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lundi 6 décembre 2010

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L'opéra de paie au cinéma mais
suscite la controverse des puristes

Portées par la haute définition et une volonté de démocratisation, les retransmissions d'opéras au cinéma ont trouvé leur public, mais deux conceptions s'affrontent, celles des partisans du « live » et ceux qui lui préfèrent la diffusion en différé.

Les retransmissions en direct du « Met » (Metropolitan Opera), la prestigieuse maison d'opéra de New-York, entament leur troisième saison à Paris et en région dans les 120 salles numérisées de Gaumont-Pathé.

Depuis le lancement de l'opération, une dizaine d'opéras sont programmés chaque saison dans des distributions souvent brillantes.

Pour l'année 210-2011, des œuvres comme « Boris Godounov », « Don Carlos » ou même « L'Or du Rhin » de Richard Wagner sont à l'affiche au prix de 27 euros par séance.

« Le direct, c'est très important », assure Marc Welinski, directeur général de CielEcran, filiale de Gaumont-Pathé qui relaye en France l'opération « Met: Live in HD ». Pour lui, faire partager « un événement » diffusé mondialement est primordial.

« On a plus de succès avec l'opéra qu'avec le sport », déclare Marc Welinski qui s'est spécialisé dans la retransmission « live » de grands événements, comme la Coupe du monde de football.

Mais d'autres initiatives ont fleuri, comme celle du réseau UGC « Viva l'Opéra », qui offre dans ses salles depuis l'automne des opéras en différé, filmés depuis les grandes scènes lyriques comme La Scala de Milan, Salzbourg ou le Liceu de Barcelone, pour 28 euros par séance.

A Paris, le MK2 Bibliothèque propose quant à lui, depuis novembre,  »de découvrir les grands classiques de l'opéra une fois par mois au tarif de 15 euros » en différé, tandis que des opérations « live » sont réalisées au coup par coup par des salles indépendantes, comme « Le Balzac ».

Pour Alain Duault, le « Monsieur musique » de la chaîne de télévision FR3, choisi par UGC comme directeur musical du projet « Viva l'Opéra », il s'agit d'établir une vraie programmation revêtant « une dimension pédagogique » et non pas d'être « un tuyau qui retransmet ce qui se passe au Met ».

« C'est un choix éditorial », affirme-t-il.

Il juge nécessaire « de faire découvrir petit à petit l'intégralité de l'univers de l'opéra tel qu'il se donne sur les différentes scènes lyriques du monde » et d'« aider le public à décrypter » les œuvres grâce à un petit film présenté au début de la séance et à l'entracte.

La saison chez UGC a ainsi commencé avec des opéras abordables, des « tubes », comme « La Traviata », « Roméo et Juliette », sans oublier « Carmen ».

Alain Duault insiste en outre sur un certain rituel de l'opéra: « On commence avec une sonnerie » et les retardataires doivent attendre l'entracte pour entrer.

Surtout, UGC a choisi de réserver le jeudi à la transmission des opéras dans une volonté de « sanctuariser pour les films » les jours de plus grande fréquentation des cinémas, explique Jean-Marie Dura, directeur général en charge de l'exploitation. Car, selon lui, cette opération de retransmission « suscite beaucoup de remous » chez les distributeurs qui participent au financement des projecteurs numériques.

Mais, ajoute-t-il, « on est très content » puisque les 16 salles d'environ 300 places concernées par les retransmissions ont fait le plein pour « La Traviata ».

Pourtant, l'opération reste marginale et représente seulement 3 pour 1.000 des entrées.

Chez Gaumont-Pathé, les opéras retransmis en direct du Met le samedi ont généré l'an dernier 143.000 entrées sur neuf opéras et 80 salles et sont également bien loin de concurrencer le cinéma.

Pourtant, l'opération fait tâche d'huile avec désormais la retransmission de ballets, en « live » ou en différé, dans les salles de cinéma.

lundi 6 décembre 2010

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M.I.A. et Stromae, invités vedettes
des 32e Trans Musicales de Rennes

Fidèles à leur réputation de festival le plus aventureux de France, les 32e Trans Musicales de Rennes s'ouvrent mercredi, avec une programmation toujours aussi pointue, mais s'offrent aussi cette année de vraies têtes d'affiche avec Stromae et M.I.A..

Ni l'un ni l'autre de ces artistes ne sont à proprement parler des découvertes. Le premier, programmé de mercredi à dimanche à l'Aire Libre, est l'auteur de l'étrange tube de l'été « Alors on danse », qui s'est retrouvé en tête des ventes en France, en Allemagne, en Belgique...

Ce Belge longiligne de 25 ans, qui enrobe des paroles sombres et graves et une interprétation à la Brel d'une musique dance tout droit sortie des années 90, s'est vu confier la création de cette 32e édition.

Et une véritable création ce sera. « Il n'a jamais vraiment fait de concert. Il veut raconter son histoire, depuis sa chambre d'ado », explique l'infatigable programmateur des Trans, Jean-Louis Brossard.

Celui-ci dit également « ne pas avoir hésité » quand l'opportunité de faire venir M.I.A., « qui joue rarement en France », s'est présentée pour la soirée du vendredi.

La chanteuse d'origine tamoule, qui vient de publier son troisième album « /\/\/\Y/\ », est déjà une des figures de la scène mondiale actuelle, avec sa musique tribale qui mélange des éléments de dancehall, d'électro, de rap, de ragga...

Engagée et provocante, elle a été désignée en 2009 par le magazine Time comme une des 100 artistes les plus influentes de la planète et elle a accédé au succès mondial grâce à sa chanson « Paper planes », qui figurait sur la bande-originale de « Slumdog Millionaire ».

Autre joli coup, les Trans verront — également vendredi — une des premières apparitions en France de Janelle Monae, la dernière sensation pop-soul découverte par le rappeur Sean « Combs » Diddy.

La jeune femme coiffée d'une incroyable banane, réputée pour son énergie sur scène, vient d'empocher deux nominations aux Grammy Awards pour son premier disque « The ArchAndroid », un concept-album autour d'une communauté d'androïdes.

Les rêveries embrumées de Gonjasufi et les oppressantes constructions sonores de Salem ne sont pas non plus inconnues des amateurs de musique, alors que leurs albums respectifs « A sufi and a killer » et « King Night » font tous deux partie des disques les plus remarqués de 2010.

De même, le trio Magnetic Man, composé des trois DJ stars du dubstep, un mouvement dance venue de Grande-Bretagne, a été une des têtes d'affiche des festivals britanniques de cet été.

Mais comme chaque année, les Trans proposeront aussi leur lot de découvertes venues des quatre coins de la planète. Des groupes peu ou pas connus, pour qui les Trans seront souvent un baptême du feu et un tremplin.

Parmi eux: Dengue Fever — qui mêle la surf music américaine à la langue khmer —, Oy — une Helvético-ghanéenne entre jazz et hip-hop —, les Colombiens de Bomba Estereo et Systema Solar, la rappeuse Dominique Young Unique, l'électro-pop d'Egyptian Hip Hop ou encore Wu Lyf, un mystérieux collectif venu de Manchester, que Jean-Louis Brossard avoue n'avoir encore jamais vu en concert, ni même rencontré.

lundi 6 décembre 2010

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Le Sunside fête ses dix ans, entre
casting de rêve et fragile équilibre

Le Sunside, petit club de jazz parisien de renommée internationale, fête pendant un mois, avec un casting de rêve, dix ans d'une existence fragile pendant lesquels son programmateur et propriétaire Stéphane Portet a multiplié les initiatives pour rester « à l'équilibre ».

« Nous sommes producteurs de la plupart de nos concerts, alors que d'autres ne prennent plus de risques en louant leurs salles », a expliqué à l'AFP Stéphane Portet, animateur d'un lieu situé au rez-de-chaussée du Sunset, un cave de jazz ouverte depuis 1981, et qui lui appartient également.

« J'ai des propositions tous les jours pour louer ma salle, mais je suis un amoureux du jazz et je ne veux pas vendre mon âme », poursuit ce passionné.

« C'est un équilibre très fragile. Pour cela, nous avons développé des thématiques, comme Jazz et Goûter les dimanche après-midi ». Cette formule originale, destinée à réunir parents et enfants autour d'un concert de jazz et qui court sur des thèmes larges et pédagogiques, est une réussite.

Autre initiative: la création en 2006 de l'association Paris Jazz Club, avec les autres clubs de la rue des Lombards (Duc des Lombards et Baiser Salé), rejoints depuis par d'autres. « Nous avons appris à nous fédérer », affirme Stéphane Portet.

Depuis le 13 octobre 2000, le Sunside a attiré des musiciens prestigieux. Brad Mehldau y a joué cinq fois, dont la première en 2004, pour des concerts mémorables. Le pianiste Kenny Barron et le saxophoniste Joe Lovano ont également hanté les lieux.

« Le but d'un club, c'est la découverte des talents et légendes de demain », rappelle Stéphane Portet: le pianiste Esbjorn Svensson (aujourd'hui décédé) et le trio E.S.T., les contrebassistes Avishai Cohen ou Esperanza Spalding, devenus des vedettes, ont donné au Sunside leurs premiers concerts en France.

Pour cet anniversaire, Stéphane Portet a monté une affiche de rêve, avec Paolo Fresu, Julien Lourau, Glenn Ferris, Aldo Romano, Enrico Rava, Rhoda Scott, les frères Belmondo... à l'image de l'idée qu'il se fait du jazz.

« Ce qui m'intéresse dans le jazz, c'est l'éclectisme, du bop à l'avant-garde en passant par le jazz funk », affirme-t-il. Ainsi, participent à cet événement des musiciens de styles divers: le saxophoniste Dave Liebman pour un hommage à Ornette Coleman, le violoniste Didier Lockwood et son jazz plus classique, le trompettiste Paolo Fresu et son univers plus intimiste.

Le Sunside s'exportera au New Morning, lieu plus vaste, fin décembre. Le jazz vocal y sera au cœur de deux soirées, avec China Moses, la fille de Dee Dee Bridgewater, Sara Lazarus le 28, Anne Ducros et David Linx le 29.

lundi 6 décembre 2010

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Liam Gallagher de retour avec
Beady Eye

En août 2009 à Paris, Oasis se séparait quelques minutes avant de faire son entrée sur la scène de Rock en Seine suite à une dispute entre les deux piliers du groupe, les frères Noel (guitare) et Liam (chant) Gallagher. Tandis que Noel travaille désormais sur une carrière solo, Liam a recruté les anciens musiciens d'Oasis pour fonder un nouveau groupe, Beady Eye. Celui-ci fera sa première apparition française dans l'intime salle du Casino de Paris le 13 mars 2011. Un premier morceau, férocement inspiré d'Oasis et des Beatles, est disponible en téléchargement sur le site internet www.beadyeyemusic.com.

lundi 6 décembre 2010

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Petit Atlas des Musiques urbaines
de David Brun

Le Petit Atlas des Musiques urbaines (éditions de L'Œuvre) propose un voyage à travers les villes et les styles de musiques qui les traversent, sous la forme d'un voyage à bord d'un métro planétaire imaginaire. L'ouvrage, écrit par David Brun-Lambert, journaliste et écrivain, déjà auteur d'une biographie sur Nina Simone, comporte treize lignes pour autant de chapitres et de styles musicaux, de l'afrobeat (ligne 1) au slam et au spoken word (ligne 13). La ligne 7, la « klezmer line », est la plus courte, avec trois stations: Kiev, New York et Berlin. La ligne 10, la « rock'n'roll & pop line », est la plus longue avec 15 stations. Les principaux musiciens de chaque style sont présentés en encadré. En fin de livre figurent les plans réels des métros de Londres, Paris, New York et Berlin, avec des points indiquant les scènes musicales, grand public et plus underground, de ces mégapoles.

lundi 6 décembre 2010

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Les téléspectateurs bulgares
appelés à voter contre des vieux
tubes de Noël

La télévision publique bulgare a appelé dimanche ses téléspectateurs à voter contre les chansons de Noël et du Nouvel An qu'ils ne veulent plus écouter, pour éviter de les diffuser au cours des fêtes de fin d'année.

« Des centaines de chansons de Noël existent, mais nous sommes obligés d'écouter toujours les mêmes depuis des décennies », ont expliqué les organisateurs.

Les téléspectateurs sont appelés à désigner au cours des dix prochains jours les chansons qu'ils n'ont plus envie d'entendre.

Interrogé sur sa chanson « Nouvel An » diffusée chaque année, le compositeur Stefan Dimitrov, un ancien directeur de la télévision bulgare, a estimé que « les tubes sont faits pour être diffusés à répétition ».

lundi 6 décembre 2010

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Un enouvelle maison d'Opéra à
Masacate (Sultanat d'Oman)

Le sultan Qabous d'Oman, grand mélomane, édifie à Mascate un temple dédié à la musique classique unique en son genre dans la péninsule arabique: une maison d'opéra dans la pure tradition italienne.

« Ce sera un véritable opéra italien du XVIe siècle », souligne la directrice générale de la Maison d'opéra royale de Mascate, Iman Hindawi, lors d'un entretien avec l'AFP en marge des célébrations fin novembre des quarante ans de règne du sultan Qabous.

Dans ses bureaux encore installés dans les baraquements du chantier en plein cœur de Mascate, cette Jordanienne qui a étudié la direction artistique aux Etats-Unis promet pour l'ouverture, prévue en octobre 2011, un « évènement musical mondial de premier plan ».

Mais elle ne veut rien divulguer sur la programmation de la première saison, rappelant simplement qu'une saison dite d'« avant lancement » de l'Opéra royal est en cours dans différents autres lieux de spectacle de la ville.

Les ouvriers s'affairent à l'extérieur pour achever l'impressionnant bâtiment aux murs entièrement recouverts d'une pierre rose pâle extraite dans une carrière locale.

La structure, imposante, reste cependant en harmonie avec l'environnement immédiat fait de bâtiments officiels dont celui du ministère des Affaires étrangères.

« Tout le monde croyait que l'ouverture aurait lieu à l'occasion des quarante ans de règne du sultan mais le fait est que le chantier avance à son propre rythme et que nous serons prêts pour octobre 2011 », indique Mme Hindawi.

Le projet a été lancé en 2001 lorsque le sultan a donné pour instruction de construire à Mascate une maison d'opéra digne de ce nom, alors que les concerts de musique classique se tenaient dans différents auditoriums, dont celui du prestigieux hôtel Bustan.

Actuellement, quelque 1.500 personnes travaillent sur le site, a récemment indiqué à la presse le directeur du projet Hamid al-Ghazali, précisant qu'il existe 40 sous-traitants impliqués dans le chantier et que « parfois coordonner leurs interventions n'est pas chose facile ».

Mais si la presse est autorisée à jeter un coup d'œil sur le chantier de l'extérieur, l'accès à l'intérieur du bâtiment en plein aménagement lui reste interdit.

Mme Hindawi montre quelques croquis et impressions d'artiste sur l'intérieur de la salle qui laisse supposer une superbe décoration dans les tons sang et or mais la primeur de la découverte de l'aménagement sera réservée au sultan.

« C'est le secret le mieux gardé de Mascate », souligne une collaboratrice de Mme Hindawi qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.

Le coût du projet n'a jamais été communiqué.

Tout ce que l'on sait, c'est que la loge royale offrira la meilleure vue sur la scène, dont la hauteur sous plafond atteint 32 mètres, et que la salle modulable a été conçue pour accueillir 1.100 spectateurs en mode concert et 850 en mode théâtre.

Passionné de musique, le sultan Qabous avait ordonné la création il y a vingt ans d'un orchestre de musique classique qui compte aujourd'hui, selon Mme Hindawi, une élite de musiciens omanais qui se produisent partout dans le monde.

Depuis un an, la radio publique a lancé « Oman Classic », une radio dédiée à cette musique qui se fait de plus en plus d'adeptes dans le sultanat et un orchestre philharmonique est en formation avec de jeunes talents, tous omanais.

La Maison d'opéra est édifiée sur 80.000 m2 dont la moitié sera aménagée en jardins. Un mini-théâtre, des restaurants et des magasins de luxe complèteront l'ensemble de ce qui se veut une véritable maison d'opéra, dont la seule sœur au monde arabe se trouve à des milliers de kilomètres, plus précisément au Caire.

lundi 6 décembre 2010

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Le Centre Pompidou-Metz (CPM)
atteindra les 600.000 visiteurs avant
la fin de l'année

« Cela fait de nous le numéro un en 2010 pour ce type d'établissement, en dehors de l'Ile-de-France », a-t-il relevé.

Lors de l'ouverture du CPM, M. Le Bon s'était montré prudent sur les prévisions de fréquentation, évoquant 200.000 visiteurs en année pleine. « En sept mois, nous avons rempli trois fois l'objectif », a-t-il souligné, reconnaissant que cela constitue une « surprise ».

Conçu par le Japonais Shigeru Ban et le Français Jean de Gastines, le Centre Pompidou-Metz a été inauguré le 11 mai par Nicolas Sarkozy. Il propose actuellement une grande exposition intitulée « Chefs-d'œuvre ? », qui présente plus de 700 œuvres (Matisse, Picasso, Kandinsky, Miro, Léger etc.), prêtées pour l'essentiel par le Centre Pompidou.

« Le succès tient à la fois à l'architecture et au contenu culturel de la première exposition, qui a plu aux visiteurs. L'alchimie a opéré. Ce lieu a montré qu'il avait une vraie identité », a considéré M. Le Bon.

Autre « surprise »: le public est à 85% français, les étrangers ne représentant que 15%. « Nous avons une énorme majorité de Lorrains, environ 60% », a souligné le directeur du CPM, en se félicitant de cet « ancrage local ».

« Nous avons donc encore de la marge pour attirer le public étranger », a-t-il ajouté.

Le CPM, qui n'a pas de collections permanentes mais peut puiser dans celles du Centre Pompidou, doit relever le défi de maintenir une fréquentation élevée, même s'il ne prétend pas faire aussi bien que l'année d'ouverture.

« Plus que jamais, je reste sur un objectif de 200.000 visiteurs par an », a indiqué M. Le Bon. « Mais j'espère que nous serons plutôt à 300.000 », a-t-il ajouté.

lundi 6 décembre 2010

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Recherche médicale : la France est
complètement larguée, dénonce le
Professeur Even

« On est complètement largué » : l'ancien doyen de la faculté de médecine Necker, Philippe Even, alerte sur le déclin de la recherche biologique et médicale française, tirant à boulets rouges sur « un système terrifiant de contraintes » et d'« immobilisme ».

Son dernier livre de plus de 500 pages, « La recherche biomédicale en danger », tombe comme un pavé dans la mare, éclaboussant politiques, agences et instituts.

« Je fais partie d'un groupe d'hommes assez rares qui, ayant acquis la liberté complète et l'indépendance, et après une expérience de près de 50 ans dans le métier, peuvent à juste titre alerter sur ce qu'ils voient, sur ce que les autres voient aussi mais ne disent pas », explique le Pr Even dans un entretien à l'AFP.

« Le flux de la science coule à grande vitesse comme un torrent, et nous on est là, assis sur un pliant au bord de la rivière, avec notre ligne à bouchon tricolore. De temps en temps on attrape un poisson qui passe, mais on n'est pas sur la rivière. On ne progresse pas en même temps qu'elle ».

Aujourd'hui président de l'Institut Necker, le médecin dédouane les chercheurs, « vraiment très bons, et en plus désintéressés, passionnés ».

« Mais ils sont dans un système, un réseau qui les contraint de tous côtés, ils sont asphyxiés », dit-il.

Avec son franc-parler redoutable, c'est l'Etat qu'il cloue au pilori en premier lieu. « Partout où l'Etat est présent comme puissance dominante avec sa bureaucratie immobile, sa gérontocratie, ses hiérarchies, sa paperasserie, ses contraintes et sa pauvreté, il ne se passe rien », assène-t-il.

Peu nombreux sont ceux qui trouvent quelque grâce à ses yeux : l'ancien ministre de la Recherche Claude Allègre et aujourd'hui Valérie Pécresse.

« Tout se passe dans la coulisse », dit-il, dénonçant la toute puissance des Grands Corps - X, Mines, Ponts, CEA, CNES - « qui ont infiltré toutes les structures de l'état, et qui prennent de facto toutes les grandes décisions d'investissement sans aucun contrôle ».

Trois projets -ITER à Cadarache, la station spatiale habitée, le Laser Mégajoule- « croquent à eux seuls autant que toute la recherche biologique et médicale », pointe-t-il.

« L'Etat croit que la recherche ça se programme, alors que la recherche c'est toujours une surprise. S'il n'y a pas de surprise, ce n'est plus de la recherche ».

Et de développer l'exemple du virus VIH, responsable du sida, dont la découverte en 1983 a valu aux Français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier le Prix Nobel de Médecine en 2008.

« A ce moment là des chercheurs jeunes, autonomes, audacieux, ont mis dans le mille plusieurs fois de suite. Depuis le jour où l'Etat est entré là dedans, il ne se passe plus rien ». L'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), « a stérilisé la recherche », assène-t-il.

« Et là ce n'est pas une opinion, même si ce livre est plein d'opinions, bien sûr, et parfois d'humeurs. Ce sont des faits, des chiffres », assure-t-il, soulignant que ses accusations s'appuient sur l'analyse des publications scientifiques. Le véritable critère d'évaluation à ses yeux.

A 78 ans, le Pr Even prend le parti des jeunes chercheurs, « mis complètement sous tutelle », mal payés mais aussi sans aucun espace de liberté où développer un projet.

« Ils sont dans un système terrifiant de contraintes, parce que le pouvoir est aux vieux, qui tiennent tout, qui assurent l'immobilisme ».

lundi 6 décembre 2010

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Molex : le personnel spectateur de
sa lutte à travers un documentaire

Quelque 150 personnes, pour la plupart anciens salariés de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) fermée en 2009, ont revu samedi dans un silence profond leur lutte de plus d'un an avec la présentation d'un documentaire réalisé pour la chaîne Arte.

« Cela a été une bagarre vraiment collective, et ça le montre bien », a déclaré à l'AFP un ancien délégué syndical CGT, Guy Pavan, à l'issue de la projection du film « Les Molex, des gens debout ». « Mais 90 minutes pour un an et demi de bagarres, c'est un peu court », a-t-il tout de même regretté.

Pendant toute la durée de la projection du film réalisé par José Alcala, un silence chargé d'émotion a régné dans la salle, même quand les anciens directeurs apparaissaient à l'écran.

« C'est poignant de revenir sur des choses dont on ne se rappelle même plus, c'est assez représentatif de ce qu'on a vécu », s'est exclamé un ancien ouvrier, Eric Pregno, après la présentation du documentaire en avant-première à quelques centaines de mètres de l'ancienne usine.

Le film reprend toute la lutte des salariés, de l'annonce de la fermeture de l'entreprise par le groupe américain Molex au départ des outils de travail à bord de camions semi-remorques.

Les réunions du personnel à l'extérieur de l'usine, les négociations avec la direction, la préfecture ou le ministère de l'industrie sont suivies fidèlement, avec les espoirs des salariés à l'annonce d'un repreneur, les désillusions, les hésitations devant les plans de licenciements...

« Ce qui s'est passé est bien représenté », estime un employé, Jean-Michel Isnardon. « Mais beaucoup d'autres choses, aussi importantes, n'y sont pas, comme le côté humain », a noté Patrick Gauthier en se rappelant le rapprochement des salariés dans la lutte.

« Nous avons fait un travail de témoins, pour restituer au plus juste » la lutte, a indiqué le réalisateur José Alcala en répondant aux questions du public, avec « des moments très forts », marquants.

Après la projection, a été présenté un livre de photos du reporter photographe de l'AFP Eric Cabanis, « Portraits d'une lutte ». L'ouvrage est organisé autour de 54 portraits d'anciens salariés, avec une chronologie de l'affaire Molex et un commentaire des sociologues Stephane Beaud et Michel Pialoux.

L'affaire a enfin été mise en musique par le groupe les Grandes bouches dans une « chanson de lutte » baptisée « La Molex », pour dénoncer « la folie économique où l'homme ne compte plus pour rien ».

Un an après la fermeture de l'usine, le dossier Molex reste ouvert. Près de 200 des 283 salariés ont saisi les prud'hommes en septembre et réclament jusqu'à 5 ans de salaire.

lundi 6 décembre 2010

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Pour sourire, étude vidéasque
comparative sur diverses polices

Police américaine

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Police française

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Police belge

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©Musicologie.org 2010

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