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jeudi 31 mars 2011

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Cinq nouvelles productions pour
l'Opéra Comique la saison prochaine

L'Opéra Comique à Paris, qui mène une politique offensive de redécouverte d'oeuvres délaissées, offrira cinq nouvelles productions dont une création pour la saison prochaine, qui sera réduite à six mois en raison de travaux de rénovation, selon son directeur Jérôme Deschamps.

Des travaux d'embellissement et de mise aux normes de la salle Favart, fleuron de l'art décoratif et architectural de la IIIe République, seront réalisés par tranches jusqu'en 2015 et entraîneront une concentration de la saison de janvier à juin 2012.

Les nouvelles productions iront de la période baroque au XIXe siècle, tandis que la création « Re Orso », annoncée pour 2011, verra le jour en 2012, afin de donner plus de temps à son compositeur italien Marco Stroppa. « Re Orso », un poème épique du compositeur et librettiste Arrigo Boito, proche de Verdi, publié en 1865, sera sa première oeuvre de théâtre musical. Elle sera interprétée par l'Ensemble InterContemporain.

Resté totalement méconnue en France, « Egisto », une fable musicale baroque de Pier Francesco Cavalli, créée à Venise en 1643, sera mis en scène par Benjamin Lazar. Egalement dans une mise en scène de Benjamin Lazar, « Didon et Enée » du compositeur anglais Henry Purcell, programmé en 2008 avec un franc succès, sera repris la saison prochaine sous la direction musicale de William Christie et ses Arts Florissants.

« Amadis de Gaule », de Jean-Chrétien Bach, unique ouvrage français d'un membre de cette famille, créée en 1779 et jamais repris en France depuis lors, sera dirigé par Jérémie Rhorer, l'un des plus brillants chefs de la nouvelle génération, à la tête de sa formation Le Cercle de l'Harmonie.

Deux oeuvres du XIXe siècle sont aussi au programme, « Les Pêcheurs de Perles », tout premier opéra de Bizet, et une oeuvre rare, « La Muette de Portici », de Daniel-François-Esprit Auber, qui met en scène une révolution et participa à l'avènement de l'indépendance de la Belgique en 1830.

L'ouvrage sera monté en partenariat avec le Théâtre Royal de la Monnaie et le Palazzetto Bru Zane, centre de musique romantique française à Venise.

Comme « La Muette de Portici », la plupart des oeuvres sont des coproductions nationales et internationales, et sont accompagnées de concerts et de colloques.

Des soirées seront consacrées aux grandes voix avec les sopranos Anna Caterina Antonacci, Véronique Gens et Felicity Palmer.

En outre, l'Opéra Comique a décidé de créer pour les saisons à venir une Académie lyrique pour les jeunes chanteurs réservée à ce genre propre.

jeudi 31 mars 2011

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Jazz à Vienne: la 31e édition sous
le signe de Miles Davis

Trois soirées d'hommage à Miles Davis et l'un de ses anciens complices, Sonny Rollins, seul sur scène avec une section rythmique, marqueront la 31e édition du festival « Jazz à Vienne » qui se tiendra en Isère du 29 juin au 13 juillet, ont annoncé mercredi les organisateurs à Lyon.

En ce vingtième anniversaire de la mort de Miles Davis, décédé en septembre 1991, trois soirées hommages au trompettiste ont été programmées: le 2 juillet (Bitches Brew Beyond avec le trompettiste Wallace Roney), le 7 juillet Return to forever (Chick Corea, Stanley Clarke, Lenny White, Frank Gambale, Jean-Luc Ponty) et Dave Holland son ancien bassiste en quintet, le 12 juillet sous la direction de Marcus Miller, Herbie Hancock et Wayne Shorter.

Sonny Rollins, l'une des dernières légendes du jazz, se produira le 11 juillet. Ahmad Jamal, l'un des pianistes promu par Miles, sera sur la scène du théâtre antique le 4 juillet, au lendemain de son 81e anniversaire.

Mais ce premier grand festival de jazz de l'été sera aussi ouvert à la jeune garde montante avec la pianiste japonaise prodige Hiromi qui fera la première partie du concert de son maître Ahmad Jamal, le chanteur français qui monte Ben l'Oncle Soul (le 6), primé aux Victoires de la musique, et le crooner anglais au visage poupin, Jamie Cullum (le 10).

Quelques valeurs sûres venant de la variété garniront aussi le plateau: Tom Jones, qui ouvrira le festival le 29 juin, ou Cindy Lauper (le 8 juillet), qui a abandonné la pop pour le blues et dont le tube des années 80 Time After Time avait été repris par Miles Davis lui-même.

« Le fil rouge » de cette édition sera Rhoda Scott. L'organiste aux pieds nus dans les années 70 se produira à trois reprises le 30 juin avec son Lady Quartet et un invité, Alex Tassel (bugle) puis le 3 juillet pour la soirée gospel avec une chorale locale de 200 chanteurs et enfin le 5 juillet lors de la soirée big band où elle est l'invitée de The Amazing Keystone Big Band. Lors de cette soirée sera organisé une « bataille » entre les héritiers de Basie et Ellington: Laurent Mignard Duke Ochestra affrontera le Michel Pastre Big Band.

Le 13 juillet, Al Jarreau et Gilberto Gil seront parmi les vedettes de la nuit de clôture.

jeudi 31 mars 2011

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Musiques de jazz et d'ailleurs :
une 30e édition hors de tout
classement

Rodolphe Burger en solo, le duo formé par Magic Malik (flûte) et Sarah Murciah (contrebasse), Bumcello, Chocolate Genius, Yael Naïm: la 30e édition du festival Musiques de Jazz et d'ailleurs, jusqu'à dimanche à Amiens, échappe plus que jamais à tout classement.

Yael Naïm, si elle a remporté en 2008 une Victoire de la musique dans la catégorie « musiques du monde », désire n'être enfermée dans aucun genre. Avec son fidèle percussionniste David Donatien, sa voix, en hébreu, français et anglais, se promène en toute liberté sur de subtiles ambiances sonores.

Centré sur le jazz pendant une vingtaine d'années, avec une ouverture aux musiques du monde, le festival est parti dans bien d'autres directions depuis 2001 et l'arrivée à sa direction de Pierre Walfisz: électro, électro-funk, hip hop, folk, chanson française décalée.

Ce dernier genre sera symbolisé par le fil rouge de cette édition, Albin de la Simone, qui habille d'orchestrations délicates ses textes poétiques et subtils.

Musiques de jazz et d'ailleurs convie aussi des musiciens de « world music » dans le même esprit d'ouverture, en programmant aussi bien Mamani Keita, dont les chants en bambara se parent de guitares électriques et de boucles électroniques discrètes, que le joueur de kora Lamine Kouyaté, à l'univers très « roots ».

Dans cette programmation tous azimuts, le jazz n'est plus qu'une composante. Un jazz hybride et métissé, que défendront plusieurs pianistes, Alain Jean-Marie et son jazz-biguine, Carlos Maza et son jazz onirique nourri de musiques populaires sud-américaines, Bojan Z et son jazz aux effluves balkaniques et aux accents parfois binaires.

Pour cette édition anniversaire, la direction du festival a décidé de laisser le tarif des concerts à la libre appréciation de chaque spectateur. Pierre Walfisz souhaite ainsi « provoquer un petit électrochoc pour remettre en cause les habitudes de consommation passive d'un objet culturel que nous ne souhaitons pas marchand ».

jeudi 31 mars 2011

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Une ville de Pologne redonne une
nouvelle vie aux vieux pianos
d'Europe

Des spécialistes hautement qualifiés et pas chers ont fait de la ville polonaise de Kalisz le centre européen de restauration de pianos anciens qui y affluent par dizaines de France, d'Allemagne ou des Pays-Bas pour recevoir une nouvelle vie.

« Ca fait 20 ans que je transporte des pianos, pratiquement de tous les pays d'Europe. Là, j'ai ramené huit instruments, sept pianos à queue et un piano droit. Ils seront restaurés ici à Kalisz », explique à l'AFP Tadeusz Krakowski, en déchargeant de son camion un Sauter blanc dans un atelier de cette ville de l'ouest de la Pologne.

« Il doit être refait à neuf. Tout, la partie mécanique et le meuble qui doit être refait en noir pour le goût du client », explique ce transporteur. Chaque jeudi, il ramène des pianos à rénover et il repart le lundi suivant chez les clients avec des instruments remis à neuf.

Les travaux durent environ trois mois. « Nous sommes capables de restaurer pratiquement n'importe quel piano, même dans le pire état », affirme Witold Czubak, propriétaire d'un atelier de restauration.

« On refait la table d'harmonie, le cadre métallique, la partie mécanique. Les touches abîmées sont revêtues d'ivoire, authentique ou pas, en fonction du budget du client », explique-t-il.

A la fin, chaque piano est accordé. M. Czubak fait lui-même les derniers réglages sur un Bechstein blanc, model A daté de 1915, qui a été refait dans son atelier avant de repartir pour Berlin.

« La majorité des propriétaires ne savent même pas que leurs instruments font parfois plusieurs milliers de kilomètres en aller-retour », dit-il.

« Les sociétés de restauration des pianos en Europe occidentale ne sont que des intermédiaires qui nous sous-traitent le travail », ajoute-il.

Plus d'une trentaine d'ateliers emploient en tout quelque 400 personnes à Kalisz et dans ses environs. Le plus grand et le plus ancien s'est installé dans une ancienne gare ferroviaire de Nowe Skalmierzyce.

Krzysztof Fiks y emploie 70 artisans. Il fait toutes les marques, mais sa passion ce sont les Steinway.

La rénovation complète coûte entre 3.000 et 4.000 euros, soit de 30 % à 40 % moins cher qu'en France, en Allemagne ou aux Pays-bas.

« Nous avons même restauré des pianos pour des clients au Japon, aux Etats-Unis ou en Australie », dit-il.

Pendant longtemps, les pianos ont fait la gloire de Kalisz. En 1878, Arnold Fibiger y a produit son premier piano à queue. Après la Seconde guerre mondiale, son usine a été nationalisée, comme beaucoup d'autres. A l'époque communiste, quelque 4.500 instruments par an en sortaient sous la marque de Calisia, le nom de la ville en latin.

Arnold Fibiger a fondé également une école qui continue à former des accordeurs et des réparateurs.

« C'est la seule école de ce type en Pologne et l'une des trois en Europe. Les deux autres se trouvent en Allemagne et en Autriche », explique son directeur Jan Matuszewski.

MM. Czubak et Fiks, ainsi que la quasi totalité de leur employés, ont été formés dans cette école. Ils ont aussi travaillé dans l'usine avant qu'elle ne fasse faillite en 2007.

« Les pianos Calisia étaient des instruments de bonne qualité », souligne Stanislaw Gondek, le syndic de l'usine. « Dommage! Les maisons de la culture, les écoles ont cessé de les commander à la chute du communisme ».

De l'herbe pousse sur ses murs, ses vastes locaux déserts sont à louer. La marque Calisia, elle, a été rachetée par une société chinoise.

jeudi 31 mars 2011

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Les majors du disque publient une
compilation en solidarité avec le
Japon

Les quatre majors du disque (Universal, EMI, Sony et Warner) se sont associées pour publier le 4 avril une compilation réunissant 38 tubes internationaux, afin de venir en aide aux victimes du séisme et du tsunami au Japon, ont-elles annoncé mercredi dans un communiqué.

La compilation, déjà disponible sur i-Tunes, ne comporte aucun titre inédit. Elle rassemble des morceaux de John Lennon, Queen, Lady Gaga, R.E.M., Kings of Leon, Beyoncé...

Tous les bénéfices issus de la vente du disque seront intégralement reversés à la Croix-Rouge japonaise (y compris les parts des auteurs, compositeurs, éditeurs et ayants-droits).

jeudi 31 mars 2011

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Des amendes pour les
organisateurs d'une rave-party
sauvage dans l'Eure

La Cour d'appel de Rouen a condamné mercredi à des peines amendes pour « organisation sans préalable d'un rassemblement festif » les organisateurs d'une rave-party sauvage qui avait eu lieu à Bouafles (Eure) le week-end du Premier mai 2009.

Les quatre principaux organisateurs ont été condamnés chacun à une amende de 1.000 euros, de même que leur association baptisée « L'Eure du son ». En première instance, le tribunal correctionnel d'Evreux les avait condamnés en avril 2010 à une amende de 500 euros chacun mais le parquet avait fait appel estimant ces peines insuffisantes.

Quelque 25.000 personnes avaient participé à ce teknival qui n'avait pas été déclaré et qui avait duré trois jours. Au cours de ce festival, quelque 135 personnes, soupçonnées pour la plupart de trafic de stupéfiants, avaient été interpellées par les gendarmes déployés en nombre.

Le parquet avait ordonné la saisie du matériel sono, des groupes électrogènes et des camions qui avaient acheminé le matériel. Une manifestation avait été organisée dans les rues d'Evreux à la mi-juin 2009 pour obtenir la restitution de ce matériel qui appartenait à des prestataires extérieurs.

jeudi 31 mars 2011

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Un site internet américain doit près
d'un million de dollars à EMI

Un site américain de musique en ligne, Bluebeat, versera 950.000 dollars au label britannique EMI afin d'éviter un procès portant sur les droits de diffusion et de vente de certaines versions des chansons des Beatles, selon une copie de l'accord rendue publique mardi.

En plus du versement de la somme de 950.000 dollars, Bluebeat a accepté de « cesser définitivement » d'enfreindre la législation sur le copyright concernant les chansons du catalogue d'EMI et d'autres plaignants, précise l'accord.

EMI avait déposé plainte en novembre 2009 à Los Angeles et le procès aurait dû commencer mardi si un accord n'avait pas été trouvé.

Le cofondateur et président de Bluebeat, Hank Risan, avait défendu son site et le site jumeau Basebeat.com en expliquant qu'ils vendaient légalement des versions « psycho-acoustiques » des chansons des Beatles.

EMI affirmait au contraire que Bluebeat, qui diffusait de la musique gratuitement en streaming et proposait des téléchargements MP3 de chansons au prix unitaire de 25 cents, distribuait en fait la musique des Beatles sans autorisation.

Bluebeat aurait distribué 67.000 chansons du célèbre groupe anglais avant d'en être empêché par une injonction du juge John Walter, qui a estimé que le site était incapable de prouver qu'il n'enfreignait pas les droits d'EMI sur les chansons des Beatles.

EMI possède les droits des enregistrements des Beatles et distribue leur musique en collaboration avec Apple.

Apple a remporté l'an dernier le droit de vendre les chansons des Beatles sur sa boutique en ligne iTunes, au prix unitaire de 1,29 dollar.

Une juge a entériné l'accord entre Bluebeat et EMI le 25 mars, et autorisé en mars EMI à poursuivre Bluebeat pour se faire rembourser les frais de justice.

jeudi 31 mars 2011

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L'artiste américain Richard Prince,
grand collectionneur de livres, à la
BNF

L'artiste américain Richard Prince, l'une des stars de l'art contemporain, a été invité à apporter ses livres de collection et à piocher dans les fonds de la BNF pour concocter une exposition atypique, où se mêlent culture pop et grands écrivains du XXè siècle.

Baptisée « American Prayer », en référence à la poésie de Jim Morrison, cette exposition, qui se tient jusqu'au 26 juin à la Bibliothèque nationale de France, permet de découvrir la bibliophilie de ce peintre et photographe de 61 ans qui vit et travaille dans l'Etat de New York et cultive le secret.

Richard Prince, dont la cote a flambé au milieu des années 2000 avant de s'assagir un peu sous l'effet de la crise, est un collectionneur avide d'images trouvées dans les livres, magazines, photographies et publicités. Elles nourrissent ses oeuvres construites autour de l'imagerie populaire américaine.

L'artiste est un apôtre de « l'Appropriation art », mouvement des années 1970, qui consiste à utiliser les images des autres pour les détourner et créer une oeuvre. Une technique qu'il continue à employer mais qui lui vaut des procès pour violation des droits d'auteur.

La justice américaine vient ainsi de donner raison au photographe français Patrick Cariou qui protestait contre l'utilisation de ses photos pour la série « Canal Zone », présentée en 2008 à la galerie Gagosian. Ces oeuvres devront être retirées de la vente. L'artiste compte faire appel.

Au coeur de l'exposition, le scénographe David Adjaye a planté une sorte de « maison-église », recouverte de bardeaux, pour abriter les sculptures-livres « American/English » de l'artiste, souligne Bob Rubin, ami de Prince, et commissaire de l'exposition. Le bois, démonté d'une maison du Montana, renvoie à l'Amérique profonde.

Depuis une quinzaine d'années, Richard Prince stocke ses innombrables images, manuscrits, livres rares ou bon marché et « gri-gri » divers, dans sa maison de brique rouge de Rensselaerville, un village à trois heures de route de New York.

Il a apporté quelques uns de ses trésors à Paris: un exemplaire de la première édition de « Lolita » de Vladimir Nabokov publiée en anglais à Paris et ayant appartenu à l'auteur, un rouleau dactylographié de « Big Sur » de Jack Kerouac, un exemplaire du « Festin nu » annoté par William Burroughs, le projet de jaquette du « Parrain » de Mario Puzo, avec le texte dactylographié...

Invité à choisir dans l'immense fond de la BNF, Richard Prince « nous a surpris en choisissant essentiellement de la littérature populaire de l'après-guerre, des polars, des livres pornographiques », relève Marie Minssieux, co-commissaire de l'exposition.

L'artiste a habillé ces ouvrages bon marché d'une couverture transparente rehaussée d'éléments graphiques blancs, leur donnant un nouveau statut.

Sur les cimaises, sont évoqués les grands thèmes de Prince. Les cow-boys, qui l'ont rendu célèbre, sont inspirés des publicités pour la marque de cigarettes Marlboro, qui ont été rephotographiées et retravaillées.

A partir de la photo très contestée de Brooke Shields, nue et fardée alors qu'elle n'a que dix ans, prise par le photographe Gary Gross, Richard Prince crée une oeuvre « Spiritual America » qui remporte un grand succès.

Ses nurses sexy sont inspirées des couvertures des romans de gare. Richard Prince les détourne, en fait des personnages troublants, parfois masqués. L'exposition présente deux grands tableaux d'infirmières qui viennent de chez lui.

jeudi 31 mars 2011

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Hommage national à Aimé Césaire
et aux cultures d'Outre-mer

L'hommage de la Nation, rendu au Panthéon le 6 avril à Aimé Césaire, grand poète et homme politique martiniquais décédé en 2008, sera aussi une reconnaissance de « la vitalité des cultures d'Outre-mer », a estimé mercredi le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand.

L'hommage de la Nation, rendu au Panthéon le 6 avril à Aimé Césaire, grand poète et homme politique martiniquais décédé en 2008, sera aussi une reconnaissance de « la vitalité des cultures d'Outre-mer », a estimé mercredi le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand.

« Reconnaître l'une des plus grandes voix ultramarines, c'est aussi rendre hommage à la vitalité des cultures d'Outre-mer qui n'ont cessé d'influencer l'ensemble de la culture française », a déclaré M. Mitterrand qui a présenté l'événement à la presse avec la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard.

Mme Penchard a souhaité de son côté que cet hommage, « un geste fort pour les Outre-mer, pour la France » puisse « sensibiliser notre jeunesse de France à ce grand homme que fut Aimé Césaire et, à travers lui, celui qui sut abattre les murs, chanter l'humanisme, briser les préjugés, éveiller les consciences et donner la force de regarder demain ».

Le président Sarkozy assistera à la cérémonie, ainsi que la famille d'Aimé Césaire et près d'un millier d'invités, dont une centaine d'élèves de collèges et lycées de Martinique et de métropole, ainsi que ceux du prestigieux lycée Louis Le Grand et de l'Ecole normale supérieure, où étudia le grand poète.

La lecture d'un poème d'Aimé Césaire par une lycéenne martiniquaise est prévue ainsi que la diffusion d'un film de huit minutes sur sa vie, réalisé par la cinéaste Euzhan Palcy.

Une fresque monumentale, composée de portraits évocateurs de quatre périodes de la vie du poète, sera installée au coeur de la nef.

La cérémonie sera retransmise en direct sur France 2 et France ô et sur des écrans géants installés à l'extérieur du bâtiment.

Le corps d'Aimé Césaire restera, conformément à sa volonté, en Martinique.

Chantre de la négritude et militant contre la colonisation, Aimé Césaire est mort le 17 avril 2008 à l'âge de 94 ans. Nicolas Sarkozy, qui avait entretenu des relations parfois délicates avec le poète martiniquais, avait présidé quatre jours plus tard ses obsèques nationales à Fort-de-France.

2011 est l'année des Outre-mer.

jeudi 31 mars 2011

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L'évolution des musées nationaux
critiquée par la Cour des comptes

La Cour des comptes a publié mercredi un rapport très critique sur l'évolution des musées nationaux, qui ont bénéficié d'une aide importante de l'Etat au cours des dix dernières années mais n'ont pas su, selon elle, rajeunir et diversifier leurs publics.

La Cour des comptes a publié mercredi un rapport très critique sur l'évolution des musées nationaux, qui ont bénéficié d'une aide importante de l'Etat au cours des dix dernières années mais n'ont pas su, selon elle, rajeunir et diversifier leurs publics.

Elle les appelle à réaliser des économies et des gains de productivité afin de se préparer à une « modération » des soutiens publics.

Elle leur conseille de « redéployer » une partie des moyens consacrés à la politique de l'offre culturelle (expositions, spectacles etc.) vers des actions « en direction des publics prioritaires », afin de « favoriser la diversification et la démocratisation de l'accès aux musées ».

La Cour des comptes a passé au crible dix ans d'évolution des 37 musées nationaux dans un rapport de plus de 270 pages, incluant 70 pages de réponses argumentées du ministère de la Culture et des principaux musées épinglés par la Cour.

Premier constat de la Cour: « entre 2000 et 2010, les dépenses directes et les dépenses fiscales de l'Etat au bénéfice des musées nationaux ont augmenté deux fois plus vite que celles du ministère de la Culture et trois fois plus vite que celles du budget de l'Etat ».

Les dépenses budgétaires de l'Etat sont passées de 334 millions d'euros en 2000 à 528 millions d'euros en 2010, soit une hausse de 58%. S'y ajoutent les avantages fiscaux liés au mécénat.

La décennie a été marquée par l'autonomie des grands musées, devenus établissements publics, qui a contribué à leur « dynamisme culturel » mais ne s'est « pas traduite par une moindre dépendance à l'égard des financements de l'Etat », relève la Cour.

La Cour pointe le coût des chantiers déjà programmés qui pèseront sur le budget du ministère de la Culture. Elle a recensé pour un milliard d'euros de projets à financer sur la période 2011-2017.

« Cette dynamique de dépense n'est plus soutenable au regard de la situation des comptes publics », considère la Cour des comptes.

« Au cours des prochaines années, les musées doivent impérativement engager la stratégie d'économie et de productivité qui a fait défaut jusqu'à présent », estime-t-elle.

Elle relève la hausse de 14% des effectifs totaux des musées nationaux en dix ans, passant de 6.559 à 7.460 emplois.

La Cour des comptes estime qu'avec l'autonomie des musées, le ministère de la Culture a vu son rôle « considérablement affaibli » et « a éprouvé les plus grandes difficultés à mettre en oeuvre des orientations nationales », notamment en matière de tarifs, les musées agissant en ordre dispersé.

Les investissements de l'Etat dans les musées nationaux se sont concentrés sur la capitale, « accentuant le déséquilibre Paris-province au lieu de contribuer à le réduire », selon la Cour.

Autre grand reproche: « la démocratisation de l'accès aux musées n'a pas progressé ». La forte hausse de la fréquentation totale est due principalement aux étrangers et aux Parisiens, selon elle.

Les Sages de la rue Cambon estiment que l'objectif de rajeunissement des publics « n'a pas été atteint ».

La gratuité accordée récemment aux jeunes de 18 à 25 ans et aux enseignants a été compensée budgétairement auprès des musées « sur la base de calculs erronés et d'estimations trop optimistes », selon la Cour. En 2009 et en 2010, l'Etat a versé 19,48 millions d'euros de trop sur un total de 41 millions d'euros, estime-t-elle.

La Cour recommande de mettre fin à cette mesure « trop générale » et de « redéployer les moyens qui lui sont consacrés à des actions plus ciblées en direction des publics éloignés de la culture ».

jeudi 31 mars 2011

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Jean-Paul Belmondo au 64e
Festival de Cannes, pour une soirée
spéciale

Le 64e Festival de Cannes (11-22 mai) accueillera Jean-Paul Belmondo le 17 mai pour une soirée spéciale en son honneur, indiquent mercredi les organisateurs dans un communiqué, confirmant une information du Parisien.

« Nous sommes heureux qu'il ait accepté d'assister à la soirée festive donnée pour saluer son talent et son itinéraire », soulignent Gilles Jacob et Thierry Frémaux, respectivement président et délégué général du festival.

« L'étendue de son registre, le charisme de sa personnalité, la précision de son jeu, la gouaille de ses propos, l'aisance de son allure en ont fait avec Jean Gabin et Michel Simon, l'un des plus grands comédiens français de tous les temps », rappellent MM. Jacob et Frémaux, cités dans le communiqué.

« Nul doute que la tribu des comédiens français, Jean Rochefort, Claude Rich, Pierre Vernier et Jean-Pierre Marielle, ses amis du Conservatoire, en tête, tiendra à monter les marches cannoises pour fêter +Bébel+ sous l'ovation de son public de toujours », ajoutent-ils.

Entouré de ses amis et admirateurs, Jean-Paul Belmondo, qui va bientôt fêter ses 78 ans, assistera le 17 mai à la première du documentaire de Vincent Perrot et Jeff Domenech « Belmondo, Itinéraire... », dont la projection sera suivie d'un dîner et d'une fête, précise le communiqué.

jeudi 31 mars 2011

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Les films de la semaine

« Je n'ai rien oublié » de Bruno Chiche avec Gérard Depardieu, Niels Arestrup, Françoise Fabian, Nathalie Baye et Alexandra Maria Lara (France, 1h33): Conrad perd peu à peu la mémoire mais certainement pas la tête. Des brumes de l'alzheimer qui floute son quotidien émerge un passé net et contrariant pour la riche famille Senn et son prince héritier, Thomas, dont il fut jadis si proche. Un thriller familial servi par un face à face inédit entre deux géants du cinéma français, Gérard Depardieu et Niels Arestrup, librement adapté du roman de Martin Suter, « Small World ».

« Tous les soleils » de Philippe Claudel avec Stefano Accorsi, Clotilde Courau, Anouk Aimée (France, 1h45): Alessandro, professeur italien de musique baroque, à Strasbourg avec sa fille de 15 ans en pleine crise et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. Accaparé par ses deux ados, comme il les présente, et déterminé à jouer les pères modèles, Alessandro en a oublié de construire sa vie amoureuse, d'autant plus facilement qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul. Mais au moment où sa fille Irina découvre les premiers émois de l'amour, lui aussi fait une rencontre inespérée.

« Tous les chats sont gris » (Paha Perhe) de Aleksi Salmenpera avec Ville Virtanen, Pihla Viitala (Finlande, 1h30): Mikael est un juge respecté et un père exigeant. Lorsque sa fille Tilda, issue d'un premier mariage, réapparaît, l'équilibre familial est totalement bouleversé. Dani, le fils aîné de Mikael, découvre alors sa soeur qu'il n'a jamais connu et une grande complicité s'installe rapidement entre les deux adolescents, au grand dam de leur père qui ne comprend pas leur relation, allant jusqu'à imaginer le pire.

« Chez Gino » de Samuel Benchetrit (France, 1H40) avec José Garcia, Anna Mouglalis, Samuel Benchetrit - Gino, installé depuis trente ans à Bruxelles, tient une pizzeria achetée avec les économies de son épouse Simone. Sa vie est bouleversé par la nouvelle de la mort prochaine de son oncle d'Italie, un parrain de la mafia rendu milliardaire par ses activités illicites. Une grosse part d'héritage est promise à Gino. Seul hic, il lui faut pour la toucher, prouver à son oncle, qu'il est bien devenu, comme il le lui a raconté, un redoutable parrain régnant sur toutes les pizzerias bruxelloises. Gino commande alors à un réalisateur, un documentaire sur lui et sa famille censé les présenter comme des truands de grande envergure. Evidemment, le tournage ne se passera pas tout à fait comme prévu.

« Le vagabond » d'Avishai Sivan avec Omri Fuhrer, Ali Nassar (Israël, 1h26)

Jeune étudiant en Yeshiva, Isaac est fils unique de parents juifs orthodoxes. Pris en étau entre une famille névrotique et son corps qui le trahit, il trouve refuge dans l'errance. Perturbé par la découverte de sa stérilité, Isaac voudrait trouver des explications dans le passé obscur de son père.

« Big Mamma : de père en fils » de John Whitesell avec Martin Lawrence, Brandon T. Jackson (Etats-Unis, 1h47): pour ce troisième volet des aventures de Big Mamma, l'agent du FBI Malcolm Turner qui se cache sous ses traits et ses formes généreuses ne va pas prendre des risques tout seul. Trent, son beau-fils, a été témoin d'un meurtre. Pour enquêter, Malcolm et le jeune homme, déguisé en Charmaine, doivent infiltrer une école d'art pour jeunes filles.

« The Company Men » de John Wells (Grande-Bretagne, 1H52) avec Tommy Lee Jones, Ben Affleck, Chris Cooper - Bobby Walker a un très bon job, une merveilleuse famille et une Porsche toute neuve dans son garage. Le rêve américain incarné. Mais lorsque la société qui l'emploie réduit ses effectifs, Bobby se retrouve au chômage, tout comme ses deux collègues. Ils sont alors confrontés à une profonde remise en cause de leur quotidien, mais aussi de leur statut de maris et de pères de famille. Bobby se retrouve obligé d'accepter un emploi dans le bâtiment pour le compte de son beau-frère.

« Easy money » de Daniel Espinosa avec Joel Kinnaman, Matias Padin Varela (Suède, 1h59): une nouvelle déclinaison du polar à la suédoise dans une Stockholm noire, envahie par la poudre blanche. JW, un étudiant en Ecole de Commerce brillant, ambitieux et fauché, s'aventure dans le milieu du crime organisé en quête d'argent facile (easy money). Sa route croise celle d'un dealer en cavale, de la mafia yougoslave et d'un tueur à gages. (INterdit aux moins de 12 ans)

« Equinoxe » de Laurent Carceles avec Caterina Murino, Aurélien Recoing (France, 1h20): Martin et Nathalie partent pour un week-end en amoureux au Mont Saint-Michel. Il la photographie et sans s'en rendre compte s'écartent sur la grève alors que le brouillard se lève. Commence alors un véritable périple pour sauver leur vie.

« Médée miracle » de Tonino de Bernardi avec Isabelle Huppert (France/Italie, 1h21): Irène (Isabelle Huppert) vient de l'Est: son mari, Jason (Tommaso Ragno), la quitte pour se remarier avec une Française et la sépare de ses enfants. « Médée-Irène », contrairement à la mère infanticide de la tragédie grecque ne les tue pas. Mais la possibilité d'un tel meurtre reste un fantasme violent.

« Sucker Punch » de Zack Snyder (USA, 1H50, fantastique) avec Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone - Une jeune fille à l'imagination débordante, se raccroche à ses rêves comme seul échappatoire à sa vie cauchemardesque. Au-delà de l'espace et du temps, elle peut se rendre n'importe où, au gré de son imagination. Le film sort avec un avertissement aux publics sensibles.

« Bonobos », documentaire d'Alain Tixier (France, 1h30): le premier film grand public sur les bonobos, ces grands singes que le réalisateur a suivi dans les forêts de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre). Alain Tixier, qui a souvent filmé les « Ushuaïa » de Nicolas Hulot, s'attache aussi aux pas de Claudine André qui a créé près de Kinshasa un sanctuaire pour ces primates, officiellement espèce protégée. Menacés par les guerres dévastatrices dans cette région et par le braconnage, il en resterait entre 5.000 et 10.000 en RDC.

« Nous, Princesses de Clèves » documentaire de Régis Sauder (France, 1h09): les élèves du lycée Diderot, dans les quartiers nord de Marseille, filmés lors de leur première rencontre avec ce monument littéraire à la veille du bac de français, qui les inspire d'abord parce qu'il parle d'amour absolu.

« Toumast, entre Guitare et Kalashnikov » de Dominique Margot (Suisse, 1H29, documentaire) avec Moussa Ag Keyna, Aminatou Goumar - Ce documentaire retrace une partie de l'histoire contemporaine des Touaregs, faite de souffrances, d'errances et de révoltes. Moussa Ag Keyna, ex-rebelle et musicien, guide le spectateur sur ces trajectoires complexes et aléatoires.


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