marc Warszawski
De Materie : l’opéra philosophique de Louis Andriessen Alfred Caron — Opéra Ballet des Flandres ne pouvait choisir titre plus adéquat que De Materie de Louis Andriessen pour ouvrir sa nouvelle saison intitulée « À la flamande ». À vrai dire, le compositeur était néerlandais et non flamand, mais la parenté linguistique et culturelle et l’histoire en partie commune entre les deux « régions » justifieraient pleinement ce choix si l’intérêt de l’œuvre elle-même n’y suffisait pas. Composé entre 1984 et 1988 et créé à Amsterdam en 1989, cet « opéra » est considéré comme une de ses pièces maîtresses. En quatre parties sans lien apparent entre elles, elle décline le double sens
Arches en jazz une édition toute en barytons, cordes et voix Alain Lambert — Il était six fois un joli petit festival autour des arches de Portbail sur la côte ouest du Cotentin qui, sur trois jours, nous a fait découvrir toute une palette musicale, après un jeudi soir en hommage à Chet Baker au cinéma. Une sixième édition, donc, avec pas moins de trois sax barytons, un violon, deux contrebasses, une basse, deux guitares, un oud, un alto, un violoncelle, plus cinq voix dont trois très atypiques. Et un Jacques Prévert… qui se repose à jamais un peu plus haut à Omonville-la-Petite, dans la Hague, pour clore cet inventaire à sa façon.
Alfred Caron — Chaque édition du festival d’Ambronay est un voyage spatio-temporel. Ce deuxième week-end nous emmenait en Italie entre xvie et xviie siècles, période de la Contre-Réforme triomphante, à la rencontre de répertoires peu connus et de quelques compositeurs oubliés. La plupart des concerts ont en commun la volonté de se rapprocher au plus près du sens des œuvres et de la célébration religieuse, utilisant la spatialisation, la mise en scène et les jeux de lumière pour renforcer l’impact de la musique et la crédibilité de son message, au point que le spectateur-auditeur se demande parfois s’il faut y voir une démarche purement « artistique » ou un acte de foi.
Jean-Marc Warszawski — François-Xavier Poizat a achevé, voici deux ans, l’enregistrement, en six albums, de l’intégralité des œuvres de Maurice Ravel avec piano (Aparté 2024). Rassurons-nous il a aussi enregistré le quatrième concerto et les Danses polonaises de Franz-Xaver Scharwenka (1850-1924) (Naxos 2009), des œuvres d’Alberto Ginastera (Piano Classics, 2015), des réductions d’œuvres orchestrales de Bedřich Smetana, Igor Stravinsky, Aram Khatchatourian, Sergueï Prokofief, Maurice Ravel (déjà), Dimitri Chostakovitch, Franz Liszt, Piotr Illitch Tchaïkovski, Georges Bizet (Ars Produktion, 2013 et
Une partition de Saint-Saëns retrouvée dans les archives du Conservatoire de Bordeaux
Le 28 septembre 2026, Laurent Couson dirigera son œuvre The Book of Life lors de la rencontre interreligieuse organisée à Metz en présence du pape Léon XIV.
Peter de Caluwe est nommé directeur artistique du Festival de Salzbourg, succéssion à Markus Hinterhäuser
Alain Lambert — Quatre cédés jazzy, et un de musique du monde plus bluesy : Island du Christophe Marguet 4tet, Paris après minuit de Sacha Boutros, Luna & Sol de Lucas Dorado, The Third World Underground du trio Brand-Cherry-Ward. Ilch du quatuor de vièles Tengerton de Mongolie. sland (Mélodie en sous-sol 2026) du quartet mené par Christophe Marguet, batteur et compositeur. Avec des musiciens venus de différents horizons du jazz improvisé et expérimental, Régis Huby au violon ténor à l’électronique,

Jean-Luc Vannier — Professeur au département de musique de l’Université Rennes 2, Joseph Delaplace publie aux éditions Classiques Garnier, dans la collection « Musicologie » dirigée par Philippe Vendrix, un ouvrage intitulé « Musique et Inconscient ». Sous-titré « Du mythe à la répétition », l’opus qui compte 251 pages comprend un appareil critique des noms propres ainsi qu’une imposante bibliographie répartie en ouvrages généraux, en écrits de Sigmund Freud et de Jacques Lacan auxquels viennent s’ajouter de multiples « chapitres d’ouvrages ». Autant dire que l’auteur, exigeant et minutieux, ne s’embarque pas sans biscuit.

On sait que Liszt considérait Schubert comme un frère en musique.
Il lui vouait une admiration profonde, qu’il a exprimée non seulement par ses célèbres transcriptions des Lieder, mais aussi par son engagement à faire connaître une œuvre encore largement méconnue après la mort de Schubert.
L’histoire les a ainsi naturellement associés.
Pourtant, ce n’est pas cette filiation qui a guidé mon choix. Ce qui m’intéresse est plus profond.
Enfant unique, j'ai très tôt éprouvé cette solitude intérieure que je retrouvais, sans pouvoir encore la nommer, dès mes premières leçons de piano. Avec le temps, je l'ai comprise comme une chance : celle d'accéder à une profondeur de sentiment qui me semblait traverser les plus grandes œuvres.
Boris Berman, œuvres de Debussy, Schönberg, Scriabine, Prokofiev, Le Palais des Dégustateurs 2026 (pdd 048).

Alfred Caron — Avec ce Crépuscule des dieux en version de concert, s’achevait un cycle wagnérien initié en 2021 à l’initiative du Festival de Dresde, visant à aborder le Ring avec les armes de la musicologie. Un groupe d’universitaires, soutenu par le festival et le Packard Human Institute, y repensait, au delà des traditions, l’interprétation de ce monument du répertoire, sur le plan instrumental, vocal et orchestral. Le résultat doit beaucoup à leur travail de recherche basé sur la totalité des sources connues de l’époque de la création, mais tout autant, sans doute, à la volonté de Kent Nagano1, qui en a assuré la pérennité et la réalisation concrète.

Jean-Marc Warszawski — Voici un programme aussi rare que problématique : les suites pour violoncelle seul de Johann Sebastian Bach avec accompagnement de piano de Robert Schummann.
Schumann n’a pas été le seul à se confronter à cet exercice, car ces suites, n’étaient pas imaginables tel que, au concert, à cette époque dite romantique. Après avoir arrangé avec piano les sonates pour violon seul de Bach et les avoir publiées en six volumes chez Breitkopf & Härtel, il s’attelle, à la mi-mars 1853, en s’appuyant sur l’édition de Friedrich Dotzauer (les présentant comme des exercices) à l’arrangement des suites pour violoncelle, qui pour lui formaient un tout cohérent avec les pièces pour violon seul.

Alfred Caron — Raphaël Pichon s’est fait une spécialité des recompositions d’œuvres perdues ou inachevées, voire totalement imaginées. En 2017, il nous avait déjà donné un « opéra » inédit de Purcell, Miranda, compilé avec des extraits des maskes du compositeur. Plus récemment, après le Requiem de Mozart relu par Romeo Castelluci en 2019, il recréait un Samson de Rameau entièrement recomposé par ses soins. Il revient cette fois avec Zaïde, opéra inachevé du jeune Mozart, rebaptisé Le Chemin de la Lumière
Ladies first, Rachel Kolly (violon), Palavi Mahidhara (piano), œuvres d'Amanda Röntgen-Maier, Mel Bonis, Clara Schumann, Amy Beach, Dora Pejacevic, Nadia Boulangern Lili Boulanger, Rebecca Clarke, Indésens-Calliope 2026 (IC 108).
Jean-Marc Warszawski — Voici un ouvrage bien inattendu, mais qui peut répondre à des attentes. On comprend qu’un archiviste paléographe soit attiré par la traduction latine et ramène ainsi du travail à la maison. Mais pourquoi faire des gammes sur les écrits d’Athanasius Kircher (1602-1680), sur un latin que nous supposons difficile et pédant, vu le personnage, qui appartiennent aujourd’hui à la bibliothèque de l’ésotérisme au même titre que ceux d’un Robert Fludd, bibliothèque encore fréquentée et alimentée par les amatrices et amateurs des mondes parallèles, des secrets perdus, frissonnants au souffle de l’immatérialité et du surnaturel.
Au fil des années, j'ai interprété, et interrogé les œuvres que le compositeur Alain Fourchotte a écrites pour la flûte.
Dans un catalogue riche en pièces de musique de chambre, d'ensemble, ou pour orchestre, doté de musique vocale, pourquoi cet important corpus dédié à la flûte ? et notamment aux flûte(s) seule(s) ? Qu'est-ce qui inspire le compositeur ? La sonorité, les timbres particuliers ? Leurs diverses symboliques (comme chez Debussy) ? Est-ce une connaissance approfondie, intime, des techniques ? Y a-t-il hommage, filiation à des pièces antérieures, lesquelles ?
Frédéric Léolla — Les mises en scène incongrues et maladroites, voire idiotes, commencent à devenir une tradition du Festival de Bayreuth. Celle de Jay Scheib pour Parsifal ne déroge pas à la règle : elle est bêtement banale avec ses vidéos parfaitement inutiles (dont une sorte d’opération chirurgicale qui dure bien vingt bonnes minutes), ses manquements au livret faussement provocants (Titurel transformé en une sorte de vampire, Klingsor se limitant à marcher sur des talons aiguilles pour montrer sa perversité), ses costumes qui éveillent une triste sensation de déjà vu, ses décors encombrants (souvent les chanteurs doivent partir en fond de scène pour chanter), et la piètre direction d’acteurs et de mouvements de masses…
Frédéric Léolla — Parmi ses souvent injustes reproches à Meyerbeer, Wagner parlait d’« effets sans cause », en référence aux coups d’éclat qui semblent sortir de nulle part et dont le seul but serait d’épater le public. Les gens du marketing connaissent bien cela… C’est pourtant le mot qui me venait sans cesse à l’esprit lorsque j’assistais à la mise en scène de Rienzi de Wagner par Alexandra Szemeredy et Magdolina Parditka : des panneaux qui s’ouvrent et se referment, de grands écrans vidéos (la vidéo est
N o u v e a u t é s
septembre 2026
Knight Jean Pierre, Allo Vinyles. Genève, Slaktine 2025 [212 p.].
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Manuel Cornejo (éditeur), Correspondance, écrits et entretiens de Maurice Ravel. « Tel », Gallimard, Paris 2025 [2v., 1488 + 1452 p. ; 32 €].
Delphine Vincent, Pauline Milani (direction), Les silences de la musique : écrire l’histoire des compositrices, « Érudition », Slatkine, Genève 2024.
Cahiers Maria Szymanowska (8) : Parler d'art. Société Maria Szymanowska - Numilog, Paris 2026 [240 p. ; ISBN : 978-2-487646-04-9 ; 20,00 € / 13.99 €].
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ISSN 2269-9910