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samedi 18 décembre 2010

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L'étoile Opéra-bouffe d'Emmanuel
Chabrier à l'Opéra de Limoges

Reprise de la production de l'Opéra national du Rhin - Opéra d'Europe (création décembre 2007). Vendredi 31 décembre 2010 et dimanche 2 janvier 2011.

L'Etoile est un opéra-bouffe créé le 28 novembre 1877 au Théâtre des Bouffes-Parisiens. La production présentée à Limoges est une reprise de la production de l'Opéra national du Rhin-Opéra d'Europe (création en décembre 2007).

L'ouvrage est dirigé par Benjamin Lévy et mis en scène par Matthew Jocelyn qui viennent tous les deux pour la première fois à Limoges. Il fait appel à l'Orchestre de Limoges et du Limousin et au chœur de l'Opéra de Limoges dirigé par Jacques Maresch.

L'Étoile est un petit chef-d'œuvre de drôlerie. On s'y régale du rythme endiablé des danses à la mode, de l'esprit festif et du quiproquo virtuose, de la mine souriante et du port léger de mélodies tendres et faciles à mémoriser. Mais si Chabrier, dont la veine comique semble innée, use de tous les ressorts traditionnels du comique, il va plus loin encore, bousculant les règles conventionnelles de l'opéra-bouffe.

L'ouvrage tient du génie. Sous des allures de parodie, L'Étoile brille de couleurs nouvelles et franches, sans exotisme facile, d'une verve comique qui ne cache pas de véritables talents de mélodiste, d'un texte qui joue des sonorités plus que des clichés, où l'on goûte un humour canaille aux allusions à peine voilées.

De divertissement, il est pourtant bien question, et sans modération, dans cette œuvre plus parodique que psychologique, peuplée de personnages jouisseurs, cyniques, amoraux et hypocrites, et qui constitue pour le metteur en scène Matthew Jocelyn « le summum du bon goût avec la touche nécessaire de mauvais goût ».

Mais L'Etoile marque surtout par la subtilité, la richesse d'écriture et la justesse de sa partition.

Le chef Benjamin Levy, spécialiste de l'opérette et de l'opéra-bouffe français, va jusqu'à y lire une préfiguration de Claude Debussy, un modèle d'inventivité et de fluidité. « Il faut, dit-il, lui accorder autant de soin que si on jouait Wagner. »

Biographie de Chabrier

samedi 18 décembre 2010

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L'étoile Opéra-bouffe d'Emmanuel
Chabrier à l'Opéra de Limoges

Marc Minkowski nommé directeur artistique de la  « Semaine Mozart » à Salzbourg

Le chef d'orchestre français Marc Minkowski a été nommé directeur artistique de la « Semaine Mozart » de Salzbourg, organisée chaque année en janvier dans la ville natale du compositeur autrichien, a annoncé vendredi la Fondation Mozart à Salzbourg.

C'est la première fois qu'un chef d'orchestre français est nommé à ce poste.

Marc Minkowski prendra ses fonctions le 1er mars 2012, en même temps que Matthias Schultz, 33 ans, nouveau directeur général de la Fondation Mozart de Salzbourg et du département des concerts.

Outre ses activités en tant que directeur artistique de la « Semaine Mozart » (Mozartwoche), Marc Minkowski réalisera différents projets pour la Fondation tout au long de l'année à Salzbourg, indique le communiqué.

« Même si je suis un habitué de longue date (de la  »Semaine Mozart« ), je ne vois pas cette nomination comme la récompense du travail accompli, mais comme la promesse d'un accomplissement futur », a réagi Marc Minkowski.

La première « Semaine Mozart » de la nouvelle direction aura lieu en 2013, précise la Fondation, qui relève « l'approche personnelle de Mozart » dont fait preuve Marc Minkowski, « un remarquable interprète » du compositeur, selon elle.

La « Semaine Mozart », organisée par la Fondation en parallèle du Festival d'été de Salzbourg, réunit de grands interprètes du compositeur venus du monde entier.

Cette Fondation a été créée afin de préserver son héritage par le biais de la « Semaine Mozart » et dans les deux musées Mozart à Salzbourg, les plus visités de la ville. Elle organise également un festival de musique contemporaine « Dialogues » (Dialoge).

Marc Minkowski, 48 ans, a fondé à l'âge de 19 ans « Les Musiciens du Louvre », un ensemble qui a pris une part active dans le renouveau du baroque, et qui s'est associé en 1996 avec le nouvel Orchestre de chambre de Grenoble pour former les Musiciens du Louvre-Grenoble.

Directeur musical du Sinfonia Varsovia depuis 2008, Marc Minkowski est également l'hôte régulier de nombreux orchestres symphoniques avec lesquels son répertoire évolue de plus en plus vers le XXè siècle.

samedi 18 décembre 2010

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Roland Petit invité exceptionnel de
l'Opéra de Rome pour six soirées

Le chorégraphe français Roland Petit sera l'invité exceptionnel de l'Opéra de Rome pour six représentations à partir du 22 décembre, avec au programme L'Arlésienne et Carmen de Georges Bizet, avec notamment Eleonora Abbagnato, Polina Semionova et Ivan Vassiliev.

Les bénéfices de la première représentation, le 22 décembre, intitulée exceptionnellement « Soirée d'honneur à Roland Petit », seront reversés à Amlaids, une association de lutte contre le sida de la région de Rome, a annoncé le Théâtre de l'Opéra de Rome dans un communiqué.

« L'Arlésienne » (Paris, 1974) marquera les débuts à Rome de la Palermitaine Eleonora Abbagnato, première danseuse à l'Opéra national de Paris, en couple avec Benjamin Pech, étoile du même corps de ballet. Autre débutant à Rome: Ivan Vasiliev, premier danseur du Bolchoï.

Polina Semionova, première danseuse du Staatsballet de Berlin, sera la protagoniste de « Carmen » (Londres, 1949), aux côtés de Robert Tewsley, en alternance avec les Romains Gaia Straccamore et Mario Marozzi.

Dates des représentations: jeudi 23 décembre, vendredi 24 décembre, mardi 28 décembre, mercredi 29 décembre et jeudi 30 décembre. https://www.operaroma.it

samedi 18 décembre 2010

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Les camions d'Eddy Mitchell
bloqués, un concert annulé à
Strasbourg

Le concert d'Eddy Mitchell prévu vendredi soir à Strasbourg, dans le cadre de sa tournée « Dernière séance », a été annulé en raison des intempéries dans l'Est de la France qui ont entraîné l'interdiction de circulation de poids lourds, a annoncé à l'AFP son service de presse.

Un arrêté préfectoral empêchant la circulation des poids-lourds est entré en application à Metz où « Schmoll » s'est produit jeudi soir.

Les camions de la tournée « Dernière séance » ne peuvent reprendre la route vendredi. Le chanteur était attendu le soir même à Strasbourg par 7.000 spectateurs pour un Zénith à guichets fermés.

Le concert de Metz a été reporté au 26 mars. Les billets restent valables pour cette nouvelle date. Le concert de samedi soir à Nancy, dernier de la première partie de la tournée, est maintenu.

La même mésaventure est survenue à la diva du Gospel Liz McComb, le 9 décembre, à l'église Saint-Sulpice à Paris. Mais cette dernière s'était tout de même produite avec une sonorisaion de fortune louée au dernier moment, en dynamisant son équipe technique, ses musiciens et le public enthousiaste. « On est là pour entendre de la musique, je suis de la vieille école, je peux chanter sans micro ! », avait-elle déclaré.

samedi 18 décembre 2010

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TGV Génériq, un festival laboratoire

Porté par les salles de concert présentes sur le tracé de la future ligne Rhin-Rhône, le festival TGV Génériq fait figure de laboratoire musical dont les meilleurs groupes se produiront lors des grands rendez-vous d'été comme les Eurockéennes de Belfort.

Le festival, qui se termine dimanche, est un « festival laboratoire où l'on teste les groupes sur scène, avant d'envisager de les programmer aux Eurockéennes », expliquent Kem Lallot et Christian Allex, programmateurs des deux festivals.

Justice, Charlie Winston ou Sébastien Tellier, sont passés sur les scènes de Génériq à leurs débuts avant de rencontrer un large succès. Cette année, Das Racist, Barcella, The Toxic Avenger ou encore Medi sont suivis de près par les programmateurs.

Pour l'édition 2010, le groupe Moriarty a réalisé un rêve : jouer dans la chapelle de Romchamp (Haute-Saône), dessinée par l'architecte Le Corbusier.

Ce groupe folk s'était déjà produit en février 2008 à Génériq. « Coup de cœur » des programmateurs, Moriarty gagnait son billet pour figurer à l'affiche des Eurockéennes quelques mois plus tard.

« C'était vraiment super, nous avions joué devant 25.000 personnes, notre plus grosse scène, avant d'enchaîner une tournée internationale », se souviennent la chanteuse de Moriarty, Rosemary, et le guitariste, Arthur.

« Le rendez-vous est de plus en plus reconnu par les professionnels qui viennent voir les jeunes groupes sur scène et faire leur marché pour les grands festivals d'été », constate Christian Allex.

L'assemblée générale du réseau de festivals indépendants De Concert, qui regroupe une vingtaine de festivals d'Europe, de Suisse et du Canada, a d'ailleurs eu lieu pendant le festival.

« Il est unique en son genre en France, de par son système d'organisation coopérative entre les cinq structures culturelles de l'axe métropolitain Rhin-Rhône » que sont La Rodia de Besançon, La Poudrière de Belfort, Le Moloco de Montbéliard, Le Noumatrouff de Mulhouse et La Vapeur de Dijon, affirme Christian Allex.

« Nous faisons le même job à quelques kilomètres de distance et la coopération est vraiment notre marque de fabrique », renchérit Olivier Dieterlen, responsable du Noumatrouff.

Pour Manou Comby, qui dirige la Rodia, le festival s'est « monté sur une logique de réseau » permettant de « rapprocher les publics et les territoires ». Il donner aussi une existence concrète à l'axe Rhin-Rhône.

D'ici un an, la ligne à grande vitesse (LGV) du même nom reliera les principales villes de Bourgogne, de Franche-Comté et d'Alsace. La SNCF est d'ailleurs partenaire privilégié du festival.

« Au niveau géographique, il n'y a pas d'autre festival en France qui suive aussi précisément une ligne à grande vitesse. Le calendrier aussi est adapté, étant donné que l'ouverture de la LGV est prévue le 11 décembre 2011, au même moment que la prochaine édition du festival », dit Philippe Moritz de la SNCF.

Au total, TGV Génériq présente sur une semaine une centaine de rendez-vous musicaux, donnés par 68 artistes pop, rock, électro, métal ou hip-hop, avec un budget d'environ 600.000 euros. Près de 15.000 visiteurs sont attendus.

samedi 18 décembre 2010

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Christian Hecq, comédien du
Français inspiré par le muet et la BD

Crâne rasé, mine ahurie et corps désarticulé, Christian Hecq, qui incarne Bouzin, un clerc de notaire minable dans « Un fil à la patte » de Feydeau à la Comédie-Française, avoue avoir puisé son inspiration dans le cinéma muet et la bande dessinée.

« J'avais une grande tendresse pour Laurel et Hardy », assure-t-il. « Ce qui me plaisait dans ce couple-là, ce couple de clowns (...) c'est que celui qui représentait l'autorité était aussi con que l'autre ».

« J'adorais Gaston Lagaffe aussi. Il y a des positions de dessin dans les bandes dessinés (...) qui m'ont toujours beaucoup plu. Je les reproduis dans mon corps », explique le comédien qui déclenche des vagues de rires à répétition dans la salle.

Une boucle à l'oreille, l'air réfléchi et le sourire doux, Christian Hecq, 46 ans, affirme que Bouzin, qu'il incarne avec un franc succès, n'est pas « un contre-emploi ».

« J'aime beaucoup ce genre de personnage en même temps naïf, distrait, prétentieux, je le trouve tellement humain ».

Dans ce rôle, le comédien, de mimiques improbables en poses grotesques, tombe dans un large escalier, rebondissant sur les marches comme une balle de caoutchouc. Une scène réglée au cordeau.

« Si on a peur, on se fait mal, il faut être décontracté », dit-il, reconnaissant toutefois utiliser des coudières et des genouillères.

« C'est ma particularité d'acteur. Je peux bouger et faire des petites cascades », affirme Christian Hecq qui s'est arrêté de travailler un an pour faire du cirque.

Le comédien se dit attiré depuis toujours par le mouvement plutôt que par la parole.

Pour se garder en forme, il court, fait des assouplissements. Mais s'entraîner, c'est aussi « regarder les gens assis à une terrasse de café, comment ils marchent, comment ils s'assoient. L'entraînement, c'est avoir un œil, un certain regard », dit-il

Pourtant, même s'il reconnaît avoir « une tendance naturelle à tirer vers le comique », un de ses rêves « serait de faire un rôle tragique ... pour avancer dans (son) travail de comédien ».

Christian Hecq, qui a grandi près de Bruxelles dans une famille bourgeoise, n'avait pas même été effleuré dans sa jeunesse par l'idée de devenir comédien. « C'était inconcevable cette marginalité ».

Il voulait « être ingénieur physicien. Faire les énergies douces, les éoliennes, les centrales hydroélectriques ».

Mais il connaît « un gros moment de déprime » alors qu'il est étudiant . « Il y avait quelque chose en moi qui me disait que ce n'était pas ma vocation », explique-t-il. « Et contrairement à l'habitude, c'est ma maman qui m'a poussé à rentrer dans une école de théâtre ».

Il apprend son métier à l'Institut national supérieur des Arts du spectacle (INSAS) à Bruxelles. Dès 1989, il reçoit l'Eve du meilleur acteur belge. Il joue sous la direction de Daniel Mesguich (« Dom Juan »), de Jean-Michel Ribes (« Musée haut, musée bas »), avant d'entrer à la Comédie-Française où on le voit dans « Cyrano de Bergerac », « Les Joyeuses commères de Windsor » ou « Le Mariage de Figaro ».

Il apparaît au cinéma comme dans « Fauteuil d'orchestre » de Danièle Thompson.

Aujourd'hui, le comédien se dit heureux de son métier mais peu impressionné par son succès.

« Ce n'est pas la première fois que je sens un engouement », se souvient Christian Hecq, qui a reçu en 2000 le Molière de la révélation pour son interprétation dans « La Main Passe » de Feydeau.

samedi 18 décembre 2010

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« Indignez-vous ! » : le livre de
Stéphane Hessel, 93 ans, en tête des
ventes

Le petit livre de l'ancien ambassadeur et résistant de 93 ans Stéphane Hessel, « Indignez-vous ! » (Indigène), tiré désormais à 500.000 exemplaires, est en tête des meilleures ventes du Top 20 Ipsos/Livres Hebdo à la mi-décembre, toutes catégories confondues.

Lancé le 20 octobre à 8.000 exemplaires, ce livre de 24 pages, vendu 3 euros, était déjà en tête du palmarès des essais depuis début novembre.

Le toujours jeune Stéphane Hessel y dénonce, sans langue de bois, l'écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, le traitement fait aux sans-papiers et aux Roms, la dictature des marchés financiers, les acquis bradés de la Résistance comme les retraites ou la Sécurité sociale.

Personnalité incontestable de la Résistance, Stéphane Hessel a été déporté, membre du Conseil national de la Résistance et l'un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Il est le fils d'Helen Grund-Hessel, héroïne du roman Jules et Jim.

« Indignez-vous ! » pourrait aussi faire une carrière internationale : il a déjà fait l'objet de demandes de traduction de la part d'un éditeur sud-coréen et d'une maison slovène.

Le Top 20 affiche par ailleurs une belle stabilité avec, en 2e position, le vingtième volet des Aventures de Blake et Mortimer, La malédiction des trente deniers de Jean Van Hamme et Antoine Aubin ; en 3e, Le métronome illustré du comédien Lorànt Deutsch (dont la version non illustrée figure aussi en 6e position), et en 4e, « La carte et le territoire » de Michel Houellebecq, Goncourt 2010.

samedi 18 décembre 2010

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Ours d'honneur à l'acteur allemand
Armin Müller-Stahl à la Berlinade

Armin Müller-Stahl, présenté comme « l'une des plus grandes stars allemandes de renommée internationale » recevra un Ours d'honneur lors de la Berlinale (10 au 20 février), ont annoncé vendredi les organisateurs.

Armin Müller-Stahl, né près de Kaliningrad aujourd'hui en Russie il y a 80 ans, se verra récompenser pour « l'ensemble de son œuvre », a précisé le directeur de la Berlinale, Dieter Kosslick, cité dans un communiqué.

L'acteur, qui se consacre aujourd'hui davantage à la peinture et à la musique, joua notamment dans « Lola » (1981) de Rainer Werner Fassbinder et « Music Box » (1989) de Costa-Gavras. Il a interprété son dernier rôle dans « Anges et démons » (2009) de Ron Howard.

Après avoir entamé une carrière dans le théâtre est-allemand, ce violoniste de formation se réfugia en Allemagne de l'Ouest en 1980. Il jouera ensuite sous la direction de réalisateurs comme Andrzej Wajda, Jim Jarmusch et Steven Soderbergh.

La Berlinale n'a pas indiqué à quelle date exacte serait remis l'Ours d'honneur.

samedi 18 décembre 2010

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Le Louvre va pouvoir acheter « les
Trois Grâces » de Cranach grâce aux
dons du public

Le Louvre va pouvoir acheter le tableau « Les Trois Grâces » de Lucas Cranach après avoir recueilli un million d'euros de dons auprès de particuliers, somme qui lui manquait pour conclure l'acquisition, a annoncé vendredi le musée.

Cinq mille donateurs ont répondu à l'appel lancé le 13 novembre par le Louvre qui a créé un site web pour l'occasion sur le thème « Tous mécènes ».

« C'est un magnifique cadeau de Noël » pour le Louvre, a estimé Henri Loyrette, le président-directeur du Louvre. « Non seulement ce tableau va rejoindre nos collections, mais nous avons reçu de plus une manifestation de fidélité et d'attachement du public au musée », a-t-il déclaré.

« Les Trois grâces », tableau peint sur bois, réalisé en 1531 par Lucas Cranach, grand peintre de la Renaissance allemande, présente trois gracieuses jeunes femmes nues sur un fond sombre.

Le vendeur demande 4 millions d'euros pour cette œuvre, qui se trouve en France et a été classée « Trésor national ». Le Louvre avait déjà rassemblé trois millions d'euros grâce au mécénat d'entreprise et à ses propres crédits d'acquisition, mais il lui manquait un million pour boucler la transaction, d'où son appel à la générosité du public.

Le musée avait une date-butoir, le 31 janvier, pour trouver les fonds. Il ne lui a fallu qu'un peu plus d'un mois pour réunir la somme manquante.

« C'est une heureuse surprise. Nous ne pensions pas que cela serait aussi rapide », a déclaré Henri Loyrette.

En 1988, sous la précédente direction, le Louvre avait déjà fait appel à une souscription publique afin de pouvoir acquérir « Saint Thomas à la pique » du peintre lorrain Georges de La Tour. Mais c'était avant l'avènement d'internet et elle n'avait pas eu cette ampleur.

Les donateurs sont essentiellement français. Les sommes vont de 1 euro à 40.000 euros. La moyenne des dons s'élève à 150 euros. Un quart tourne autour de 50 euros. Une dizaine de petites et moyennes entreprises et des fondations françaises ou étrangères ont également participé.

« Les donateurs sont de tous âges : de huit à 96 ans », a indiqué M. Loyrette. « Parmi eux, il y a des membres de la société des Amis du Louvre que nous connaissons déjà, mais aussi beaucoup de gens qui ont manifesté pour la première fois leur attachement au musée », a-t-il relevé.

« Le grand public s'est approprié cette idée de devenir tous mécènes », a-t-il indiqué. Un quart des dons sont dédiés, par exemple à une personne disparue, à un nouveau-né, à un amour, ou bien célèbrent l'obtention d'un diplôme ou constituent un cadeau de Noël.

La collecte des dons est désormais arrêtée. « Il faut être très clair là-dessus. Elle était exclusivement consacrée à l'achat de ce tableau », a précisé M. Loyrette.

Le tableau, actuellement dans les réserves du Louvre, sera présenté du 2 mars au 4 avril 2011, dans une salle particulière du musée. Tous les noms des donateurs y seront inscrits pendant cette durée.

Chaque donateur, quel que soit le montant du don effectué, recevra une reproduction de l'œuvre, qui servira de laissez-passer pour venir la voir. Une visite privée sera organisée pour les donateurs au delà de 200 euros.

Les plus généreux donateurs (au delà de 500 euros) pourront découvrir en avant-première le tableau.

Les sommes versées sont déductibles à hauteur de 66% de l'impôt sur le revenu.

« Ce tableau de Cranach est d'ores et déjà devenu une icône du musée », estime M. Loyrette.

samedi 18 décembre 2010

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L'ambassade de France à Rome
dévoile les trésors du sompteux
Palais Farnèse

Le Palais Farnèse, splendide édifice Renaissance qui abrite l'ambassade de France à Rome, ouvre exceptionnellement ses portes à partir de vendredi pour faire découvrir au public quelque 200 œuvres ayant appartenu aux collections de la célèbre famille romaine.

Dessins, sculptures, peintures et objets d'art dispersés au fil des siècles ont été rapatriés pour cette occasion dans leur écrin romain, œuvre d'architectes prestigieux, au premier rang desquels Michel-Ange.

Dans la cour du palais, situé dans le cœur historique de la Ville éternelle à deux pas de la place Campo di Fiori, le visiteur est accueilli par « Apollon citharède », une statue monumentale (4 tonnes!) en porphyre et marbre convoyée tout spécialement de Naples.

Petite déception: deux pièces maîtresses de la collection, dont la majeure partie est aujourd'hui conservée au Musée archéologique de Naples, l'Hercule et le Taureau Farnèse, ne sont présentes que virtuellement à travers des panneaux de photos installés à leur emplacement originel dans la cour et le jardin.

En haut de l'escalier d'honneur, on se console avec deux impressionnants « Daces prisonniers » qui veillent à l'entrée du Grand Salon.

Outre le musée de Naples, la présidence de la République italienne et le château de Chambord ont prêté de somptueuses tapisseries, et le musée de Louvre des dessins d'Annibal Carrache.

Autre pièce phare de l'exposition: un portrait de pape Paul III Farnèse signé Titien.

Mais l'exposition vaut avant tout par la découverte d'un lieu habituellement fermé au public: son architecture, ses propriétaires et habitants successifs en font un lieu unique où l'on sent encore la trace de personnages aussi divers que la reine Christine de Suède, l'écrivain-diplomate Chateaubriand ou le peintre Balthus.

Deux lieux exceptionnels sont d'une beauté à couper le souffle: la galerie des Carrache (1597-1608), ensemble exceptionnel de fresques sur les amours des dieux inspirées de Raphaël et de Michel-Ange, et la Salle des Fastes, dont le plafond à caissons et les fresques de Salviati servent de cadre au bureau personnel de l'ambassadeur, Jean-Marc de la Sablière.

« C'est une grande joie de pouvoir ouvrir le palais au public. Pendant quatre mois, nous allons cohabiter », s'est réjoui mercredi devant la presse le diplomate qui a lancé ce projet il y a trois ans.

Grâce à un budget d'un million d'euros, recueillis auprès de sponsors, principalement Total, l'exposition devrait permettre d'accueillir quelque 100.000 visiteurs.

Devant le bureau de l'Ambassadeur, on reconnaît sur une fresque le grand nez de François Ier et le menton en galoche de Charles Quint. Les deux célèbres ennemis se serrent la main sous l'œil bienveillant de Paul III Farnèse. Beau sujet d'inspiration pour un diplomate...

C'est à ce pape que revient le mérite d'avoir transformé une famille de la petite noblesse romaine en une véritable dynastie alliée aux plus grandes monarchies d'Europe.

Suite au mariage de la dernière des Farnèse, Elisabeth, avec Philippe V d'Espagne, petit-fils de Louis XIV, le « Museum Farnesianum » passe définitivement en 1734 aux mains des Bourbons de Naples, dépouillant le palais romain de ses joyaux.

Le palais romain a ensuite été loué aux ambassadeurs de France et des artistes, avant d'être racheté en 1911 par la France, qui le revend en 1936 à l'Italie de Mussolini, qui le lui reloue à son tour: le bail de 99 ans s'achève en 2036...

Exposition « De la Renaissance à l'Ambassade de France »
Du 17 décembre 2010 au 27 avril 2011
Information et réservation au +39 06 3 28 10

samedi 18 décembre 2010

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Festival du film de Dubaï

Sous l'impulsion d'une nouvelle génération de réalisateurs, le cinéma égyptien commence à remonter la pente après deux décennies marquées par une faible production, surtout de films de qualité.

Les films égyptiens présentés cette semaine au Festival international du film de Dubaï (Diff), certains en première mondiale, touchent à des sujets nouveaux comme le harcèlement sexuel ou l'immigration clandestine, avec une audace remarquée par les critiques.

Avec « 6,7,8 », son premier long métrage, le réalisateur Mohammad Diab brosse ainsi un portrait sans complaisance de la société égyptienne, à travers trois femmes de différentes classes sociales, unies par leur décision de ne plus être les victimes silencieuses du harcèlement sexuel.

Il y a Fayza, mère de famille et employée du cadastre, forcée de prendre chaque jour les bus bondés et d'y subir les attouchements les plus répugnants, Siba, la grande bourgeoise victime d'une agression collective, et Nelly, la comédienne qui riposte en pleine rue à son agresseur.

Fayza, encouragée par ses amies, décide de se défendre à coups de canif, Siba organise des cours d'autodéfense et Nelly devient la première égyptienne à oser porter son cas devant la justice.

« Le film est inspiré d'histoires vraies. Même lorsque nous tournions certaines scènes, les actrices ont été harcelées », assure le réalisateur.

Mohammad Diab affirme avoir « pris des risques énormes » en se lançant dans cette aventure. « Mais j'ai eu de la chance d'avoir trouvé un producteur croyant en moi et ne cherchant pas un gain financier immédiat ».

Plusieurs de ces nouveaux films sont même auto-financés et réalisés en numérique, et évitent autant que possible d'avoir recours aux stars du cinéma égyptien qui exigent des cachets astronomiques.

« Exit » (sortie), également un premier film de Hesham Issawi, relate une histoire d'amour contrariée entre une copte (chrétienne) et un musulman, qui lui demande de fuir le pays avec lui ou de se débarrasser de son bébé. Amal refusera les deux options et laissera Tarek prendre l'un des bateaux qui conduisent les immigrants clandestins en Italie.

Quant à « Microphone », du réalisateur Ahmad Abdallah, il mêle le documentaire à la fiction dans un film sur les troupes musicales underground à Alexandrie.

« Microphone » a été sacré meilleur film arabe au Festival international de cinéma du Caire la semaine dernière. Il avait déjà été primé en octobre lors des Journées cinématographiques de Carthage où il avait obtenu le Tanit d'or.

Un autre film égyptien « Al-Shawq », de Khaled al-Hagar, avait remporté la Pyramide d'or, récompense suprême du Festival du Caire.

Ces dernières années, le festival du Caire avait eu des difficultés à trouver un film local assez bon pour représenter le pays pendant le festival tenu dans le Hollywood du monde arabe.

Peu de films produits ces 20 dernières années se sont distingués par leur qualité, en raison surtout des dictats des producteurs qui voulaient des films faciles à commercialiser.

La production des films égyptiens était tombée de quelque 85 films par an en moyenne dans les années 1980, à seulement 16 films à la fin des années 1990, en raison des difficultés de financement et de l'absence d'aide de l'Etat.

Mais « il semble que la production de 2010 parviendra à atteindre 25 films », assure le critique égyptien Ali Abou Chadi.

Les nouveaux films « parlent avec audace de sujets tabous », affirme Massoud Amrallah, directeur artistique du festival de Dubaï, où douze longs métrages sont en compétition pour le muhr (étalon) du meilleur film arabe.

samedi 18 décembre 2010

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Hausse de la TVA/Box : une
décision injustifiable pour l'AFFUT

L'Association française des Utilisateurs de Télécommunications (Afutt) a qualifié vendredi de « décision injustifiable » la hausse gouvernementale de la TVA qui va être répercutée début 2011 par les opérateurs sur la facture des abonnés aux offres « triple play ».

Jusqu'à présent, une moitié de la facture de ces abonnements combinant télévision, internet et téléphonie mobile était assujettie à une taxe à la valeur ajoutée à 19,6% et l'autre à un taux réduit de 5,5%.

A la recherche de recettes fiscales supplémentaires, le gouvernement a décidé d'appliquer le taux le plus élevé sur la totalité de la facture.

Selon l'Afutt, plus d'un million de foyers couverts par un abonnement « triple play » « ne disposent pas, dans la réalité, des services de diffusion télévisuelle : ils paient donc pour un service qu'ils n'ont pas », souligne-t-elle dans un communiqué.

Ces foyers ne peuvent pas recevoir la télévision pour des raisons techniques, soit en raison d'une bande passante insuffisante ou de leur éloignement par rapport à l'antenne émettrice, des cas qui se présentent essentiellement dans les zones rurales ou les banlieues, a précisé à l'AFP le président de l'Afutt, Jacques Pomonti.

L'association rappelle en outre qu'en mars 2008, la décision du gouvernement d'appliquer le taux réduit à 5,5% pour la diffusion audiovisuelle « n'avait pas été répercutée sur la facture de téléphone des utilisateurs et le produit de cette réduction est demeurée intégralement dans la poche des opérateurs ».

« L'annonce de la répercussion immédiate sur le seul utilisateur de l'intégralité de la hausse de la TVA à 19,6% illustre l'unilatéralité du fonctionnement des relations entre la demande et l'offre, en faveur de cette dernière », dénonce-t-elle.

« A quand un arbitrage plus respectueux de la justice », s'interroge l'association, qui dénonce une « application injuste et injustifiable ».

samedi 18 décembre 2010

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Suppressions de postes dans
l'ducation: Lille, Nancy-Metz les plus
concernées

Les académies de Lille, Nancy-Metz et La Martinique sont parmi les académies qui seront les plus concernées par les suppressions de postes dans l'Education à la rentrée 2011, selon le document ministériel de carte scolaire dont l'AFP a eu copie vendredi.

16.000 postes seront supprimés en 2011 dans le cadre de la loi de Finances qui a été adoptée définitivement mercredi par le Parlement.

Dans l'enseignement public, seront supprimés 8.967 postes d'enseignants en primaire, dont 5.600 au titre d'une « résorption » d'un actuel « surnombre » d'enseignants, 4.800 postes d'enseignants en collèges et lycées et 600 postes au sein des personnels administratifs.

Selon le document ministériel, en valeurs absolues, dans le primaire, les suppressions sont surtout dans les académies de Lille (336 postes en moins sur 20.938 emplois) et Nancy-Metz (298 en moins sur 12.243), mais le document précise qu'une baisse des effectifs écoliers est attendue dans ces deux académies.

Côté collèges et lycées, les suppressions de postes affecteront, en proportion, surtout la Martinique (- 3,9 % par rapport à 2010) et l'académie de Nancy-Metz (- 3,4 %), deux endroits où des baisses démographiques sont attendues, mais aussi, dans une moindre mesure, celles de Lille (- 1,8 %) et de Créteil (- 1,5 %), alors que là sont attendues des hausses du nombre d'élèves.

Un document relève par ailleurs que Lille et Nancy-Metz ont été, à la rentrée 2010, plutôt bien dotées en moyens d'enseignement (remplaçants compris).

Ces répartitions des évolutions d'emplois par académie seront ensuite transmises aux recteurs, à charge pour eux d'opérer la répartition par département, puis par établissement.

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