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Actualités musicales

lundi 30 juin 2014

 

Le palmarès du concours international de chefs d'orchestre Evgeny Svetlanov

 

La troisième édition du concours international de chefs d'orchestre Evgeny Svetlanov s'est tenue à Paris du 25 au 28 juin. Le jury, placé sous la présidence de Vladimir Ashkenazy a décidé de ne pas attribuer de 1er Prix.

2e prix : Lio Kuok-man

3e prix : Samuel Burstin

Deux promesses : Soriane Renaud et Antonina Levina

 

plume Par Eusebius

 

Manon Fischer-Dieskau, Antonina Levina et Soriane Renaud.

La grêle qui ravage au même moment le vignoble des grands crûs de la région beaunoise n'a pas découragé les amateurs de chant lyrique qui se retrouvent régulièrement à La Roche d'Hys. Le programme est original : deux cycles de mélodies jamais chantées, ou rarissimes, par deux jeunes cantatrices en début de carrière.

On connait la fascination qu'exerça le Japon sur nombre de compositeurs au début du siècle passé. Stravinsky, Migot, Delage, parmi d'autres. Mais qui connaît Yamada Kosaku ? Ce grand compositeur japonais, qui fut le principal artisan de l'introduction de la musique française au Japon à la même époque, laisse une production considérable. L'obstacle de la langue est sans doute une des raisons du silence qui règne encore en Europe autour de son œuvre. Soriane Renaud, jeune soprano québecoise, a appris le japonais, et découvert les mélodies de Yamada Kosaku. Elle nous livre un cycle de cinq d'entre elles Aiyan no uta [Chansons de Aiyan], écrites en 1922. Les poèmes, particulièrement brefs, dépouillés (des Haï-kaïs ?) relatent les observations et les pensées d'une Aiyan, jeune fille employée par une famille comme baby-sitter et pour les tâches ménagères

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Le Parisien et les intermittents en lutte : que sonde-t-on quand on sonde ?

 

plume Par Jean-Marc Warszawski

Le Parisien a publié un sondage des plus curieux sur la popularité du mouvement des intermittents. Des plus curieux, car tout en mentionnant « à peine 33% des sondés connaissent les revendications exprimées par les intermittents », on sonde quand même comme si de rien n'était.

Mais comment se fait-il que ce fait là ? Les médias ne rempliraient-ils pas leur mission d'information ? Pourquoi le Parisien ne sonde-t-il pas sa propre éthique plutôt que poser des questions à des gens qui ne savent rien de la question ? D'où vient cette désinformation ? Pire, d'où viennent toutes ces fausses informations sur un « statut spécial » qu'auraient les intermittents, une caisse de chômage à eux alimentée par l'argent des autres, qu'ils seraient subventionnés par les impôts (c'est toutefois la décision tragique que vient de prendre Valls dans la panique pour sauver les festivals d'été), cette confusion entre « la culture », et le fonctionnement du régime général de l'indemnisation du chômage sur le mode de la solidarité interprofessionnelle (et non pas nationale comme on le lit un peu partout), d'où viennent ces chiffres farfelus sur un déficit fantasque incalculable, parce que les 4 milliards de déficits annuels des caisses de l'UNEDIC (21 milliards cumulés), sont imputable globalement au chômage massif qui touche toutes les catégories professionnelles et aux bas salaires, les intermittents pas plus ou moins que les autres. Si on prend n'importe quelle catégorie de salariés, ce sera la même chose : déficit. D'où vient cette idée qu'après avoir atteint leurs 507 heures (en 10 mois), les intermittents se la couleraient douce, alors que plus de la moitié d'entre eux ne les atteignent pas, et que dès qu'elles sont atteintes, il faut s'activer pour conserver l'ouverture aux droits et accumuler d'autres heures .

Comment les médias et leurs journalistes asservis peuvent-il se moquer ainsi du monde et de gens qui tout en vivant dans la précarité endémique, font de notre pays un haut lieu de création artistique, envié dans le monde entier, dont les activités rapportent 58 milliards par an.

Les intermittents du spectacle travaillent depuis 11 ans avec un comité de suivi (des élus, des spécialistes, des économistes), ils ont des propositions plus justes et plus économes, mais on ne les a pas prises en compte dans les négociations entre un Medef qui ne représente pas le patronat et des syndicats qui représentent 8 % du monde du spectacle. Le Sinistre du travail, avant de l'être , a participé à ce comité de suivi, a soutenu ses propositions, et signe aujourd'hui l'agrément. On n'est pas à une trahison près. Tout le monde juge que cet accord est mauvais, mais on l'applique quand même. Le pouvoir est schizophrène.

Jean-Marc Warszawski

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