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jeudi 16 décembre 2010

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«  L'Homme de la Mancha » à
Toulouse

La comédie musicale « L'Homme de la Mancha », acclamée en 1965 lors de sa création à New York puis à Bruxelles dans l'adaptation française de Jacques Brel en 1968, est interprétée dans une nouvelle production au Théâtre du Capitole de Toulouse avec des voix d'opéra.

Coproduit avec l'Opéra de Monte Carlo, cet « Homme de la Mancha » à la tonalité lyrique garde sa fraîcheur grâce au jeu des chanteurs, qui se révèlent de véritables acteurs pour maintenir la vivacité d'une comédie musicale dans une mise en scène de Jean-Louis Grinda.

En Espagne, à la fin du XVIe siècle, Cervantès est incarcéré dans une prison, où il doit être entendu par le tribunal de l'Inquisition. Ses compagnons de cellule décident de le juger et, pour sa défense, l'écrivain propose de jouer une pièce, dont les acteurs seraient les prisonniers eux-mêmes.

Se déroulent alors les scènes où Alonso Quijana, Don Quichotte, défie « l'abominable monde » en combattant les moulins à vent, en mélangeant en permanence rêve et réalité, faisant d'une petite auberge un château, d'une prostituée une gente dame...

« Le public est immergé dans une histoire dans laquelle on lui raconte une autre histoire », et « dans ma mise en scène, je suggère le rêve par une évolution constante de la lumière », explique le directeur de l'Opéra de Monte Carlo dans ses notes d'intention.

Ainsi, alors que Cervantès ne quitte pas le cachot dans lequel il a été jeté, Jean-Louis Grinda réussit à créer différentes scènes par suggestion, avec simplement de légères transformations du décor ou des costumes de façon que le spectateur s'évade de ce huis-clos.

Quant à la distribution, pour cette œuvre destinée par l'auteur du livret Dale Wasserman aux scènes de Broadway, il a fait le choix de chanteurs lyriques:  »A l'origine, estime-t-il, L'Homme de la Mancha est prévu pour être chanté par des gens qui ont une voix (...), il faut des interprètes qui connaissent l'art du chant et qui chantent bien ».

Ainsi, Nicolas Cavallier prête tout son panache et la sonorité de sa voix de basse au personnage de Cervantès/Don Quichotte, apportant entre autres toutes ses nuances à l'air célèbre de « La quête » (« Rêver un impossible rêve... »).

Sous la direction du chef Didier Benetti, la mezzo-soprano Marie-Ange Todorovitch (Aldonza/Dulcinea) sait également trouver les accents exprimant les différentes facettes de ses rôles, et le ténor Rodolphe Briand est un Sancho Pança convaincant.

Enfin, la musique de Mitch Leigh, bien servie par l'Orchestre national du Capitole, garde toute sa légèreté, avec ses passages de guitare ou ses percussions, face aux voix des chanteurs lyriques.

jeudi 16 décembre 2010

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La Gaîté lyrique devient un lieu
dédié à la culture numérique à partir
de mars 2011

La Gaîté lyrique rouvrira ses portes au public au début du mois de mars 2011 à Paris, dans une nouvelle configuration entièrement dévolue à la culture numérique, présentée mercredi à la presse.

L'ancien théâtre, autrefois temple de l'opérette, accueillera trois concerts par semaine, des conférences, des expositions ou encore un espace consacré aux jeux vidéo.

Son inauguration doit avoir lieu du 2 au 6 mars : pour accéder gratuitement au bâtiment de 9.500 mètres carrés durant ces cinq jours, les visiteurs devront réserver leur place sur internet https://www.gaite-lyrique.net à partir du 12 janvier.

Etablissement culturel de la Ville de Paris, la Gaîté lyrique a été confiée par délégation de service public au label musical Naïve, à l'agence d'ingénierie culturelle Le troisième pôle et à Ineo, filiale du groupe énergétique GDF Suez.

Sa programmation pour l'année 2011 a été partiellement dévoilée et compte notamment un cycle artistique autour de Berlin, une exposition consacrée au designer Matt Pyke et un été consacré au skateboard et à son univers.

« En 2001, Bertrand Delanoë, dans son programme pour l'élection municipale, avait inscrit la Gaîté lyrique comme un lieu à ressusciter. Pas pour en faire un lieu patrimonial et froid mais pour en faire un lieu dans lequel on trouverait un contenu culturel extrêmement contemporain, ce qui explique le choix de la création numérique, digitale », a dit à l'AFP Christophe Girard, adjoint au maire de Paris en charge de la Culture.

La capacité d'accueil de la Gaîté lyrique est de 1.400 personnes et l'objectif est d'en accueillir 300.000 par an « en vitesse de croisière », a annoncé son directeur général et artistique Jérôme Delormas.

jeudi 16 décembre 2010

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Florilège pour les 90 ans de Dave
Brubeck

Pour le 90e anniversaire de Dave Brubeck, que le pianiste californien a fêté le 6 décembre, Sony Music publie « Legacy of a Legend » (Columbia). Le choix des compositions de ce double album été supervisé par le musicien, depuis sa maison du Connecticut. Y figurent « Time Out » et « Blue Rondo a la Turk » -« A bout de Souffle » chanté par Claude Nougaro-, titres légendaires du disque « Time Out » paru en 1959, deuxième plus grande vente du jazz après « Kind of Blue » de Miles Davis. Sur la plupart des titres, Brubeck s'exprime dans le quartet où figurait le saxophoniste alto Paul Desmond, dont on apprécie la pureté du son, la fluidité du phrasé et le swing décontracté. Une chanson est extraite de « Real Ambassadors », un disque de 1961 où chante Louis Armstrong. Dave Brubeck, qui suivit l'enseignement de Schönberg et Darius Milhaud, a apporté au jazz l'art du contrepoint et des rythmes impairs.

jeudi 16 décembre 2010

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Noël manouche à la Salle Pleyel

La Salle Pleyel accueille le 22 décembre les guitaristes Thomas Dutronc, Angelo Debarre et Levis Adel Reinhardt. L'arrière-petit fils de Django Reinhardt et son quartet avec claviers ouvrira ce « Nöel Manouche ». Angelo Debarre, l'un des guitaristes les plus brillants de la scène manouche actuelle, présentera ensuite « Manoir de mes rêves » (titre d'une célèbre composition de Django): au cœur d'un sextet jubilatoire avec violon, accordéon et clarinette, Debarre met sa sidérante technique au service d'un swing manouche inspiré. La soirée se terminera avec Thomas Dutronc, guitariste devenu chanteur qui mêle avec savoir-faire la chanson et le swing manouche.

jeudi 16 décembre 2010

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14 pays présents à un festival
de danse contemporaine à Alger

Quatorze pays participeront à la seconde édition du Festival culturel international de danse contemporaine à Alger à partir du 18 décembre, un évènement rare en Algérie, ont annoncé mardi les organisateurs.

L'Algérie, la France, la Suède, le Portugal, la Syrie, les Etats-Unis, le Liban, la Tunisie, l'Irak, le Mali, l'Espagne, la Côte d'Ivoire, la Géorgie et le Maroc devraient présenter en tout 240 danseurs.

Côté algérien, ce seront 12 compagnies représentant 110 danseurs qui seront présentes, a indiqué la commissaire du festival, Kadouri Mbarka.

« Ce festival est une ouverture pour les danseurs » algériens et le public, a estimé la commissaire. « L'échange avec les autres cultures leur permettra d'acquérir de nouvelles connaissances » car la danse contemporaine est « une nouveauté pour les Algériens ».

L'Algérie vient de perdre certains de ses meilleurs danseurs qui ont demandé l'asile au Canada à l'occasion d'une tournée nord-américaine en novembre.

Six membres du Ballet national ont choisi de rester au Canada et de demander le statut de réfugié politique, selon une source proche du dossier à Montréal.

Mustapha Chelfi, directeur du mensuel canadien Alfa, journal de la communauté maghrébine, avait alors estimé qu'une des motivations des danseurs pourrait avoir été leur profession. « La danse est mal vue en Algérie, surtout avec ce phénomène de montée du religieux », avait-il dit à l'AFP.

En parallèle du festival, des conférences sur la danse et des ateliers de formation sont prévus pour « métisser la formation entre la culture africaine et occidentale » et les danseurs « présenteront leur projet lors de la clôture », a indiqué Mme Mbarka.

jeudi 16 décembre 2010

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Balanchine, Brown et Bausch
au Palais Garnier

Les chorégraphes George Balanchine, Trisha Brown et Pina Bausch, qui ont chacun marqué l'histoire de la danse, sont réunis dans un spectacle en trois volets du Ballet de l'Opéra de Paris, jusqu'au 31 décembre au Palais Garnier.

Créé en 1928 par les Ballets Russes, « Apollon » est présenté dans une chorégraphie de George Balanchine sur une musique d'Igor Stravinsky, dans la version donnée à l'Opéra de Paris en 1986. Le ballet représente Apollon conduisant les muses de la danse, de la poésie et de la mimique au Parnasse qui sera désormais leur demeure. C'est « une tentative réussie de régénérer la danse académique », selon le compositeur russe.

« O Composite » est une pièce de Trisha Brown sur une musique de Laurie Anderson créée à l'Opéra de Paris en 2004. Trisha Brown, 74 ans, a imaginé un alphabet gestuel à partir du poème « Ode à un oiseau », du Polonais Czeslaw Milosz, inspiré par la « postmodern dance » et le style classique.

« Le Sacre du Printemps » de Stravinsky dans une chorégraphie de Pina Bausch, entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 1997, donne une représentation sauvage de la lutte des êtres pour leur survie.

jeudi 16 décembre 2010

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« Le Lac des Cygnes »
à l'Opéra Bastille

« Le Lac des cygnes », sur une musique de Tchaïkovski, est repris à l'Opéra Bastille dans la chorégraphie de Rudolf Noureev jusqu'au 5 janvier. Dans ce ballet mis en scène à l'Opéra de Paris en 1984, le prince Siegfried se dérobe à la réalité du mariage que lui imposent son précepteur et sa mère pour se réfugier dans ses rêves, où lui apparaît un lac magique porteur d'un amour idéalisé.

jeudi 16 décembre 2010

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La Fée Dragée était grosse :
tempête après une critique
du New York Times

Les amoureux du ballet aux Etats-Unis sont en émoi après qu'un critique du New York Times a accusé la « Fée Dragée » dans une nouvelle production du « Casse-Noisette » d'être trop enveloppée.

Tout a commencé lorsque le très respecté Alastair Macaulay a osé écrire que la première danseuse du New York City Ballet, Jenifer Ringer, avait trop mangé pour interpréter le rôle de la fée dans la célèbre œuvre de Tchaïkovski.

« Jenifer Ringer, la Fée Dragée, avait l'air d'avoir mangé une dragée de trop. Le Prince Orgeat, Jared Angle, quant à lui, semblait avoir avalé la moitié du Royaume », a écrit Macaulay dans une chronique parue le 28 novembre et qui n'a d'abord déclenché les passions que chez les fanatiques.

Invitée de la chaîne NBC lundi, la danseuse a déclaré: « Je ne suis pas grosse. Mais j'ai sans doute un physique plus féminin que le stéréotype de la ballerine ».

L'affaire a alors pris de l'ampleur, et internet a été inondé de commentaires des défenseurs de la danseuse, blâmant Macaulay pour avoir critiqué quelques grammes en plus dans un art connu pour ses défis physiques, et dans un monde déjà accablé par les désordres alimentaires.

Donna Fish, une journaliste du site internet Huffington Post, a estimé que Jenifer Ringer, comparée à la majorité, était maigre, et que les femmes l'ayant vue à la télévision « avaient désespérément cherché cette couche de graisse. »

« Nous pensions que les critiques étaient sensés parler de danse, et pas de l'estomac des danseurs », a lancé pour sa part le blogueur Perez Hilton, spécialisé dans les commentaires sur les célébrités.

Macaulay, lui, n'en démord pas. Constatant « un certain brouhaha sur internet, et un petit déluge de courriels de lecteurs, souvent déplacés », il a défendu sa position, souligné que le corps humain était une part essentielle d'un ballet, et s'est surtout demandé pourquoi personne n'avait réagi à sa critique bien plus acerbe du danseur interprétant le Prince Orgeat.

jeudi 16 décembre 2010

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« L'Illusion comique » revue par
Mathieu Amalric façon série noire

Transposer au monde d'aujourd'hui « L'Illusion comique » de Molière écrite en 1635, en tirer un film façon série noire, c'est le pari relevé avec brio par Mathieu Amalric en collaboration avec la Comédie-Française.

Le film sera diffusé le 17 décembre à 22h50 sur France 2.

Depuis 2007, la maison de Molière coproduit des films dirigés par des réalisateurs de cinéma, une manière d'« inventer un autre rapport avec l'image » pour Muriel Mayette, comédienne, metteur en scène et administrateur général de la Comédie-Française.

Pour adapter « L'Illusion comique », Mathieu Amalric devait satisfaire à trois contraintes: n'utiliser que les mots de l'auteur, tourner avec les acteurs de la distribution et ne pas faire du cinéma réaliste.

Le réalisateur, prix de la mise en scène à Cannes pour « Tournée », confie avoir trouvé dans sa bibliothèque un exemplaire de la pièce de Molière qu'il ne connaissait pas. « C'est une pièce sur la jeunesse, sur des gens qui courent après leurs désirs, comme au cinéma, il y a des flash-back », dit-il aujourd'hui.

Il s'est mis au travail, réécrivant toute la pièce « en langue quotidienne pour savoir » ce qu'il entendait « dans les vers ». Après des coupes, il reste dans l'adaptation cinématographique quelque 500 vers sur 1.825.

S'est ensuite posée la question des décors. « Comment faire pour inventer un film en 12 jours avec une profusion de lieux, de degrés et de poupées russes dans le récit ? », s'est demandé Mathieu Amalric.

Juste en face de la Comédie-Française se trouve un grand hôtel. « J'ai pensé à Détective de Godard, qu'il a filmé dans un hôtel, ce qui permet d'avoir quinze lieux en un seul », raconte le réalisateur-acteur. C'est donc là que sera tournée la pièce. Le magicien de l'œuvre de Corneille sera le concierge de l'hôtel, tandis que sa grotte devient la salle de vidéosurveillance.

« L'Illusion comique » est « un éloge du dramaturge et des illusions théâtrales », rappelle Mathieu Amalric. L'histoire est celle d'un père recherchant son fils qui a fui la maison dix ans plus tôt. Il rencontre un magicien qui, dans sa grotte, lui montre la vie de son fils pendant le temps où il ne l'a plus vu. L'œuvre mêle tragédie et comédie sur fond de rebondissements, chassés-amoureux, morts violentes et, finalement, artifices.

La Comédie-Française a déjà participé à la production cinématographique du « Partage de midi » de Claudel adapté et réalisé par Claude Mouriéras et de « Juste la fin du monde » de Jean-Luc Lagarce sur une adaptation de Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Les deux films ont été diffusés en septembre dans la salle Richelieu.

jeudi 16 décembre 2010

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Mort d'Henri Ronse, homme de
théâtre marquant en France comme
en Belgique

L'homme de théâtre belge Henri Ronse est mort dimanche à 64 ans des suites d'une crise cardiaque, dans l'ouest de la France, pays où il a mené une bonne partie de sa carrière et résidait ces dernières années, ont indiqué mardi ses proches.

Metteur en scène de théâtre et d'opéra, avec plus de 100 réalisations — de Corneille à Sophocle, en passant par Kafka, Artaud et Beckett —, il fut aussi homme de radio à Paris et Bruxelles. Il a également publié « Miettes de mémoire » (éditions Nil).

La « Rodogune » de Pierre Corneille, qu'il met en scène en 1975, fait l'objet d'une tournée aux Etats-Unis et en Europe. Elle est saluée par le quotidien Le Monde comme « un océan de splendeur à l'horizon duquel les reptiles du subconscient se débattent comme des noyés ».

Créateur du théâtre Oblique à Paris et contribuant au lancement de la revue littéraire « Obliques » de Roger Borderie, publiée dans les années 1970-80, Henri Ronse avait notamment fondé, il y a une dizaine d'années, la Caravane des Poètes en région Centre en compagnie de la comédienne Marie Poumarat.

« Né en 1946 à Ostende, francophone de Flandre, il faisait partie de ces artistes belges qui cultivent un imaginaire germanique dans une forme latine », observe le quotidien La Libre Belgique.

Henri Ronse, pour qui le théâtre était l'art de la transe, avait fait ses débuts à Paris à 19 ans, avant de rentrer en Belgique en 1980.

Retourné vivre depuis 13 ans en France, après des démêlés avec la justice belge pour mauvaise utilisation de subventions publiques dans la gestion de son théâtre bruxellois, il était « exilé dans le temps, aussi », commente le journal.

« Dandysme baudelairien, profond intérêt pour le symbolisme, esthétique baroque. Exilé de l'intérieur », Ronse « était plus moderne que les modernes, c'est-à-dire viscéralement antimoderne », estime le quotidien belge.

Une cérémonie funéraire, en forme d'hommage avec de la musique et de la poésie, aura lieu vendredi à 14H00 au cimetière des Ifs, à Saran (Loiret) près d'Orléans.

jeudi 16 décembre 2010

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La fréquentation du château de
Versailles en hausse de 10% en 2010

Le château de Versailles a enregistré une hausse de 10% de sa fréquentation en 2010, a annoncé mardi Jean-Jacques Aillagon, le président de l'établissement public du château, qui se sent conforté dans sa politique d'exposition d'art contemporain.

Après une hausse de 5% en 2008, la fréquentation était restée stable en 2009 à 5,4 millions de visiteurs. Elle a renoué avec la hausse en 2010, avec environ 5,9 millions de visiteurs.

« Ces bons résultats sont dus en grande partie à la qualité de la programmation », a estimé Jean-Jacques Aillagon, qui a cité l'exposition « Louis XIV, l'homme et le roi » (achevée en février), « Sciences et curiosités à la Cour de Versailles« (démarrée fin octobre). L'exposition cet automne d'une vingtaine d'œuvres de l'artiste contemporain japonais Takashi Murakami, qui s'est achevée lundi après avoir fait couler beaucoup d'encre, compte au nombre des réussites.

« La fin de l'année a été particulièrement bonne alors que ce n'est pas la meilleure saison » , dit M. Aillagon. « C'est la preuve que les expositions d'art contemporain ne vident pas le château comme certains l'ont dit mais qu'elles dopent la fréquentation », souligne-t-il.

« Les détracteurs de ces expositions en deviennent les meilleurs propagandistes », a-t-il estimé.

Des pétitions hostiles avaient été lancées sur internet par des traditionalistes, hostiles à l'idée qu'un artiste inspiré par les mangas puisse s'installer dans les appartements royaux.

Trois actions en référé avaient été introduites par des opposants à l'exposition Murakami, mais elles n'ont pas été jugées recevables par le tribunal administratif de Versailles, a dit M. Aillagon.

En juin 2011, le sculpteur français Bernar Venet sera invité à installer des œuvres monumentales dans les jardins de Versailles et le domaine de Marly. Né en 1941, le plasticien réalise des sculptures en acier monumentales.

Pour 2012, le château de Versailles a finalement renoncé à inviter l'artiste italien Maurizio Cattelan, dont les œuvres ne sont pas toujours destinées à tous les publics.

L'exposition d'art contemporain sera confiée à l'artiste portugaise Joana Vasconcelos, a annoncé M. Aillagon à l'AFP. Née à Paris en 1971, elle travaille au Portugal.

jeudi 16 décembre 2010

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Un vase impérial chinois adjugé
5,5 millions d'euros à Drouot

Un vase impérial chinois d'époque Yongzheng (1723-1735) a été adjugé 5,547 millions d'euros lors d'une vente aux enchères organisée par la maison Piasa, a annoncé mardi l'hôtel Drouot, dont c'est la meilleure vente depuis le début de l'année.

L'acheteur est un collectionneur chinois qui était dans la salle, a précisé Piasa.

Ce vase de porcelaine de 51 centimètres de haut, qui porte la marque impériale de Yongzheng, était estimé entre 1 million et 1,5 million d'euros (hors frais).

Orné de branches de pivoines fleuries, il a une forme évoquant le globe céleste (tianqiuping). Ce type de vase très rare était généralement utilisé pour décorer les palais ou les chambres impériales.

Au total, la vente d'arts d'Asie organisée mardi par Piasa a atteint 7,25 millions d'euros alors que la maison d'enchères en attendait environ 2 millions d'euros.

jeudi 16 décembre 2010

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Capter l'énergie solaire dans
l'espace et l'acheminer sur Terre

L'énergie du Soleil captée par des satellites dans l'espace pourrait, nuit et jour, fournir de l'électricité à des installations au sol, selon des projets comme celui de la firme Astrium, qui pourraient commencer à voir le jour à partir de 2020.

Il ne s'agirait pas, au moins dans un premier temps, d'alimenter des villes qui disposent déjà d'infrastructures, mais des régions isolées, d'accès difficiles où on a besoin d'électricité, explique Robert Lainé, directeur technique d'Astrium, filiale espace du groupe européen EADS.

Cela pourrait permettre de fournir ponctuellement de l'électricité à une zone de catastrophe, un hôpital de campagne, une installation de pompage, de purification ou de désalinisation d'eau, a-t-il précisé lors d'une récente conférence à Paris.

Alimenter des grandes villes, « ça ne se produira pas avant qu'il n'y ait plus de pétrole », a-t-il déclaré à l'AFP.

« On pense que le plus simple, c'est de commencer avec un satellite existant, puis de l'adapter », note M. Lainé. La première démonstration pourrait s'appuyer sur les capacités du futur satellite de télécommunication Alphasat, avec l'objectif d'acheminer au sol, grâce à un laser infrarouge, quelques kilowatts d'énergie produite dans l'espace.

« Si on trouvait un financement demain, six ou sept ans c'est tout à fait raisonnable » pour aboutir à une démonstration, précise cet expert, alors qu'au delà de partenariats européens, Astrium envisage de s'associer avec Russes et Japonais pour mettre en place cette nouvelle filière technologique.

Lors de l'étape suivante, au cours de la décennie 2020-2030, plusieurs satellites, capables de fournir jusqu'à 100 kW chacun, pourraient faire converger leurs faisceau Alors qu'aux Etats-Unis des projets de grande ampleur sont envisagés, Astrium, qui recherche des partenaires, table plutôt sur un développement progressif, avec une première démonstration d'ici 2020, voire dès 2016.

« En cas de situation d'urgence, de besoin d'électricité, on bascule le faisceau facilement, on peut le faire en une minute », assure M. Lainé.

Grâce à un miroir de 3,5 mètre de diamètre, comme celui du télescope scientifique Herschel, le satellite pointera vers la Terre un rayon laser infrarouge de 20 mètres de large en ciblant des panneaux solaires de 30 m sur 30 placés au sol, selon le projet d'Astrium. La puissance reçue sur chaque panneau pourrait atteindre 300 kW, de quoi alimenter des dizaines de foyers.

Des cellules photoélectriques adaptées par Astrium pour l'infrarouge permettraient de convertir jusqu'à 60% de l'énergie reçue en électricité, au lieu de 15% avec les panneaux solaires actuels captant la lumière blanche du soleil.

La longueur d'onde supérieure à 1,4 micron choisie pour le laser devrait permettre d'acheminer sans risque 1 kW par mètre carré sur le récepteur. Une personne regardant brièvement dans le faisceau « va avoir chaud à la figure, aux yeux, mais il n'y a pas de pénétration dans la peau » ni de risque de brûler la rétine, assure M. Lainé.

A ces fréquences-là, les valeurs limites d'exposition sont élevées parce que « le rayonnement infrarouge est très peu pénétrant », précise un expert de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

Et avec 1 kW par mètre carré, le laser ne se transformera pas en arme de guerre. Pointé sur une forêt, « le laser n'y mettrait jamais le feu », souligne M. Lainé, car le flux d'énergie serait voisin de ce qu'on reçoit du soleil au zénith.

Transmettre l'énergie via un faisceau micro-onde, comme l'envisagent d'autres projets pourraient susciter davantage de réticences, comme dans le cas des antennes de téléphonie mobile, et nécessiterait des récepteurs jusqu'à mille fois plus grands.

jeudi 16 décembre 2010

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De Rimbaud à Verlaine : une
collection d'exception vendue
chez Sotheby's

Une collection exceptionnelle de près de 200 ouvrages, photographies, manuscrits et estampes autour de trois figures emblématiques de la poésie, Rimbaud, Verlaine et Mallarmé, est proposée à la vente chez Sotheby's mercredi soir à Paris.

Cet ensemble de 180 lots de la bibliothèque Eric et Marie-Hélène B., collectionneurs qui ont choisi de garder l'anonymat, met aussi en valeur les contemporains des trois poètes, Oscar Wilde, Tristan Corbière, Alfred Jarry ou Villiers de L'Isle-Adam.

Réuni pendant une quarantaine d'années, le fonds offre des pièces choisies avec soin : exemplaires en reliures de l'époque, envois autographes, manuscrits, photographies originales et dessins, précise Sotheby's.

La collection traverse aussi des histoires mythiques sulfureuses : Rimbaud et Verlaine ou Oscar Wilde et le jeune Alfred Douglas.

Ainsi est présentée la célèbre lettre adressée par Verlaine à son ami Ernest Delahaye (estimation : 60.000 à 80.000 euros) après l'ultime rencontre entre Verlaine et Rimbaud à Stuttgart, en février 1875, quand Arthur lui avait confié le manuscrit des « Illuminations ».

Paul Verlaine, qui enseigne alors en Angleterre après avoir été libéré de prison, se repent en particulier de « sa coupable folie d'il n'y a pas encore longtemps de ne vouloir vivre que par lui et son souffle ». De son vivant, Ernest Delahaye, mort en 1930, n'avait jamais autorisé la publication de cette lettre.

Se retrouve également la lettre d'Oscar Wilde à son amant, que le père d'Alfred Douglas produira lors du procès contre le poète pour le confondre (estimation : 20.000 à 25.000 euros).

Proposé aussi le recueil de poèmes de Verlaine, « Parallèlement », illustré de lithographies de Pierre Bonnard qui conjuguent audace de la mise en page et sensualité des compositions (estimation: de 30.000 à 40.000 euros).

De même, les peintres et les musiciens occupent une place de choix avec des livres illustrés par Gustav Klimt, Edouard Manet, Maurice Denis, Pierre Bonnard ou Paul Signac. Sans oublier la seule lettre d'amour connue du douanier Rousseau à celle qui deviendra sa femme, accompagnée d'une photographie dédicacée du peintre dans son atelier, estimée de 15.000 à 20.000 euros.

Se retrouve aussi Charles Cros, poète, scientifique et auteur du poème « Le Fleuve », illustré par Manet, dont l'exemplaire présenté est enrichi d'une estampe estimée de 35.000 à 40.000 euros.

Parmi les pièces les plus étonnantes, figure le carnet autographe inédit de Charles Cros dans lequel il mêle poèmes et notes scientifiques, estimé de 8.000 à 10.000 euros.

Les amateurs pourront encore découvrir un rare portrait photographique de Richard Wagner, pris à Paris avant une représentation de « Tannhäuser », estimé de 4.000 à 6.000 euros.

La vente, dirigée par Cyrille Cohen, commence à 18h00.

jeudi 16 décembre 2010

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Grand prix du roman métis à
Maryse Condé pour « En attendant
la montée des eaux »

Le Grand prix du roman métis 2010 a été décerné à Maryse Condé pour son livre « En attendant la montée des eaux » (JC Lattès), ont annoncé mercredi les organisateurs, la ville de Saint-Denis et La Réunion des Livres.

Ce prix, doté de 5.000 euros, récompense un roman de langue française « qui met en lumière les valeurs de diversité, d'échanges et d'humanisme, symboles de l'île de La Réunion », soulignent les organisateurs dans un communiqué. Il vise à stimuler la vie littéraire localement et à renforcer les liens entre les écrivains et éditeurs du monde francophone.

Née en février 1937 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), Maryse Condé a publié de nombreux romans historiques.

Le jury, présidé par Mohammed Aïssaoui, est composé de six journalistes ou professionnels du livre et de la lecture de La Réunion et de quatre écrivains parmi lesquels Tahar Ben Jelloun et Patrick Poivre d'Arvor.

La mention spéciale est attribuée à Fouad Laroui pour « Une année chez les Français » (Julliard).

Un programme de résidence d'écrivain sera proposé aux deux lauréats pendant l'année 2011 avec le soutien du ministère de la Culture via le Centre national du livre et la Drac Réunion.

jeudi 16 décembre 2010

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Adoption d'une taxe de 1% sur les
achats de publicité en ligne

Le prélèvement supplémentaire de 1% sur les achats de publicité en ligne à compter du 1er janvier 2011 a été adopté lundi par sept députés et sept sénateurs chargés de rédiger une version commune du budget 2011.

« Cette taxe est due par tout preneur, établi en France, de services de publicité en ligne et est assise sur le montant, hors taxe sur la valeur ajoutée, des sommes versées », selon l'amendement du sénateur UMP Philippe Marini (UMP), repris par la commission mixte paritaire.

« Par services de publicité en ligne sont désignées les prestations de communications électroniques autres que les services téléphoniques, de radiodiffusion et de télévision », ajoute l'amendement.

« Il faut faire prévaloir l'équité entre les différents supports de publicité. La publicité à la télévision comme dans la presse papier est soumise à taxation. Le statut quo entraînerait une distorsion de concurrence », a justifié M. Marini.

Une soixantaine d'entrepreneurs se sont insurgés contre cette taxe sur la publicité en ligne, affirmant qu'elle se trompe de cible en « fauchant » les « petits français » au lieu des « géants américains ».

« La taxation des annonceurs est la seule solution, compte tenu de la localisation hors de France des principaux vendeurs d'espace publicitaire en ligne, tels que Google », reconnaissait l'amendement de M. Marini.

jeudi 16 décembre 2010

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WikiLeaks: le réalisateur Michael
Moore s'engage à payer une partie
de la caution d'Assange

Le réalisateur américain Michael Moore a indiqué mardi qu'il avait offert 20.000 dollars au fondateur de WikiLeaks Julian Assange pour l'aider à payer la caution réclamée par les autorités britanniques.

Le cinéaste à la casquette a aussi précisé qu'il mettait son propre site et son serveur à disposition pour aider WikiLeaks à continuer à diffuser des informations secrètes.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a caressé mardi pendant deux heures l'espoir de pouvoir quitter sa prison londonienne, jusqu'à ce que la Suède -qui réclame son extradition- fasse appel de sa mise en liberté sous caution ordonnée par un tribunal londonien.

La caution réclamée à M. Assange s'élevait à 240.000 ou 200.000 livres (238.000 euros) selon les versions. Plusieurs personnalités dont des cinéastes engagés comme le Britannique Ken Loach ou l'Australien John Pilger ont proposé de payer une partie de cette caution.

« Hier (...) les avocats du fondateur de WikiLeaks Julian Assange ont présenté au juge un document émanant de moi certifiant que j'avais versé 20.000 dollars pour aider à payer la caution », écrit Michael Moore dans un communiqué diffusé mardi sur son site internet.

« On a été embarqué dans la guerre en Irak sur un mensonge. Des centaines de milliers de personnes en sont mortes. Imaginez seulement ce qu'il serait advenu si les hommes qui ont planifié ce crime de guerre en 2002 avaient eu WikiLeaks en face d'eux. Ils ne s'en seraient peut-être pas tirés comme ça », poursuit le réalisateur de Fahrenheit 9/11, un film qui critiquait l'invasion américaine en Irak.

M. Assange est abondamment critiqué à Washington -notamment par le président Barack Obama qui parle d'actes « déplorables »- pour avoir entrepris de publier une masse de documents diplomatiques confidentiels sur WikiLeaks. Il a été arrêté le 7 décembre à Londres dans une affaire d'agressions sexuelles présumées, remontant au mois d'août dernier en Suède. Il nie les faits.

jeudi 16 décembre 2010

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La tête de Henri IV est retrouvée,
des scientifiques l'ont authentifiée

Des scientifiques ont authentifié la tête du roi Henri IV, retrouvée après plusieurs siècles de pérégrinations rocambolesques chez un retraité en 2008, une découverte stupéfiante qui pourrait permettre de mettre au jour d'autres reliques royales oubliées.

La tête de Henri IV est « en très bon état de conservation » et comporte des cheveux et des restes de barbe, souligne une étude du British Medical Journal (BMJ), publiée mercredi, qui détaille cette étonnante découverte.

Elle est « légèrement brunie, avec les yeux à demi clos et la bouche ouverte » et porte plusieurs signes distinctifs: « une petite tache sombre de 11 mm de long juste au-dessus de la narine droite, un trou attestant du port d'une boucle d'oreille dans le lobe droit, comme c'était la mode à la cour des Valois, et une lésion osseuse au-dessus de la lèvre supérieure gauche, trace d'une estafilade faite au roi par Jean Châtel lors d'une tentative de meurtre le 27 décembre 1594 ».

L'étude a été réalisée par 19 scientifiques rassemblés autour du Dr Philippe Charlier, médecin légiste de Garches baptisé « l'Indiana Jones des cimetières », connu pour avoir révélé l'empoisonnement au mercure d'Agnès Sorel, favorite de Charles VII, et démontré que les restes conservés au château de Chinon n'étaient pas ceux de Jeanne d'Arc.

Le Dr Charlier a travaillé en collaboration avec l'un des historiens d'Henri IV les plus connus, Jean-Pierre Babelon.

L'étude a été filmée par deux journalistes documentaristes et sera diffusée en février à la télévision, selon leur société de production, Galaxie Presse.

Assassiné par Ravaillac, un fanatique catholique, le 14 mai 1610, Henri IV a été enterré à la Basilique Saint-Denis le 1er juillet avec tous les autres rois de France.

Mais en 1793, son cercueil a été ouvert par les révolutionnaires, a expliqué à l'AFP Rodolphe Huguet, président du Cendre (Cercle d'études des nécropoles dysnastiques et royales européennes), passionné par l'histoire de ce roi.

« Le corps a été jeté dans une fosse commune avec les autres. C'est à ce moment-là, vraisemblablement, que la tête en a été séparée. Aucun document ne dit qui l'a prise. Après la Révolution, des morceaux de dépouilles royales sont réapparus chez des particuliers, un os, un doigt, des cheveux, une omoplate de Hugues Capet », poursuit-il.

La dépouille d'Henri IV, souligne cet historien, était « en très bon état de conservation, car elle avait été embaumée. A l'époque, les gens n'en revenaient pas quand le cercueil a été ouvert car la croyance voulait que seuls les cadavres de saints fussent exempts de putréfaction ».

On retrouve la trace de la célèbre tête dans la collection privée d'un comte allemand au 19e siècle, puis on perd à nouveau sa trace. Elle réapparaît en 1919 lors d'une vente aux enchères à l'Hôtel Drouot, où un antiquaire de Dinard l'achète pour trois francs.

« Il a remué ciel et terre pour prouver qu'il s'agissait bien de la tête du roi, la proposant au Louvre, au musée Carnavalet, mais personne ne l'a cru », ajoute M. Huguet.

A la mort de l'antiquaire, la relique a sans doute été un temps entre les mains de sa sœur, puis sa trace a de nouveau été perdue.

Elle a été retrouvée « il y a deux ans chez un retraité de 84 ans qui la gardait en secret depuis 1955 », selon la société de production.

Les scientifiques qui ont authentifié la relique estiment que leur méthode pourrait permettre d'identifier d'autres restes royaux enterrés dans la fosse commune et les restituer à leurs caveaux d'origine.

Les circonstances précises dans lesquelles la tête du roi Henri IV a été retrouvée ainsi que les résultats complets des analyses scientifiques qui ont permis de l'authentifier doivent être présentés jeudi à Paris lors d'une conférence de presse.


©Musicologie.org 2010

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