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vendredi 17 décembre 2010

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Ce week-end France Bleu repeint la
musique, Élodie mélode

Samedi 18 décembre, à 14h : On repeint la musique. Serge Poézévara et ses chroniqueurs Danielle Moreau et Fabien Lecœuvre reçoivent  Michael Gregorio. Celui qui pirate les chanteurs nous parle de son spectacle bluffant. De nature timide et réservée, il se permet davantage de choses sur scène. Il nous avoue imiter depuis toujours Vincent Delerm et redouter le jour où celui-ci viendra le voir ! Quant à Jenifer, elle propose un album aux sons davantage électro / pop / disco. Elle raconte le séminaire au cours duquel elle s'est retrouvée avec ses paroliers en Corse pour choisir ses chansons. Elle parle avec excitation de ses idées de mise en scène pour sa prochaine tournée (rediffusion samedi à 22h).

À  21h00, dans EloMélodie, Elodie Suigo accueille Imany, chanteuse soul au timbre grave. Elle évoque les premières fois où elle a chanté à la chorale de l'école militaire, et son côté garçon manqué. « Petite, je n'imaginais pas qu'il y avait des choses impossibles » livre-t-elle.

Dimanche 19 décembre, à 14h : On repeint la musique. Serge Poézévara et ses chroniqueurs Danielle Moreau et Fabien Lecœuvre reçoivent Hugues Royer. Il présente sa biographie de Francis Cabrel. Il évoque la personnalité du chanteur réservé et secret. Il nous livre aussi des anecdotes sur quelques chansons : « La Corrida », « Je l'aime à mourir », « Il faudra leur dire ». Frédéric François revient sur sa carrière, et son enfance aux côtés de parents immigrés. « On avait rien mais on était heureux » nous dit-il. Il avoue écouter Lady Gaga. « Je fais partie de ces gens qui donnent de l'amour parce qu'ils ont besoin d'en recevoir » (rediffusion dimanche à 22h).

À à 21h dans EloMélodie, Elodie Suigo reçoit Florent Marchet, natif du Berry qui aime écrire pour les autres. Il nous parle de ses collaborations (Jane Birkin, Elodie Frégé, Dominique A) et de la scène. « Quand on est sur une scène, la musique est plus virtuelle qu'auditive » déclare-t-il.

Toutes les informations : https://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/  

vendredi 17 décembre 2010

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« Ali Baba ou les 40 voleurs  »,
un sésame pour aimer l'opéra jeune

Le première de « Ali Baba ou les 40 voleurs », dans une version revisitée de l'opéra de Luigi Cherubini, a charmé jeudi à Colmar un jeune public scolaire réagissant autant aux effets scéniques qu'à l'intrigue de ce conte des Mille et une nuits.

En marge de la représentation, le directeur de l'Opéra national du Rhin (Strasbourg, Mulhouse et Colmar), Marc Clémeur, s'est réjoui de l'enthousiasme des élèves de classes de 6e, couvrant la voix d'Ali Baba lorsqu'il prononce son fameux « Sésame, ouvre-toi ».

Le maître de la caverne est bien campé par le baryton Yuriy Tspile, l'un des huit jeunes artistes lyriques de l'Opéra Studio qui composent la distribution.

Le directeur de l'ONR veut faire de Colmar « le centre de production pour des opéras pour enfants ».

« Nous recherchons un répertoire rare pour nos opéras pour enfants, aucune Maison ne le fait en France de façon régulière », a indiqué M. Clémeur.

Les solistes de l'orchestre, dirigé par Vincent Monteil, sont des élèves du Conservatoire de Strasbourg ainsi confrontés à une situation professionnelle.

Les petits chanteurs de la Maîtrise de l'Opéra du Rhin sous la houlette de Philippe Utard se donnent généreusement, petits voleurs conférant sa magie à l'histoire du pauvre Nadir qui veut épouser Délia, la fille d'Ali baba promise au puissant douanier Aboul-Hassan.

La caverne, cachée sous la scène qui s'ouvre, participe aussi au rêve mais les 10 à 12 ans ont surtout réagi aux mimiques, à un crocodile qui va et vient ou à quelques anachronismes comme un aspirateur en or dans la caverne.

Ils avaient auparavant évoqué ce conte perse avec leurs enseignants à partir d'un livre paru aux Editions de l'Opéra National du Rhin.

L'opéra, expurgé dans la mise en scène du Suisse Markus Bothe, est donné en soirée pour les adultes ainsi invités à retomber en enfance.

Après Colmar, il sera donné à la Cité de la Musique de Strasbourg (5 et 7 janvier à 20h00) puis au théâtre de la Sinne à Mulhouse (28 et 29).

Il sera accueilli à Paris, du 27 au 30 avril 2011 à à l'Athénée, Théâtre Louis Jouvet.

vendredi 17 décembre 2010

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Medici.tv : Abbado, Boulez et
Placido Domingo en streaming

Comment écouter le concert du Nouvel An de la Philharmonie de Berlin, sous la baguette du chef vénézuélien Gustavo Dudamel, quand on n'a qu'un ordinateur sous la main ? En cliquant sur Medici.tv, un site qui diffuse des concerts de musique classique en lecture continue (streaming).

Après deux ans d'existence, Medici.tv a à son palmarès la diffusion chaque année de plus de 80 concerts d'artistes de renom, heureux de voir leur audience élargie.

Les meilleurs orchestres conduits par des chefs comme Claudio Abbado, Pierre Boulez, Ricardo Mutti ou des interprètes comme la pianiste Martha Argerich, Lang Lang, le chanteur Placido Domingo ont bénéficié de cette prestation.

Depuis sa création en 2008, les concerts diffusés sur le site ont été regardés par une moyenne de plus de 50.000 visiteurs par mois.

Les concerts en direct sont diffusés gratuitement en haute définition et restent sur la toile pendant deux mois, comme ceux en différé.

Au menu de décembre, le concert du Prix Nobel 2010, filmé le 8 décembre, et retransmis depuis le 9 (Tchaïkovsky interprété par l'Orchestre philharmonique de Stockholm et le violoniste américain Joshua Bell), le concert de Noël à l'Auditorium de Lyon, le 16 décembre, retransmis en direct, et enfin le concert du Nouvel An de la Philharmonie de Berlin, diffusé en léger différé le 1er janvier.

Le site dispose, en outre, de 450 programmes à la demande (VaD) faits de concerts, de récitals, de portraits d'artistes, de documentaires, auxquels ont accès les abonnés et qu'ils peuvent télécharger en haute définition. L'objectif est de 1.000 Vad d'ici deux ans.

En 2009, Medici.tv a reçu le prix de l'internet 2008 aux Midem Classical Awards.

« J'ai créé cette plate-forme de façon exploratoire », explique son fondateur Hervé Boissière, ancien directeur de la maison de disque Naïve.

Selon lui, « aller sur internet est incontournable pour renouveler le classique ». Il insiste en outre sur le regain d'intérêt pour le « live ».

Les concerts diffusés gratuitement touchent environ 100.000 personnes, affirme Hervé Boissière. « Un site payant diminue l'audience par cent », selon lui.

Ces concerts ont un rôle « de levier » pour les artistes et concernent un public potentiel réparti dans 180 pays, assure-t-il. Pour Hervé Boissière, « le classique est une niche mondiale ».

La France représente 30% de l'audience actuelle de Medici.tv et les Etats-Unis 25%. Mais seulement 20% de l'audience regarde les concerts en continu. Le temps moyen de visionnage est de 12 minutes, selon le directeur du site.

Durée pendant laquelle, « on a le temps de se faire une opinion », estime Hervé Boissière. Son objectif : convertir des internautes curieux en abonnés payants.

Pour l'heure, ils ne sont toutefois que 1.000 abonnés.

Sujet de satisfaction toutefois pour Medici.tv: le profil des internautes visitant le site a un âge moyen inférieur à celui des spectateurs de concerts. Ils ont un âge moyen de 46 ans et sont à 42% masculins.

vendredi 17 décembre 2010

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Des concerts de l'Opéra de Vienne
projetés au Louvre

Le musée du Louvre à Paris va diffuser à partir de ce week-end des concerts filmés de l'Opéra de Vienne, avec dès samedi une représentation de 1980 de « La Chauve-Souris » de Johann Strauss, a annoncé l'Opéra jeudi.

Le film, projeté à l'Auditorium du musée, est mis en scène par Otto Schenk et comprend des performances de grandes vedettes de la scène viennoise, comme les sopranos slovaques Lucia Popp et Edite Gruberova, la mezzo-soprano allemande Brigitte Fassbaender et les barytons autrichiens Bernd Weikl et Walter Berry, a précisé l'Opéra dans un communiqué.

Parmi les autres films montrés lors de ce cycle, qui dure jusqu'à la mi-mai, figurent une mise en scène de 1978 du « Fidelio » de Beethoven, une représentation d'« Elektra » de Strauss en 1989, un « Don Giovanni » de Mozart de 1990, une production de « La Veuve joyeuse » de Franz Lehar de 1999 ou encore « Le Vaisseau fantôme » de Wagner donné en 2004.

Le musée retransmettra également un concert en direct, la première d'« Anna Bolena » de Donizetti, qui sera donnée à Vienne le 2 avril 2011, avec la soprano russe Anna Netrebko dans le rôle-titre.

Le cycle prévoit encore des conférences, dont l'une sera donnée par le nouveau directeur de l'Opéra de Vienne, le Français Dominique Meyer, sur l'histoire de la prestigieuse institution.

vendredi 17 décembre 2010

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Hommage à Saint-George,
au Sénégal

Le Festival mondial des arts nègres vient d'honorer, à Dakar, un métis au destin d'exception: le chevalier de Saint-George, né au 18e siècle en Guadeloupe du mariage d'une esclave sénégalaise et d'un noble français, qui devint un prodigieux violoniste.

« O, beau métis, prends mon amour », a chanté mardi soir la soprano Martiniquaise Odile Rhino, sur la scène du théâtre national à Dakar, accompagnée par une vingtaine d'instrumentistes.

Cet air est un extrait de l'opéra « Le Nègre des lumières », créé il y a cinq ans à partir de la musique composée par le chevalier de Saint-George et sur un texte du journaliste français Alain Guédé, devenu, en quelque sorte, le « biographe de Saint-George » dont il s'emploie à promouvoir l'œuvre longtemps occultée.

La venue d'un orchestre classique français à Dakar pouvait paraître incongrue, en pleine célébration des arts nègres et de « la renaissance africaine ».

« Je trouve magique, au contraire, que le Sénégal se soit approprié Saint-George et sa musique assez européenne », a commenté Odile Rhino, alors que le programme du Festival présentait le compositeur comme « sénégalais ».

Car Saint-George fut d'abord le fruit d'une union particulière, il y a près de trois siècles: le mariage d'une esclave sénégalaise et d'un esclavagiste français.

Sa mère avait « été raflée en 1729 » et embarquée de force à Gorée (île située en face de Dakar) sur un navire de négriers français, pour gagner les Antilles, a relaté avec passion Alain Guédé, devant le public dakarois.

Quant à son père, il était issu d'une famille de la noblesse française ruinée. Venu en Guadeloupe pour exploiter une plantations de canne à sucre, il y rencontra la jeune esclave et l'épousa. Puis, de retour en France, le comte « décida d'accorder à son fils métis l'éducation traditionnellement réservée aux enfants de la haute aristocratie », a rapporté le biographe.

Violoniste prodigieux, le « mulâtre devint même le musicien favori de la reine Marie-Antoinette ». Enthousiaste, elle voulut le nommer directeur de l'Académie royale de musique mais dut y renoncer, quand « de nombreuses personnalités rejetèrent l'idée qu'un homme à la peau noire puisse diriger le plus prestigieux opéra » de l'époque, a expliqué M. Guédé.

Saint-George connut cependant la gloire de son vivant et devint même « un héros » lorsqu'il s'engagea dans la Garde nationale, après la Révolution française de 1789, créant un régiment de Noirs et Métis afin de « défendre cette République qui avait aboli l'esclavage ».

Pour faire découvrir sa musique au Sénégal, c'est l'orchestre Paris-Classik, dirigé par le violoniste français Bertrand Cervera, qui avait été invité par le Festival des arts nègres et acheminé par un vol spécial.

Mais son rendez-vous avec le public dakarois a été un peu compromis, mardi soir, quand le concert gratuit a été retardé de plus de deux heures, en attendant le président Wade et quatre autres chefs d'Etat africains invités, dont le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. « Les chefs d'Etat ont souhaité que le concert soit raccourci de moitié, à 45 minutes », a alors dû annoncer M. Guédé au public.

Mercredi après-midi, la vingtaine de musiciens s'est rendue à Gorée, l'île d'où serait partie la mère de Saint-George il y a plus de deux siècles. Et c'est symboliquement à la « maison des esclaves » que l'orchestre a joué une « marche funèbre ».

Biographie de Joseph Boulogne, chevalier de Saint-Georges.

vendredi 17 décembre 2010

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Gérald de Palmas, IAM et Katerine
au festival Chorus des Hauts-de-Seine

Le chanteur Gérald de Palmas, les rappeurs d'IAM et l'excentrique Philippe Katerine seront à l'affiche du festival Chorus des Hauts-de-Seine, organisé dans 30 villes du département du 12 au 26 mars.

Gérald de Palmas aura carte blanche pour la soirée d'ouverture de cette 23e édition, pour laquelle l'auteur de « Sur la route » sera entouré de nombreux invités.

La soirée de clôture a été confiée à Seun Kuti, le plus jeune fils du père de l'afrobeat, Fela Kuti.

Entre-temps, 113 artistes sont programmés pour 126 concerts dont 10 gratuits, avec une affiche qui offre un tour d'horizon complet de la création musicale française: Juliette, Abd Al Malik, Christophe, Louis Chédid, Bernard Lavilliers, Philippe Katerine, Jacques Higelin, Camelia Jordana...

Cette année, le festival s'ouvre aussi à l'international, avec la présence de 30 artistes étrangers, dont la muse des 60's Marianne Faithfull ou les fantastiques musiciens des rues de Kinshasa Staff Benda Bilili.

vendredi 17 décembre 2010

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Sexion d'Assaut, Zaz, Aloe Blacc
au programme du Printemps de
Bourges

Les rappeurs de Sexion d'Assaut, la gouailleuse Zaz et le prodige de la soul américaine Aloe Blacc seront à l'affiche de la prochaine édition du Printemps de Bourges, du 20 au 25 avril 2011, ont annoncé les organisateurs jeudi dans un communiqué.

La 35e édition du rendez-vous printanier, qui mélange traditionnellement têtes d'affiche grand public et découvertes, a commencé à dévoiler sa programmation.

Parmi les révélations des derniers mois, Zaz et le soulman à la française Ben l'Oncle Soul, seront réunis le 20 avril, pour une soirée au cours de laquelle se produira également Cali.

Le 21 avril, le festival proposera un plateau rap avec Soprano et le collectif Sexion d'Assaut.

Le lendemain, le Printemps de Bourges mettra à l'honneur quelques unes des découvertes internationales de 2010, avec l'Américain Aloe Blacc et le duo australien Angus & Julia Stone, mais aussi AaRON et Raphaël Saadiq.

Le samedi 23 avril sera consacré à la désormais traditionnelle rock'n'beat party, qui mélange programmation électro et rock. Le 24 avril sera aux couleurs du reggae, avec Alborosie, Tiken Jah Fakoly, Dub Inc. et Chinese Man.

vendredi 17 décembre 2010

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Patti Smith et Brassens à la Cité de
la musique

La Cité de la musique consacrera du 15 mars au 21 août 2001 une exposition à Georges Brassens qui aurait fêté ses 90 ans l'année prochaine. Pour découvrir l'homme derrière le monument de la chanson française, la Cité de la musique a demandé au dessinateur Joann Sfar et à la journaliste Clémentine Deroudille de transmettre leur passion pour Brassens. L'exposition proposera un parcours à la fois ludique et didactique, incitant à la déambulation au milieu d'une forêt d'arbres, où le public découvrira des documents inédits, manuscrits et carnets exceptionnellement confiés par la famille et les proches du chanteur, mais également des sons d'archives, images télévisuelles, photographies, guitares...

Auparavant, la Cité de la musique et la Salle Pleyel offriront un domaine privé à la chanteuse américaine Patti Smith du 17 au 22 janvier 2011. Ce domaine sera composé de la diffusion d'un documentaire de Steven Sebring consacré à l'icône rock, « Patti Smith : dream of life » (le 17), d'une soirée de musique et de poèmes lus par l'auteur de « Because the night » en souvenir du photographe Robert Mapplethorpe (le 18), ainsi que de trois concerts (20, 21 et 22 janvier).

vendredi 17 décembre 2010

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-M- et Sanseverino en piste pour le
Cirque de Guinée

M-, Sanseverino, Rose, William Baldé... participeront le 11 janvier à une soirée mêlant rock et arts du cirque afin de recueillir des fonds au profit du Cirque-école mandingue de Guinée. Dans ce spectacle « Rock en Cirque », organisé au cirque de Phénix, sur la pelouse de Reuilly à Paris, les artistes-musiciens invités joueront en même temps que seront réalisés des numéros de cirque par des artistes guinéens du cirque mandingue, des étudiants de l'Ecole nationale des arts du cirque de Rosny-sous-Bois et des membres de plusieurs collectifs et compagnies de cirque. Tarifs : de 20 à 47 euros.

vendredi 17 décembre 2010

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Tommy Tallarico, l'homme qui a
mis le jeu vidéo dans les salles de
spectacle

Avec une tournée mondiale longue de plus de cinq années derrière lui, le compositeur américain Tommy Tallarico a réussi son pari saugrenu de faire entrer la musique des jeux vidéo dans les salles de spectacle grâce à « Video Games Live » (« VGL »), qui fait étape vendredi au Palais des Congrès à Paris.

Des écrans géants, un orchestre symphonique et l'histoire de cette industrie revisitée : « VGL » a débuté en 2005 sous son impulsion et celle de son confrère Jack Wall et a depuis été présenté plus de 150 fois, le plus souvent à guichets fermés.

Une sorte de consécration pour Tommy Tallarico, 42 ans, arrivé dans l'univers du jeu vidéo par hasard il y a deux décennies.

« A 21 ans, je suis allé en Californie. J'ai pris ma voiture depuis le Massachusetts en laissant mes parents en pleurs sur le seuil du foyer familial. Quand je suis arrivé, je n'avais pas de travail, pas d'argent, pas d'amis, nulle part où dormir », raconte-t-il dans un entretien à l'AFP.

« J'ai commencé par vendre des claviers. Mon premier client était employé chez l'éditeur de jeux Virgin. Quand il a vu mon t-shirt TurboGrafx 16 (une console de l'époque, NDLR), il m'a demandé si je souhaitais tester des jeux. C'est comme ça que je suis entré dans ce milieu », ajoute-t-il.

Dès lors, il ne cesse d'harceler le vice-président du groupe afin qu'il le laisse composer la bande-son d'un titre, afin de concilier ses deux passions, le jeu vidéo et la musique, qu'il avait débuté à trois ans en jouant du piano.

« Je jouais à l'oreille des mélodies de Jerry Lewis ou d'Elvis Presley. Mais ce n'est qu'à la fin des années 70, grâce aux bandes-originales de Star Wars ou Rocky, que j'ai su que je voulais être compositeur », ajoute Tommy Tallarico, dont le cousin n'est autre que Steven Tyler, le chanteur du groupe Aerosmith.

Quelques mois après son entrée chez Virgin, il écrit la musique du jeu « Prince of Persia » et ne se consacre alors plus qu'à cette activité. Avec 277 œuvres au compteur depuis ses débuts, il a été reconnu par le Guinness Book des records comme la personne ayant travaillé sur le plus grand nombre de jeux.

« Ma mère ne s'y connaît pas trop en jeux, alors ça ne signifiait pas grand-chose pour elle avant. Mais depuis le Guinness, elle est très fière », s'amuse-t-il.

La volonté de faire découvrir au grand public la musique de jeu vidéo explique la genèse de VGL, un spectacle qui ne doit pas être uniquement réservé aux joueurs acharnés, selon lui.

« Le courrier que nous recevons vient principalement de non-joueurs. Mon but est de montrer à quel point le jeu vidéo était devenu important culturellement mais aussi artistiquement », souligne Tommy Tallarico.

Lors des concerts, il n'hésite pas à se mettre en scène en se cachant dans un carton, lors d'un hommage au titre d'infiltration « Metal Gear Solid », ou en empoignant sa guitare pour interpréter une de ses propres compositions.

« La musique de jeu vidéo est devenu un genre à part entière au XXIe siècle. Si Beethoven était vivant aujourd'hui, il pourrait bien composer pour cette industrie », imagine-t-il.

vendredi 17 décembre 2010

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Décès du cinéaste américain Blake
Edwards, réalisateur de
« La Panthère rose »

Le réalisateur et scénariste américain Blake Edwards, immortalisé par les comédies désopilantes « La Panthère rose » ou « The Party », est décédé jeudi matin à l'âge de 88 ans, a-t-on appris auprès de son agent.

L'agent du cinéaste, Lou Pitt, n'a précisé ni le lieu ni les causes de la mort de l'artiste, qui fut l'un des grands noms de la comédie américaine pendant plus de 30 ans.

Célèbre pour la série de films « La Panthère rose », avec Peter Sellers dans le rôle de l'inoubliable et gaffeur inspecteur Clouseau, Blake Edwards avait également signé, au long d'une carrière de plus de 50 films comme réalisateur ou scénariste, le raffiné « Diamants sur canapé » (1961) avec Audrey Hepburn et « The Party » (1968) avec une fois encore Peter Sellers.

Après un petit passage à vide, il avait renoué avec le succès en 1982 avec « Victor, Victoria », interprété par son épouse, la Britannique Julie Andrews.

Il avait reçu en 2004 un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.


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