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mardi 7 décembre 2010

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Journée d'étude Beckett et la
musique (CDMC / Paris)

Journée d'étude Beckett et la musique, vendredi 17 décembre à 9h45 au Cdmc, Salle Messiaen.

Organisée par Geneviève Mathon et David Lauffer, dans le cadre du CCAMAN-LISAA / Université Paris-Est Marne-la-Vallée.

Samuel Beckett (1906-1989) occupe une place singulière dans l'univers sonore et mental des compositeurs. Dès ses premiers écrits, les allusions à des compositeurs abondent. En retour, des musiciens tels que Morton Feldman, Luciano Berio, György Kurtág ou Pascal Dusapin se sont inspirés de ses œuvres pour leurs compositions.

Interroger Beckett, ses mots et sa « musicalité », ses bruits et ses rumeurs, questionner ces musiques qui ont trouvé, dans les mots de l'écrivain, silence et matière, corps et voix, espace et théâtre de l'esprit, tel sera le propos de cette journée d'étude.

Programme détaillé
Entrée libre
Centre de documentation de la musique contemporaine
16 place de la Fontaine-aux-Lions
75019 Paris
https://www.cdmc.asso.fr/fr/contact/plan_acces

mardi 7 décembre 2010

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Les Gens du Phare à L'Ogresse de
Bagnolet le 8 décembre

Les Gens du Phare réunissent quatre musiciens : Lydie Maud (voix), Cécile Maisonhaute (piano, voix, chœur), Laurent Gardeux (textes, violoncelle, guitare, chœur), Jean-Claire Vançon (musiques, flûte, mélodica, percussions, chœur)

Leur prochain concert de « chanson atmosphérique » aura lieu le le 8 décembre 2010 à à 21h30, à L'Ogresse Théâtre, 4, Rue des Prairies, 75020. Paris. Entrée en sera libre ?

Critique du dernier concert du même ensemble au même lieu :
https://www.musicologie.org/actu/10/index.html

Écouter des extraits : https://www.myspace.com/lesgensduphare

mardi 7 décembre 2010

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Signature d'une convention entre
l'université de Limoges et la
Fondation La Borie en Limousin

La Fondation La Borie en Limousin et l'Université de Limoges ont signé ce jeudi 25 novembre une convention cadre par laquelle elles ont convenu de mettre en synergie leurs compétences et leurs moyens spécifiques pour tout programme de valorisation et d'innovation dans le domaine des arts et des métiers du son.Elles vont donc mettre en commun l'ensemble de leurs ressources adaptées et de leurs réseaux internes et externes en vue d'explorer, dans un cadre interdisciplinaire, de nouveaux champs d'investigation et de nouvelles applications. Il s'agit donc de la création d'un nouveau laboratoire de recherche liant artistes et scientifiques.

mardi 7 décembre 2010

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Trio Longsworth et Homagassey, le
9 décembre à La Borie / Silignac

Nouvelle édition de la manifestation Jazz en Scènes, organisée par la Fédération des Scènes de Jazz et de Musiques Improvisées.

Homagassey : Vincent Thouverey (compositions, piano), Thomas Letellier (saxophones), Simon Valmort (batterie), Etienne Caugant (basse).

Après une pause de deux ans, les Auxerrois d'Homagassey reviennent sur scène. Au noyau dur piano-basse, formé par le compositeur Vincent Thouverey et son acolyte Etienne Caugant, sont venus se joindre deux nouveaux camarades Simon Valmort à la batterie et Thomas Letellier aux saxophones et clarinette. Les quatre musiciens se réunissent pour nous offrir un set mêlant l'énergie du rock, la chaleur du classique, des clins d'œil à leurs diverses influences et l'envoûtement des musiques répétitives. Sans oublier la place prépondérante donnée à l'improvisation qui fait de leur travail un art vivant, à venir partager simplement…

Eric Longsworth trio : Eric Longsworth (violoncelle), Mamadou Chérif Soumano (Kora), Jean-Luc Difraya (percussions)

Rencontre inédite en 2010 autour d'Eric Longsworth, ce trio est bâti sur une aspiration et un inspiration communes, la rencontre des talents et d'horizons culturels forts. Compositeur et violoncelliste de talent, Eric Longsworth est un artiste ‘inclassable' tant il ondule avec virtuosité aux confluents de plusieurs styles. Jouant du violoncelle comme s'il s'agissait parfois d'une guitare, d'une basse ou encore de percussions, il a choisi la liberté, celle de créer et de jouer, en troquant son violoncelle classique pour un instrument électrifié. Sur les cordes frottées, pincées, frappées, Eric Longsworth laisse une empreinte extrêmement personnelle, créant puis façonnant avec une grande sensibilité un univers musical singulier qui marie le jazz et différents courants des musiques actuelles. Chargée d'émotivité et d'images, sa musique raconte une multitude d'histoires.

Rencontre avec les artistes à l'issue du concert (pot gratuit).

Fondation La Borie-en-Limousin
Ensemble Baroque de Limoges – label LABORIE
La Borie. 87110 Solignac
tél : 05.55.31.84.84 - fax : 05.55.31.84.85
https://www.laboriejazz.com/jazzenscenes.com

mardi 7 décembre 2010

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David Linx et Maria Joao mercredi
au New Morning (Paris)

David Linx sera en compagnie de la chanteuse portugaise Maria Joao mercredi à Paris (New Morning), une nouvelle collaboration pour ce chanteur de jazz globe-trotter et intrépide qui passe aisément d'un hommage à Claude Nougaro à l'opéra « Porgy and Bess ».

David Linx et Maria Joao ont enregistré en 2008, avec le concours de l'Orchestre national de Porto, « Follow the Songlines », un album paru en septembre. Ils l'interprèteront mercredi prochain dans la formule originellement prévue: avec deux duos piano-voix, Diederick Wissels-David Linx et Mario Laginha-Maria Joao, soutenus par une rythmique.

« On dit toujours qu'en Europe, il y a deux duos voix-piano, un dans le sud, un dans le nord, qui proposent un peu autre chose dans le jazz vocal actuel », a dit à l'AFP un David Linx en perpétuel mouvement, de passage à Paris où ce Belge vit depuis une quinzaine d'années, entre un concert en Slovénie et un autre à Saint-Raphaël.

« C'est ma chanteuse préférée parce qu'elle est aussi radicale que moi », dit-il au sujet de Maria Joao, l'un des secrets les mieux gardés du jazz vocal au Portugal. « Je viens vraiment stylistiquement du jazz, elle vient un peu plus stylistiquement de la musique du monde, mais on a une liberté rythmique et on tranche carrément avec la tristesse ambiante stylistique que le jazz essaye de nous imposer », poursuit David Linx, intarissable.

Jubilatoires, les chansons de « Follow the Songlines » proposent un voyage intemporel entre des villes imaginaires, où les voix s'envolent dans des tourbillons de cordes et de cuivres et des pianos impertinents.

Eveillé au jazz afro-américain dès l'enfance, grâce à un père trompettiste et organisateur d'un festival à Anvers, David Linx saute allègrement d'un projet à l'autre. Le 20 décembre à l'Olympia, dans le cadre de la soirée annuelle de la radio TSF Jazz, il chantera en duo avec le pianiste italien Giovanni Mirabassi. Le 29 décembre, il reviendra au New Morning pour « Le Coq et La pendule », un hommage à Claude Nougaro emmené par le batteur André Ceccarelli.

Voix élastique au placement impeccable et au phrasé vif, le chanteur sera ensuite en Belgique: les 7 et 8 janvier à Dinant avec l'organiste afro-américaine Rhoda Scott, le 28 à Bruxelles pour « A different Porgy, an other Bess », un répertoire inspiré par l'opéra de Gershwin « Porgy and Bess » avec encore Maria Joao et cette fois le Bruxell's Jazz Orchestra, qu'ils interpréteront en février à Zagreb et Budapest.

« C'est ma vie, c'est une passion du matin au soir. Je sais au moins que je sais chanter », affirme celui qui produit d'autres musiciens (Daniel Goyone, Erick De Armas, Celia Reggiani...).

A 45 ans, ce chanteur jamais blasé, qui a une quinzaine d'albums à son actif sans compter ceux où il est invité, affirme vivre « une deuxième jeunesse vocale ». « J'avais tellement peur qu'avec l'âge ma voix se rétrécisse, qu'à force de travail, j'ai encore gagné trois/quatre notes en haut et en bas », confie-t-il.

Cette aisance vocale, son art d'habiter un texte, son sens du tempo (il fut batteur dans sa jeunesse), sa parfaite maîtrise de l'improvisation, font de David Linx l'un des chanteurs de jazz les plus créatifs du moment.

« Je suis tout le temps dans la musique. J'ai eu tellement peur quand j'étais jeune de ne pas pouvoir faire ça de ma vie. Je suis un chanteur de jazz ! », s'exclame David Linx, qui se fait « un devoir et une décision de fonctionner dans la joie, dans un monde politique extrêmement décadent ».

mardi 7 décembre 2010

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Chine : un instrument de musique
ancien adjugé 15,4 millions d'euros

Un instrument à cordes fabriqué en 1120 pour l'empereur de Chine Song Huizong a été adjugé 136,64 millions de yuans (15,4 millions d'euros) lors d'une vente aux enchères à Pékin, un record pour ce genre de musique, a rapporté lundi le journal Jinghua Shibao.

Sorte de cithare à sept cordes, le guqin était un symbole de raffinement dans la Chine ancienne, où il était utilisé par les lettrés.

Le bois de l'instrument mis à prix 16 millions de yuans (1,8 million d'euros) dimanche est incrusté d'or, d'argent, de cinabre et de poudre de corne de cerf, a précisé le journal.

En 1742, l'empereur Qianlong a fait graver plusieurs caractères sur le guqin qui a ensuite disparu de la collection impériale alors qu'il se trouvait au Palais d'été, mis à sac par une expédition militaire militaire franco-anglaise en 1860.

Récupéré par un particulier à Pékin au début du 20e siècle, l'instrument impérial avait été acquis en 1953 par un musicien à Shanghai, Fan Boyan, qui l'avait gardé secrètement, rapporte encore le Jinghua Shibao.

La maison Poly International Auction qui a organisé la vente n'a pas révélé le nom de l'acheteur du guqin.

Les riches chinois achètent de plus en plus d'antiquités de leur pays, dont les prix s'envolent. Une calligraphie sur soie vieille de plus de 1.600 ans s'est vendue le mois dernier 33,75 millions d'euros.

mardi 7 décembre 2010

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A la Scala, une académie qui forme
à tous les métiers de l'opéra

« Chanter sur la scène de La Scala, c'était comme un rêve », raconte Jaeheui Kwon. Un rêve que ce ténor coréen de 29 ans a réalisé avec les autres jeunes chanteurs triés sur le volet de l'Académie de la Scala de Milan qui forme à tous les métiers de l'opéra et de la danse.

Ils sont seulement douze chanteurs à être sélectionnés tous les deux ans parmi 250 candidats pour suivre cette formation au cours de laquelle ils se produisent sur les planches de ce temple de l'opéra.

« La qualité de l'enseignement est celle que l'on peut attendre de l'Opéra le plus célèbre du monde », estime Filippo Polinelli, baryton de 25 ans, tandis que Kwon souligne lui l'importance de l'« émotion » dans les cours, contrairement au conservatoire où il a « beaucoup écrit et beaucoup mémorisé ».

A quelques jours de l'ouverture de la saison le 7 décembre, tous ont en tête Anita Rachvelishvili, élève de l'Académie qui a été choisie l'an dernier pour interpréter Carmen et a triomphé le soir de la première.

Unique structure du genre en Europe, l'Académie de la Scala forme des chanteurs, musiciens, danseurs, scénographes, costumiers, maquilleurs, techniciens son et lumière...

Fondée en 2001 et comptant environ 900 élèves, elle rassemble d'anciennes formations créées par la Scala il y a des décennies, voire près de deux siècles pour l'école de danse, et de nouveaux enseignements.

C'est un « lieu dans lequel est transmis le savoir-faire d'un théâtre qui est l'histoire même de l'opéra », résume le surintendant de la Scala, le Français Stéphane Lissner, sur le site internet de l'Académie.

En bleus de travail Teatro alla Scala maculés de peinture, les étudiants en scénographie travaillent dans l'ex-usine abritant les ateliers de la Scala où sont fabriqués les décors du théâtre.

« Ces cours nous permettent de toucher de nos mains la matière », s'enthousiasme Maria Guarneri, 24 ans, qui a intégré l'Académie après une formation aux Beaux-Arts qu'elle juge trop théorique.

Elle se dit ravie de « participer aux productions de la Scala, une occasion unique » car « il y a une attention presque maniaque pour chaque détail » en particulier lors de la réalisation des décors de la première, La Walkyrie de Wagner cette année.

L'Académie est le vivier d'embauche des scénographes, menuisiers, mécaniciens ou costumiers de la Scala, explique Angelo Sala, le directeur des ateliers. Mais s'ils décident de tenter leur chance ailleurs, cette formation sera pour eux « une carte de visite de prestige ».

Changement de décor. L'école de danse de la Scala, située dans un autre bâtiment du centre de Milan, est la plus grosse structure de l'Académie avec plus de 400 élèves âgés de 6 à 19 ans.

« J'ai eu la chance d'être prise dans cette école » qui « nous dispense un enseignement d'excellence » et « mon rêve est de pouvoir rentrer dans un grand corps de ballet », déclare Maude-Hélène Treille, 17 ans, originaire de Cannes (sud de la France), en pleine préparation avant une tournée en Inde en janvier.

Nombre de ces élèves rejoindront le corps de ballet de la Scala ou partiront dans d'autres grandes compagnies comme l'Opéra de Paris ou le Royal Ballet de Londres.

Et l'interdisciplinarité de l'Academie sera une chance de plus pour eux, juge Frédéric Olivieri, directeur de l'école de danse: « c'est très important pour eux de pouvoir rencontrer tout de suite de grands chanteurs, de grands musiciens. Ce sont des échanges culturels internes très importants ».

mardi 7 décembre 2010

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Une mélodie écossaise recréée par
Susan Philipsz remporte le
Turner Prize

L'artiste écossaise Susan Philipsz a remporté lundi le Turner Prize, attribué chaque année à un artiste britannique contemporain, pour une création reprenant une chanson ancienne du folkore populaire écossais.

Susan Philipsz, qui est originaire de Glasgow mais vit aujourd'hui à Berlin, est récompensée pour son œuvre « Lowlands », du nom des landes du sud de l'Ecosse. L'artiste a interprété une chanson de marin perdu en mer du XVIe siècle dans trois versions différentes, sous trois ponts sur la rivière Clyde à Glasgow. La ballade prend alors un écho particulièrement nostalgique.

Le prix, annoncé lundi soir au musée Tate Britain à Londres, accorde 25.000 livres (39.000 dollars, 30.000 euros) au lauréat, choisi parmi quatre finalistes.

Parmi les autres artistes en lice figure Dexter Dalwood, dont les peintures s'inspirent de l'actualité comme dans « White Flag 2000 », sur les retombées de la guerre en Irak, l'artiste d'origine espagnole Angela de la Cruz et ses grands monochromes tordus, et le collectif Otolith, qui travaille à partir de plusieurs disciplines, dont la vidéo.

Le Turner Prize, qui récompense depuis 1984 un artiste britannique de moins de 50 ans, a été régulièrement l'objet de polémiques comme lorsque Tracey Emin a été récompensée en 1999 pour son œuvre « Mon lit », qui mettait en scène un lit aux draps défaits.

mardi 7 décembre 2010

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L'Aventure des Écritures : un
nouveau site mis en place par la
Bibliothèque naitonale de France

La Bibliothèque nationale de France et la Réunion des musées nationaux mettent en ligne un nouveau site consacré à l'Aventure des Écritures, avec le concours du ministère de l'Education nationale : https://classes.bnf.fr/ecritures/

Comment naît l'écriture ? Quelles sont ses différentes formes ? Qu'est-ce qui fait la spécificité de l'écrit ? Comment ont évolué les différents supports de l'écriture ? L'Aventure des Écritures tente d'apporter des réponses à ces questions. Ce sujet universel permet de traverser toute l'histoire des hommes, de comparer les cultures, d'aborder la littérature et l'expression graphique.

Huit récits audiovisuels relatent les grandes aventures de l'écriture : les naissances et les systèmes d'écriture ; l'évolution des supports de l'écrit ; les principes de déchiffrement des écritures oubliées ; les tracés manuscrits des lettres enluminées, des calligraphies, des brouillons d'écrivains ; la page, avec ses multiples formes, de la tablette d'argile à l'écran de l'ordinateur. Intrigué, parfois déconcerté, l'utilisateur voit s'ouvrir des horizons et des axes de réflexion. https://classes.bnf.fr/ecritures/recits/index.htm

L'exposition virtuelle en cinq salles enrichit les récits et permet de comprendre les différents enjeux religieux, politiques ou économiques qui président à l'invention de l'écriture et de confronter les rapports que l'écriture entretient avec l'image, la langue et la culture dans les différentes traditions. https://classes.bnf.fr/ecritures/enimages/index.htm

La lecture interactive de documents permet d'en découvrir chaque détail. Ils sont analysés sous forme de commentaires écrits ou sonores, d'agrandissements et d'animations. Chaque document donne une clé d'entrée vers un système d'écriture ou une dimension de l'écrit. https://classes.bnf.fr/ecritures/grosplans/index.htm

Le dossier regroupe des articles des meilleurs spécialistes sur la naissance des écritures, les principales écritures, les supports de l'écrit, l'évolution de la page et tout ce qui permet de passer du signe au sens.

La base encyclopédique d'information permet d'effectuer une recherche par thème, par écriture ou support, contient :

  • 800 documents écrits, datés du IIIe millénaire avant J.-C. au XXe siècle, provenant du monde entier ;
  • tous les articles du dossier ;
  • des albums présentant de nombreux documents iconographiques : lettrines, abécédaires, signatures' ;
  • des fiches Repères développant des sujets précis ;
  • des fiches Regard pour découvrir les points de vue de spécialistes.

La base peut être consultée à travers une arborescence structurée ou par interrogation directe. https://classes.bnf.fr/ecritures/recherche/resultats.php

À ces approches principales s'ajoutent des pistes pédagogiques, notamment sur le blanc de la page, les supports de l'écrit, la lettre et le signe, et des modules ludiques pour les jeunes enfants.
https://classes.bnf.fr/ecritures/classes/index.htm

Vous pouvez télécharger une fiche d'information sur le site à l'adresse suivante :   https://classes.bnf.fr/classes/pages/pdf/aventure_ecritures.pdf

mardi 7 décembre 2010

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« Cyrano de Bergerac » au Théâtre
Sorano à Toulouse

Le panache de Cyrano de Bergerac est au rendez-vous, mais une Roxane aux antipodes d'une jeune fille romantique donne un ton nouveau à la pièce d'Edmond Rostand, qui triomphe au Théâtre Sorano à Toulouse dans une mise en scène originale de son directeur, Didier Carette.

« Cyrano, c'est le summum de la difficulté, un texte énorme et un défi pour un metteur en scène et un comédien », avoue Didier Carette à l'AFP. Une gageure relevée avec brio par sa troupe Ex-abrupto, dont Régis Goudot, qui campe le héros avec une grande justesse dans toutes les nuances de son rôle.

Avec ce spectacle à l'affiche à Toulouse jusqu'au 17 décembre, Didier Carette se défend d'avoir voulu monter « un Cyrano de plus ». Et une des différences majeures et déroutantes avec les nombreuses versions offertes au théâtre ou au cinéma réside dans le personnage de Roxane (Lise Laffont), généralement présentée comme une jouvencelle énamourée.

En fait, rappelle le metteur en scène, « c'est une précieuse, une semi-mondaine, une femme entretenue par le comte de Guiche ». « C'est une femme qui a vécu, pas une jeune fille », souligne-t-il.

Sur scène, il la présente comme un personnage assez vulgaire, vêtue d'une jupe en tulle, transparente, ou d'une chemise de nuit qu'elle relève pour dénuder sa cuisse, « faire étalage de ses charmes » et séduire.

A la fin de sa vie, enfin, elle apparaît dans la scène du jardin du couvent « très dure, amère, aigrie, comme ces femmes qui ont tout perdu », contrairement à la vision d'autres metteurs en scène qui la présentent toute en douceur.

Quant au personnage de Cyrano, outre son côté « sympathique », Didier Carette a « tenté de montrer ses travers: c'est un enfant qui, comme tous les enfants, a des caprices, des peurs, des manques, des lâchetés ».

Face à l'exubérance de la pièce, le metteur en scène disposait d'un espace scénique limité et de huit acteurs. D'où un « décor minimaliste »: trois murs dans lesquels s'insèrent des éléments très rudimentaires - des chaises pour certaines scènes, des arbres ou des croix découpés dans du bois pour le siège d'Arras...

Les costumes sont « intemporels », certains personnages comme Le Bret étant habillés en costumes trois pièces sombres, Cyrano étant vêtu pour sa part en soldat dépenaillé de la Grande guerre. Quant au dialogue, il a dû être coupé en raison de la distribution réduite, mais seulement dans des parties « qui n'apportaient pas grand-chose », note le metteur en scène.

Avec ce Cyrano, sa « dernière folie » avec le groupe Ex-abrupto, Didier Carette fait ses adieux à la direction du théâtre Sorano en raison d'un différend avec la municipalité de Toulouse.

mardi 7 décembre 2010

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Un spectacle décadent à Versailles

Un spectacle en plein air avec feux d'artifice et effets spéciaux, « Les Féeries de la Reine », est présenté au Château de Versailles pendant trois soirées en décembre, dans le domaine où Marie-Antoinette se retirait pour fuir la cour.

Il s'agit d'un parcours nocturne, les 10, 11 et 12 décembre, agrémenté de guirlandes, de bougies, de flammes et de feux d'artifice au Hameau de la Reine. C'est là que Marie-Antoinette et ses proches trouvaient refuge, entourés de « maisons de poupées » construites dans le style des chaumières paysannes, d'animaux et de plantes.

La promenade se déroule dans ce domaine parmi les écrans vidéo où des images animées racontent la vie de Marie-Antoinette au son de mélodies de Gluck, de Mozart ou de carillons.

Puis cinq comédiens en costumes représentent le Roi Louis XVI, Marie-Antoinette et ses prétendants sur une musique de Scott Gibbons, tandis que des flammes et des feux d'artifice illuminent l'étang.

C'est au Hameau de la Reine que Marie-Antoinette venait, habillée en paysanne avec ses dames de compagnie, pour traire à l'aide de seaux en porcelaine de Sèvres décorés à ses armoiries des vaches ou des brebis soigneusement lavées. La Maison de la Reine domine un étang peuplé de cygnes et de canards dans cette ferme constituée de vignes, de vergers, de potagers, d'un colombier, d'un moulin à eau, d'une laiterie.

Le spectacle est une création du Groupe F, la compagnie de théâtre de rue qui a organisé des feux d'artifice pour célébrer de nombreux événements comme la cérémonie de clôture de la Coupe du monde de Football en 1998 ou le feu d'artifice à la Tour Eiffel à l'occasion du passage à l'an 2.000.

mardi 7 décembre 2010

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Une musicienne achète un sandwich
et se fait voler son Stradivarius

La violoniste d'origine coréenne Min-Jin Kym s'est fait voler son Stradivarius alors qu'elle s'était assise pour consommer un sandwich dans une chaîne de restauration rapide d'une des gares londoniennes lundi matin.

La jeune femme de 32 ans, violoniste réputée jouant notamment pour le Philharmonia Orchestra, s'est aperçue brutalement que l'instrument avait disparu.

Le violon, fabriqué en 1696 par Antonio Stradivarius, est estimé à environ 1,4 million d'euros.

Il porte de nombreuses marques distinctives, telles des réparations et l'ajout d'une mentonnière spécifique.

Selon la police des transports britannique, un instrument d'une telle valeur est très difficile à vendre sur le marché, où il serait immédiatement reconnu. La police espère que l'instrument sera repéré s'il est proposé sur le marché des antiquités. Le bureau de l'art et des antiquités de Scotland Yard a été alerté.

L'assureur a promis une récompense de 15.000 livres à la personne qui le retrouverait.

mardi 7 décembre 2010

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Yves Beaunesne nommé au Centre
dramatique de Poitou-Charentes

Le metteur en scène belge Yves Beaunesne, qui a créé la Haute école de théâtre de Suisse romande, a été nommé directeur du Centre dramatique régional Poitou-Charentes, selon un communiqué du ministère de la Culture publié lundi.

Yves Beaunesne souhaite développer et renforcer de multiples collaborations au niveau régional. Il entend également associer une compagnie implantée en région Poitou-Charentes au centre dramatique.

Formé à l'Institut national des arts du spectacle (Insas) à Bruxelles et au Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD) de Paris, il a été assistant de l'Américain Stuart Seide et de Patrice Chéreau. Il a depuis signé de très nombreux spectacles diffusés en France et à l'étranger.

Il a créé et dirigé la Haute école de théâtre de Suisse romande, implantée à Lausanne, de 2002 à 2007.

Yves Beaunesne succèdera le 1er janvier 2011 à Claire Lasne-Darcueil qui poursuivra son activité de création et dirigera la Maison du comédien à Alloue (Charente).

mardi 7 décembre 2010

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Clou de la vente Sarah Bernhardt :
Une sculpture en bronze,
« autoportrait en chimère »

Une sculpture en bronze formant encrier, « Autoportrait en chimère », réalisée par Sarah Bernhardt, a constitué le clou de la vente aux enchères consacrée à la grande comédienne lundi à l'Hôtel Drouot: estimée entre 4.000 et 5.000 euros, elle est partie à 31.500 euros.

Sarah Bernhardt, qui peignait et sculptait à ses heures, s'était représentée en chauve-souris griffue tenant une sorte de bénitier dans lequel se trouvait le diable, selon un communiqué de la maison d'enchères Piasa qui organisait la vente.

Une soixantaine d'objets évocateurs de cette tragédienne hors du commun, née en 1844 et décédée en 1923, étaient dispersés par Piasa. Ils provenaient de ses anciennes propriétés de Belle-Ile et de Paris.

Deux vitraux de Joseph-Alfred Ponsin qui décoraient l'hôtel parisien de Sarah Bernhardt et qui représentaient l'actrice dans des rôles importants du début de sa carrière ont été adjugés 23.465 euros pour les deux. Ils étaient estimés entre 12.000 et 15.000 euros chacun.

En revanche, une gouache du peintre Georges Clairin (1843-1919) représentant la comédienne en colère après avoir reçu un chapeau pas à son goût, n'a pas trouvé preneur au prix demandé. Elle était estimée entre 5.000 et 6.000 euros.

Un banc de tennis que Sarah Bernhardt avait fait fabriquer à Belle-Ile en réutilisant un montant de charrette sarde n'a pas été vendu non plus.

mardi 7 décembre 2010

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L'autographe de Leonardo da Vinci
de la Bibliothèque de Nantes,
n'est pas une surprise

La mairie de Nantes a confirmé lundi la découverte d'un « autographe » attribué à Léonard de Vinci dans les collections de la bibliothèque municipale de la ville. L'information avait été révélée par le quotidien Presse Océan, dont un journaliste a lu une biographie consacrée au peintre et penseur italien faisant mention de la présence de ce manuscrit à Nantes. Écrit en italien du XVe siècle et de droite à gauche, de telle sorte à ne pouvoir être lu qu'au travers d'un miroir, il doit à présent être déchiffré par des chercheurs spécialisés.

L'autographe figurait parmi les 5.000 documents légués en 1872 à la ville par Pierre-Antoine Labouchère (1807-1873), un riche collectionneur issu d'une famille protestante nantaise. Une partition originale de Mozart avait déjà été retrouvée en septembre 2008 dans ce même fonds documentaire. « Pierre-Antoine Labouchère travaillait comme un bibliothécaire d'aujourd'hui, il achetait ses autographes auprès de marchands et les faisait expertiser », a expliqué Agnès Marcetteau, directrice de la bibliothèque municipale de Nantes. « Sa collection, encyclopédique, avait pour ambition de représenter l'histoire de la France du XVe au XIXe siècle », a-t-elle ajouté.

L'existence de ce « document précieux » dans les collections de la bibliothèque municipale était connue des services de la ville, selon la directrice, qui parle de simple « redécouverte ». « On sait ce qu'il y a dans nos collections, il y a des catalogues pour cela, mais aucun d'entre nous ne connaît par cœur leur inventaire », a déclaré Agnès Marcetteau. « Il y a dans la collection de Pierre-Antoine Labouchère d'autres autographes de personnalités moins rayonnantes, mais qui sont tout aussi importantes dans l'histoire de la pensée en France », a ajouté la bibliothécaire.

mardi 7 décembre 2010

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Hausse de taxe : des commerçants
menacent de ne plus diffuser de
musique

Des commerçants menacent de ne plus diffuser de musique pour protester contre la hausse d'une taxe reversée aux artistes-interprètes et producteurs, a indiqué lundi la Confédération générale des Petites et Moyennes Entreprises, qui a alerté le ministre de la Culture.

« Au-delà de la taxe reversée aux auteurs-compositeurs par la Sacem, les commerçants qui diffusent de la musique sont frappés également d'une taxe reversée aux artistes et producteurs », due à la Société pour la rémunération équitable (Spré), indique la CGMPE dans un communiqué.

Celle-ci a « explosé en 2010, passant de 18 à 35% du droit d'auteur », dénonce la CGPME, qui juge cette hausse « incompréhensible pour ceux qui se battent au quotidien pour faire vivre leur petite entreprise ».

Les « lieux sonorisés » (cafés, restaurants, commerces, parkings, aéroports) payent aux artistes-interprètes et aux producteurs une redevance, appelée « rémunération équitable », lorsqu'ils diffusent de la musique.

La Commission dite de la rémunération équitable, où siègent à parité des représentants des utilisateurs et des diffuseurs de musique, a décidé en janvier 2010 d'un nouveau barème de rémunération. Celle-ci était inchangée depuis 1987.

Entré en vigueur cette année, ce nouveau barème prévoit une augmentation progressive de la taxe sur trois ans, de 18% du droit d'auteur à 65% à terme.

« Un commerçant qui fait du prêt-à-porter seul à Lyon m'a dit être passé d'une redevance (pour la Sacem et la Spré) de 63 euros en 2009 à 157 euros cette année », a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la CGPME, Jean-Eudes Du Mesnil, qui dit avoir reçu des appels dans les secteurs de la coiffure, de l'habillement, de la chaussure.

« Pour 2011, il faudra revoir ce barème », a-t-il jugé, précisant ne pas encore avoir eu de réponse du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.

mardi 7 décembre 2010

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L'hébergeur OVH s'est assuré en
justice qu'il n'avait pas à fermer
WikiLeaks

La justice n'a pas imposé à OVH, la société française hébergeant une partie de WikiLeaks, de fermer le site controversé, en rejetant plusieurs requêtes demandant aux juges de statuer s'il était légal ou non, a annoncé le directeur général d'OVH lundi.

Une première requête de l'hébergeur, qui n'a pas eu recours à l'assignation en référé comme annoncé vendredi, avait été immédiatement rejetée par le tribunal de grande instance (TGI) de Lille au motif qu'elle était incomplète.

Une nouvelle requête a été présentée lundi, demandant « que l'autorité judiciaire tranche du caractère illicite ou non du site ».

« Cette requête a été présentée et plaidée aujourd'hui (lundi) auprès d'un juge au TGI de Lille et un autre de Paris en même temps », a indiqué le directeur général d'OVH, Octave Klaba, dans un courriel à l'AFP.

Le TGI de Lille a de nouveau rejeté la requête, mais OVH n'avait pas encore reçu les motivations du juge lundi soir. Le TGI de Paris a quant à lui rejeté la requête « au motif qu'un tel dossier nécessitait un débat contradictoire », a-t-il précisé.

M. Klaba a indiqué aussi n'avoir reçu aucune notification de la part des autorités à propos de WikiLeaks alors qu'il reçoit « 3 à 5 notifications par jour, pour différentes pages parmi les 6,5 millions de site » qu'OVH héberge sur son réseau, pour propos racistes, xénophobie, etc..

« Au niveau d'OVH, le prestataire technique, nous estimons avoir fait le maximum pour clarifier la situation juridique du site. (...) En tout cas, nous avons essayé d'être le plus transparent possible », indique encore le patron de cette société basée à Roubaix (Nord).

« Nous n'avons pas fait la procédure en référé, car elle demande qu'une partie assigne en justice une autre partie. (...) Comme OVH n'est ni pour ni contre ce site, nous n'avons pas à assigner notre client », ajoute-t-il, laissant entendre que sa société cessait là toute procédure judiciaire.

OVH, l'un des premiers hébergeurs de sites en France, s'était retrouvé sur le devant de la scène vendredi lorsqu'il était apparu que WikiLeaks était hébergé par l'un de ses serveurs.

Le site, qui a divulgué des centaines de télégrammes diplomatiques américains secrets en une semaine, n'est pas son client direct, a tenu à préciser OVH lundi. « L'un de nos clients, en louant un serveur dédié, est devenu l'un des hébergeurs du site WikiLeaks », indique-t-il.

Le ministre chargé de l'Economie numérique, Eric Besson, avait demandé dès vendredi au Conseil général de l'Industrie, de l'Energie et des Technologies (CGIET) de mettre fin à l'hébergement du site WikiLeaks en France au motif qu'il violait le secret diplomatique.

OVH, qui avait indiqué avoir découvert « dans la presse » qu'il hébergeait une partie de WikiLeaks sur ses serveurs, avait alors annoncé qu'il s'en remettait à la justice.

« Ce n'est pas au monde politique ni à OVH de demander ou de décider la fermeture ou pas d'un site mais à la justice », avait fait valoir M. Klaba, ajoutant: « c'est comme ça que (cela) doit marcher dans un pays de droit ».

« Cette affaire qui dépasse les Etats nous dépasse aussi très largement », a-t-il d'ailleurs confié lundi.

mardi 7 décembre 2010

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Les films de la semaine

Des films qui sentent bon les fêtes, dont le dernier opus du « Monde de Narnia » en relief à point nommé pour les vacances de Noël, l'enfance de John Lennon, la fin de Tolstoï et des apprentis terroristes se disputent les écrans de ce mercredi 8 décembre.

« Le Monde de Narnia: L'Odyssée du Passeur d'aurore » (3D) de Michael Apted avec Ben Barnes, Skandar Keynes (USA, 1h55): un nouveau volet des aventures oniriques d'Edmund et Lucy Pevensie et de leur détestable cousin Eustache, qui plongent à travers un tableau dont les vagues débordent du cadre pour embarquer sur le vaisseau « le Passeur d'Aurore ». A bord, ils retrouvent leur ami le roi Caspian et la souris guerrière Ripitchip. Heureusement car, une fois encore, le destin du royaume de Narnia repose sur les épaules et le courage des deux enfants.

« Home for Christmas » de Bent Hamer avec Arianit Berisha, Nadja Soukup (Norvège, 1h21): une comédie familiale au pied du sapin très « Esprit de Noël », signée d'une réalisatrice canadienne, Gail Harvey. Abandonnée par son mari après 21 ans de mariage sans nuage, Julie est contrainte de s'adapter à sa nouvelle vie et à ses nouveaux moyens, beaucoup plus modestes, ce qu'elle fait avec grâce. Mais quand sa fille s'annonce pour Noël, elle mobilise tous ses nouveaux amis et voisins pour lui organiser une belle fête, comme avant.

« Mardi après Noël » (Marti, Dupa Craciun) de Radu Muntean avec Mimi Branescu, Mirela Oprisor, Maria Popistasu (Roumanie, 1h39): Paul, marié depuis 10 ans, vit depuis l'été un amour très sensuel avec Raluca, la jeune dentiste de sa fille. Sa double vie est sans nuages - la maîtresse n'exige rien et Adriana, l'épouse, ne se doute de rien. Mais après une rencontre malencontreuse entre les deux femmes à la veille de Noël, il prend le risque de tout raconter. Sous un titre qui sent la bûche, les cadeaux et le sapin, le réalisateur raconte une histoire sombre de désir et de désastre.

« Nowhere Boy » de Sam Taylor-Wood avec Aaron Johnson, Kristin Scott Thomas (Grande-Bretagne, 1h38): Il y a longtemps, John Lennon était un ado binoclard, renvoyé du collège pour mauvaise conduite, ballotté entre Mummy, sa mère qui l'a abandonné, et Mimi (Kristin Scott-Thomas), sa tante qui l'a élevé. Dans cette autre vie, le futur Beatle était un ado de nulle part, un « Nowhere boy » - en écho au titre des Beatles « Nowhere man »-. La première biographie filmée du plus célèbre des Fab Four ne s'intéresse qu'à la préhistoire de John Lennon dans le Liverpool des années 55-60. Le film sort ce 8 décembre, jour du 30ème anniversaire de l'assassinat de Lennon par Mark Chapman à New York.

« We Are Four Lions » de Chris Morris avec Riz Ahmed, Arsher Ali (Grande-Bretagne, 1h41): quatre apprentis kamikazes (les quatre Lions du titre), aussi maladroits que crétins, préparent leurs mauvais coups dans la banlieue de Londres, bien que deux d'entre eux aient été refoulés des camps d'entraînement en Afhganistan après avoir vainement tenté d'abattre un drone au lance-roquette. Pour contrer leurs sombres desseins, la performance des services de sécurité anglais s'avère aussi pathétique. Ou comment rire du pire, même du terrorisme.

« De vrais mensonges » de Pierre Salvadori avec Audrey Tautou, Nathalie Baye, Sami Bouajila (France, 1h45): Emilie s'inquiète pour sa mère, seule et dépressive. Aussi, le jour où elle reçoit une lettre anonyme d'un amoureux transi, elle décide d'en faire le meilleur usage en la recopiant pour sa mère à laquelle elle redonne soudain des ailes. Une succesion du quiproquos et une merveilleuse plateforme pour ce duo d'actrices reformé dix ans après « Vénus beauté ».

« Holiday » de Guillaume Nicloux avec Jean-Pierre Darroussin, Judith Godrèche, Josiane Balasko (France, 1h30): un week-end au vert qui tourne au noir avec la mort mystérieuse d'une cantatrice à bout de course, dans un palace en travaux où les couples se forment et se mêlent. Une comédie grinçante qui change la vie de ses personnages.

« Tolstoï, le dernier automne » de Michael Hoffman, avec Helen Mirren, Christopher Plummer, Paul Giamatti (Grande-Bretagne, Allemagne, Russie, 1h52): après cinquante ans de mariage, la comtesse Sofya Andreïevna, épouse aimante et dévouée de Léon Tolstoï, voit son monde s'écrouler: le célèbre écrivain est prêt à renoncer à son récent titre de noblesse et à léguer l'ensemble de ses biens au peuple russe pour terminer ses jours dans la pauvreté, l'austérité et la chasteté. Pour Sofya qui a dévolu sa vie à son époux et à son œuvre, cette perspective est injuste et insoutenable.

« Les Trois prochains jours » de Paul Haggis avec Liam Neeson et Russell Crowe (Etats-Unis, 2h13): John et Lara vivent un bonheur tranquille jusqu'au jour où elle est arrêtée pour un crime qu'elle n'a pas commis. Le remake de « Pour Elle », de Fred Cayavé, avec Russell Crowe dans la peau de Vincent Lindon.

« Bébé mode d'emploi » de Greg Berlanti avec Katherine Heigl, Josh Duhamel (USA, 1h53): seule leur filleule Sophie - et une solide antipathie réciproque - unit Holly, prête à tout pour réussir sa carrière, et Eric, ado attardé. Ils vont devoir faire la paix pour s'occuper de la fillette après le décès accidentel de ses parents.

« Comme une ombre » de Marina Spada avec Anita Kravos, Karolina Dafne Porcari (Italie, 1h27): Claudia travaille dans une agence de voyages et prend des cours de russe le soir. Elle mène une vie tranquille et monotone, que va perturber l'arrivée d'un nouveau professeur de russe, Boris, qui lui demande de loger Olga, sa cousine ukrainienne.

« L'Etranger » de Franck Llopis avec Aurélien Recoing, Jean-Pierre Martins (France, 1h30): un homme mystérieux, ayant abandonné sa famille et son pays, rencontre une jeune serveuse paumée, impliquée malgré elle dans une affaire de malfrats.

« Everyone Else » de Maren Ade avec Birgit Minichmayr, Lars Eidinger, Hans-Jochen Wagner (Allemagne, 1h59): la vie de couple chez des bobos allemands en vacances en Italie.

« Indigène d'Eurasie » de Sharunas Bartas avec Sharunas Bartas, Erwan Ribard, Elisa Sednaoui (France, 1h50, avertissement publics sensibles): avant de quitter son pays, la Lituanie, pour s'installer à l'ouest, Genia tente un dernier coup avec la mafia russe pour récupérer de l'argent à Moscou.

« La Tête ailleurs » de Frédéric Pelle avec Nicolas Abraham, Jade Phan-Gia (France, 1h23): un jeune croupier rêve de faire le tour du monde et commence par s'acheter une valise rouge à roulettes.


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