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jeudi 31 décembre 2010

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Richard Bona au Martinique Jazz
Festival

Richard Bona est l'un des bassistes les plus demandés. Issu d'une famille de musiciens, enfant prodige, né en 1967, il joue du balafon dès l'âge de 5 ans dans les cérémonies et fabrique ses instruments. A 22 ans, il s'envole en Europe, suit quelques cours et écume les clubs de jazz qui seront ses universités, après ses premiers engagements à Douala. Les plus grands l'appellent : Jacques Higelin, Manu Dibango, Didier Lockwood, Mario Canonge… En 1995 il part à New York, car son titre de séjour n'est pas reconduit.

Le conte de fée commence. Il est directeur musical d'Harry Belafonte, multiplie les collaborations : Chaka Khan, Pat Metheny, Paul Simon, George Benson, Regina Carter… Excellent chanteur et multi-instrumentiste, showman, il est depuis quinze ans une référence musicale entre jazz et world music de qualité.

Ce concert a été enregistré le 5 décembre 2010.

Richard Bona (basse, chant), Etienne Stadwijk (claviers), Jean-Christophe Maillard (guitare), Ernesto Simpson (batterie), Gilmar Gomes (percussions), Lee Greenblatt (trompette), Andrew Hunter (trombone).

jeudi 31 décembre 2010

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Orquesta Aragón à la Salle Pleyel

Depuis plus de sept décennies, l'Orquesta Aragón est le mètre étalon du charangua. Avec une grâce inégalée et un raffinement jamais suranné, le charme nostalgique du cha-cha-cha, du boléro, de la rumba ou du danzón prend une dimension intemporelle au son de ces mélodies à la saveur espagnole, gorgées de percussions africaines toujours savamment dosées qui se lovent dans les cordes de violons ensorceleurs mais jamais sirupeux. Là est la force tranquille de cette épopée entamée en 1939 à Cienfuegos grâce au musicien Oreste Aragón : avoir toujours su conserver la délicatesse des rondeurs de ses mélodies.

Artistes : Rafael Lay Bravo (violon, chant et direction) ; Celso Valdés, Dagoberto González Piedra, Lázaro González Siboré, Éric Labaut Lay (violons) ; Guillermo Garcia (congas) ; José Palma (guiro) ; Horacio Rodríguez del Toro (timbales) ; Roberto Espinosa (basse) ; Orlando Pérez (piano) ; Eduardo Rubio (flûte) ; Ernesto Bacallao, Juan Carlos Villegas (chant) Armando Amezaga, Yaimara Rodríguez Nicot, Angel Aristides Santos Lavin (danse).

jeudi 31 décembre 2010

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Une soirée à Vienne avec Nantes
Philharmonie le 23 janvier 2011
à 17h au Conservatoire de Nantes

Pour son deuxième concert de la saison 2010/2011, Nantes Philharmonie, sous la direction de Frédéric Oster, propose, en prélude à la thématique de la Folle Journée, un programme conçu autour de figures musicales célèbres pour la plupart ; leur particularité est d'avoir vécu une période de leur existence à Vienne, incontournable foyer de création artistique, où elles ont composé certaines de leurs œuvres et dirigé des orchestres réputés.

Des romantiques de la seconde génération…

Johannes Brahms, avec son Ouverture pour une fête académique, pièce élaborée à partir de trois chansons à boire traditionnelles, constituera l'entrée en matière du concert, suivie d'un des mouvements les plus populaires de la Première Symphonie Titan de Gustav Mahler. C'est aussi une chanson qui inspire le compositeur, « Frère Jacques », mais traitée sur le mode mineur. Quant à Allerseelen, à l'origine un lied composé par Richard Strauss pour sa femme cantatrice, il s'agit d'une évocation du jour des morts et de l'âme des trépassés, au lyrisme puissant mis en relief par la transcription pour orchestre d'harmonie…

… Aux compositeurs épris d'innovation

Contemporain de Richard Strauss, Arnold Schönberg explore des voies nouvelles, sans toutefois renoncer, même à la fin de sa vie, aux œuvres tonales, comme le démontre ses Thème et Variations opus 43 A, destinés à enrichir le répertoire original pour orchestre d'harmonie. Enfin, l'œuvre grandiose de Thomas Doss, quadragénaire autrichien particulièrement actif dans le monde des ensembles à vent, la Zeppelin Symphony, sera véritablement le temps fort de ce concert, offrant une partition robuste au souffle épique adapté à l'histoire quasi mythique du fameux dirigeable.

Informations pratiques

Dimanche 23 janvier 2011, à 17 h, à l'auditorium Berlioz du Conservatoire de Nantes, Ile Beaulieu.

Tarifs des places : 14€ (normal), 10€ (réduit sur justificatif), 7€ (moins de 12 ans). Gratuit pour les enfants de moins de 3 ans.

Réservation possible sur www.ticketnet.fr ou par tél. au 0892 390 100 (0,34 €/min), ou chez Auchan, Cultura et E.Leclerc.

Billetterie ouverte une heure avant le concert.

Retrouvez Nantes Philharmonie à https://www.philhar.com

jeudi 31 décembre 2010

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Billy Taylor est mort

Le pianiste et compositeur de jazz américain Billy Taylor est mort mardi à New York à l'âge de 89 ans, rapporte mercredi le New York Times.

Le musicien, qui avait également fait carrière à la radio et la télévision, a été victime d'un arrêt cardiaque, a précisé au quotidien sa fille Kim Taylor-Thompson.

Billy Taylor avait obtenu un doctorat en études musicales et aimait se faire appeler « Dr Taylor ». Arrivé à New York en 1943, il avait notamment joué avec le saxophoniste Ben Webster, avant de former en 1951 son propre trio.

Parmi ses quelque 300 compositions, « I wish I knew how it would feel to be free » était devenue dans les années 60 l'hymne officieux du mouvement pour les libertés civiles aux Etats-Unis, écrit le New York Times.

Longtemps très présent sur les chaînes de télévision américaines, il avait été directeur musical d'une émission sur NBC, « The subject is jazz », et correspondant culturel du programme « Sunday Morning » sur CBS. Il avait ensuite collaboré plus de deux décennies avec la radio publique NPR.

Il avait également enseigné le jazz à l'université de Long Island et à l'Ecole de musique de Manhattan.

Billy Taylor avait fondé en 1965 une organisation, « Jazzmobile », où des musiciens de talent jouaient en plein air dans les quartiers défavorisés de New York.

jeudi 31 décembre 2010

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Bobby Farrell est mort

Avec ses costumes à paillettes et son déhanché, Bobby Farrell, décédé jeudi à l'âge de 61 ans, était le « Daddy Cool » de Boney M, groupe phénomène de la vague disco en Europe.

Né en 1949 à Aruba dans les Antilles néerlandais, Bobby Farrell, de son vrai prénom Alfonso, a quitté son île natale comme marin, avant de toucher les côtes européennes et de s'installer en Allemagne comme DJ.

C'est là qu'il est recruté par une agence en 1974 pour faire partie d'un groupe disco créé de toutes pièces par le producteur Frank Farian : Boney M.

Bobby Farrel est le seul membre masculin du groupe, complété par trois choristes-danseuses (Liz Mitchell, Marcia Barrett et Maizie Williams), également d'origine antillaise.

Athlétique, moulé dans des costumes scintillants dévoilant un torse musclé, danseur hors pair, Bobby Farrell incarne l'image sexy de Boney M.

Mais la voix caverneuse de « Daddy Cool » n'est pas à qui l'on croit. Frank Farian avouera qu'il enregistrait lui-même les voix masculines de Boney M en studio, expliquant que « personne n'aurait acheté le disque s'il y avait eu sa tête sur la pochette ».

Si la pratique est courante à l'époque du disco, le producteur fera scandale quelques années plus tard, en utilisant le même procédé de play-back avec le duo dance Milli Vanilli.

Après des débuts tâtonnants, Boney M enregistre son premier succès international en 1976 avec « Daddy Cool », suivi de peu par « Sunny » (une reprise d'une chanson de Bobby Hebb), puis « Rivers of Babylon / Brown Girl in the ring » et « Rasputin ».

Véritable phénomène en Europe, Boney M est un des rares groupes à jouer en Union Soviétique, où il ne sera toutefois pas autorisé à interpréter « Rasputin » pour des « raisons historiques ».

Le groupe, qui n'a jamais réussi à percer aux Etats-Unis, a vendu au total plus de 50 millions de singles et 60 millions d'albums dans le monde, selon les chiffres cités par Frank Farian.

En 1981, Bobby Farrell quitte le groupe, qui décline jusqu'à sa séparation en 1986.

Bobby Farrell avait alors entamé une discrète carrière solo. Fidèle au style disco, il continuait à se produire en concert. C'est d'ailleurs au lendemain d'une représentation qu'il a été retrouvé mort dans un chambre d'hôtel de Saint-Péterbourg.

jeudi 31 décembre 2010

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Une statue géante de femme nue
déclenche une levée de boucliers
en Touraine

Un projet de statue monumentale d'une femme nue, appelée à surplomber une abbaye historique aux portes de Tours, suscite une virulente polémique: les opposants crient à l'hérésie et une pétition appelant à sa délocalisation a déjà recueilli plus de 4.000 signatures.

Au milieu de sa fonderie-atelier de Rochecorbon près de Tours, le sculpteur de renom Michel Audiard, auteur du projet de « Femme Loire » financé sur ses propres deniers et par du mécénat d'entreprise, s'amuse de toute cette agitation.

« Le projet est sur les rails depuis trois ans, il a été approuvé par le conseil municipal de Tours, j'ai l'accord préalable d'un architecte des Bâtiments de France, et comme par hasard c'est à quelques mois des élections (cantonales, ndlr) qu'une pétition est lancée », feint-il de s'étonner, goguenard, en tirant sur un cigarillo.

La statue, représentant une femme nue allongée et accoudée sur le sol, mesurera 17 mètres de haut et 40 de long, et sera faite de carton, de plâtre et de chaux. Sous ses immenses jambes repliées doit être construit un espace vitré appelé à accueillir visiteurs, expositions et spectacles. Ce sera « un marqueur identitaire régional », visible notamment par les millions d'automobilistes empruntant l'A10 Paris-Bordeaux, assure l'artiste rendu célèbre par ses stylos sculptés prisés de Bill Clinton ou Madonna.

L'emplacement: un terrain prêté à l'artiste par la municipalité, qui surplombe, caché par des arbres, le site historique de l'abbaye de Marmoutier, sur la rive nord de la Loire en face de Tours.

La pétition a été lancée par un comité qui se veut apolitique et agit au nom de la défense de ce lieu chargé d'histoire, fondé par saint Martin au 4e siècle, et situé au coeur d'un Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Le texte a recueilli en quelques semaines plus de 4.000 signatures: responsables d'associations, élus, catholiques ou simples citoyens outrés.

Sur le site de la pétition comme sur Facebook ou Twitter, les détracteurs sont vent debout. Pas tant contre la statue elle-même que contre son emplacement prévu. « Honte », « provocation » reviennent en boucle. « Une femme nue au-dessus de l'Eglise, voilà qui reflète bien notre société », regrette Bernadette.

Un photo-montage y montre la statue dépassant largement des arbres au-dessus de l'abbaye.

« Mais si on m'avait soumis cette pétition, avec une telle photo, je l'aurais signée moi-même! », s'indigne Michel Audiard. Qui assure que son oeuvre dépassera à peine de la cime des arbres et qu'avec la parallaxe elle sera invisible depuis Marmoutier.

La pétition appelle à trouver un autre emplacement à la Femme Loire. Elle doit être remise le mois prochain au maire socialiste de Tours Jean Germain et au préfet Joël Fily.

Soucieux de calmer les esprits, l'archevêque de Tours, Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, n'a pas caché ses « réserves » sur le projet, mais sans le condamner ouvertement, lors d'une interview à La Nouvelle République.

L'affaire divise également la classe politique, y compris au sein de l'opposition municipale UMP. Son chef de file, Pascal Ménage, avait voté en faveur du projet, lors d'une délibération adoptée à l'unanimité par le conseil municipal fin 2008.

« Mais à l'époque le projet était vague », assure-t-il aujourd'hui. « L'emplacement prévu n'est pas le plus approprié, on pourrait peut-être le faire sur une île de la Loire. Ce qui m'inquiète le plus, ce sont les risques de voir le Val de Loire perdre son statut Unesco », explique-t-il à l'AFP.

Si la pétition échoue, la Femme Loire devrait sortir de terre au printemps prochain, et surplomber Marmoutier, le fleuve et la région tourangelle en 2013.

jeudi 31 décembre 2010

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« Indignez-vous ! » de Stéphane
Hessel : 800.000 lecteurs

Avec un tirage de plus de 800.000 exemplaires, « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel est devenu, bien plus qu'un succès exceptionnel de librairie, un phénomène de société, une vague de fond qui semble cristalliser le malaise des Français et bien au-delà..Tiré à 8.000 exemplaires lors de sa sortie le 20 octobre, le livre de Stéphane Hessel, ancien ambassadeur et résistant de 93 ans, caracole depuis en tête des ventes, devançant le Goncourt de Michel Houellebecq.

« La demande s'amplifie encore, nous lançons un nouveau tirage de 300.000 exemplaires pour atteindre maintenant plus de 800.000 », se réjouit Jean-Pierre Barou, qui dirige avec Sylvie Crossman la petite maison d'édition Indigène, qu'ils ont fondée en 1996 à Montpellier.

Cet opus de 24 pages, vendu 3 euros, « est très critique vis-à-vis du gouvernement et a rencontré l'indignation d'une grande partie des Français. C'est un cri de ralliement dû à un sursaut moral, presque un nouvel Appel du 18 juin ! », s'enflamme-t-il.

« C'est exceptionnel, sans précédent, bien au-delà d'un succès de librairie. C'est un phénomène de société, une vague de fond, le message qu'attendaient les Français », dit à l'AFP cet ancien militant de la Gauche prolétarienne qui a participé à la fondation du quotidien Libération avant de devenir éditeur au Seuil.

L'effet Hessel dépasse largement les frontières de l'Hexagone. « Nous recevons des appels du monde entier et des traductions sont en projet avec la Slovénie, l'Italie, le Liban, la Corée du sud, le Japon, les Etats-Unis... », ajoute M. Barou.

Pour le philosophe et sociologue Edgar Morin, « c'est le réveil public d'un peuple qui était jusqu'à présent très passif ».

Bientôt centenaire mais indigné comme à vingt ans, Stéphane Hessel fait actuellement une petite pause chez des amis bergers dans les Cévennes.

Toujours vibrant, il dénonce sans langue de bois dans son livre l'écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, le traitement fait aux sans-papiers et aux Roms, la dictature des marchés financiers, les acquis bradés de la Résistance comme la Sécurité sociale et les retraites.

Justement, les manifestations contre la réforme des retraites, le malaise des enseignants, des salariés, les multiples formes de la désobéissance civile : « tout cela marque un climat dans lequel ces vingt pages simples mais relativement fortes sont reçues comme un message d'espoir », analyse l'auteur dans un entretien récent aux Inrocks.

« Ce qui me redonne un peu d'espoir, c'est la façon dont la gauche française retrouve un certain souffle », ajoute-t-il.

Pour Jean-Pierre Barou, « l'indignation de Stéphane Hessel passe par la raison, elle n'est pas épidermique comme celle d'un Eric Cantona et son appel à vider les banques ».

« Ce livre arrive à un moment où les gens attendaient un guide, un message. Ce qu'il dit, c'est tout n'est pas foutu, il faut réagir ! », dit Jean-Marie Sevestre, patron de la librairie Sauramps à Montpellier, l'une des plus grandes de France, qui vend « de 300 à 400 exemplaires du livre par jour ».

« Stéphane Hessel est venu faire une signature il y a 15 jours, des centaines de personnes s'y sont pressées et buvaient ses paroles », poursuit-il.

« Nous en vendons plus d'une cinquantaine par jour, avec un pic à Noël », se félicite aussi la librairie Tropique dans le 11e arrondissement de Paris.

Né en 1917 à Berlin, naturalisé français en 1937, Stéphane Hessel a été résistant, déporté, membre du Conseil national de la Résistance et l'un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Il est le fils d'Helen Grund-Hessel, héroïne du roman Jules et Jim.

Il a soutenu Michel Rocard en 1985, s'est présenté l'an dernier sur les listes d'Europe Ecologie et soutient aujourd'hui Martine Aubry, dont il est un ami, et qui a lu son livre avec intérêt.

jeudi 31 décembre 2010

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« Star Wars » et  « L'Exorciste »,
entrent à la bibliothèque du
Congrès américain

« L'Exorciste », « Y a-t-il un pilote dans l'avion ? » ou « L'Empire contre-attaque », le deuxième volet de la saga « Stars Wars », sont quelques-uns des 25 films qui vont intégrer la prestigieuse Bibliothèque du Congrès pour « leur importance culturelle et esthétique ».

« L'Exorciste », « Y a-t-il un pilote dans l'avion ? » ou « L'Empire contre-attaque », le deuxième volet de la saga « Stars Wars », sont quelques-uns des 25 films qui vont intégrer la prestigieuse Bibliothèque du Congrès pour « leur importance culturelle et esthétique ».

Chaque année, la Bibliothèque du Congrès intègre dans son fonds 25 nouvelles oeuvres filmiques – longs métrages, courts métrages, documentaires ou vidéo clips – jugées dignes de figurer dans le patrimoine américain.

« Le registre national du film est là pour rappeler à la nation que la préservation de notre création cinématographique doit être une priorité, car la moitié des films produits avant 1950 et quelque 90% de ceux produits avant 1920 ont été perdus », explique dans un communiqué James H. Billington, président de la prestigieuse bibliothèque.

Les oeuvres sélectionnées cette année ont été choisies au sein d'une liste de 2.112 films proposés par le grand public, et portent à 550 le nombre de films figurant dans le fonds du registre national du film.

Plusieurs films de la cuvée 2010 ont connu un immense succès public, à l'instar de « L'Exorciste » de William Friedkin (1973), « Les hommes du président » d'Alan J. Pakula, avec Robert Redford et Dustin Hoffman (1976), ou « La Fièvre du samedi soir » (1977), qui lança la carrière de John Travolta.

Les ombres d'acteurs et de réalisateurs récemment disparus planent sur d'autres films sélectionnés, comme « L'Empire contre-attaque » (1980) d'Irvin Kershner (décédé fin novembre), « Y a-t-il un pilote dans l'avion ? » (1980), avec Leslie Nielsen (également décédé en novembre) et « La Panthère rose » (1964) signée du maître de la comédie Blake Edwards, mort à la mi-décembre.

Le comité du registre national a également sélectionné des films beaucoup plus anciens, de l'époque du muet ou de monstres sacrés de l'âge d'or hollywoodien (Elia Kazan, John Huston...).

Un court documentaire sur le trajet d'un tramway à San Francisco, tourné juste avant le séisme dévastateur de 1906, fait également partie des oeuvres choisies.

jeudi 31 décembre 2010

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Abdellah Taïa, un écrivain marocain
qui assume son homosexualité

Le romancier Abdellah Taïa est le premier écrivain marocain à proclamer ouvertement son homosexualité tout en s'affirmant musulman dans un pays qui interdit cette orientation sexuelle et où l'islam est religion d'Etat.

Le romancier Abdellah Taïa est le premier écrivain marocain à proclamer ouvertement son homosexualité tout en s'affirmant musulman dans un pays qui interdit cette orientation sexuelle et où l'islam est religion d'Etat.

Avec sa silhouette frêle, son sourire timide et un visage d'adolescent, l'écrivain de 37 ans a la voix à peine audible.

Né dans un quartier pauvre de Salé, ville jumelle de Rabat, Abdellah Taïa a vécu au Maroc jusqu'à l'âge de 26 ans avant de partir en 1999 à Paris, où il habite actuellement. Il a été désigné lauréat du prix de Flore 2010, une distinction récompensant un talent prometteur.

« Mon père était chaouch (coursier) à la Bibiothèque nationale de Rabat. Nous étions neuf enfants et vivions entassés dans deux pièces à Hay Salam, un quartier pauvre de Salé », a confié Abdellah Taïa dans un entretien à l'AFP.

« Mon enfance était marquée par la pauvreté. Il n'y avait rien à manger. Il fallait lutter pour manger. On passait nos journées dans la rue. On était des va-nu-pieds », a-t-il ajouté.

Entre 1973 et 1999, date de son départ en France, Abdellah Taïa a mené une « vie difficile » au Maroc, où il a effectué des études universitaires en littérature française.

« Ma condition d'homosexuel, je l'ai sentie dès l'âge de 13 ans, au collège. Mais malgré cela, je me sens musulman. Il n'y a pas d'incompatibilité entre l'islam et les choix relatifs à l'identité sexuelle », dit-il.

Son second roman « Le rouge du tarbouch » (Séguier, 2005) est une autobiographie dans laquelle il raconte sa nouvelle vie à Paris, ville de ses « rêves marqués par le cinéma et l'écriture », mais une « ville qui ne vous relève pas si vous tombez ».

Dans ce roman, il évoque également son homosexualité, qu'il va proclamer de manière plus ouverte en 2007 dans un entretien au magazine marocain Tel-Quel (francophone, indépendant).

Il est aussitôt critiqué par une partie de la presse marocaine et certains courants islamistes, qui lui reprochent l'utilisation de son homosexualité « pour se faire connaître en Occident ».

« Je suis le premier écrivain marocain qui ait parlé ouvertement de son homosexualité, en l'assumant, mais sans tourner le dos au pays d'où je viens », souligne Abdellah Taïa.

« Pour moi l'homosexualité n'est pas une cause, mais une liberté individuelle. Il est normal que je défende les homosexuels parce que ce sont des individus opprimés ».

L'article 489 du code pénal marocain punit l'homosexualité « de six mois à trois ans d'emprisonnement ».

« Évidemment, mon statut d'écrivain édité par de grandes maisons françaises me protège », explique M. Taïa.

« Mais je peux dire qu'en dépit des régressions que connaît le Maroc, il y a eu au cours des dix dernières années des choses extraordinaires en termes de proclamation des libertés individuelles par plusieurs composantes de la société marocaine, soutenues par la presse indépendante », a-t-il précisé.

En décembre 2009, Abdellah Taïa est nommé membre de la commission d'avance sur recette au Centre national (français) du cinéma et de l'image (CNCI) par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, avec lequel il a publié « Maroc 1900-1960, un certain regard » (Actes Sud, 2007).

« Je me sens très attaché au Maroc où je viens plusieurs fois an et où je me sens malgré tout comme tout le monde. Je viens du même monde, de la même intelligence », dit-il.

Très critiqué par les mouvements islamistes à cause de son homosexualité, Abdellah Taïa affirme que « ces courants, minoritaires, sont la conséquence de l'échec de la politique sociale dans le monde arabe ».

« Ce qui m'intéresse, c'est la majorité écrasante, ceux que l'on appelle les musulmans tout court et auxquels je me sens appartenir », conclut-il.

jeudi 31 décembre 2010

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Hausse des tarifs sur l'internet et les
mobiles: l'UFC dénonce des abus

L'UFC-Que choisir a accusé mercredi les opérateurs d'avoir abusivement appliqué la TVA réduite à « une multitude » de forfaits internet et mobiles sans télévision et appelé le gouvernement à protéger le consommateur contre les hausses de tarifs à venir.

« Une multitude de forfaits fixes et mobiles sans service télévisuel ont bénéficié d'un taux de TVA à 5,5% initialement réservé aux offres triple play », a indiqué l'association, en avançant qu'elle avait reçu « de nombreux témoignages de consommateurs » en ce sens.

« Ce bricolage fiscal laisse craindre que les opérateurs aient utilisé un dispositif fiscal pour dégager une marge qui n'a jamais été redistribuée aux consommateurs », ajoute l'UFC dans un communiqué.

Sous pression de la Commission européenne, le gouvernement a mis fin au dispositif permettant aux opérateurs d'appliquer une TVA réduite sur la moitié des factures du triple play (internet, téléphone et télévision), au motif qu'ils fournissaient des services télévisuels.

Le dispositif, qui au fil du temps avait été étendu à d'autres forfaits, notamment mobiles, prendra fin au 1er janvier, la totalité de la facture passant au taux plein de 19,6%.

Les opérateurs ont tous annoncé qu'ils répercuteraient l'augmentation sur la facture de leurs abonnés.

L'UFC-Que Choisir demande au ministre chargé de l'Economie numérique, Eric Besson, et au secrétaire d'Etat à la Consommation, Frédéric Lefebvre, ainsi qu'aux opérateurs « de faire toute la lumière sur les montages fiscaux et financiers » qu'elle dénonce.

L'association exige aussi « de faire un point sur les offres pouvant faire l'objet légitimement d'une augmentation de prix »: « le gouvernement doit contrôler que cette mesure ne permette pas un dérapage des prix, ni une ponction supplémentaire injustifiée sur les consommateurs », selon le communiqué.

jeudi 31 décembre 2010

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Internet: la box sous les 30 € / mois
disparaît en 2011, enterrée par la TVA

L'opérateur Free avait été le premier à les proposer en 2002, suivi de mauvaise grâce par ses concurrents: les box associant téléphone, internet et télévision à moins de 30 euros par mois ont vécu et vont disparaître en 2011, enterrées notamment par une hausse de la TVA.

Orange a été le premier a dégainer début décembre en annonçant qu'il répercuterait la hausse de la fiscalité inscrite dans le budget 2011 à partir du 1er février, avec une hausse de tarif de maximum 3 euros par mois sur les offres contenant des services de télévision.

SFR (groupe Vivendi) a indiqué lui qu'il appliquerait des hausses de deux à trois euros sur ses abonnements internet et jusqu'à 9,50 euros sur certains abonnements de téléphonie mobile, également à partir du 1er février.

Pour sa part, Bouygues Telecom a indiqué qu'il transfèrerait la hausse de la TVA sur ses forfaits à partir de mars. Les clients seront avertis un mois avant, par courrier, « conformément à la loi ».

Le gouvernement, sous pression de la Commission européenne, a décidé en septembre de mettre fin à un dispositif qui permettait aux opérateurs de réduire la TVA sur une partie de la facture présentée à leurs clients.

Jusqu'à présent, une moitié de la facture de ces offres était assujettie à une TVA à 19,6% et l'autre à un taux réduit de 5,5%, en échange d'une participation des fournisseurs d'accès au fonds de soutien au cinéma. Au 1er janvier, la totalité sera facturée au taux plein de 19,6%. Au passage, cela permettra à l'Etat d'engranger 1,1 milliard de recettes supplémentaires.

Mais la TVA n'est pas la seule raison de l'inflation pour le client. Le câblo-opérateur français Numericable, dont la majorité des offres sont épargnées par la hausse de la TVA, en a pourtant profité pour annoncer mercredi qu'il augmenterait ses tarifs de 3 euros en moyenne à partir d'août 2011.

« Nous considérons que le diktat des 29,90 euros n'a pas de sens », alors que d'autres opérateurs créent des offres atteignant 35 ou 36 euros « avec des ajouts qui ne sont pas liés à la hausse de la TVA », clame son porte-parole.

Free, qui avait imposé la norme de ce prix imbattable en 2002 en lançant sa Freebox, révolutionnaire pour l'époque, poussant les autres opérateurs à s'aligner, a aussi déclaré forfait.

Free a indiqué qu'il allait garder un tarif de base de 29,99 euros pour ses box, mais que ses abonnés devront payer 1,99 euros par mois supplémentaires s'ils souhaitent continuer à recevoir son bouquet de chaînes Freebox TV, jusqu'ici inclus dans le forfait.

Sa nouvelle box Revolution coûtera en outre 5,99 euros de plus en cas de dégroupage total ou en accès par fibre optique.

Le groupe France Telecom, qui facture les opérateurs utilisant ses réseaux, a aussitôt assuré qu'il n'avait pourtant pas touché à ses tarifs.

L'abonnement mensuel de 30 euros était de moins en moins rentable pour les opérateurs, car il ne leur permettait de réaliser que des marges très étroites.

L'UFC-Que Choisir souligne cependant qu'une multitude de forfaits fixes et mobiles sans service télévisuel ont bénéficié d'un taux de TVA à 5,5% initialement réservé aux offres triple play et dénonce que « les opérateurs aient utilisé un dispositif fiscal pour dégager une marge qui n'a jamais été redistribuée aux consommateurs ».

Seule bonne nouvelle pour les clients, cette révision unilatérale des conditions tarifaires leur donne le droit de résilier leur abonnement internet et certains forfaits mobiles tout en gardant leur téléphone, dans un délai de 4 mois.

jeudi 31 décembre 2010

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Emine Demir, une journaliste
kurde condamnée à 138 ans de prison

Emine Demir, une ancienne rédactrice d'un quotidien kurde de Turquie, a été condamnée jeudi par un tribunal de Diyarbakir (sud-est), à 138 ans de prison pour propagande en faveur des rebelles kurdes, a rapporté l'agence Anatolie.

Mme Demir d'Azadiya Welat (liberté du Pays) a été reconnue coupable d'avoir défendu dans ses écrits la cause du Parti du travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation considérée comme terroriste par de nombreux pays, un crime sanctionné par le code pénal turc.

Sa peine a été alourdie, le tribunal soulignant qu'elle avait enfreint régulièrement les lois entre 2008 et 2009.

Les juges ont émis un mandat d'arrêt contre la journaliste qui comparaissait à son procès comme prévenue libre.

Elle peut encore faire appel de la sentence.

La Turquie compte une communauté kurde estimée entre 10 et 15 millions de personnes. Plusieurs lois ont été adoptées ces dernières années en faveur de l'octroi de droits culturels aux Kurdes pour renforcer notamment les chances du pays d'adhérer à l'Union européenne.

Cependant les médias kurdes sont parfois la cible d'harcèlement judiciaires notamment lorsqu'ils défendent la ligne du PKK.

Plusieurs journalistes kurdes sont emprisonnés en Turquie pour avoir fait l'apologie du PKK ou de son chef emprisonné Abdullah Öcalan.


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