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Actualités musicales


samedi 4 décembre 2010

Samedi 4 décembre, 20h45
Paris, Église Saint-Eustache

Jeune Orchestre des Lumières
Tchaikovski
Chostakovitch

Jeune Orchestre des Lumières
Nicolas Nebout (direction)
Mathieu van Bellen (violon)

Piotr Ilitch Tchaïkovski
Concerto pour violon 

Dmitri Chostakovitch
Symphonie n° 9

Manifestation organisée dans le cadre de l'Année France-Russie 2010 / https://www.france-russie2010.fr

Pour se deuxième saison, le Jeune Orchestre des Lumières vous propose en 2010-2011 une année de voyages, avec une 1ère escale en Russie le jeudi 09 décembre 2010 à Lyon (Eglise Saint-Bonaventure, 20h30). « De Saint-Pétersbourg à Moscou » retrace le parcours de deux monstres sacrés de la musique russe : P. I. Tchaïkovski et D. Chostakovitch.

Si le premier incarne la tradition du romantisme tardif d'inspiration occidentale tout en mêlant des mélodies folkloriques nationales, Chostakovitch, lui, réalise une synthèse des tendances d'avat-garde sous l'influence de Prokoviev et Stravinsky, avec la tradition classique à laquelle il restera fidèle. Dans sa 9e symphonie, on peut reconnaître son attachement à Haydn dans une écriture proche d'une pièce de musique de chambre, et si l'œuvre en paraît légère au premier abord, on décèle très vite des sous-entendus empreints d'ironie, de sarcasme, voire d'introspection dramatique face au militarisme exacerbé en 1945.

Le concerto pour violon de Tchaïkovski, quant à lui, considéré comme l'un des plus difficiles techniquement et inspiré par la Symphonie Espagnole d'Edouard Lalo, compositeur français (1823 – 1892), fait désormais parti des chefs d'œuvres incontournables du répertoire pour violon. Dernièrement, il fut même utilisé tout au long du film « Le Concert » et gagna ainsi une très forte notoriété auprès du grand public.

Église Saint-Eustache
https://www.jeuneorchestredeslumieres.com

samedi 4 décembre 2010

4 décembre, 20h30
Église Notre Dame, Chatou
5 décembre, 17h00
Chapelle Notre-Dame des Anges, Paris 6e
KABrass
Symphonie Américaine

Dave Brubeck (The Duke)
Chris Hazell (The Gospel Hall)
George Gershwin (Porgy and Bess)
Raymond Premru (Divertimiento)
Louis Moreau Gottschalk (Tournament Gallop)
Ragtime traditionnel (Scot Joplin Suite)

Eric Le Gouez (trompette)
Jean-Daniel Lecuyer (trompette)
Olivier Moreau (trompette)
Timothy Rarick(trompette)
David Krembel (trombone)
Alexis Kyprianou (trombone)
Philippe Micheaux (trombone)
Philippe Pinel(trombone)
Fredérick Gon (cor)
Aurélien Mugnier (tuba)

Elizabeth Askren, direction

L'ensemble de cuivres, KABrass, est placé sous la direction d'Elizabeth Askren, américaine, lauréate 2010 de la 2ème édition de l'Adami des jeunes talents chefs d'orchestre. Le répertoire contemporain et jazz de cette « symphonie américaine » est une invitation au voyage avec :

Quatre trompettes, quatre trombones, un cor et un tuba, la musique de cuivres permet de produire à la fois un répertoire musclé et une grande variété de nuances dans l'interprétation. Les origines culturelles (France, USA, Belgique, Chypre) et musicales variées (de formation classique issus d'orchestres symphoniques ou de brass band,…) des musiciens sont autant de richesse dans l'interprétation de ce concert « Spécial USA ».

Participation libre. Église Notre-Dame, 4 Place Sainte-Marie, 78400 Chatou (RER A : Croissy / Chatou) — Chapelle Notre-Dame des Anges, 102 bis rue Vaugirard, 75006 Paris (métro Montparnasse Bienvenüe).
https://www.kabrass.com

KABrass, fondé en 2004, est un dixtuor de cuivres (4 trompettes, 4 trombones, 1 cor et 1 tuba) et se produit tout au long de l'année à Paris et en région Ile de France. Les musiciens français, américain, Belge, chypriote, et leur chef d'orchestre américaine, Elizabeth Askren, sont de formations classiques et issus d'orchestres symphoniques ou de brassband. Le répertoire est à l'image de cette mixité avec des œuvres multiculturelles.

Elizabeth Askren, chef d'orchestre pour KABrass

Née à New York et basée à Paris, Elizabeth Askren se produit aux Etats-Unis et en Europe en tant que chef d'orchestre.  A l'aise tant dans le répertoire symphonique que lyrique, elle est depuis 2005 chef assistant de David Stern auprès d'Opera Fuoco pour des productions européennes.

Elle est diplômée en piano et en direction d'orchestre de la Juillard School, du conservatoire d'Oberlin,  du Conducting Institute de Bard aux Etats-Unis, de la Schola Cantorum et de l'Ecole Normale de Musique en France.  Elle a étudié notamment avec les chefs d'orchestre Kenneth Kiesler, Harold Farberman, Janos Furst, Dominique Rouits, et Louis Lane; les pianistes Byron Janis, Sergio Perticaroli et Germaine Tocatlian, et Joseph Schwartz; et les compositeurs Joan Tower et Andrew Thomas.

Elle a participé à de nombreux master classes et festivals internationaux (USA, Canada, Allemagne, France,…), s'implique dans l'encouragement de jeunes talents (Directeur musical et chef d'orchestre du Chœur et Orchestre de Sciences Po pendant 6 ans; Créatrice et Directeur Artistique du PONT - programme pour artistes et musiciens en résidence à la Fondation des Etats-Unis) et dans des projets d'éducation à la musique classique en Île-de-France.

Passionnée de musique moderne et contemporaine, elle est le chef principal d'Orchestre 2021 (musiques des 20ème et 21ème siècles).  Attachée culturelle de la Fondation des Etats-Unis, elle en est sa directrice artistique (30 et 40 évènements par saison).  Depuis 2003, elle est membre du jury du concours international de musique FLAME.

Elizabeth Askren a dirigé dans les lieux tels que la Salle Gaveau, le Théâtre 13, le Moulin d'Andé, la fondation Singer-Polignac, l'Académie de Villecroze.  En 2009 elle a été invitée à créer des compositions d'Aubert Lemeland avec l'Ensemble Orchestral de Paris.  Elle a travaillé en tant que chef assistant auprès de chefs tels que John Nelson, Bernard Labadie, Pierre-Michel Durand, Antonio Florio, Louis Lane, en Europe et aux Etats-Unis.

En 2008 elle a créé et dirigé pour la Fondation des Etats-Unis «Un siècle d'Elliott Carter», célébration culturelle qui survole trois générations d'interprètes internationaux.

Lauréate du Salzburg Mozarteum, de la Fondation Royaumont et de la bourse Harriet Hale Woolley, Elizabeth Askren a remporté le “Britten-Pears Orchestra Musicians' Company Conductor's Bursary” du festival d'Aldeburgh pour la saison 2008-09.  Sélectionnée comme candidate finaliste au concours international de direction Gustav Mahler 2010 à Bamberg en Allemagne, elle à été invitée par Lorin Maazel comme « Apprentice Conductor » pour l'édition inaugurale de son festival de Castleton en Virginie. En octobre 2010, elle dirige l'orchestre Colonne, Salle Gaveau, en tant que lauréate de la 2ème édition des jeunes talents chefs d'orchestre de l'ADAMI (gestion des Artistes).

samedi 4 décembre 2010

4 décembre 2010, 15h30
Montreuil, Salle Boris Vian
David Fenech
+
Tomislav

Dans le cadre de Zicamontreuil (la plateforme des musiciens montreuillois https://www.montreuil.fr/zicamontreuil, la bibliothèque Robert Desnos organise le samedi 4 décembre à partir de 15h30 un concert avec David Fenech + Tomislav.

samedi 4 décembre à partir de 15h30

Lieu : Bibliothèque Robert Desnos (salle Boris Vian), 14 Boulevard Rouget de Lisle, 93100 Montreuil. 01 48 70 69 04. Métro : mairie de Montreuil. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

David Fenech est un musicien multi instrumentiste actif depuis plus de 15 ans. Eclectique, David Fenech  a illustré ses talents dans l'improvisation (guitare électrique) avec des musiciens comme Steve Arguelles, Gino Robair, ChristianRollet, Hervé Zénouda… Il a enregistré des disques avec de nombreux musiciens dont Felix Kubin, Jad Fair, Ramona Cordova, Dragibus, X-ray Pop….  Compositeur du film d'animation Tant De Chiens de Stéphane Ricard,  il a aussi composé de la musique pour le théatre  et pour la danse.  Il a joué plus de 200 concerts en France, en Amérique et un peu partout en Europe. Il écrit aussi des articles dans la presse musicale (le magazine Chronic'art ou le fanzine Revue Et Corrigée) ou encore sur internet (David F Presents, son audioblog est l'un des premiers du genre en France).

 

ToMiSlav se présente comme une sorte d'homme orchestre qui mêle, dans ses chansons, histoires aux textes vifs et mélodies flottant entre douceur et mélancolie. Il s'est fabriqué tout un dispositif instrumental : guitare à la main harmonica ou mélodica à la bouche, charley au pied gauche, grosse-caisse au pied droit et enfin un sampler pour superposer les rythmes et mélodies… Résultat : une ambiance folk acoustique aux accents pop-bluesy, délicieusement intimiste.

samedi 4 décembre 2010

4 décembre 2010, 20h30
Paris, église des billettes
Bach Collegium de Paris
Concert de Noël

Cantates et motets

G. P. Telemann
Der jüngste Tag wird bald sein Ziel erreichen (TVWV 1:301)
Gelobet seist du Jesu Christ (TVWV 1:612)
J.-S. Bach
Herr Gott dich loben wir (BWV 16)
Jauchzet dem Herrn, alle Welt (BWV Anh. 160)

Avec

          L'ensemble vocal et instrumental du Bach Collegium Paris
          sous la direction de Patrizia METZLER.
          Antonine Bacquet (soprano)
          Asa Junesjö (alto)
          Christian Ploix (ténor)
          Émilien Hamel (baryton).

Pour son deuxième concert, le Bach Collegium Paris réunira une trentaine de chanteurs accompagnés par quatre solistes et un ensemble instrumental de musique baroque.

Prix des places : 20 € (18 € en prévente), 11 € (moins de 30 ans, demandeurs d'emploi; gratuit pour les moins de 12 ans accompagnés. https://www.bachcollegiumparis.org. Église des Billettes, 24 rue des Archives, Paris 4e (métro Rambuteau et Hôtel de Ville)

samedi 4 décembre 2010

22 octobre 2010 - 2 janvier 2011
Paris, Théâtre Musical Marsoulan

Mozart et cætera

Les joyaux de la Couronne : avec Jean Daniel Bécache, Stéphane Desnoyers, Claire Gadéa, Florence Gotesman et Marie Matherat. Pianistes : Jacy Desmond, Aline Sibony et NikolaTakov. Mise en scène : William Gotesman

Dans une aérogare imaginaire, des voyageurs, chanteurs lyriques et comédiens, s'inventent un ailleurs à leur mesure. Ils nous font revisiter la grandeur lyrique de l'opéra en passant par les méandres joyeux de l'opérette, de la comédie musicale et du jazz.

Un spectacle créatif et drôle au rythme enjoué qui enchantera petits et grands !

Prêts pour un départ imminent ? Attachez vos ceintures !

Théâtre Musical Marsoulan, 20 rue Marsoulan, 75012, Paris (métro Nation ou Picpus).

Tous les vendredis à 19h et les dimanches à 19h30. Supplémentaires : lundis 20 et 27 décembre à 19h30, mercredis 22 et 29 décembre à 21h00. Spécial réveillon : vendredi 31 décembre à 18h30. Relâche : vendredi 24 décembre. Tout public, durée : 1h20. Prix des places : 22 € Tarif réduit : 16 € — Location : 01 43 41 54 92.

samedi 4 décembre 2010

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Daniel Barenboïm : Wagner doit être
libéré du poids de l'association au
nazisme

Le chef d'orchestre israélo-argentin Daniel Barenboïm, qui dirigera mardi La Walkyrie de Wagner à La Scala, a dit vendredi à Milan espérer que le compositeur allemand, qui n'était « pas un homme de droite », soit libéré un jour du « poids » de son association avec le nazisme.

« Hitler a dit que Wagner était son seul prophète » et « cette association avec le nazisme conditionne la manière de tant de gens de voir Wagner aujourd'hui », a déclaré M. Barenboïm au cours d'une conférence de presse.

« Il faudrait un jour libérer Wagner de tout ce poids (...). Je ne pense vraiment pas, et je le dis sincèrement, que Wagner ait pu imaginer ce qui s'est produit en Allemagne dans les années 1940 », a-t-il ajouté en référence à l'Holocauste.

« Si Wagner avait été un homme politique il n'aurait pas été un homme de droite » mais plutôt un « anarchiste » opposé aux conventions sociales qui empêchent l'homme d'être libre, a-t-il encore dit.

Un tabou pèse en Israël sur les œuvres de Wagner (1813-1883), compositeur de génie mais virulent antisémite, adulé ultérieurement par Hitler. Un avocat israélien, Jonathan Livni, a lancé au début du mois de novembre à Jérusalem une association pour essayer de modifier cette vision du compositeur.

Autre initiative destinée à apaiser les relations entre Wagner et Israël, l'Orchestre de chambre d'Israël doit se produire à Bayreuth en juillet 2011, en marge du célèbre festival annuel consacré à l'œuvre du compositeur.

Les rares concerts où les œuvres de Wagner ont été jouées en Israël ont déclenché des polémiques, comme en juillet 2001, lorsque Daniel Barenboïm avait dirigé à Tel-Aviv un extrait de « Tristan et Iseult » à la tête du Staatsoper de Berlin.

« La Walkyrie », deuxième partie de la tétralogie de Wagner, ouvrira mardi la saison 2010 / 2011 de la Scala. Une avant-première réservée aux jeunes aura lieu samedi.

samedi 4 décembre 2010

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La lutte des Molex mise en musique
par un groupe toulousain : Ce que
tu lâches aux patrons, ils te le
rendront jamais

La lutte du personnel de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) fermée en 2009 par le groupe américain, a été mise en musique par le groupe les Grandes bouches, pour dénoncer « la folie économique », et sera bientôt commercialisée au profit des salariés licenciés.

« En écoutant la bourse, les patrons ont décidé que l'usine était moche, qu'il fallait tout brader », alors que l'entreprise était rentable: le premier des 5 couplets donne le ton de cet hymne à la résistance des salariés qui ont « collé une grève » à des patrons qui « ne l'ont pas volé », sur un air de tarentelle.

Dans le cas de Molex, « il y a quelque chose de très emblématique de cette folie économique où l'homme ne compte plus pour rien », se révolte un des membres des Grandes bouches, Philippe Dutheil, contacté par un journaliste de l'AFP.

Les Grandes bouches, membres du collectif Motivés, dénoncent un patronat qui a « loué des vigiles et des chiens qui aboyaient » pour empêcher les employés d'entrer dans l'usine, et les promesses sans lendemain des politiques.

Le préfet se déclare prêt à les écouter mais à l'usine, « les vigiles étaient là, on n'a pas pu entrer », le ministre les rencontre, mais leur dit « je ne peux rien y faire car c'est la fatalité », et le président les rassure: « Vous allez voir ce qu'on va voir. On va moraliser ».

Mais l'usine n'a jamais rouvert, et les Grandes bouches en tirent cette morale: « Ce que tu lâches aux patrons, ils te le rendront jamais ».

Un an après la fermeture de l'usine, devenue le symbole d'entreprises jugées rentables mais sacrifiées aux intérêts des actionnaires, le dossier Molex reste ouvert. Près de 200 des 283 salariés ont saisi les prud'hommes en septembre et réclament jusqu'à 5 ans de salaire.

La lutte des salariés de Molex fait également l'objet d'un documentaire filmé par José Alcala, « Les Molex, des gens debout », et d'un livre de photos du reporter photographe de l'AFP Eric Cabanis, « Portraits d'une lutte », qui seront présentés pour la première fois samedi à Villemur-sur-Tarn.

samedi 4 décembre 2010

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Jean-Louis Brossard, infatigable
défricheur des Transmusicales de
Rennes

Programmateur des Transmusicales de Rennes depuis l'origine en 1979, Jean-Louis Brossard, 57 ans, n'a malgré ses cheveux blancs rien perdu de son enthousiasme juvénile à partager ses découvertes tous azimuts, qui ont permis à son festival de révéler en France Nirvana et Björk.

« La musique n'a pas d'âge », aime à souligner le quinquagénaire, qui livrera du 9 au 11 décembre sa sélection annuelle de coups de cœur, lors de la 32e édition du festival.

En T-shirt et jean, ce fumeur invétéré dont le bureau s'apparente à une caverne d'Ali Baba tapissée de posters et de milliers de disques n'aime rien tant que faire écouter ses trouvailles, avec une gourmandise intacte d'adolescent.

Son cocktail musical, qui va du rock au trip-hop, en passant par la cumbia, la musique africaine ou encore l'électro, n'obéit qu'à une règle: « Il faut que ça me plaise, que ça me touche. La musique, c'est d'abord un plaisir ».

Avec un objectif: « Sortir les gens de ce qu'ils connaissent, de ce qu'ils pensent ». Et un orgueil: l'exclusivité. « Un groupe qui a déjà joué en France m'intéresse moins ».

Né en 1953 à Bordeaux, Jean-Louis Brossard grandit à Saint-Brieuc « dans une famille assez classique, avec un père prof de basson et des cours de violon de 5 à 15 ans ».

A l'adolescence, comme toute une génération, il découvre le rock à la radio avec le Pop Club de José Artur, et commence à importer ses premiers 45 tours.

Mais « le grand déclic a lieu en 1976-1977 avec l'arrivée du punk-rock. Je passais beaucoup de temps à Londres », confie-t-il.

Etudiant à Rennes, où il commence médecine avant de « quadrupler une licence de psycho », il se lie au disquaire Hervé Bordier et à Béatrice Macé, avec lesquels il lancera l'aventure des Trans en 1979. « La première édition était consacrée aux groupes rennais comme Marquis de Sade, mais très vite nous avons élargi la programmation », rappelle-t-il.

Immédiatement, la sûreté de jugement et le sens du groove de Brossard s'imposent. En France, les Trans proposent avant tout le monde Alan Vega, Portishead, Ben Harper, Massive Attack ou encore Fatboy Slim.

S'il admet un regret - « n'avoir jamais pu programmer Robert Wyatt et Captain Beefheart, car ils ne font jamais de concerts » -, le programmateur rennais ne se reconnaît guère d'erreurs.

L'absence des White Stripes, des Strokes ou encore des Libertines ? « J'avais fait Flat Duo Jets, que les White Stripes n'ont fait qu'imiter. Les Strokes, c'est très, très gentil. Quant aux Libertines, je laisse ça aux Inrocks ».

Explorateur touche-à-tout, Jean-Louis Brossard est parvenu à certains constats - « L'électro pure n'arrive plus à se renouveler, le folk et le reggae non plus » -, mais sa foi en la musique est intacte.

« J'aime assister aux concerts dans le public. La musique, c'est quelque chose qui ressource. Quand à 4-5 heures du matin il y a un groupe qui met le feu, tu n'es plus fatigué », sourit-il.

Père de trois enfants âgés de 14 à 20 ans et par ailleurs grand amateur de jazz, Brossard assure « savoir laisser le boulot devant la porte » quand il rentre chez lui. « Mais ce n'est pas évident de vivre avec quelqu'un comme moi », reconnaît le programmateur, qui se définit comme un « superactif, limite hyperactif ».

« Il est monomaniaque et a les défauts des passionnés. Mais il est très professionnel et ne fait jamais de caprice. Quand il veut quelque chose, il explique et convainc », confie sa complice de plus de 30 ans Béatrice Macé, directrice administrative du festival.

« Il n'a pas changé dans son rapport à la musique, je l'ai toujours vu pensant et parlant musique », souligne-t-elle.

samedi 4 décembre 2010

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Quinze ans après sa conception,
l'aventure musicale AfroCubism voit
le jour

AfroCubism, réunion de prestigieux musiciens maliens et cubains conçue il y a quinzaine d'années et avortée pour un retard de visas, voit enfin le jour avec un disque, un concert à Paris et une tournée pour l'été 2011.

Le disque « AfroCubism » (World Circuit) est paru en novembre, un concert aura lieu à Paris (Le Bataclan) le 5 décembre, avant une tournée estivale (coup d'envoi le 2 juillet à Lyon lors des Nuits de Fourvière) pour cette formation dont Eliades Ochoa (guitare acoustique, chant) et son Grupo Patria, Ddjelimady Tounkara (guitare électrique), Toumani Diabate (kora), Bassekou Kouyate (ngoni, sorte de petite guitare) et Kasse Mady (chant) forment le noyau dur.

Mars 1996. Nick Gold, patron du label World Circuit, a réservé pour un mois les studios Egrem à La Havane afin d'y enregistrer deux disques: « Afro Cuban All Stars », avec le pianiste Ruben Gonzalez, est réalisé; le second, cette rencontre malio-cubaine, est annulé.

A la place se retrouvent en studio, autour de Ry Cooder, quelques gloires oubliées de l'âge d'or de la musique cubaine comme Ibrahim Ferrer, Omara Portuondo ou Compay Segundo: le Buena Vista Social Club est né.

De quoi aviver les regrets de Djelimady Tounkara, guitariste leader du Super Rail Band, formation phare de musique mandingue moderne.

« Nous avions dû envoyer nos passeports au Burkina, car il n'y avait pas d'ambassade de Cuba à Bamako », a raconté à l'AFP ce musicien. Frappés du fameux visa, les passeports reviennent... avec vingt jours de retard.

« Entre-temps, j'étais parti en tournée en Gambie, se souvient Djelimady Tounkara. Cela m'a fait très mal, car c'était un rêve pour moi d'aller jouer à La Havane avec des musiciens cubains ».

Mais AfroCubism n'était pas enterré pour autant. « Ce projet est toujours resté dans un coin de ma mémoire, a confié à l'AFP Nick Gold. Il restait vivant, car nous en parlions avec les musiciens concernés, avec lesquels je suis toujours resté en contact ».

« Si nous avons attendu 14 ans pour le produire, c'est parce que d'autres projets ont pris forme, que le succès du Buena Vista Social Club a nécessité beaucoup de temps et d'énergie », poursuit-il.

En 2008, une fenêtre s'ouvre: Eliades Ochoa, gardien de la flamme des musiques de Santiago de Cuba (sud-est de l'île), et Bassekou Kouyate, en tournée, se retrouvent ensemble à Madrid avec une semaine « off ».

« Nous avons décidé de passer à l'acte, explique Nick Gold. Nous pensions enregistrer une poignée de chansons lors de cette session, puis creuser le sujet lors d'enregistrements suivants, à Cuba ou au Mali. Mais ces cinq journées à Madrid furent tellement fructueuses que nous avions plus qu'il n'en fallait pour un album ».

Le disque restitue la complicité née de cette rencontre improvisée entre l'Ouest africain et l'Oriente cubain, le mandingue et le « son », les cordes de la kora, du ngoni, de la guitare électrique de Djelimady Tounkara et celles de la guitare acoustique d'inspiration espagnole d'Ochoa. Le balafon se mêle naturellement à l'ensemble.

Au delà d'allers-retours entre Mali et Cuba, une vraie fusion s'opère sur certaines chansons: « Mali Cuba », l'accord parfait, et « Nima Diyala », où le solo de Djelimady Tounkara nous replonge dans les années 60, lorsque l'Afrique noire se nourrissait abondamment de musiques afro-cubaines.

samedi 4 décembre 2010

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Le maqâm irakien, un art séculaire,
savant et populaire à la fois

Forme musicale à la technique complexe, le maqâm irakien, dont l'origine remonte probablement aux Abbassides, était encore dans la première moitié du XXe siècle un des piliers culturels de l'Irak car il était apprécié de toutes ses communautés et ses classes sociales.

Cette musique, dont des variantes existent dans de nombreux pays du Moyen-Orient, se pratique en Irak sur des instruments apparus il y a plusieurs millénaires.

Beaucoup d'artistes irakiens font remonter son origine aux Abbassides (VIIIe-XIIIe), mais si tel est le cas, il faut la situer vers la fin de cette glorieuse dynastie renversée par les hordes mongoles en 1258, estime Mouaffaq al-Beyati, directeur de la Maison du maqam à Bagdad.

« On trouve dans les textes du maqâm du vocabulaire qui n'avait pas cours sous les Abbassides », explique ce passionné, auteur de deux ouvrages, non traduits, sur cet art.

Pour l'ethnomusicologue irakienne Scheherazade Hassan, cette forme musicale s'est surtout construite au fil des siècles, enrichie des influences des trois grandes civilisations -arabe, perse et turque- au milieu desquelles Bagdad a bâti son identité.

« Au XXe siècle, le maqâm était un des piliers culturels structurant la vie de la cité », note-t-elle. S'il était pratiqué par des érudits, du fait de la complexité de son apprentissage, il avait également une dimension très populaire.

La « communauté du maqam », comme elle l'appelle, rassemblait les artistes qui se rencontraient au café, des mécènes qui organisaient des récitals, et tout un public d'amateurs plus ou moins connaisseurs.

Son répertoire compte une cinquantaine de « maqâmats » plus ou moins canoniques aux textes éminemment poétiques, qu'interprête un chanteur -respectueusement appelé « Qare » (lecteur)-, expert des techniques d'ornementation.

« Auparavant, le maqâm accompagnait toutes les célébrations de la vie, de la naissance à la mort », se souvient avec nostalgie le musicien Taha Gharib. « Car cette musique, profane et religieuse à la fois, parle de l'existence. »

Aujourd'hui encore, le maqâm n'appartient à personne, mais à l'ensemble des communautés qui se trouvent sur le territoire irakien. Creuset de multiples influences, il est apprécié de tous, qu'ils soient Arabes, Kurdes ou turcomans.

« D'un point de vue historique, le maqâm a poursuivi un idéal culturel qui était de favoriser le respect de la diversité ethnique et sociale », explique Mme Hassan. « Car le maqâm est un mélange, l'expression d'une identité collective. »

Son déclin dans la seconde moitié du XXe siècle peut s'expliquer en partie par les changements sociaux en Irak, avance-t-elle, en citant notamment « l'émergence d'une classe moyenne qui allait dans des salles de concert où ont commencé à se jouer des choses plus accessibles ».

samedi 4 décembre 2010

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La lente mort du maqâm irakien,
balayé par la modernité et la violence

Le maqâm irakien, cette musique lancinante et poétique qui fut le symbole populaire du nouvel Irak né sur les dépouilles de l'empire ottoman, se meurt lentement, balayé par la modernité et la violence.

      Les flammes de l'amour me font pleurer
      Les autres trinquent à l'amour mais je n'ai que la douleur
      Je voudrais ne plus souffrir mais je me noie
      Je pleure comme une colombe égarée
      Perdue le jour comme la nuit [...]
      Je pleurais de te voir mais tu ne m'as pas vu

se lamente une de ces mélopées populaires.

Cet art musical complexe, dont l'origine remonte aux Abbassides (750 à 1258), fut durant des décennies le ciment de l'identité culturelle de ce pays constitué en 1921. Mais en ce début du XXIe siècle, ce genre à la fois profane et religieux est victime de la chanson de variétés arabe qui a envahi les ondes et des violences ayant poussé à l'exil les artistes qui faisaient les belles nuits de Bagdad.

« Le maqâm irakien risque de disparaître avec notre génération », se désole Taha Gharib, 46 ans, leader d'une des cinq formations encore présentes en Irak.

Dans un des restaurants du club Alwiya, une des rares oasis de liberté dans la capitale meurtrie, ce joueur de djoza -une vièle orientale- interprète ces poèmes accompagné de trois musiciens, coiffés du calot traditionnel noir bagdadi, qui jouent du santour -une cithare sur table à cordes frappées-, de l'oud et du tabla.

Des salles adjacentes, jaillisent les rythmes de pop arabe poussée à plein volume pour deux mariages de la bonne société.

« On ne respecte plus le maqâm car aujourd'hui on préfère les chanteuses actuelles qui braillent n'importe quoi », fustige ce musicien vindicatif quand il évoque la nouvelle culture populaire.

« Le ministère de la Culture nous appelle parfois pour un concert ou nous envoie de temps à autre pour des récitals hors de l'Irak à la demande de pays étrangers », poursuit M. Gharib, qui complète ses maigres cachets avec sa paie de fonctionnaire au ministère de l'Industrie.

Le maqâm, aujourd'hui, ressemble à une pièce de musée. Et ce qu'il y a de poignant, lors des répétitions, le mercredi à la Maison du maqâm, institution chargée de sauvegarder ce patrimoine, ce ne sont pas les mélodies plaintives, mais l'état du bâtiment, et la moyenne d'âge des spectateurs, des vieillards venant fredonner des airs de leur jeunesse.

Les techniques érudites de cet art vieux de huit siècles se sont transmises dans des cafés où se côtoyaient les musiciens, mais ce n'est plus le cas. C'est pourquoi Mouaffaq al-Beyati, directeur de la Maison du maqâm, préconise la création d'une école dédiée au maqâm pour attirer la jeune génération.

« Le maqâm est ce qu'il y a de plus difficile à chanter et à apprendre. Or les jeunes ne le connaissent plus car ils n'ont plus d'occasion de l'écouter », explique-t-il.

A la faveur de l'incorporation par l'Unesco de cet art sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'Humanité en 2008, l'Irak, dit-il, a demandé des subventions pour ouvrir une telle école. Contacté par l'AFP, l'Unesco affirme n'avoir reçu aucune requête officielle.

Aujourd'hui, l'art du maqâm ne s'apprend qu'à l'Institut d'études musicales de Bagdad, installé dans une belle demeure en briques du début 20e sur les bords du Tigre, où ce genre musical représente un quart du cursus.

« Le maqâm est votre identité, vos racines. Ne le négligez pas », lançait récemment à ses élèves le directeur, Sattar Naji.

« Le public se lassera si vous faites de la musique commerciale mais vous restera fidèle si vous maîtrisez le maqâm », explique sans grand succès aux élèves cet expert, qui joue du oud dans la formation de Taha Gharib.

Il veut croire en une prochaine renaissance du maqâm, quand son pays se relèvera de ces épreuves car, comme dit un proverbe irakien, « une âme heureuse chante ».

samedi 4 décembre 2010

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« Tron : L'héritage », la symphonie
pour ordinateurs de Daft Punk

Après des mois de buzz, Daft Punk lève le voile lundi sur la bande originale qu'il a composée pour « Tron : L'héritage », une œuvre « rétrofuturiste » pour laquelle le duo électro a marié synthétiseurs et orchestre symphonique.

« Tron : L'héritage » est la suite de « Tron », film de science-fiction visionnaire de 1982, dans lequel un concepteur de jeux vidéos était téléporté dans un jeu par un ordinateur surpuissant.

La suite de ce long métrage devenu culte pour tout une génération de « geeks » ne sortira qu'en Amérique du Nord le 17 décembre et en France le 2 février 2011.

Pour les fans, la sortie de la bande originale réalisée par Daft Punk (EMI) est donc un premier avant-goût du film. Elle est d'autant plus attendue que le dernier album du duo phare de la French Touch, « Human after all », remonte à 2005.

L'association entre Daft Punk et Tron semble à bien des égards évidente, tant le duo aime à explorer les relations entre technologie et humanité.

En 2006, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, qui apparaissent systématiquement cachés derrière des masques de robot, étaient venus présenter à Cannes leur premier film, « Daft Punk's Electroma », une œuvre expérimentale qui racontait la quête désespérée de deux robots pour devenir humains.

Le réalisateur de « Tron : L'héritage », Joseph Kosinski, un grand fan de Daft Punk depuis ses années de fac, a travaillé pendant trois ans avec le duo, expliquant à l'AFP avoir monté son film en fonction de la musique.

« Ca a été un peu surréaliste de s'asseoir pour un petit déjeuner avec eux il y a trois ans et demi et de leur dire : Je fais ce film, "Tron", et je pense que vous seriez parfaits (pour en faire la bande originale) et de découvrir que nous étions créativement sur la même longueur d'onde », explique-t-il.

« Nous voulions faire une bande originale classique, qui mélangerait musique électronique et orchestrale de façon unique », précise-t-il.

Les deux musiciens ont élaboré une symphonie interprétée par une centaine de musiciens, sachant « dès le départ » qu'ils ne pourraient pas se contenter de synthétiseurs et d'ordinateurs.

« Le violoncelle était déjà là il y a 400 ans et le sera encore dans 400 ans. Mais les synthétiseurs, qui ont été inventés il y a 20 ans n'existeront certainement plus dans 20 ans. Les synthés sont un très bas niveau de l'intelligence artificielle », confiait récemment Thomas Bangalter au magazine britannique Dazed and Confused.

« Ce projet est de loin le plus stimulant et le plus complexe dans lequel nous ayons jamais été impliqués », soulignait-il.

Presque exclusivement instrumentale, la musique que le duo a composée est ample et parcourue d'une tension qu'on sent au service des images. Elle s'inscrit dans l'esthétique épurée de Daft Punk, à la recherche du « rétrofuturisme ultime », et arrive à combiner la puissance des instruments classiques et électroniques, à la manière d'un Vangelis.

Certains des 22 morceaux qui la composent, comme le très techno « Derezzed », ne dépareraient pas un opus du duo. Mais ceux qui attendent avec impatience un nouvel album studio risquent de rester sur leur faim.

samedi 4 décembre 2010

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« Nowhere boy » ou les souffrances
du jeune Lennon

Il y a longtemps, John Lennon était un ado binoclard, renvoyé du collège pour mauvaise conduite. Il y a longtemps John Lennon était ballotté entre Mummy, sa mère qui l'a abandonné, et Mimi, sa tante qui l'a élevé. Il y a longtemps John Lennon était un garçon de nulle part.

Sous le titre « Nowhere boy » (comme un écho du titre des Beatles « Nowhere man »), la première biographie filmée du plus célèbre des Fab Four, signée par Sam Taylor-Wood, ne s'intéresse qu'à la préhistoire de John Lennon.

Et ce film, qui sort dans les salles françaises mercredi 8 décembre, jour anniversaire de l'assassinat de Lennon par Mark Chapman à New York il y a 30 ans, brosse à grands traits de murs de briques sales et de vues sur la Mersey River le Liverpool des années 55-60.

John (Aaron Johnson) est un ado qui se cherche. Il est élevé par sa tante et son oncle - qui meurt vite - mais cherche à retrouver sa mère, femme volage qui l'a confié à sa sœur avant de se mettre en ménage avec un autre.

Dans ce chaos affectif, la tante Mimi, fortement campée par Kristin Scott Thomas, est son seul port d'attache. Aimée mais détestée, rassurante mais horripilante.

John finit par renouer avec Julia, sa mère. Elle est presque aussi jeune que lui, aime la fête, les hommes et les premiers rock'n'roll que jouent les juke-box dans les pubs. Avec elle, John découvre le banjo, le tempo binaire du blues et la sensualité de la nouvelle musique venue d'outre-atlantique. A des années lumière de Bach et de Tchaïkovski qu'écoute Mimi en fumant des blondes bout-filtre.

Bientôt il obtient sa première guitare, forme son premier groupe et joue de l'une avec les autres sous le nom de « Quarrymen » devant des jeunes filles du quartier qui se pâment.

Son look change, il veut être Elvis et se met à boire, à fréquenter, à jurer. Un vrai rocker. Mais le jeune Lennon garde intactes ses souffrances, le cœur déchiré entre ses deux mères.

Le succès vient et avec lui ceux qui voudraient en être: les copains les plus proches d'abord, puis un certain Paul qui s'impose très vite au côté de John ou encore George, un pote de Paul. Ne manque plus que Ringo, mais ce sera pour plus tard.

En attendant, la vie va mieux puisque les deux sœurs, Julia et Mimi, ont fini par se retrouver, par se parler, par boire le thé ensemble.

Pourtant le destin n'a pas dit son dernier mot, avant de lâcher John pour une vingtaine d'années, avant le coup de feu final devant le Dakota Building.

Julia meurt heurtée par une voiture en pleine rue. Les poings serrés, John décharge sa violence sur ses potes en balançant même une droite dans la mâchoire de Paul.

Tout le monde pleure à chaudes larmes, la vie est dure pour les p'tits gars de Liverpool. Le film sombre un instant dans le mélo mais John se ressaisit, ravale son chagrin et secoue tout le monde: « hé! on fait du rock'n'roll !! »

Le film avance vers l'épisode d'après, Hambourg et les premières prestations vraiment professionnelles.

« Quel est le nom de ton nouveau groupe ? », lui demande Mimi avant son départ pour l'Allemagne. « Ca ne t'intéresse pas de toutes façons », répond John évasif.

Le spectateur le connaît bien ce nom mais il ne sera pas prononcé. Car les Beatles, c'est une autre histoire qui commence.

samedi 4 décembre 2010

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« The Ghost Writer » de Polanski
parmi les favoris des Prix du Cinéma
européen

Le thriller politique « The Ghost Writer » de Roman Polanski part grand favori des Prix du Cinéma européen, la version européenne des Oscars, qui sera remise samedi à Tallinn.

Le film a reçu sept nominations différentes de l'Académie européenne du cinéma, dont celles du meilleur réalisateur et de la meilleure image.

Roman Polanski, 76 ans, a remporté avec ce film l'Ours d'argent du meilleur réalisateur au Festival de Berlin en février, où cette production a connu sa première mondiale.

Le cinéaste n'a pas pu alors recevoir personnellement sa récompense, étant assigné à résidence en Suisse. Il y attendait une décision juridique à la suite d'une demande d'extradition émise par les Etats-Unis où il est poursuivi, pour avoir violé une une mineure âgée de 13 ans, en 1977. La requête américaine a été finalement rejetée par la justice suisse. Les autorités estoniennes ont déclaré que M. Polanski pourrait assister au gala à Tallinn sans être inquiété car, conformément à la loi de ce pays balte, son crime est prescrit.

« The Ghost Writer » aura pour concurrents majeurs « Lebanon » du réalisateur israélien Samuel Maoz, lauréat du Lion d'or à la Mostra de Venise, et « Le Miel » du cinéaste turc Semih Kaplanoglu, Ours d'or au Festival de Berlin.

Le film français « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois est également en lice dans la compétition.

Les Prix du Cinéma européen ont été créés en 1988. Ils sont décernés chaque année par l'Académie européenne du cinéma, qui compte comme membres 2.300 représentants du métier venus de toute l'Europe.

Les prix sont remis aux lauréats au cours d'une cérémonie qui est organisée alternativement à Berlin, siège de l'Académie, et dans d'autres grandes villes européennes.

samedi 4 décembre 2010

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Les Etats-Unis annoncent la
restitution à la France d'un tableau
de Degas volé

Un tableau du peintre Edgar Degas, « Blanchisseuses souffrant des dents », volé il y a près de 30 ans au musée du Havre, va être restitué à la France, après avoir été retrouvé alors qu'il était sur le point d'être vendu aux enchères à New York, ont annoncé les autorités.

La toile de petite taille (16 cm sur 21 cm), réalisée vers 1870 / 1872 par le peintre français avait été dérobée en 1973. Les autorités américaines ont annoncé jeudi qu'elle serait rendue à la France.

La maison d'enchères Sotheby's avait retiré cette œuvre de sa vente d'art impressionniste du 3 novembre à New York après avoir été alertée par le ministère français de la Culture qu'il s'agissait d'un tableau appartenant aux collections publiques françaises.

La toile était estimée entre 248.000 et 319.000 euros dans le catalogue de Sotheby's.

« La restitution de ce chef d'œuvre aux autorités françaises témoigne de notre engagement à garantir le retour d'œuvres volées et envers le patrimoine culturel », a affirmé une représentante du parquet new-yorkais Loretta Lynch.

Elle a souligné que Sothesby's avait collaboré immédiatement avec les forces de l'ordre et retiré la pièce de son catalogue de vente, dès la découverte qu'il s'agissait d'une œuvre volée.

samedi 4 décembre 2010

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Les Etats-Unis restituent à la Russie
des documents historiques volés

Les Etats-Unis ont rendu vendredi à la Russie 21 documents historiques, certains signés du tsar Nicolas II ou de Catherine de Russie, qui avaient été volés aux archives nationales russes il y a plus d'une décennie et dont la trace à été retrouvée à travers des sociétés d'enchères.

Les documents ont été remis à l'ambassadeur de Russie, Sergueï Kislyak, par John Morton, directeur de l'Agence américaine des douanes et de l'immigration (ICE), au cours d'une cérémonie à l'ambassade russe à Washington.

« Aujourd'hui, nous réparons un tort, tout simplement », a déclaré M. Morton, qui a qualifié cette restitution de « fin heureuse à la triste histoire du vol et de la revente de l'héritage culturel russe ».

C'est grâce à une coopération entre l'ICE et l'agence russe chargée de la protection du patrimoine culturel que la trace de ces papiers de valeur a été retrouvée, à travers cinq sociétés d'enchères.

Ils font partie d'environ un millier de documents historiques qui ont disparu des archives nationales russes entre 1994 et 2002.

En plus des 21 documents rendus vendredi, 10 autres ont été localisés aux Etats-Unis et seront également restitués à la Russie, a indiqué M. Morton.

La plupart des documents ont été rendus volontairement par les personnes qui les avaient achetés en toute bonne foi, et les sociétés d'enchères n'étaient pas impliquées dans leur vol, a précisé M. Morton.

Parmi ces documents figurent un décret signé en 1792 par l'impératrice Catherine la Grande, écrit en cyrillique ancien, deux papiers portant la signature du dernier tsar Nicolas II, datant de 1902 et 1914, et une liste de personnel militaire tapée à la machine et signée du commandant militaire de l'armée soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale, le général Guéorgui Joukov.

samedi 4 décembre 2010

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Picasso prenait régulièrement le thé
avec son électricien, selon ce dernier

Pierre Le Guennec, l'électricien qui conservait 271 inédits de Picasso dans son garage depuis près de quarante ans, prenait régulièrement le thé avec le peintre, qui n'était « pas mondain ni pincé », affirme-t-il dans une interview publiée vendredi dans Nice-Matin.

Un jour « il m'a proposé de partager le thé avec lui. Il voulait juste savoir ce que je faisais, comment ça se passait, des choses simples. A partir de là, le thé avec le maître, c'est devenu comme un rite. Il n'était pas mondain ni pincé », assure Pierre Le Guennec, 71 ans.

Un jour, Picasso, qui recevait du monde, le fait appeler par le secrétaire: « Il me fait asseoir à côté de lui. Il me parle, me parle encore. Du chantier. Des lampes de la grande allée qu'il faudrait peut-être changer un jour, du four que Madame a fait venir d'Amérique et qui est en 110 volts. Ca dure. Je suis un peu gêné. Pas tant que ses invités, qui finissent par comprendre que Picasso n'ose pas leur demander de prendre congé », se souvient l'électricien.

Pierre Le Guennec affirme que les 271 œuvres - « un mélange de bouts de papiers, des coupures de journaux, des bouts de cartons découpés, des choses qui ne semblaient pas très importantes » - lui ont été données par Jacqueline Picasso il y a 37 ans.

« Un soir, alors que je m'apprêtais à quitter la propriété (ndlr: Notre-Dame-de-Vie à Mougins), Madame m'a appelé: on a parlé cinq minutes et puis elle m'a tendu un carton à dessins en me disant: c'est pour vous. J'étais embarrassé mais quand on m'accuse de vol, on oublie que pour quitter le mas, je passais tous les jours devant le bureau de M. Miguel (le secrétaire de Picasso) et qu'à l'entrée de la propriété, il y avait toujours deux gardes qui étaient très pointilleux », explique l'électricien.

Les héritiers de Picasso ont porté plainte pour recel. Pierre Le Guennec a été placé en garde à vue en octobre. Les 271 œuvres ont été saisies dans l'attente d'une décision de justice.

samedi 4 décembre 2010

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« Henry's crime » ouvre le 10e
Festival international du film de
Marrakech

« Henry's crime », un film du réalisateur anglais Malcolm Venville, a ouvert vendredi soir le 10e Festival international du film de Marrakech (FFIM), qui rendra un hommage au cinéma français.

Le jury est présidé par l'acteur, réalisateur et homme de théâtre John Malkovich. Il comprend aussi l'actrice égyptienne Yousra, la Honkongaise Maggie Cheung, le réalisateur français Benoît Jacquot et l'Américaine Eva Mendès.

« Henry's crime », réalisé en 2010 avec l'acteur Keanu Reaves, raconte l'histoire d'un homme qui décide, après sa sortie de prison, de dévaliser la banque devant laquelle il avait été arrêté en empruntant un tunnel qui relie un théâtre voisin à la salle des coffres.

Quinze films, d'autant de nationalités, sont en compétition jusqu'au 11 décembre, dont « When we leave » (Allemagne), « The edge » (Russie), « Rosa Morena » (Danemark), « End » (Espagne), « Beclouded » (Mexique), « Animal Kingdom » (Australie), « A quiet life » (Italie-Allemagne et France).

« Dix ans est plus que l'âge de raison, le festival atteint la maturité à travers son identité sans cesse affirmée, la découvertes de nouveaux talents et la confirmation d'esprits prometteurs », selon Mélita Toscan du Plantier, directrice du FIFM.

Un hommage sera rendu cette année au cinéma français, après le Maroc, l'Espagne, l'Italie, l'Egypte, la Grande-Bretagne et la Corée du Sud, selon les organisateurs.

Plusieurs films français seront ainsi projetés dans des lieux connus de Marrakech, notamment la célébre place Jamâa-El-Fna, consacrée au « patrimoine mondial de l'oralité » par l'Unesco.

Le Maroc produit annuellement une quinzaine de longs métrages et 80 à 100 courts métrages, selon les derniers chiffres du Centre cinématographique marocain, et plus de 15 % des films présentés au Maroc sont marocains, derrière les films américains, indiens et égyptiens.

samedi 4 décembre 2010

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Plus de 100.000 pièces romaines
découvertes à Autun dans un
chantier de logements sociaux

Plus de 100.000 pièces de monnaie en bronze, datant de l'époque romaine ont été découvertes à Autun, en Saône-et-Loire, dans un chantier de logements sociaux, a-t-on appris vendredi auprès de l'Institut national de recherche archéologique préventive (Inrap).

D'avril à octobre, l'Inrap, dont la mission est d'étudier le patrimoine menacé par des opérations de construction, a conduit un chantier de fouilles à Autun, sur ce terrain destiné à accueillir des logements sociaux.

« Fin septembre, on est tombé sur ce dépôt monétaire qui renfermait quelque 117.000 pièces en bronze. Elles dateraient de la fin du IIIe siècle de notre ère », a déclaré à l'AFP Stéphane Alix, responsable scientifique du site.

Cet ensemble de pièces « déclassées », enfoui dans une fosse scellée par des tuiles et pesant environ 38 kg, était vraisemblablement destiné à la refonte.

Fines, de toute petite taille (de 0,5 à 1 cm) et pesant 0,4 grammes, ces monnaies sont des exemplaires non officiels, comme il en a beaucoup circulé durant cette période très troublée de la seconde moitié du IIIe siècle, selon l'Inrap.

« L'empire romain n'avait pas assez de stock métallique pour produire de la monnaie. Les forgerons frappaient ces monnaies, dites de nécessité, pour que le commerce se poursuive et qu'il n'y ait pas de retour au troc », analyse Alexandre Burgevin, spécialiste en numismatique à l'Inrap.

« Cette trouvaille devrait permettre de mieux comprendre comment fonctionnait cette émergence monétaire parallèle et son déclassement », ajoute Stéphane Alix.

Outre ces pièces de monnaie, les archéologues avait déjà mis au jour sur le même site l'atelier d'un potier du IIIe siècle, nommé Pistillus.

Craignant que le site de fouilles ne soit pillé, l'Inrap n'avait pas dévoilé l'information jusqu'à présent.

samedi 4 décembre 2010

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Wikileaks : Besson en langue de
bois et dictatorial

Le ministre français de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, Eric Besson, a demandé vendredi au CGIET de mettre fin à l'hébergement du site WikiLeaks en France, considéré comme violant le secret diplomatique, apprend-on auprès du ministère.

WikiLeaks est hébergé dans le nord de la France par le serveur OVH depuis jeudi 2 décembre après avoir été hébergé par le serveur américain Amazon, selon la lettre adressée par le ministre au conseil général de l'Industrie, de l'Energie et des Technologies.

Sollicité par l'AFP, le ministère a indiqué avoir demandé au CGIET (compétent dans les domaines des technologies de l'information, communications électroniques et informatique) d'indiquer au plus vite les moyens de mettre un terme à l'hébergement de WikiLeaks en France.

« Cette situation n'est pas acceptable. La France ne peut héberger des sites internet qui violent ainsi le secret des relations diplomatiques et mettent en danger des personnes protégées par le secret diplomatique », selon les termes de la lettre adressée par le ministre au vice-président du CGIET.

« On ne peut héberger des sites internet qualifiés de criminels et rejetés par d'autres Etats en raison d'atteintes qu'ils portent à leurs droits fondamentaux », écrit M. Besson.


©Musicologie.org 2010

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