bandeau actu

 

jeudi 19 février 2015

Les musiques franco-européennes en Amérique du Nord (1900-1950) : études des transferts culturels

19-21 février 2015, Université de Montréal / OICRM

Comité organisateur : Sylvain Caron (Université de Montréal), Jean Boivin et Jacinthe Harbec (Université de Sherbrooke)

Dans la première moitié du XXe siècle, la musique franco-européenne connaît un remarquable essor. Elle exerce une influence déterminante un peu partout à travers le monde, et en particulier sur le développement de la vie musicale en Amérique du Nord. Aux États-Unis, l'influence de la pédagogue française Nadia Boulanger n'est pas sans contribuer à l'émergence d'un style « américain ». Parallèlement, les idées plus expérimentales d'un Edgar Varèse stimulent grandement certains compositeurs. Au Canada, où une bonne part des institutions musicales demeure à bâtir, cette influence s'articule différemment. Au moins deux générations successives de compositeurs et d'interprètes canadiens-français iront étudier à Paris ou à Bruxelles, par exemple grâce au concours du Prix d'Europe, et ramèneront au pays des modèles stylistiques, pédagogiques et interprétatifs qui feront école. Le rayonnement de la musique française en Amérique profitera largement, d'une part, de la création ou de la consolidation de divers organismes musicaux (orchestres symphoniques, ensembles de chambristes, compagnies d'opéra, troupes de danse, etc.) et, d'autre part, de l'essor spectaculaire de nouveaux moyens de diffusion : la radio, le disque et le cinéma. La critique musicale évoluera elle aussi de façon significative au cours de la même période, affermissant l'autorité des modèles esthétiques européens, en particulier ceux de la France. Enfin, si la notion d'avant-garde demeure encore en retrait au Canada français jusqu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, c'est à nouveau la France qui sera appelée à jouer, au tournant des années 1950, un rôle déterminant.

Ce colloque cherche à promouvoir de nouvelles recherches sur l'influence des musiques franco-européennes en sol nord-américain. Nous souhaitons en effet nous intéresser prioritairement au mouvement des œuvres et des musiciens et analyser les différents déplacements (esthétiques, techniques, idéologiques, administratifs, etc.) qui s'accomplissent. Cette notion de transfert culturel suppose à la fois une transformation de la culture d'accueil et une nouvelle contextualisation de la culture d'origine[1]. À l'intérieur de ce cadre de recherche, nous nous concentrerons sur cinq axes d'étude :

1.La réception de la musique franco-européenne en Amérique. Dans l'imaginaire nord-américain, l'Europe, plus particulièrement la France, occupe une place culturelle enviable. La musique française est de plus en plus présente dans les programmes de concerts; l'accueil que lui réserve la critique mériterait d'être examiné. Les revues, les comédies musicales et les films hollywoodiens présentent un Paris de rêve. De manière plus large, la réception de la musique française en Amérique du Nord ravive le débat, sur le plan esthétique, entre conservatisme et avant-garde.

2.La présence des musiciens franco-européens en Amérique. Ce volet du colloque vise à documenter l'activité des musiciens franco-européens en sol nord-américain, qui demeure méconnue. Par ailleurs, le transfert culturel étant un processus interactif, il est plausible que les musiciens franco-européens aient remodelé la représentation de leur culture d'origine à partir de l'image que l'Amérique leur renvoyait d'eux-mêmes. On serait alors en présence d'un « contre-transfert » culturel.

3.Les expériences vécues par les Nord-Américains en Europe. Nombre de compositeurs et d'interprètes nord-américains traversent l'Atlantique après la Première Guerre mondiale. Le Conservatoire américain de Fontainebleau ouvre ses portes à un premier groupe d'étudiants américains durant l'été 1921, et Nadia Boulanger commence à accueillir chez elle de jeunes compositeurs américains. Paris devient alors une plaque tournante, tant pour les compositeurs que pour les interprètes effectuant des tournées en Europe.

4.Le transfert des modèles franco-européens dans les institutions musicales nord-américaines. Des méthodes d'enseignement ou des structures administratives qui ont fait leur preuve en Europe seront exportées outre-Atlantique. Par exemple, la pianiste française Yvonne Hubert s'installe à Montréal et y fonde en 1929 l'École de piano Alfred-Cortot. Dans cette même ville, en 1942, un conservatoire public de musique est fondé, avec une structure empruntée au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Darius Milhaud obtiendra quant à lui un poste de professeur en composition à Mills College (Californie) en 1940. Il s'agit ici d'évaluer dans quelle mesure de tels emprunts ont pu contribuer au développement de la vie musicale nord-américaine.

5.Les nouvelles technologies dans la diffusion et la réception de la musique française en Amérique du Nord. Les nouveaux moyens de diffusion que sont le gramophone, le film et la radio sont perçus à la fois comme des marques de la modernité la plus avancée et comme de dangereux agents d'une culture de masse uniformisée. Chose certaine, les compositeurs et les interprètes n'hésitent pas à les utiliser. C'est pourquoi le colloque vise à ouvrir des discussions sur la musique de film ou celle que l'on crée pour la radio, ainsi que sur l'utilisation de ces médias dans des compositions nouvelles. Enfin, l'impact des disques ramenés de part et d'autre par des compositeurs mérite également des investigations.

Jusqu'à maintenant, aucun colloque n'a été spécialement consacré à la propagation et à la réception de la musique française en Amérique, ni aux transferts culturels qui en ont résulté. Il semble donc très pertinent de rassembler des chercheurs de multiples horizons afin d'explorer plus systématiquement les différents aspects de cette intéressante problématique.

Présentation des propositions

Chaque proposition de communication, en français ou en anglais, comprendra les éléments suivants :

° Nom et prénom de l'auteur ;
° Affiliation institutionnelle ;
° Courte notice biographique (maximum 150 mots) ;
° Adresse postale, téléphone et adresse électronique ;
° Titre proposé de la communication ;
° Résumé, d'une longueur de 750 à 1000 mots. Le résumé doit être divisé en trois parties : 1) sujet (thématique(s) abordée(s)); 2) méthodologie de recherche et 3) résultats. Le texte soumis doit impérativement être accompagné d'une bibliographie sélective. La durée des conférences est fixée à 20 minutes.

Les dossiers devront être envoyés pour le 1er février 2013 au plus tard en fichiers joints (format WORD) à info@oicrm.org.

Les résumés seront évalués de manière anonyme par un jury constitué d'experts internationaux.

Deux bourses de déplacement offertes par l'OICRM seront remises aux deux meilleures candidatures étudiantes (hors Montréal).

Comité scientifique
Jean Boivin (Université de Sherbrooke)
Sylvain Caron (Université de Montréal)
Annegret Fauser (University of North Carolina at Chapel Hill)
Malou Haine (Belgique)
Jacinthe Harbec (Université de Sherbrooke)
Serge Jaumain (Université libre de Bruxelles et Centre d'études nord-américaines)

Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique
Université de Montréal
Faculté de musique
C.P. 6128, succ. Centre-Ville
Montréal (Québec) H3C 3J7, Canada
(514) 343-6111 poste 2801
info@oicrm.org
https:// www.oicrm.org

Pierre Boulez a nommé ses successeurs à l'Académie de Lucerne

Fondateur et animateur de l'Académie du Festival de Lucerne en 2003, Pierre Boulez ne la dirigera pas cette année. Il a désigné le compositeur Matthias Pintscher et le chef Pablo Heras-Casado pour le remplacer.

Le 23 août 2015 le festival célèbrera Pierre Boulez aui fête cette année ses quatre-vinfgt-dix ans, par une journée consacrée à ses œuvres mises en regard avec d'autres pièces contemporaines, interprétées par l'Ensemble Intercontemporain et les élèves de l'académie.

Frank Peter Zimmermann privé de son Stradivarius ?

Zimmermann et Lady Inchiquin.

Frank Peter Zimmermann joue sur Lady Inchiquin, un violon Stradivarius de 1711, qui appartint à Félix Kreisler et passa en possession de la Westdeutsche Landesbank. Le contrat de mécénat qui lie la Banque à Zimmerman arrive à son terme en fin de semaine.

En 2012 la banque régionale de la Nordrhein Westfalen en faillite (après avoir transféré 85 milliard d'actifs probméùatiques à la Erste Abwicklungsanstalt en 2009) se transforme en Portigon Financial Services AG.

Le violoniste aurait fait une offre d'achat à Portigon, mais la banque qui est une banque veut vendre l'instrument au prix du marché. Zimmermann sera donc peut-être obligé de rendre le violon aux financiers.

Ute Schäfer, ministre de la Culture de la Nordrhein Westfalen s'emploierait à éviter que cette pièce de collection ne quitte la Région.

(dé) sacralisation, (ré) appropriation : l'inscription de l'œuvre dans sa pratique historique

Appel à communication
28 et 29 mai 2015, Paris
limite de remise des propositions le 30 avril 2015
communication de 20 minutes (français / anglais)
amasorbonne@gmail.com

Entretiens sur la musique ancienne en Sorbonne, 12e édition, Université Paris IV Sorbonne, 28 et 29 mai 2015

En musique comme dans l'ensemble des arts figuratifs ou littéraires le recours à la citation ou à l'emprunt revêt nombre d'aspects, exclusifs ou conco- mitants : hommage, copie, imitation, parodie, pastiche... Ces emprunts et cita- tions pouvant être syntaxiques, stylistiques, formels mais également thématiques n'ont d'ailleurs pas la même résonance qu'ils se manifestent au Moyen-Âge, à la Renaissance ou à la période baroque.

Partant de ce constat, nous nous préoccuperons de décrire durant ces journées d'étude le processus complexe au sein duquel s'agence un dispositif de réception, de reconnaissance et d'interprétation, dépendant des liens que les compositeurs entretiennent, à une époque donnée, avec le passé et avec leurs contemporains. Davantage que des considérations théoriques, seront privilégiées les études de cas rendant compte des stratégies d'emprunts dans la genèse de l'œuvre. Nous nous proposerons également d'analyser en quoi et comment la réception de l'œuvre nouvellement créée participe à la compréhension ou à la re- définition du genre, du style ou de l'époque à laquelle elle appartient ; en d'autres termes, comment une création s'inscrit au sein d'une tradition qu'elle actualise.

Contrafacta, refrains, arrangements, transcription, variation, études... Comment les compositeurs jouent-ils/se jouent-ils de leur héritage ? Comment ce phénomène d'emprunt peut-il paradoxalement contribuer à l'apparition de genres nouveaux ? Et, inversement, en quoi les imitations, les réappropriations, et plus généralement, toutes les pratiques intertextuelles témoignent-elles d'un regard réflexif et analytique de la part de leur auteur ?

Journées doctorales organisées par Catherine Deutsch, Jean-Christophe Frisch et Caroline Joré-Garrigues

Institut de Recherche en Musicologie (IReMus UMR 8223)
Université Paris IV, UFR de Musique et Musicologie
Association Musique Ancienne en Sorbonne

Démission de Jérôme Clément président du Théâtre du Châtelet

Le président du conseil d'administration du Théâtre du Châtelet Jérôme Clément a démissionné de sa charge en raison de divergences avec la Ville de Paris sur l'avenir du théâtre.

La Ville de Paris, qui contribue pour 17 millions sur une enveloppe totale de 25 millions d'euros projette de réduire sa subvention sans avancer de chiffres..

La Châtelet fermera ses portes pour travaux (26,5 millions d'euros) entre janvier 2017 et l'été 2019, période correspondant au départ de la retraite du directeur, de Jean-Luc Choplin.

musicologie.org
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil
<a href="tel: 0606617341">06 06 61 73 41</a>
Contacts

À propos

S'abonner au bulletin
Liste

Biographies de musiciens
Encyclopédie musicale
Analyses musicales
Cours de musique

Petites annonces
Téléchargements
Presse internationale

Soutenir musicologie.org

Articles et documents
Bibliothèque
Nouveaux livres
Nouveaux cédés

Colloques & conférences
Universités en France

Collaborations éditoriales

 

logo musicologie
ISSN 2269-9910

© musicologie.org 2014

musicologie

Jeudi 19 Février, 2015 18:15

 février 2015

L M M J V S D
01
02 03 04 05 06 07 08
09 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28

Presse internationale

rectangle

flux rss

 

 

rectangle

rectangle

rectangle

musicologie.org
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil