À propos du site

S'abonner au bulletin

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Petites annonces
> Téléchargements

Presse internationale

Colloques & conférences
Universités françaises
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

musicologie.org
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil
<a href="tel: 0606617341">06 06 61 73 41</a>

bandeau actu

 Actualités musicales

2010
décembre
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    

mardi 14 décembre 2010

______________________________
Journée d'action en faveur du
spectacle vivant

Les acteurs du spectacle vivant ont manifesté lundi à Paris « contre le désengagement de l'Etat », tandis que des représentants syndicaux occupaient des locaux de la Direction générale de la Création Artistique (DGCA), a-t-on appris de source syndicale.

Les représentants syndicaux ont pénétré dans le bureau du directeur Georges-François Hirsch, demandant à être reçus « d'urgence » par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, selon un communiqué du Syndeac (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles).

Le président du Syndeac, François Le Pillouër, et le secrétaire général de la Fédération CGT du Spectacle, Jean Voirin notamment ont été reçus par le directeur de cabinet du ministre. Ils ont en outre reçu l'assurance de pouvoir rencontrer lundi le ministre de la Culture, a-t-on appris de source syndicale.

La manifestation des différents acteurs du spectacle vivant, qui regroupait plusieurs centaines de personnes, s'est rendue en fin d'après-midi devant la DGCA où elle s'est dissoute.

Les manifestants protestaient « contre l'abandon de toute ambition culturelle » et demandaient que « des mesures exceptionnelles soient prises rapidement en faveur du spectacle vivant ».

« Le budget 2011 pour notre secteur est une peau de chagrin et toutes nos revendications sont écartées », estiment les syndicats. « Quant aux projets nouveaux, quel que soit leur intérêt, nous ne pouvons accepter qu'ils soient financés au détriment des structures existantes », ajoutent-ils.

Ils dénoncent également « la stratégie-alibi de la Culture pour chacun » prôné par le ministère, « au profit d'une véritable politique de démocratisation ».

mardi 14 décembre 2010

______________________________
Tito Muñoz nommé directeur
musical de l'Opéra national de Lorraine

Le chef d'orchestre Tito Muñoz a été nommé directeur musical de l'Opéra national de Lorraine et de l'orchestre symphonique et lyrique de Nancy, a annoncé l'Opéra de Lorraine lundi dans un communiqué.

Tito Muñoz prendra ses fonctions au début de 2011, pour un premier concert en tant que directeur musical en juin à Nancy. Il était chef assistant de l'Orchestre de Cleveland depuis 2007, après avoir été chef assistant de l'orchestre symphonique de Cincinnati et de l'Orchestre de Chambre de Cincinnati.

Né en 1983 à New York, Tito Muñoz est un violoniste accompli, qui a fait ses débuts en 2006 aux Etats-Unis avec l'Orchestre national des États-Unis d'Amérique, basé à Washington. Il a dirigé l'Orchestre de Cleveland au Blossom Music Festival en 2008 et a commencé sa carrière européenne avec l'orchestre lyrique de la région Avignon-Provence.

Il a fait ses débuts à l'opéra avec l'Opéra national de Lorraine en 2009.

mardi 14 décembre 2010

______________________________
Décès d'Enrique Morente, Tomatito,
l'une des grandes voix du flamenco

Le chanteur espagnol de flamenco Enrique Morente, artiste controversé et l'une des grandes voix de cet art, est décédé lundi à l'âge 67 ans, après des complications à la suite d'une opération d'un ulcère au début du mois, a annoncé sa famille.

Enrique Morente, l'un des chanteurs de flamenco les plus célèbres, avait été opéré d'un ulcère le 4 décembre dans une clinique de Madrid, avant d'être transféré deux jours plus tard dans une unité de soins intensifs et d'être à nouveau opéré. Il était depuis dans le coma.

Enrique Morente a été critiqué par certains de ses pairs pour avoir joué avec des musiciens d'horizons et de styles éloignés du flamenco, sans pour autant renoncer à ses racines.

Né le 25 décembre 1942 dans le quartier gitan d'Albaicin à Grenade (sud), il a découvert le flamenco dès l'enfance, dans sa famille et auprès des personnalités du flamenco de cette ville andalouse, avant de partir pour Madrid où il a commencé une carrière de chanteur professionnel.

Il aimait à répéter que le flamenco n'était pas seulement un genre populaire, mais nécessitait aussi une technique irréprochable. Il a notamment adapté au flamenco des œuvres de grands poètes espagnols comme Federico Garcia Lorca ou Antonio Machado.

Enrique Morente était marié avec la danseuse Aurora Carbonell et avait trois filles, dont la plus connue, Estrella Morente, est également chanteuse de flamenco.

Considérée comme l'une des étoiles montantes de ce genre, elle avait été choisie par Pedro Almodovar pour interpréter le thème principal de son film « Volver ».

mardi 14 décembre 2010

______________________________
Gonjasufi, musicien mystique mais
star capricieuse

Auteur d'un des albums les plus remarqués et les plus inclassables de l'année, entre hip-hop et incantations chamaniques, l'Américain Gonjasufi, rescapé de la drogue et de la rue, avoue livrer une lutte permanente contre sa « violence intérieure » et son « ego ».

Pour son premier concert en France, samedi en clôture de la 32e édition des Trans Musicales de Rennes, dont il était l'un des invités les plus attendus, il a montré que ce combat n'était pas entièrement gagné.

S'il a canalisé la première dans sa musique, il a cédé au second, quittant définitivement la scène au bout de six chansons, sans un mot, face un public à la ferveur anesthésiée par un torrent de décibels qui a noyé toute subtilité.

« Je fais beaucoup de yoga, il m'aide à contrôler mon ego, mon énergie et ma personnalité très agressive », a pourtant assuré à l'AFP le chanteur, qui vit retiré avec sa famille dans le désert près de Las Vegas, dans le Nevada.

Dreadlocks et visage marqué, Sumach Ecks, né de parents d'origine éthiopienne et mexicaine, a signé quatre premiers albums sous le nom Sumach Valentine avant d'atteindre une audience internationale avec le dense et foisonnant « A sufi and a killer » (Warp). Mais il revient de loin.

Plongé dans la drogue et vivant dans une caravane à San Diego (Californie) il y a huit ans, il confie avoir été sauvé par celle qui allait devenir sa femme, une photographe rencontrée par hasard alors qu'il traînait dans la rue.

« Elle a cru en moi et m'a donné, aussi, les moyens d'acheter du bon matériel de travail », indique le chanteur, aujourd'hui père de trois enfants.

« Je suis devenu un bon père de famille. Je me couche à 04H00 du matin parce que je fais de la musique, mais à 07H00 je suis levé pour amener ma fille à l'école », assure-t-il.

« Sans ma famille, je traînerais encore avec mes potes à me droguer. Mon but est que mes enfants aient une meilleure situation que moi. Mais c'est encore dur pour moi. Tous les jours », affirme le chanteur.

Une ambivalence présente de bout en bout de « A sufi and a killer », coproduit par le DJ Gaslamp Killer, où des bribes de tendresse et d'élégie alternent avec des explosions saturées. « C'est mon album le plus complet, celui qui reflète toutes mes personnalités. Mais le meilleur reste à venir », estime Gonjasufi.

Soufisme et ganja: aux côtés du yoga, deux autres catalyseurs de ses efforts de contention, reconnaît l'artiste.

« Le soufisme est un bonne chose. Mais je ne veux pas m'y laisser enfermer. C'est pourquoi j'ai rajouté un tueur (dans le titre de l'album, ndlr), c'est une question d'équilibre, de yin et de yang », précise-t-il sans ciller.

Sur la scène de Rennes, les quelques morceaux joués semblaient augurer, pour ceux qui auront pu les entendre dans des conditions acoustiques convenables, d'une transposition réussie du gros travail de studio effectué sur l'album. Jusqu'à ce qu'un caprice de star mette fin au concert.

mardi 14 décembre 2010

______________________________
Les Bulgares désignent « Last
Christmas » de Wham! pire tube de
Noël

La chanson « Last Christmas » de Wham!, sortie par l'ancien groupe de Georges Michael en 1984, a été désignée comme le pire tube de Noël par les internautes bulgares, devant « All I want for Christmas » de Maria Carey, ont annoncé l'organisateur du vote lundi.

28.110 Bulgares ont participé à cette élection, lancée par la télévision publique, pour sélectionner les chansons de Noël qu'ils ne veulent pas entendre pendant les fêtes de fin d'année. Les internautes devaient s'exprimer sur le site nohohoho.org.

« Je pense que ces chansons expliquent les dépressions et les suicides pendant la période de Noël », a estimé un des votants, Yordan Stamenov.

D'autres se sont plaints que justement ce genre de tubes représentaient l'esprit de Noël.

Les deux titres voués aux gémonies par les Bulgares sont cependant les chansons de Noël les plus téléchargées cette année dans le monde, d'après le site gigwise.com.

mardi 14 décembre 2010

______________________________
La culture dans le tourmente de la
casse du service public

Alors que le public plébiscite les expositions temporaires ambitieuses et donc coûteuses à organiser comme celles sur Monet ou Mondrian actuellement à Paris, les établissements culturels publics n'échappent pas au régime minceur décidé par le gouvernement.

En matière d'austérité budgétaire, il n'y a pas d'« exception culturelle » et cela ne date pas d'aujourd'hui.

Le Centre Pompidou, le Louvre, le château de Versailles, la Bibliothèque nationale de France (Bnf) font partie des quelques 500 opérateurs publics qui ont été reçus lundi par le ministre du Budget, François Baroin, pour entendre son appel à faire des économies.

Ces établissements culturels ont déjà été soumis en 2010 à des réductions d'effectifs, prévues dans le cadre de la révision générale des politiques publiques. Cela avait provoqué une grève dans les musées et les monuments nationaux en décembre 2009. Le Centre Pompidou, qui avait été à la pointe du mouvement de protestation, avait eu du mal à en sortir et était resté fermé pendant 24 jours.

En 2011, ces établissement culturels vont subir une baisse de 5% de leur subvention. Ils seront également soumis à la règle du non remplacement d'un départ à la retraite sur deux (ou à sa variante, une baisse de 1,5% des effectifs par an).

Pour le Centre Pompidou, cela représente 23 suppressions de postes, déclare à l'AFP Eric Hervo, secrétaire de la section CGT de cet établissement public, particulièrement touché par ces mesures sur les effectifs en raison de sa pyramide des âges vieillissante.

La section CGT a rencontré récemment le président de l'établissement, Alain Seban, pour lui faire part de son inquiétude. « M. Seban nous a répondu qu'il allait devoir faire des arbitrages et gratter les fonds de tiroir. Cela passera sans doute par une réduction de la programmation de spectacles vivants, et une baisse des déplacements et des missions », assure Eric Hervo.

« Cet automne, pour la première fois, il nous est arrivé de devoir fermer des salles du musée, par manque de personnel », affirme M. Hervo.

Pour sa part, le Louvre indique qu'il est « dans les clous » par rapport aux demandes du ministère du Budget. Le musée a mis en œuvre un plan d'économies, avec une renégociation des contrats avec ses fournisseurs et une révision de ses procédures d'achats.

Pour la première fois en 2011, les dépenses de fonctionnement du Louvre vont baisser. Le musée cherche activement à développer ses ressources propres (recherche de nouvelles formes de mécénat, location d'espaces, hausse des recettes de billetterie).

Mais le Louvre va devoir faire face à un rendez-vous important: l'ouverture des salles des Arts de l'Islam en 2012, qui nécessitera la création de plus de 40 emplois.

Au château de Versailles, les demandes de François Baroin n'ont pas constitué une surprise car elles sont dans la continuité de l'effort demandé depuis 2009.

L'établissement va se pencher sur sa flotte de véhicules de service, ce qui permettra également d'améliorer le bilan carbone. Il compte regrouper certains services dans un même bâtiment, ce qui lui permettra de se rapprocher de la règle des 12 mètres carrés par agent posée par Bercy.

Mais le château de Versailles met en garde contre une politique trop restrictive et indifférenciée en matière d'emploi. « Si on ne forme pas assez de jeunes jardiniers, fontainiers ou restaurateurs, le savoir-faire va se perdre car il ne peut se transmettre que sur le terrain », estime un responsable.

mardi 14 décembre 2010

______________________________
Décès de Gabriel Monnet, acteur de
la décentralisation culturelle

Le comédien et metteur en scène Gabriel Monnet, 89 ans, une figure de la décentralisation culturelle et dramatique en France, est décédé dimanche, a-t-on appris lundi auprès du conservatoire de Montpellier où il devait jouer en fin de semaine.

Gabriel Monnet devait se produire jeudi et vendredi dans un spectacle mis en scène par Georges Lavaudant, « Etat civil », d'après l'œuvre de Antonio Lobo Antunes, selon le conservatoire, qui a confirmé le décès annoncé par les quotidiens Libération et Midi Libre.

Au sortir des maquis du Vercors, Gabriel Monnet était devenu instructeur national d'art dramatique dans l'association « Jeunesse et sports ». Il avait fondé à Annecy « Peuple et Culture », ce qui lui valut de faire connaissance avec Michel Vinaver, dont il créa « Les Coréens », pièce d'abord condamnée par la censure.

De 1957 à 1961, il avait rejoint la Comédie de Saint-Etienne, puis avait créé à Bourges sa compagnie avant de prendre la direction de la nouvelle Maison de la Culture, poste dont il avait démissionné en 1969 par solidarité avec ses personnels contestataires.

Après un passage remuant au Centre dramatique national de Nice, dont la mairie était alors dirigée par Jacques Médecin, Gabriel Monnet avait assuré la direction du Centre dramatique national des Alpes de 1975 à 1981.

mardi 14 décembre 2010

______________________________
Inquiétude d'entreprises du
numérique sur le vote lundi d'une
taxe Google

Une soixantaine d'entrepreneurs se sont insurgés dans une tribune contre une taxe sur la publicité en ligne, votée au Sénat et qui pourrait être définitivement adoptée lundi, affirmant qu'elle se trompe de cible en « fauchant » les « petits français » au lieu des « géants américains ».

La commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs doit se pencher lundi après-midi sur la « taxe Google », qui prévoit un prélèvement supplémentaire à hauteur de 1% des achats de publicité en ligne et a été adoptée sur amendement le 23 novembre par le Sénat.

« Une telle taxation nuirait en priorité à ceux que l'on imaginerait plutôt devoir aider et défendre: les entreprises françaises par rapport à leurs consœurs étrangères et les plus faibles par rapport aux plus puissantes », s'inquiètent les dirigeants de Dailymotion, aufeminin.com ou encore allocine.

Les sénateurs ont souhaité instaurer ce nouveau prélèvement pour amener des géants de l'internet comme Google, Facebook, Amazon, eBay... - qui ne paient pas de revenus en France en raison de leur domiciliation fiscale à l'étranger -, à contribuer au budget.

Mais, selon les signataires de ce texte à paraître dans La Tribune mardi, ce « raisonnement sophistiqué » est pervers. « C'est une question européenne » qui ne peut « se régler depuis la France », argumentent-ils.

Surtout, la taxation se trompe de cible car elle ne porte « que sur les annonceurs fiscalement domiciliés en France », qui subiront donc une « perte de compétitivité » car leurs « investissements publicitaires sur Internet seraient alourdis par rapport à ceux de leurs concurrents étrangers ».

« On vise les géants américains et ce sont les petits français qu'on fauche »: « bien loin de la silicon valley à la française dont on pourrait rêver, c'est un silicon désert » qui attend le secteur, préviennent-ils.

« Une telle taxe ferait mécaniquement baisser les recettes des acteurs français installés en France et retarderait d'autant la date à laquelle ils peuvent espérer trouver leur point d'équilibre », avancent-ils.

« C'est à coup sûr condamner beaucoup de ces start-up qui ont plus besoin d'incubateurs que de fossoyeurs », selon eux.

mardi 14 décembre 2010

______________________________
Les films de la semaine

« Faites le mur » de et avec Banksy, Thierry Guetta (USA 1h26): le premier film du prince du graffiti mondialement connu, qui sème ses œuvres sur les murs des grandes villes, de La Nouvelle-Orléans après l'ouragan Katrina, au « Mur de la honte » en Cisjordanie, qui sépare Israéliens et Palestiniens. Au départ, Thierry Guetta, « un Français qui a réussi à Los Angeles », suit à la caméra les maîtres du Street Art quand il finit par tomber sur Banksy. L'artiste encourage le Français à se lancer à son tour et reprend le film en main.

Banksy, dont nul n'a jamais vu le visage, ne le dévoile pas davantage face à la caméra mais entrouve les portes de sa création.

 

« The Tourist » de Florian Henckel Von Donnersmarck (USA, 1H43) - Un touriste américain voit sa vie menacée lorsqu'une agent d'Interpol l'utilise pour tromper un criminel avec qui elle a vécu une relation. Un thriller signé du réalisateur de « La Vie des autres », tourné à Paris et à Venise avec Angelina Jolie et Johnny Depp.

 

« Megamind » (3D) de Tom McGrath (USA,1h35) : la dernière créature des studios Dreamworks est « le méchant le plus génial de l'histoire de l'humanité ». Mais encore faut-il avoir un adversaire à sa hauteur pour exister. Megamind crée alors Titan, le plus puissant des super-héros... qui découvre rapidement qu'il est beaucoup plus amusant de se conduire comme un mauvais garçon que de sauver l'humanité. Disponible en 3D et en 2D, avec les voix de Will Ferrell, Brad Pitt, Tina Fey en VO - de Kad Merad, Franck Dubosc et Géraldine Nakache en VF.

 

« Une vie de chat », film d'animation d'Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli avec les voix de Dominique Blanc, Bruno Salomone, Jean Benguigui (France, 01h10): les aventures de Dino, matou élevé au domicile d'une commissaire de police et compagnon des virées nocturnes d'un monte-en-l'air du quartier. Dino accompagne surtout dans la journée le chagrin et la solitude de Zoé, la fille unique de Jeanne, muette depuis le meurtre de son père, inspecteur de police, par le plus grand truand de la ville, Victor Costa. Jeanne traque donc Costa, qui n'hésite pas, pour s'en sortir, à s'emparer de Zoé. Un polar pour enfant cousu main à la française.

 

« Le Voyage du directeur des ressources humaines » de Eran Riklis avec Mark Ivanir, Guri Alfi, Noah Silver (Israël, 1h43): Le directeur des ressources humaines d'une boulangerie industrielle de Jérusalem doit ramener le corps d'une employée roumaine, tuée dans un attentat-suicide, à sa famille au fin fond de la Roumanie. Un périple loufoque sur près de 1.000 km à travers la Roumanie en plein hiver, avec comme bagage un cercueil en bois. Par le réalisateur de « La Fiancée Syrienne » et « Les Citronniers ».

 

« Le Président », documentaire d'Yves Jeuland: (France, 1h40) : Georges Frêche, le patron du Languedoc-Roussillon décédé le 24 octobre dernier et connu pour ses nombreux dérapages verbaux, revit dans ce film avec sa truculence, ses provocations, son cynisme et son humanité. Pendant six mois, le réalisateur l'a suivi en s'immisçant parmi les conseillers, en conciliabules ou en briefings, dans des banquets ou des meetings.

 

« Armadillo » de Janus Metz (Danemark, 1h40): documentaire choc sur la guerre en Afghanistan en forme de plongée brutale pendant six mois au cœur de combats sans merci contre les talibans. Le film, couronné par le Grand prix de la Semaine de la critique au Festival de Cannes 2010, suit le contingent danois: 150 soldats engagés sur la « base d'opération avancée » Armadillo, dans la province la plus dangereuse du pays.

 

« Lumière » de Peter-Arthur Straubinger avec Josef Banz, Dieter Hochegger, Wolfgang Marktl (Autriche, 1h29): Peut-on survivre sans eau ni nourriture pendant des semaines, des années, voire des décennies ? impossible affirment les scientifiques. Et pourtant, de rares personnes y parviennent, en vivant uniquement de lumière.

 

« Skyline » de Colin et Greg Strausse avec Eric Balfour, Scottie Thompson, David Zayas (Etats-Unis, 1h33, avertissement publics sensibles): au petit jour, le ciel de la grande ville est envahi par d'immenses vaisseaux. L'attaque de Los Angeles par de puissants aliens vient de commencer.

 

« Sous toi, la ville » de Christoph Hochhäusler avec Robert Hunger-Buhler, Nicolette Krebitz, Mark Waschke (Allemagne, 1h50): un banquier influent et totalement verrouillé de l'intérieur obsédé par une femme dont l'époux travaille pour lui, quelques étages plus bas dans la tour dont il occupe le sommet. Une parabole sur le pouvoir dans une société affairiste.

mardi 14 décembre 2010

______________________________
TVA sur services par voie
électronique : Sarkozy charge
Toubon d'une mission

Nicolas Sarkozy a demandé à l'ancien ministre Jacques Toubon de réfléchir à une « modernisation de la fiscalité culturelle » française, grâce à une TVA réduite à 5,5%, en accord avec Bruxelles, sur tous les services fournis par voie électronique, du disque au livre numérique.

Dans une lettre de mission datée du 9 décembre et publiée lundi, M. Sarkozy rappelle à M. Toubon que « le droit communautaire autorise les États membres à appliquer un taux réduit de TVA à certaines catégories de biens et de services limitativement énumérés ».

Ce taux réduit (5,5% au lieu de 19,6%) s'applique aux journaux, périodiques, livres notamment, mais pas aux disques, à la vidéo et aux services en ligne (presse ou livres numériques).

Pour le président de la République, cette « différence de traitement fiscal est une source de distorsion de concurrence » qui « n'est pas justifiée lorsque les prestations en question s'avèrent similaires du point de vue des consommateurs ».

« Cette situation est d'autant plus préoccupante pour l'économie française et européenne qu'elle freine le développement d'une nouvelle économie porteuse de croissance, d'emplois et d'innovation », affirme-t-il.

Il propose donc à M. Toubon de « remédier à cette situation en modernisant le droit fiscal communautaire ».

« Trouver les voies et moyens d'une modernisation de notre fiscalité culturelle » implique « d'obtenir l'adhésion de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil de l'Union européenne », précise-t-il, en demandant à M. Toubon de « recueillir les propositions et les positions tant de la Commission européenne que des 27 Etats-membres de l'UE » sur ce sujet.

Le gouvernement avait décidé mercredi de se rallier à la décision du Sénat d'abaisser, contre son avis, le taux de TVA sur le livre numérique à 5,5% au lieu de 19,6%, au nom de l'exception culturelle française.

Mercredi également, le porte-parole du gouvernement, François Baroin, avait annoncé la désignation de M. Toubon comme « ambassadeur itinérant pour mener les concertations au niveau européen afin d'aboutir à une uniformisation » au sein de l'UE du taux de TVA auquel sont assujettis les services fournis par voie électronique.

mardi 14 décembre 2010

______________________________
Livre numérique: le SNE satisfait
de la décision du gouvernement sur
la TVA à 5,5%

Le Syndicat national de l'édition (SNE) s'est réjoui lundi que le gouvernement ait confirmé son soutien à l'amendement voté par le Sénat sur l'application d'un taux réduit de TVA au livre numérique.

« Cette décision de bon sens permettra, dès 2011, d'harmoniser la fiscalité du livre numérique et imprimé, d'éviter des distorsions de concurrence internationale à l'encontre des éditeurs français et de développer une offre légale attractive de livres numériques, au bénéfice des lecteurs », souligne le syndicat professionnel dans un communiqué.

Le SNE « forme le vœu que cette décision française serve d'exemple à une politique européenne permettant le développement d'un marché européen du livre numérique », poursuit-il.

Mercredi dernier, le gouvernement a annoncé avoir décidé de se rallier à la décision du Sénat d'abaisser, contre son avis, le taux de TVA sur le livre numérique à 5,5% au lieu de 19,6%, au nom de l'exception culturelle française.

Le ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, François Baroin, avait par ailleurs indiqué que l'ancien ministre Jacques Toubon avait été désigné « ambassadeur itinérant pour mener les concertations au niveau européen afin d'aboutir à une uniformisation » au sein de l'Union européenne du taux de TVA sur le livre numérique.

Cette avancée avait été appelée de ses vœux par le président de la République le 7 janvier 2010.

mardi 14 décembre 2010

______________________________
Découverte en Chine d'une soupe
vieille de 2.400 ans

Des archéologues chinois pensent avoir découvert une marmite en bronze contenant une soupe préparée il y a 2.400 ans, a rapporté lundi la presse officielle.

La découverte a été faite en fouillant une tombe de la région de Xian (nord), ancienne capitale chinoise et actuelle préfecture de la province du Shaanxi, selon le journal Global Times.

« C'est la première fois dans l'histoire archéologique chinoise qu'est trouvée une soupe contenant des os », a expliqué Liu Daiyun, de l'Institut d'archéologie de la province du Shaanxi, cité par le quotidien.

« Cette découverte va être particulièrement utile pour étudier les habitudes alimentaires de la période des Royaumes Combattants » (Ve-IIIe siècle avant JC), a-t-il ajouté.

C'est lors de travaux d'extension de l'aéroport de Xian, ville célèbre pour son armée enterrée de guerriers en terre cuite, qu'ont été mis au jour la tombe et le récipient — un petit chaudron tripode — contenant les os et un liquide verdâtre.

Ce liquide devait être analysé pour connaître ses ingrédients et confirmer qu'il s'agissait bien d'une soupe.


©Musicologie.org 2010