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samedi 11 décembre 2010

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On repeint la musique et EloMélodie
sur France Bleu

Samedi 11 décembre, à 14h : On repeint la musique. Serge Poézévara et ses chroniqueurs Danielle Moreau et Fabien Lecoeuvre reçoivent Kamel Ouali. Le chorégraphe nous présente sa nouvelle comédie musicale, Dracula, et son interprète principale Anaïs Delva. « Elle a beaucoup de tempérament et dégage une aura autour d'elle » dit-il de sa nouvelle protégée. Charles Dumont, le parolier des plus grands. Il livre de nombreuses anecdotes sur Edith Piaf ou encore Michel Vaucaire. « J'ai fait ce métier avec mon cœur, avec tout ce que j'avais de meilleur » déclare-t-il. (rediffusion samedi à 22h)

À 21h : Elodie Suigo accueille John Mamann, celui qui a composé « Assis par terre » de Louisy Joseph. Il nous parle de son album uniquement composé à la guitare, et avec son père. Il évoque aussi ses collaborations avec Jean Roch, Florent Pagny, et ses influences. « Les mélodies de James Taylor m'ont toujours perturbé ».

Dimanche 12 décembre, à 14heures dans « On repeint la musique », Serge Poézévara et ses chroniqueurs Danielle Moreau et Fabien Lecoeuvre reçoivent Sylvie Vartan. Elle nous parle de son 63e album né d'une rencontre avec Kerenn Ann chez Etienne Daho. Elle nous livre le secret de ses duos avec Julien Doré et Arthur H. Emma Daumas. L'ancienne candidate de la Star Academy 2 sort un album de chansons pour enfants. On retrouve à ses côtés Gérard Darmon, Elodie Frégé ou encore Caroline Loeb. (rediffusion dimanche à 22h).

À 21h dans EloMélodie, Elodie Suigo reçoit Sarah Blasko. Un vent de fraîcheur souffle sur l'Australie et nous apporte cette chanteuse pleine de grâce. Sa musique est un mélange de  mélancolie et de jazz. Toutes les informations sur https://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/

samedi 11 décembre 2010

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Une mise en scène féérique et
cocasse de « My Fair Lady “ au
Châtelet

« My Fair Lady », la légendaire comédie musicale américaine, présentée pour la première fois à Paris dans sa version originale, déploie ses fastes au Théâtre du Châtelet dans une mise en scène féerique et cocasse à la fois.

L'intrigue, rendue populaire en 1964 par le film de George Cukor avec Audrey Hepburn et Rex Harrison, se déroule avant la Deuxième guerre mondiale à Londres où deux mondes coexistent: celui de la haute société, cultivée et snob, figée dans ses rituels, et celui des « petites gens » auquel appartient l'héroïne, Eliza, une petite marchande de fleurs. Son principal tort: être dotée d'un solide accent cockney, caractéristique des milieux populaires.

Un professeur de phonétique, Henry Higgins (Alex Jennings), buté dans sa misogynie, parie avec le colonel Pickering qu'il peut faire passer Eliza (Sarah Gabriel en alternance avec Christine Arand) pour une « lady » en la débarrassant de son accent.

Après six mois de travail acharné, il la présente à la riche société à laquelle il appartient.

Ce spectacle du Théâtre du Châtelet, une co-production avec le théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, est donnée dans la version originale anglaise surtitrée et interprétée par des artistes anglo-saxons. L'oeuvre, créée à Broadway en 1956, est mise en scène par Robert Carsen et s'inspire d'une pièce de Bernard Shaw, « Pygmalion ».

Les scènes de groupes sont enthousiasmantes, comme celle figurant les courses de chevaux à Ascot, où les personnages, dans d'élégants costumes gris, verts, roses, oranges, violets, se profilent sur le fond du décor, semblables aux esquisses d'un peintre. Le bruit des chevaux qui passent au galop est diffusé non pas sur scène mais dans la salle où se trouvent les spectateurs. Puis arrive Eliza dans une magnifique robe rose et blanche, abritée par une ombrelle et un somptueux chapeau.

Le bal auquel participe Eliza, toute de blanc vêtue, telle une princesse de conte de fées, est somptueux d'élégance, illuminé par un lustre grandiose, descendant au milieu de la scène. Le mariage du père d'Eliza s'accompagne, quant à lui, d'une chorégraphie endiablée devant Covent Garden.

A ces scènes, succèdent des épisodes plus intimistes dans le luxueux bureau de Henry Higgins où les leçons données à Eliza virent au cocasse, dans un humour très « british ». Ils culminent avec des moments savoureux quand à trois heures du matin, montés sur le bureau, Eliza et Higgins dans ses pantoufles grenat, chantent de joie d'avoir réussi dans leur entreprise. Ou quand Higgins fait miroiter devant Eliza la beauté de la langue anglaise.

La mère d'Higgins (Margaret Tyzack) est succulente dans sa composition d'une aristocrate anglaise.

La comédie musicale, qui repose beaucoup sur l'usage de la langue anglaise, est à l'affiche jusqu'au 2 janvier.

samedi 11 décembre 2010

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Le saxophoniste américain James
Moody, un des pères du bebop,
mort à 85 ans

Le saxophoniste américain James Moody, un des pères du bebop, style de jazz apparu dans les années 1940, est mort jeudi à l'âge de 85 ans d'un cancer du pancréas à San Diego, en Californie, a annoncé son épouse Linda Moody.

« Mon cher, doux et précieux mari est mort aujourd'hui (jeudi) à 13h07 après dix mois de lutte contre le cancer du pancréas », a déclaré Mme Moody dans un communiqué.

« Merci à tous les amis et fans de Moody, qui ont envoyé des milliers d'encouragements à mon cher mari sur Facebook, par cartes ou courriers électroniques », ajoute-t-elle.

Des obsèques publiques du saxophoniste né le 26 mars 1925 à Savannah (Géorgie, sud-est) seront organisées le 18 décembre au cimetière Greenwood Memorial Park de San Diego.

James Moody a été l'un des grands artisans du bebop, aux côtés de musiciens comme Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Max Roach, Bud Powell ou Thelonious Monk.

Comme beaucoup de musiciens de l'époque, l'interprète de « Moody's mood for love » a fait ses premières armes dans un groupe, alors qu'il servait dans l'armée américaine, avant de jouer après la guerre avec le trompettiste Dizzy Gillespie, son grand modèle.

samedi 11 décembre 2010

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Nuit blanche Sonny Rollins sur
France Musique

France Musique consacre le dimanche 19 décembre de 1H00 à 7H00 une Nuit blanche à Sonny Rollins, dernier géant vivant et actif du sax ténor dans le jazz moderne, qu a eu 80 ans en septembre. Elle sera animée par Franck Médioni, producteur sur la radio de l'émission « Jazzistiques ». A travers extraits de disques et concerts, témoignages (Michel Portal, Archie Shepp, Olivier Temime, François Jeanneau), sera retracé le parcours musical du « Saxophone Colossus » qui a vécu la naissance du be-bop. Sera diffusée une interview du musicien réalisée par Franck Médioni en 1996, où il revient sur les années 50 et 60 durant lesquelles il a construit sa légende en jouant avec Clifford Brown et Max Roach au sein d'un quartet historique, Art Blakey, Thelonious Monk, Miles Davis. Sonny Rollins évoque aussi son approche spirituelle du jazz qui, « plus qu'une musique, est une force sociale du bien ». Fluidité du discours, colonne d'air, puissance, lyrisme incandescent, improvisations abyssales et incroyable assurance rythmique caractérisent le discours musical de Sonny Rollins, influencé aussi par ses origines caribéennes.

samedi 11 décembre 2010

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TSF Jazz à l'Olympia le 20 décembre

La radio TSF Jazz organise le 20 décembre à l'Olympia sa huitième soirée annuelle. En trois heures, retransmises en direct sur la seule radio 100% jazz en France, revendiquant plus d'un million d'auditeurs par semaine, un an de l'actualité de cette musique sera passée en revue. Douze groupes ou musiciens ayant marqué l'année 2010, selon la radio, se succèderont sur scène, du trio du pianiste Tamir Hendelman au quartet d'Erik Truffaz, en passant par la chanteuse canadienne d'origine jamaïcaine Kelly Lee Evans. Le Grand Orchestre d'Ivan Jullien rythmera cette soirée présentée par les animateurs « maison », Sébastien Vidal et Pierre Bouteiller.

samedi 11 décembre 2010

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Richard Galliano fête ses 60 ans à
l'Olympia, le 13 décembre

Richard Galliano, qui a tiré le musette vers le jazz pour un style musical baptisé « new musette », fête à l'Olympia ses 60 ans le jeudi 13 décembre (même si son anniversaire est en réalité le 12). Seront de la fête son fils, le batteur Jean-Christophe Galliano, et son New Meeting Quartet, et son père, également accordéoniste, qui aura 84 ans le 14 décembre. Richard Galliano entamera cette soirée avec le quintet à cordes de son dernier album consacré à la musique de Jean-Sébastien Bach. Après avoir laissé place à son fils, il montrera au sein du Tangaria Quartet son visage sud-américain, entre tango, boléro, salsa et musique brésilienne.

samedi 11 décembre 2010

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La musique des Trans Musicales fait
oublier les barreaux

L'acoustique n'est pas parfaite, les sièges sont rivés au sol. Qu'importe ! Jeudi, dans la salle de spectacles du centre pénitentiaire pour femmes de Rennes, les détenues s'abandonnent à la cumbia de Systema Solar, venus apporter en prison la saveur des Trans Musicales.

« D'habitude, je vais aux Trans chaque année. Là, ça fait vraiment du bien, ça nous fait un peu oublier les barreaux », dit à l'AFP une jeune femme, debout sur la piste de danse. Sa copine s'esclaffe : « Et le fait que ce soit des hommes, ça fait du bien aussi ! ».

Pourtant, seulement un quart des quelque 200 femmes de l'établissement, qui a reçu Yannick Noah cet été, se sont inscrites pour assister au concert.

« Certaines travaillaient, d'autres ont dit qu'elles n'avaient rien à se mettre. Pour nous, c'est vraiment comme une sortie à l'intérieur de la prison », explique une détenue de cet établissement réservé aux longues peines.

Sur scène, un percussionniste, trois DJ, et deux chanteurs-rappeurs-danseurs en costume orange fluo transporte la prison bretonne dans la jungle colombienne, avec un mélange de hip-hop, cumbia, champeta et électro.

Derrière eux, un vidéo-jockey diffuse sur un écran des vidéos arty. Mais le lieu donne au concert des airs de spectacle de fin d'année.

Dans le public, ça danse, ça crie, ça siffle. Certaines spectatrices n'hésitent pas à monter sur scène pour se joindre au groupe, mimant les paroles un micro à la main.

Depuis six ans, les Trans Musicales proposent à deux de leurs invités de venir se produire, l'un au centre pénitentiaire pour femmes et l'autre au centre pénitentiaire pour hommes.

Les musiciens doivent laisser leurs téléphones portables à l'entrée et quelques aménagements sont nécessaires. Ainsi, le centre pénitentiaire pour hommes n'a pas pu accueillir de concerts rock pendant plusieurs années, car les vibrations des basses brouillaient les communications des surveillants.

Le choix des groupes est laissé à la libre appréciation du programmateur des Trans, Jean-Louis Brossard.

« On lui demande juste de la musique festive, du soleil. Les détenues nous disent qu'elles ont envie de s'amuser, de rigoler », explique Catherine Gloaguen, médiatrice culturelle de la Ligue de l'enseignement, qui organise régulièrement concerts, représentations théâtrales et spectacles à la prison.

Systema Solar n'est pas totalement en terrain inconnu. A Bogota, le « sound system » organise lui même un festival où il a déjà invité des groupes français pour jouer en prison.

Le groupe reconnaît cependant avoir eu quelques « réticences ». « On pensait que les gens allaient avoir du mal à rentrer dans notre ambiance festive, on se demandait si on n'allait pas leur faire de la peine », dit un des DJ, Juan Carlos Pellegrino.

Après le concert, les musiciens sont absorbés par le public pour une longue séance de dédicaces et d'embrassades. Puis, les surveillants passent pour vider la salle et, entre deux sourires, quelques larmes coulent.

samedi 11 décembre 2010

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Le dubstep, nouveau genre musical
aux Trans

Les trois DJ de Magnetic Man ont fait découvrir jeudi au public des Trans Musicales de Rennes le dubstep, un genre musical qui fait fureur outre-Manche mais qui reste confidentiel en France.

Né dans les clubs de la banlieue industrielle de Londres et sur les radios pirates, le dubstep mélange de la jungle, du hip-hop, de la techno et du dub.

Trois des DJ et producteurs stars de ce genre très urbain — Benga, Skream et Artwork — se sont unis sous la bannière Magnetic Man et ont publié un premier album éponyme cet automne, après avoir été à l'affiche des grands festivals britanniques cet été.

Tandis que la salle est illuminée par un magnifique jeu de lasers, les trois hommes restent tapis dans la pénombre, derrière leur console où ils créent des beats lourds, industriels, presque martiaux, un rn rappeur étant sur scène, exhortant le public à lever les mains et scandant inlassablement le nom du groupe.

samedi 11 décembre 2010

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Jannelle Monae et MIA aux Trans
Musicales : la diva et la guerrière

Les 32e Trans Musicales de Rennes ont accueilli vendredi deux femmes de tête : la diva Janelle Monae qui s'est éparpillée en transposant sur scène son album concept aux allures de science-fiction et MIA, impressionnante de rage et de puissance en guerrière techno.

L'Anglo-srilankaise, de son vrai nom Mathangi Arulpragasam, était l'artiste la plus attendue de cette 32e édition.

La chanteuse est une des personnalités les plus influentes de la scène mondiale, attirant les producteurs les plus réputés grâce à sa façon unique de brasser la sono mondiale : dancehall jamaïcain, techno, hip-hop, musiques traditionelles indiennes...

Personnalité controversée adorant la provocation, MIA est aussi une activiste politique, engagée au côté des Tamouls et en guerre ouverte avec les Etats-Unis.

Devant une salle comble, elle a proposé un concert à son image, en forme de coup de poing sonore et visuel.

Habillée en treillis, MIA arpente la scène avec des airs de mauvaise fille, rappe et éructe sur des beats martiaux, enchaînant sans répit les titres les plus violents de ses trois albums, comme l'hymne guerrier « Born Free ».

Derrière elle, un écran diffuse des images de GI's ou de crânes dorés entourés de dollars.

Un DJ et un batteur sont perchés sur des estrades, tandis que MIA vient régulièrement prendre place derrière un gigantesque pupitre, dominant l'assemblée qu'elle préside d'une main de fer.

Seul « Paper Planes », devenu une tube planétaire depuis son utilisation sur la bande-originale de « Slumdog Millionaire », offre un bref moment d'apaisement.

C'est sans doute cette cohérence qui a manqué à Janelle Monae, montée sur la scène des Trans quelques heures auparavant.

La jeune femme a été une des révélations de l'année aux Etats-Unis avec un étonnant concept album inspiré de Fritz Lang racontant l'histoire d'amour d'une androïde pour un humain, sur fond de funk, soul, R'n'B et pop.

Mais sur scène, la demoiselle s'éparpille dans un spectacle qui hésite entre concert, comédie musicale made in Broadway et série B.

Un maître de cérémonie en smoking vient présenter la chanteuse sur une musique des Jackson Five, puis son visage coiffé d'un casque doré apparaît sur un écran constellé d'étoiles. D'un air figé d'androïde, elle raconte au public le concept de son album.

Pour certaines chansons, elle est entourée de danseuses, habillées en bonne soeur ou déguisée en Grande Faucheuse. En plein milieu du concert, on lui apporte un chevalet sur lequel elle peint vaguement une silhouette féminine, avant de se lancer dans un fausse bagarre avec ses choristes.

Tous ses éléments épars parasitent le spectacle et font passer au second plan les atouts pourtant majeurs de Janelle Monae : une voix de diva, une musique détonnante inspirée par James Brown, Prince et Michael Jackson et une présence explosive.

samedi 11 décembre 2010

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Trans Musicales : quand les
musiciens avancent masqués

Ils se voilent la face sur leurs photos, jouent à cache-cache dans leur vidéos ou viennent masqués sur scène. Des musiciens choisissent de ne plus se montrer pour mieux se démarquer mais aussi tenter de construire un autre rapport avec leur public.

Aux 32e Trans Musicales de Rennes, qui s'achèvent samedi soir, pas moins de trois groupes — deux Britanniques et un Français — ont choisi délibérément de rester tapis dans l'ombre.

« C'est un effort conscient de notre part pour apporter à nos concerts un aspect de performance artistique. Nous voulons que nos concerts soient aussi éloignés que possible de l'ambiance d'un feu de camp », explique à l'AFP Simon Milner, claviériste du trio londonien Is Tropical.

Ces musiciens, qui mélangent pop, électro et rock à la manière des Klaxons, portent des foulards sur scène et jouent tournés les uns vers les autres plutôt que face au public.

« Cela permet de créer une atmosphère particulière. Les gens sont plus attentifs parce qu'ils veulent faire partie de l'entité qu'ils voient sur scène », souligne Dominic Apa, le bassiste et chanteur.

« Cet été, après un concert destiné aux moins de 18 ans, nous avons vu tous les gamins sortir de la salle avec leur T-shirts noués sur la figure, comme s'ils faisaient partie d'un gang. C'est probablement ce que ressentent intérieurement beaucoup de gens après nos concerts », estime-t-il.

Pour le trio rennais Güz II, qui se produit dans la rue aussi bien que dans des salles de concerts, le fait de jouer avec des masques de Zorro crée aussi une « écoute particulière ».

« On arrive, on est masqués et en plus on ne parle pas. Les gens ressentent d'autant plus nos +super-pouvoirs+ », dit Benjamin Baccara, violoniste et percussionniste.

Attendus ce samedi à Rennes, les Britanniques de WU LYF sont plus secrets encore. Les musiciens ne donnent pas d'interviews et apparaissent le visage couvert par des foulards blancs sur la seule photo officielle du groupe.

WU LYF — pour World Unite - Lucifer Youth Foundation — joue aussi à un jeu de piste avec ses fans sur internet où il multiplie les sites en forme de labyrinthe et les mises en ligne éphémères de morceaux de rock noisy. Une attitude qui a rapidement aiguisé l'appétit de la presse et des maisons de disques.

L'idée de jouer masqué n'est évidemment pas neuve. Daft Punk ou The Residents avant eux ont construit leur carrière sur l'anonymat.

Mais pour ces jeunes qui ont grandi avec internet, il s'agit aussi d'une façon d'intégrer les atouts et les inconvénients de la Toile.

« Aujourd'hui, tout le monde peut vous prendre en photo et votre visage peut se retrouver n'importe où. Je n'ai pas envie de voir partout mon double-menton ! », s'exclame Gary Barber, batteur d'Is Tropical.

A l'heure où une chanson se réduit à un fichier téléchargeable, ils envisagent leur musique comme faisant partie d'un projet plus large, où son et image sont d'égale importance.

« Nous avons beaucoup travaillé sur l'aspect théâtral », confirme Benjamin Baccara de Güz II, qui a même envisagé de « travailler avec des acteurs qui ont fait des expériences sur le masque neutre ».

Les membres d'Is Tropical, dont plusieurs sont d'anciens étudiants en art, attachent un soin particulier à leurs vidéos et dessinent eux-mêmes les T-shirts et pochettes de disques.

Quant à Wu LYF, en faisant de la moindre de ses productions un collector, le groupe a réussi le tour de force d'écouler une édition limitée à 14 exemplaires de son premier EP au prix de 50 livres (60 euros) pièce.

samedi 11 décembre 2010

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Musique: 625 groupes en lice pour
un concours organisé par
Ouest-France

Six cent vingt-cinq groupes de rock se sont portés candidats pour la première édition du prix Médiator de Ouest-France destiné à distinguer le groupe le plus prometteur du grand Ouest, ont annoncé vendredi les organisateurs du concours.

« Il existe un vrai renouveau de la scène musicale dans la région, l'objectif est de donner un coup de pouce médiatique aux groupes pour les aider à passer un cap supplémentaire », a indiqué le journaliste Philippe Richard de Ouest-France, l'un des responsables du projet, lors d'une conférence de presse à Rennes en marge du festival des Trans Musicales.

Le vainqueur, qui bénéficiera notamment d'une campagne de promotion de la part du groupe de presse, doit être désigné le 16 décembre parmi dix finalistes à l'issue d'un vote à parité des internautes https://www.ouest-france.fr/prixmediator et d'un jury de professionnels présidé par le programmateur des Trans Musicales, Jean-Louis Brossard.

La cérémonie doit être diffusée sur les antennes de France 3 Bretagne, France 3 Pays de la Loire et France 3 Basse-Normandie.

Le concours s'adresse à des groupes non signés par un label.

samedi 11 décembre 2010

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Wyclef Jean : ne pas faire du
hip-hop pour le bling-bling ou les
belles filles

La star internationale du hip-hop Wyclef Jean, Américain né en Haïti, a souhaité vendredi soir à Dakar, à l'ouverture du 3e Festival mondial des arts nègres, que les jeunes d'Afrique ne se lancent pas dans la musique pour « le bling-bling » ou pour « les belles filles », mais pour que leur pays « aille de l'avant ».

S'adressant à « tous les jeunes d'Afrique qui font du hip-hop », l'ex-membre du groupe The Fugees qui a vendu des millions d'albums a lancé: « ne faites pas de la musique parce que vous voulez le bling-bling ou les belles filles. N'imitez pas ce que vous voyez à l'Ouest, la grosse bouteille de champagne... Faites du hip-hop parce que vous voulez que votre pays aille de l'avant! »

Il s'exprimait devant la foule emplissant à moitié le plus grand stade de Dakar, avant le début d'un concert des plus grandes stars de la musique africaine: le Camerounais Manu Dibango, les Sénégalais Youssou Ndour, Baaba Mal, Ismaël Lô, la Béninoise Angélique Kidjo ou encore les Sud-africaines Mahotella Queens.

Wyclef Jean, qui rêvait de devenir président d'Haïti, son pays de naissance, a rappelé qu'il n'avait pas été autorisé à se présenter à l'élection du 28 novembre. Les candidatures de 15 personnalités haïtiennes avaient été rejetées, dont celle du chanteur qui vit aux Etats-Unis depuis son enfance, mais qui revenait souvent à Haïti ces dernières années.

Le musicien de 41 ans a rendu hommage, à l'ouverture du Festival mondial des arts nègres, au président sénégalais Abdoulaye Wade, pour l'accueil au Sénégal de plus de 150 étudiants haïtiens, suite au séisme qui avait fait plus de 250.000 morts à Haïti en janvier.

« Si vous voulez savoir à quoi ressemble Haïti, regardez-moi: Haïti c'est beau, c'est fort, plein de jeunesse, Haïti c'est l'Afrique », a lancé Wyclef Jean.

samedi 11 décembre 2010

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Loin des bars à strip-tease, le
« pole-dancing » veut se refaire une
virginité

Le « pole-dancing » a longtemps été associé aux salles enfumées des bars à strip-tease, mais ses adeptes veulent aujourd'hui réhabiliter cette discipline qui mêle, selon eux, sensualité et gymnastique.

Après la mode de la danse du ventre qui a fait le tour du monde, le « pole-dancing », qui consiste à enchaîner des mouvements autour d'une barre verticale, est la nouvelle coqueluche des femmes qui affirment le pratiquer pour leur propre détente, et non pas pour que des hommes fantasment en reluquant leurs courbes dans des arrière-salles obscures.

La nouvelle version du « pole » n'a rien à voir avec sa soeur dévergondée née dans les bars pour adultes: les pratiquants gardent leurs vêtements et leurs exercices s'apparentent plus à des acrobaties qu'à une danse lascive devant des salariés en goguette.

« Il y a deux courants dans ce sport », a expliqué Tina Burrett, porte-parole de l'Association internationale de remise en forme par la « pole-dance », qui organisait son troisième championnat international jeudi soir à Tokyo.

« L'un est associé au strip-tease et à l'industrie du sexe, mais je pense qu'aujourd'hui, le courant dominant est en fait celui lié à la remise en forme. »

« La raison pour laquelle il est devenu aussi populaire auprès de nombreuses femmes est que non seulement il permet d'exprimer sa sensualité, mais qu'en plus c'est un entraînement incroyable », a souligné Mme Burrett.

« Il faut être capable de supporter son poids en s'aidant d'un seul membre. Ca demande aussi de l'endurance. Une danse de cinq minutes peut paraître très courte, mais en fait cela demande une somme d'énergie monumentale », a-t-elle ajouté.

« Les danseuses ont un physique fantastique: très musclées mais également bien faites et féminines. »

Mme Burrett, diplômée en sciences politiques de 33 ans, affirme que pour elle, comme pour beaucoup d'autres femmes modernes, le « pole-dancing » est libérateur.

« Il y a des femmes dans mes cours qui sont docteurs, avocates, diplomates. Donc je pense que l'image du +pole-dancing+ est en train de changer. Il y a encore du chemin à faire, mais je pense que c'est en train de devenir un sport associé aux femmes fortes et sûres d'elles ».

La barre verticale fait également des adeptes parmi les hommes.

Duncan West, un Australien vainqueur cette année dans la catégorie masculine, s'est formé tout seul à ce qu'il appelle « la barre chinoise » — une forme de gymnastique héritée des traditions du cirque en Chine.

« Je ne suis pas un artiste né », a-t-il dit, ajoutant que ses supporters l'ont aidé à « surpasser son extrême timidité (...) et à simplement s'amuser en faisant des tours un peu dingues. »

Il reconnaît que sa passion n'est pas facile à faire accepter autour de lui. « Surtout avec les gars du boulot, mais je peux y faire face, ce n'est pas un drame », a-t-il confié avec un sourire.

Au Japon, prompt à s'enflammer pour les nouvelles modes, le « pole-dancing » a aussi ses aficionados.

« C'est devenu populaire aujourd'hui au Japon », a confirmé la gagnante cette année du championnat, Mai Sato, qui participe aux spectacles du Cirque du Soleil à Tokyo. « C'est un vrai sport ! »

Mme Burrett rêve même du jour où cette discipline fera son entrée aux Jeux Olympiques.

« Si le tir est considéré comme un sport admis aux JO, je ne vois vraiment pas pourquoi le +pole-dancing+ ne pourrait pas y être. »

samedi 11 décembre 2010

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Le manuscrit de The « Times They
Are A-changin » adjugé pour 422.500
dollars

Le manuscrit de « The Times They Are A-Changin' », une des chansons de Bob Dylan les plus célèbres des années 60, a été acquis vendredi aux enchères à New York pour 422.500 dollars, a annoncé Sotheby's.

Le collectionneur américain Adam Sender, propriétaire du fonds spéculatif Exis Capital, a remporté l'adjudication de la double feuille de papier écorné, où le texte est écrit au crayon de la main du chanteur, sans les notes de musique.

Le manuscrit était estimé entre 200.000 et 300.000 dollars.

La chanson a donné son titre au troisième album de l'auteur-compositeur symbole de la contestation des années 60 aux Etats-Unis. Paru en janvier 1964, l'album traitait du racisme, de la pauvreté, de l'engagement politique et du changement social.

Bob Dylan, qui aura 70 ans en mai prochain et continue à enregistrer, est revenu vers le blues ces dernières années. Il vient de terminer une tournée américaine bien accueillie par les critiques et le public.

samedi 11 décembre 2010

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Un bonne année pour le cinéma
français

Des larmes des « Petits mouchoirs » aux drames de « Des Hommes et des Dieux », en passant par le « Camping » et les pas de danse de « L'Arnaqueur », le cinéma français a renoué en 2010 avec les grands succès populaires qui remplissent les salles obscures.

« Jamais on n'avait observé une telle diversité dans le cinéma français, avec des documentaires, des comédies, des drames, on touche à tous les genres », s'est réjouie vendredi Véronique Cayla, la présidente du Centre national du Cinéma (CNC).

A ce stade, a-t-elle dit à l'AFP, près d'une vingtaine de films d'initiative française (FIF, totalement ou majoritairement français) ont dépassé le million de spectateurs et parmi eux huit ont enregistré plus de deux millions d'entrées (six seulement en 2009).

Le film de Guillaume Canet, avec cinq millions d'entrées, occupe mi-décembre la tête du box office annuel - même si le succès de « Harry Potter et Les Reliques de la mort » risque de le détrôner d'ici au 31 décembre.

Mais derrière ces fractures de l'amitié filmées au Cap Ferret, une kyrielle de films hexagonaux ont fait le plein. Outre l'état de grâce « Des Hommes et des dieux » qui a attiré plus de 3 millions de spectateurs: on trouve « Camping » (3,9 M d'entrées); « L'Arnacoeur » (3,7 M); « Arthur 3 » (3 M), « Océans » (2,9 M), « La Rafle » (2,8 M) ou encore « Potiche » qui s'apprête à dépasser les 2M.

Autre source de satisfaction, ce cinéma s'exporte bien, relève Mme Cayla: « Des Hommes et des Dieux » a été vendu dans plus de 50 pays, « Océans » a battu des records au Japon et aux Etats-Unis, « Adèle Blanc-Sec », malgré un succès mitigé en France, a triomphé en Asie, notamment en Chine (plus de 2 M de spectateurs).

« C'est tout à fait réjouissant, car jusqu'à présent l'exportation était restée le point faible » du cinéma français, affirme-t-elle.

D'une manière générale, 2010 s'annonce comme une excellente cuvée avec une fréquentation qui devrait atteindre 205 millions d'entrées fin décembre, en hausse pour la troisième année consécutive: « Ce n'est jamais arrivé depuis 1967 », déclare Véronique Cayla.

La modernisation des salles et l'arrivée de la 3D expliquent, selon elle, ce retour d'un public rajeuni et élargi vers les salles de cinéma. « Mais c'est, avant tout, l'offre très diversifiée de films qui s'avère primordiale », dit-elle. « Et c'est encore plus rassurant sur la bonne santé du cinéma ».

En 2009, « Avatar » avait fait le boulot, l'année d'avant c'était « Les Ch'tis ».

Du côté de la production aussi, l'embellie est palpable: après un creux de la vague en 2009, lié à la crise internationale - les films se vendaient moins et moins cher, explique Mme Cayla -, les affaires reprennent et témoignent d'une belle vitalité avec 184 films d'initiative française produits - donc financés - de janvier à novembre, proche du record de 2008 (196 films).

« Les financements ont repris: on devrait atteindre 1,1 milliard d'euros en fin d'année, proche du 1,2 md de 2008, contre 860 M en 2009 », note-t-elle. Avec un prix « moyen » par film autour de 6 M d'euros, alors que ce sont ces films dits « du milieu » - entre 4 et 7 M d'euros de budget moyen, ni très chers, ni petit budget - qui avaient le plus pâti de l'érosion des financements.

Au contraire cette année, ces « films du milieu » sont en nette augmentation: « Une bonne nouvelle, car on sait qu'ils contribuent à la vitalité du cinéma français et aux succès en salle, en France comme à l'étranger ». En 2010, ce fut le cas d'oeuvres comme « Tout ce qui brille » ou « Des Hommes et des Dieux ».

samedi 11 décembre 2010

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Six jeunes réalisateurs sélectionnés
pour le projet Emergence d'Elisabeth
Depardieu     

Six jeunes réalisateurs ont été retenus vendredi par un jury présidé par André Téchiné, qui pourront ainsi développer leur premier long métrage dans le cadre du projet Emergence, créé par Elisabeth Depardieu.

Le jury, réuni jeudi et vendredi à Paris, a retenu les noms de Jacques Toulemonde pour son projet « Anna »; Emmanuel Marre (« Territoire »); Christophe Régin (« Mercato bébé »); Antonio Hébrard (« Le meilleur d'entre nous »); Deniz Gamze Ergüven (« Kings ») et Dominique Baumard (« Echafaudages »).

Outre son président, le réalisateur André Téchiné, le jury était composé notamment de personnalités du cinéma (réalisateurs, scénaristes, producteurs, distributeurs) comme Dominique Besnehard, Bénédicte Couvreur, Jacques Fieschi, Jean-Claude Petit, Sandra Mirimanoff ou Ludivine Sagnier, ainsi qu'Elisabeth Depardieu.

« Emergence » permet chaque année aux réalisateurs sélectionnés de filmer des séquences de leur projet, avec un accompagnement concret de tous les métiers du cinéma et des moyens professionnels de production.

Lancée en 1998, l'initiative a favorisé par le passé l'apparition de films comme « Depuis qu'Otar est parti » de Julie Bertuccelli, « Podium » de Yann Moix, « Qu'un seul tienne et les autres suivront » de Léa Fehner ou « Un poison violent », de Katell Quillévéré.

Pour se présenter, les candidats doivent avoir réalisé au moins un court métrage et/ou avoir une expérience professionnelle dans le secteur du cinéma et, si possible, bénéficier du soutien d'un producteur.

Emergence reçoit chaque année une centaine de projets.

samedi 11 décembre 2010

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Le Festival mondial des arts nègres
réssuscité, 44 ans après Senghor

Après plusieurs reports, le troisième Festival mondial des arts nègres (FMAN) qui veut mettre en valeur la culture noire, débute vendredi au Sénégal sur le thème de la « renaissance africaine » mais il est décrié par certains comme étant coûteux et « anachronique ».

Le président Abdoulaye Wade a « exhorté » les Sénégalais à « une forte mobilisation pour imprimer un cachet populaire » à cet évènement organisé du 10 au 31 décembre dans tout le pays, avec le Brésil en « invité d'honneur ».

Ce troisième Festival se tient 44 ans après la première édition, en avril 1966 à Dakar, organisée par le « président-poète » et « chantre de la négritude » Léopold Sédar Senghor.

Expositions, spectacles, débats - tous gratuits - sont prévus dans plusieurs domaines: musique, théâtre, architecture, histoire, littérature, sport, danse, photographie, design, artisanat d'art, cinéma, mode, etc.

« Des partenaires pensent que nous ne sommes pas suffisamment entrés dans l'Histoire. Nous ne crions pas notre négritude. Nous l'affirmons et nous le mettons dans un contexte de renaissance africaine. Nous voulons montrer au monde que l'Afrique a existé, existe et sera », déclare le délégué général du Festival, Abdou Aziz Sow, assisté par la fille du président Wade, Sindiély.

M. Sow faisait allusion à un discours très controversé du président français Nicolas Sarkorzy à l'université de Dakar le 26 juillet 2007, dans lequel il avait affirmé que « l'homme africain » n'était pas « suffisamment entré dans l'Histoire ».

Quelque 5.000 personnes dont 3.500 artistes ont été invités, selon le comité d'organisation.

La cérémonie d'ouverture dans le plus grand stade de Dakar (60.000 places) prévoit la participation de 700 danseurs, 2.000 figurants et artistes, et 500 musiciens autour de stars africaines telles les Sénégalais Akon et Youssou Ndour, la Béninoise Angélique Kidjo et les Sud-africaines Mahotella Queens.

Le budget du Festival est estimé à 35 milliards de FCFA (53 millions d'euros) avec des contribution du Sénégal et d'autres pays africains, dont l'Afrique du Sud, le Nigeria et le Soudan.

« Comment peut-on appeler à un Festival mondial des arts nègres rappelant le combat anachronique de la négritude des Senghor et (de l'écrivain martiniquais, Aimé) Césaire préoccupés d'identité nègre face au blanc ? », écrit dans un « appel aux artistes nègres » l'opposant et écrivain sénégalais El Hadji Momar Samb.

« Comment, en ces moments-ci où les populations sont ballottés entre des pénuries de toutes sortes — eau, électricité, gaz, pain, soins primaires de santé, sécurité —, peut-on en toute responsabilité, se permettre d'engager une dépense de plus de 30 milliards de FCFA ? », ajoute-t-il.

Pour l'anthropologue-muséologue sénégalais Ousmane Sow Huchard, l'organisation du Festival « par des gens qui ne sont pas dans la culture » relève « de l'amateurisme », d'où ses quatre reports depuis 2007. « Le Festival de 1966 était mieux planifié », affirme-t-il.

La deuxième édition, à Lagos en janvier-février 1977, avait été marquée par une polémique. Le Sénégal avait failli la boycotter en « raison de divergences dans la conception », rappelle l'écrivain sénégalais Alioune Badara Bèye.

« Senghor voulait un projet de réflexion sur la culture et le devenir de l'Afrique » mais un responsable nigérian avait estimé: « the festival is business », donc fait pour gagner de l'argent. Le concepteur du Festival de 1966, le Sénégalais Alioune Diop, avait même été expulsé de Lagos.

samedi 11 décembre 2010

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Un réseau de pilleurs de sites
archéologiques démantelé en Espagne

Un réseau de pilleurs de sites archéologiques a été démantelé en Espagne, a annoncé vendredi la police qui a arrêté 57 personnes et saisi des milliers de pièces de « grande valeur » préhistoriques, romaines ou médiévales.

« Parmi les pièces figurent des pointes de flèche, des monnaies romaines et médiévales, des fibules d'origine romaine, des boucles d'oreilles et boucles de ceinture d'époque wisigothique, des haches de pierre polie et des stèles avec des inscriptions en arabe », a indiqué la police dans un communiqué.

Au cours de cette opération, des « milliers de pièces de monnaie de différents types et dates, mais principalement d'époque romaine » ont été saisies et un atelier pour restaurer ou falsifier les pièces d'archéologie a été découvert.

Ce « réseau opérait principalement en Andalousie (sud) mais se déplaçait aussi dans d'autres régions pour piller des sites », a ajouté la police qui a mis la main sur 18 détecteurs de métaux utilisés par les pilleurs pour localiser les sites.

Les objets pillés, une fois restaurés, étaient vendus lors d'enchères privées sur internet ou bien écoulés directement auprès de collectionneurs qui étaient des « clients habituels » des trafiquants.

La plupart des pièces étaient des originaux provenant de fouilles illégales. Dans certains cas il s'agissait d'objets anciens restaurés par des faussaires experts et, dans d'autres cas, de simples copies de pièces originales effectuées par des « machines de haute précision » et vieillies artificiellement.

Dans un second volet de cette opération, un réseau de trafic de métaux précieux et de blanchiment d'argent a été démantelé par la police qui a procédé dans ce cadre à 28 arrestations supplémentaires.

Pour cette opération, 55 kilos d'or, 70 kg d'argent, de nombreux bijoux et 900.000 euros en liquide ont été saisis ainsi que cinq armes à feu.

L'or était fondu clandestinement puis envoyé en Allemagne, Turquie, Italie ou Suisse où il était raffiné, selon la police qui explique que le chef présumé du réseau de pillage de sites archéologiques était impliqué dans ce trafic de métaux précieux.

samedi 11 décembre 2010

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L'l'invisible, voire l'inaccessible
dévoilés par l'imagerie 3D

De l'insecte vieux de 120 millions d'années caché dans une ambre opaque au citron carbonisé voici 2.700 ans lors d'un rite funéraire, l'imagerie 3D révèle l'invisible, jusque là inaccessible sans altérer les échantillons, un tournant important pour la paléontologie.

Visualiser les structures profondes d'organismes permet de meilleures modélisations et comparaisons, entre oiseaux et dinosaures par exemple. Examiner les contraintes mécaniques sur les os du pied d'un éléphant va aider à reconstituer la morphologie des dinosaures.

Pour « faire parler » les échantillons, « on ne détruit plus les objets, on les analyse », a expliqué Jean Dercourt, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, en présentant jeudi les avancées qu'ont permis « 3D et imagerie en paléontologie et paléoanthropologie ».

Auparavant « on ne pouvait pas passer au travers des minéraux pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur », le seul recours restait « la technique de la machine à jambon », permettant de découper de fines lamelles de l'objet étudié.

Chaque tranche découpée pouvait être dessinée ou photographiée, mais il fallait pour cela « détruire la roche et le fossile qu'il contenait », a-t-il rappelé devant la presse.

La numérisation 3D permet « l'accès à la matière et aux structures internes des objets », sans les altérer. C'est « le vieux rêve de voir l'inaccessible +envers des choses+ enfin réalisé, la porte ouverte aux trésors cachés dans des écrins scellés par la matière et le temps », résument les chercheurs en introduction aux « Comptes Rendus de l'Académie des sciences Palevol » réunissant une vingtaine d'études scientifiques.


L'imagerie 3D laisse voir les graines à l'intérieur du
« plus ancien citron connu dans l'ouest de la Méditerranée »
qui a l'aspect d'un fruit carbonisé.

La technique de tomographie aux rayons X (scanner) permet des « niveaux de détails extraordinaires », a souligné le paléontologue Gaël Clément (Muséum national d'histoire naturelle). Et de préciser : « Le fossile qu'on voit dans les musées, le public pense peut-être que c'est un fantôme grossier » de l'animal observé. En fait, « atome par atome, chaque structure de l'animal est conservée ».

Lors d'une tomographie, les rayons X traversent le spécimen qui tourne sur 360 degrés. Les différences de densité permettent alors de reconstituer le volume de l'organisme, explique encore Gaël Clément. Sur l'écran, insectes ou os des jambes de Neandertal peuvent être visualisés sous tous les angles.

Des outils permettent aussi de numériser rapidement la surface d'objets. L'acquisition des données peut se faire aussi grâce à l'imagerie par résonance magnétique ou, pour les projets jugés les plus intéressants, la lumière synchrotron dans un accélérateur de particules.

La forme du cerveau d'un homme de Cro-Magnon a été reconstituée en 3D en numérisant un crâne conservé au musée de l'Homme grâce à un scanner médical. Ce qui a permis de découvrir les empreintes laissées par le cerveau sur la surface interne du crâne, c'est-à-dire « l'endocrâne », a rappelé le paléoanthropologue Antoine Balzeau.

Grâce aux données d'imagerie et à une société disposant d'imprimantes en 3D, un prototype en plastique de l'endocrâne avait été réalisé début 2010 et brièvement exposé. Ce type de réplique peut constituer une alternative aux moulages parfois impossible à réaliser.

Faut-il profiter des nouvelles techniques pour numériser les 60 millions de spécimens se trouvant au Muséum ? Jean Dercourt invite à la prudence, faisant allusion au temps passé dans les années 50 à créer des cartes perforées vite devenues obsolètes avec l'arrivée de vrais ordinateurs.


©Musicologie.org 2010