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samedi 5 mars 2011

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« L'Opéra de Quat'sous » au
théâtre Montansier à Versailles

Le théâtre Montansier de Versailles accueille du 4 au 26 mars la pièce de théâtre musicale de Bertolt Brecht « L'Opéra de Quat'sous », dont le cynisme du texte est éclairé par une mise en scène colorée.

Une quarantaine de comédiens et choristes du Chœur Montansier et un orchestre de huit personnes occupent la scène du théâtre versaillais durant près de trois heures pour plonger les spectateurs dans les bas fonds de Londres au début du XXe siècle.

Vive critique de la société capitaliste, « L'Opéra de Quat'sous » raconte l'histoire de Peachum, directeur de la société « L'ami du mendiant », dont la fille épouse le bandit « Mackie le surineur ».

Empruntant à la fois certains codes du cirque et du cabaret, le metteur en scène Jean-Daniel Laval — qui interprète également le rôle de Peachum — revendique une mise en scène « tirée à gros trait », que le chanteur de complaintes, sorte de Monsieur Loyal, explicite au public tout au long du spectacle.

Monté par Bertolt Brecht en 1928 en collaboration avec le compositeur Kurt Weill, « L'Opéra de Quat'sous », qui est une adaptation de « L'Opéra des gueux » de John Gray, est l'une des œuvres les plus connues du dramaturge allemand.

samedi 5 mars 2011

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Bob Dylan va se produire pour la
première fois en Chine

Le chanteur américain Bob Dylan va se produire pour la première fois en Chine lors de deux concerts organisés en avril pour marquer ses 50 ans de carrière, a indiqué vendredi son promoteur.

Dylan avait dû annuler il y a un an plusieurs étapes d'une tournée en Asie après que Pékin eut refusé qu'il donne des concerts en Chine.

Bob Dylan, qui fêtera ses 70 ans en mai, jouera à Pékin le 6 avril et donnera un autre concert à Shanghai le 8 avril, a annoncé Gehua-LiveNation dans un communiqué.

Les billets seront mis en vente la semaine prochaine. Les prix débutent à 280 yuans (30,50 euros) et grimpent à 1.961,411 yuans (213 euros). Ce dernier montant correspond à la date anniversaire du premier concert officiel de Dylan à New York, le 11 avril 1961.

L'an passé, le promoteur taïwanais Brokers Brothers Herald avait tenté d'organiser des concerts de la star en Chine, à Shanghai et Pékin mais avait dû les annuler, les autorités chinoises n'ayant pas donné d'autorisation.

Cette fois, le promoteur Gehua-LiveNation basé à Pékin a indiqué que le ministère chinois de la Culture avait donné son accord.

Dylan est l'auteur entre autres de « The Times They Are A-Changin », l'une des chansons les plus célèbres des années 60.

La chanson a donné son titre au troisième album de l'auteur-compositeur symbole de la contestation des années 60 aux Etats-Unis. Paru en janvier 1964, l'album traitait de racisme, de pauvreté, d'engagement politique et de changement social.

samedi 5 mars 2011

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The Do, « Both ways open jaws »

Révélé en 2008 par l'énorme succès d'« On my shoulders », le duo The Do rendent public un second album, « Both ways open jaws ».

Le duo formé par Dan Lévy et la Franco-finlandaise Olivia B. Merilahti a été la révélation hexagonale de 2008. « A Mouthful », le premier album du duo s'est vendu à 150.000 exemplaires, porté par le tube « On my shoulders ».

« Tout nous est tombé dessus un peu par hasard, par accident. C'était une bonne surprise, mais ce serait risqué de s'attendre à la même chose », estime Olivia dans un entretien à l'AFP.

Pour ce nouveau disque, le duo a d'ailleurs veillé à « ne surtout pas » répéter la formule d'« On my shoulders », car « il n'y a aucun intérêt en art à reproduire la même chose », souligne Dan.

« Art » est un mot qui revient souvent dans le discours des deux musiciens, qui se sont rencontrés sur l'enregistrement d'une musique de film et ont commencé par travailler ensemble pour le cinéma, le théâtre et la danse.

« On n'a ni boussole, ni carte. C'est ce qui est bon dans la musique, dans l'art: ne pas savoir où on va, mettre le cerveau en mode stand-by et laisser parler le corps », déclare Dan.

« On se sent comme deux explorateurs, comme au 17e siècle quand on partait sur des bateaux sans savoir où on allait. On va peut-être tomber au bout de la terre ou découvrir un nouveau continent. C'est ce qui est beau: creuser jusqu'à trouver quelque chose », ajoute-t-il.

Pour créer « Both ways open jaws », les deux musiciens se sont enfermés un an en studio, jouant de la plupart des instruments, mixant et produisant eux-mêmes l'album, car « on s'autorise tellement de choses qu'il n'y a que nous qui pouvons nous y retrouver », explique Dan.

« Frustré » par une longue tournée en formation rock classique, le duo s'est plongé dans l'exploration d'une multitude d'instruments : xylophone, vibraphone, saxophone, harpe...

Le résultat est un fascinant labyrinthe musical qui navigue entre chanson, rock, électro et pop, dans une ambiance plus crépusculaire que celle de « A Mouthful ».

En écoutant chanter Olivia, on pense à d'autres exploratrices qui se défient des genres et parviennent à créer un univers musical singulier: l'Islandaise Björk, l'Anglo-srilankaise MIA ou la Suédoise Karin Dreijer Andersson.

« L'album parle de sacrifice, de dévotion, de victimes et de bourreaux. C'est assez onirique, cauchemardesque. On avait envie de quelque chose d'un peu étrange, obscur et qu'en même temps ça reste facétieux », dit Olivia.

En plus d'être un clin d'œil à « A Mouthful » (une bouchée), le titre « Both ways open jaws » (mâchoires ouvertes de chaque côté) est un « indice » laissé à l'auditeur pour percer l'« intrigue » de l'album.

« En studio, on était très refermé sur nous-mêmes, en vase clos, on ne savait ce qu'on fabriquait, si ça allait être un élixir ou un poison. Et on avait l'impression que Both ways open jaws était la phrase d'un sorcier », confie Dan, citant l'univers de David Lynch.

Les deux musiciens se disent toujours très influencés par le cinéma et la danse.

« J'adore quand les gens nous racontent ce qu'ils voient en écoutant notre musique, sourit Olivia. Chacun a sa propre interprétation et si, en plus de la musique, on procure des images à l'auditeur, pour moi c'est une réussite personnelle ».

samedi 5 mars 2011

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The Shoes, The Bewitched Hands...
la scène musicale de Reims

The Bewitched Hands, Yuksek, Brodinski, The Shoes... la scène musicale rémoise collectionne les succès en France et à l'étranger, où les stars internationales se bousculent pour travailler avec ses nouveaux détenteurs champenois de la « French Touch ».

Le duo The Shoes publie lundi un excellent premier album « Crack my bones » (Green United Music), enregistré à Londres et gorgé de pépites pop, rappelant New Order ou Fat Boy Slim.

Le duo est né il y a une vingtaine d'années sur les bancs du collège où Guillaume Brière et Benjamin Lebeau se sont rencontrés.

Guillaume « avait déjà un groupe familial, genre Jackson Five du rock rémois ». Les deux adolescents ont rapidement formé un groupe de reprises « des Pixies, de Sonic Youth », avant de « commencer à monter des projets de musique électronique, dans plein de styles différents » lors d'un passage par Bordeaux.

Depuis plusieurs années, le duo s'est fait un nom en tant que remixeur et producteur, notamment pour Gaëtan Roussel, Raphaël, Santigold et même la star colombienne Shakira.

C'est leur ami Brodinski, également originaire de Reims, qui les a entraînés dans le projet.

« Brodinski commence à être un DJ très en vue, qui voyage à travers le monde et qui fait tout le temps des rencontres surprenantes », explique Guillaume Brière. « Un jour, il m'a appelé pour me dire qu'on devait l'aider à faire des productions additionnelles sur Loca de Shakira. On a cru que c'était une blague! »

De leur côté, The Shoes a demandé à Anthonin Ternant de The Bewitched Hands de poser sa voix sur quatre titres de « Crack my bones », aux côtés des Anglais Esser, Cocknbullkid et Timothy Bruzon (Wave Machines).

Avec sa pop chorale ensoleillée, le groupe champenois The Bewitched Hands a été la sensation de l'automne. Son album « Birds and Drums », acclamé par la presse, a été mixé par un autre Rémois, le DJ Yuksek, remixeur de Lady Gaga et Gossip.

« On a aidé les Bewitched, et eux nous ont rendu la pareille. Yuksek a mixé un des titres de l'album, nous ont l'a aidé à finir quelques titres sur son album. Il y a un échange constant » entre les groupes rémois, souligne Guillaume Brière.

Derrière ces chefs de file, « il y a pas mal d'artistes comme Alb, John Grape, Monsieur Monsieur... et tout le monde se pousse à faire des choses », témoigne-t-il.

Comment est née cette scène dans une ville « où il n'y avait rien à part le champagne et la cathédrale », selon les mots de The Shoes ?

« Guillaume de The Shoes a ramené de Bordeaux une envie de collaborations, et une énergie un peu plus collective qui manquait à la scène rémoise », estimaient The Bewitched Hands dans une récente interview au nouvelobs.com. La médiatisation de précurseurs comme Yuksek a également eu un « effet boule de neige » en braquant les projectuers sur la ville, notait le groupe.

Benjamin Lebeau souligne aussi l'importance de La Cartonnerie. A l'image de la Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand, cette salle de musiques actuelles créée il y a six ans propose une programmation variée et pointue (Aloe Blacc, Syd Matters et les héros locaux The Bewitched Hands sont au programme des prochains mois).

Avec sept salles de répétition en location à des prix modiques et un studio d'enregistrement, elle a servi de tremplins aux groupes des environs.

« La Cartonnerie n'hésite pas à nous aider. Ils sont fiers que les groupes de Reims avancent bien, donc ils organisent des résidences, des soirées... », ajoute Guillaume Brière, qui se dit « impatient de voir des petits jeunes arriver ».

samedi 5 mars 2011

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Le Crazy Horse à Moscou

Fesses saillantes habillées seulement de jeux de lumière et d'intenses regards suggestifs: dix danseuses du cabaret parisien le Crazy Horse ont séduit Moscou « à la française » lors de la première tournée en Russie de cet établissement en 60 ans d'existence.

Le temple international du nu chic, très fréquenté à Paris par des Russes, présente en Russie « Forever Crazy », le meilleur de ses créations.

Ce sont « 90 minutes de séduction à la française, retenue, élégante, dans la suggestion », résume la directrice générale du cabaret, Andrée Deissenberg.

« Nous présentons les plus belles femmes du monde, dont un certain nombre de Russes (...) J'espère que ce sera une longue histoire d'amour et pas juste l'histoire d'une nuit », explique Mme Deissenberg.

La danseuse FiammaRosa, originaire de la ville russe de Perm (Oural) assure qu'elle donnera « le meilleur d'elle-même » pendant la tournée dans sa patrie qui durera jusqu'au 8 mars.

Psychologue de formation, férue de gymnastique, elle avait initialement prévu de rester au cabaret trois mois. Cela fait huit ans qu'elle y danse.

« Au début, il était difficile de travailler en gardant la posture d'une guitare tout en cambrant bien les reins, le contraire de la danse classique », confie-t-elle.

Les belles fesses prononcées, ce « monument très français » sont mises en valeur au Crazy, souligne Mme Deissenberg.

Mais, selon elle, les « Crazy girls » doivent aussi avoir « un je ne sais quoi dans le regard » et répondre aux mensurations établies il y a 60 ans par le fondateur de l'établissement Alain Bernardin: mesurer entre 1,68 m et 1,75 m, avoir une distance de 27 cm entre la pointe des deux seins et 13 cm entre le nombril et le pubis.

« Ici, c'est un absolu d'esthétique, avec de la provocation. C'est la femme française chic, glamour et maîtrisée », assure la danseuse Livmenot, une Française.

Elle ne voit aucune gêne à danser nue. « La nudité est exploitée dans la danse contemporaine de manière beaucoup plus crue. Moi, je mets à nu mes émotions et pas mon corps », assure-t-elle.

Après la première, les hommes Russes sont fascinés, les femmes déçues.

« On s'attendait à plus. Les filles ne nous ont pas dévoilé les secrets de la séduction à la française. Pour les Russes, il faut que ce soit plus vif, plus intense du point de vue des acrobaties », estime Eketerina Lobanova, étudiante en médecine.

« Les filles sont super! J'épouserais n'importe laquelle les yeux fermés! », commente Boris Gomolko, qui dirige une association d'anciens du FSB (ex-KGB) et de la police russe.

« La lumière est fantastique! Et les visages! Ils expriment d'autres émotions que le visage des Russes », estime Alexeï Alianine, un homme d'affaires.

Seules 20 des 500 danseuses qui se présentent annuellement sont recrutées au Crazy Horse qui a décidé d'organiser un casting en marge de sa tournée dans ce pays « connu par la beauté de ses femmes » souligne Mme Deissenberg. Plusieurs Russes dansent au Crazy Horse depuis des années.

Une vingtaines de jeunes Russes ont tenté leur chance le week-end dernier, présentant une improvisation chorégraphique, après que l'on ait vérifié que leurs mensurations répondaient aux exigences du Crazy Horse.

Les meilleures vont danser samedi devant un jury, les seins nus.

samedi 5 mars 2011

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Mélanie Laurent, maîtresse de
cérémonie du Festival de Cannes

L'actrice française Mélanie Laurent officiera comme maîtresse de cérémonie en ouverture et en clôture du 63ème Festival de Cannes, les 11 et 22 mai prochain, a annoncé vendredi le président du Festival Gilles Jacob sur Canal Plus.

Mélanie Laurent succède dans ce rôle à l'actrice franco-britannique Kristin Scott-Thomas qui officiait l'an passé.

« Ca va être léger et amusant », a déclaré Gilles Jacob, président de Cannes depuis 2001, en direct sur le plateau du « Grand Journal », de Michel Denisot.

La 63e édition de Cannes sera présidée par l'acteur américain Robert de Niro.

Jeune femme blonde et diaphane âgée de 28 ans, Mélanie Laurent a été vue notamment dans « Le Concert », de Radu Mihaileanu, l'un des films français qui s'est le mieux exporté ces dernières années et dans « Inglorious Bastards » de Quentin Tarantino, présenté en compagnie de Brad Pitt et Christoph Waltz en compétition à Cannes en 2009.

Elle avait, à cette occasion, entamé un rock endiablé avec le réalisateur sur le tapis rouge, au bas des fameuses marches.

L'an dernier, l'actrice était à l'affiche de « La Rafle », de Roselyne Bosch, relatant la rafle du « Vél d'Hiv » du 16 juillet 1942, quand la police française avait arrêté 13.000 Juifs fichés comme tels, dont plus de 4.000 enfants.

Mélanie Laurent est passée en fin d'année dernière derrière la caméra, pour réaliser son premier long métrage, « Les Adoptés », qu'elle interprète aux côtés de Florence Foresti.

Elle s'apprête par ailleurs à démarrer une carrière de chanteuse: son premier album, « En t'attendant », qui compte 12 titres qu'elle a co-écrits et co-composés pour la musique, sortira le 2 mai sur le label « Atmosphériques ».

samedi 5 mars 2011

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« Hors la loi » de Rachid
Bouchareb séduit au Fespaco

« Hors la loi », évocation de la guerre d'Algérie signée de Rachid Bouchareb, a été bien accueilli par les cinéphiles vendredi lors de sa projection au festival du cinéma de Ouagadougou (Fespaco), alors qu'il avait suscité la polémique en France.

Le film, qui retrace le parcours de trois frères ayant survécu aux massacres de Sétif en mai 1945, n'a pas réussi le week-end dernier à décrocher l'Oscar du film étranger. Et s'il n'est pas en compétition au Fespaco, il a attiré de nombreux spectateurs.

« C'est un très bon film. C'est dommage qu'il n'ait pas été en compétition pour un film qui a la qualité » pour être dans la course, explique Violette Zerbo, une photographe burkinabè de 24 ans.

« J'ai vu le précédent film de Rachid Bouchareb, le sujet de Hors la loi est aussi fort que celui d'Indigènes. Bravo au réalisateur! », salue Apollinaire Baghyan, un Burkinabè de 49 ans. « Indigènes » relatait le destin de tirailleurs nord-africains envoyés libérer la France de la domination nazie.

« C'est un pan de l'histoire tumultueuse des relations franco-algériennes avant l'indépendance. En tant qu'Africain, ça montre comment la période coloniale a été violente pour nos parents », analyse le Sénégalais Vieux Sankaré, 59 ans.

Le Congolais Denis Kilongué, 34 ans, dit ne pas comprendre la polémique que le film avait déclenchée en France. Il avait été accusé par certains de « falsifier l'Histoire ».

« Pourquoi a-t-on condamné le réalisateur ? J'ai plutôt l'impression que c'est parce qu'il a été réalisé par un ancien fils de colonisé qu'on ne veut pas l'admettre. Un Européen l'aurait fait, on ne discuterait pas de l'histoire mais de ses qualités techniques et artistiques, qui sont indéniables », lâche-t-il.

« Pour un film d'histoire c'est assez violent, ça fait très peur et je me demande comment on peut instruire les enfants avec une telle violence, même si ça a pu exister », s'interroge Minata konaté, une Malienne de 28 ans.

« Je comprends que certains contestent la manière dont (Bouchareb) a relaté les faits. Etant fils de colonisé on ne peut dire qu'il n'avait pas de parti pris. Mais c'est ça le cinéma », juge la Ghanéenne Abina Nyarko.

« Le public était merveilleux! Avoir autant de gens pour une première projection ici me satisfait énormément », a réagi Ahmed Benaïssa, l'un des comédiens venus défendre le film en l'absence du cinéaste.

samedi 5 mars 2011

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Le roi Momo lance les cinq jours
de fête du carnaval de Rio

Le roi Momo, symbole de toutes les folies du Carnaval de Rio, a reçu vendredi sous une pluie de confettis la clé symbolique de la ville pour un règne de cinq jours dont l'apothéose seront les défilés des écoles de samba sur le Sambodrome les nuits de dimanche et lundi.

« Je donne la clé de la ville à votre majesté », a déclaré le maire, Eduardo Paes, en remettant au roi Momo l'énorme clé recouverte de paillettes blanches et dorées lors d'une cérémonie au Palacio da cidade, siège de la municipalité.

Accompagné par trois beautés, la reine et ses deux princesses, le gros roi Momo a répondu que c'était « une grande responsabilité et une grande joie de diriger la ville » avant de lancer le traditionnel: « je déclare ouvert le magnifique carnaval de Rio! », début de son règne de cinq jours où tous les excès sont permis.

Pour sceller l'ouverture officielle de la « grande folie » (surnom du carnaval au Brésil) qui prendra fin le mercredi des Cendres, le roi Momo s'est lancé dans une samba frénétique en brandissant sa clé.

On pouvait lire sur plusieurs pancartes dans l'assistance « Vive le roi! », « Vive la monarchie! » et aussi « Vive les touristes! » ou « Rio aime les touristes! ».

Depuis que Rio, l'une des villes les plus violentes du pays, a été choisie en 2009 pour organiser les Jeux olympiques de 2016, les autorités s'efforcent d'en redorer l'image.

La ville attend pour les festivités près de 800.000 touristes brésiliens et étrangers qui devraient rapporter 1,5 milliard de reais (890 millions de dollars) aux hôtels, bars et restaurants de la ville.

Pour assurer la tranquillité des fêtards pendant ces jours de fête, quelque 50.000 policiers ont été mobilisés dans l'Etat de Rio. Certains, entraînés par le FBI, la police fédérale américaine, seront postés aux abords du sambodrome, près du centre-ville. Une trentaine de nouvelles cameras de surveillance, d'une portée de 2 km, ont également été installées dans la ville.

Mais, d'ores et déjà, la pacification des favelas dans la zone touristique de la ville, autrefois aux mains des trafiquants de drogue, a fait tomber une barrière: pour la première fois en vingt-sept ans, un des groupes de carnaval de rue (« bloco ») les plus populaires, « Simpatia é quase Amor », (la sympathie c'est presque de l'amour) est sorti du quartier chic d'Ipanema pour défiler jeudi soir dans la favela voisine de Cantagalo.

« C'est une rencontre symbolique que vit la ville en ce moment. Notre proximité a été interrompue par le trafic de drogue. Mais maintenant nous sommes libres de rendre visite à n'importe quel habitant » de la favela, s'est réjouit Fabio Palazzo, guitariste du bloco Simpatia, dans des déclarations au quotidien 0 Globo.

Dans un pays pris pendant une semaine par la folie du Carnaval, ces défilés sont à la fois une manifestation de fierté pour l'immense population pauvre de la ville, l'apogée de journées de fêtes et une compétition suivie avec la même passion que les grands matchs de football.

Chaque école a dépensé de 2 à 5 millions de dollars pour présenter son défilé, encore largement financé par la mafia des jeux clandestins. Mais de plus en plus de grandes entreprises brésiliennes et étrangères investissent dans le carnaval, un événement diffusé dans le monde entier.

samedi 5 mars 2011

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Le dernier Klapisch et « Romantics
anonymous » en route pour
Tribeca

Le film de Cédric Klapisch « Ma part du gâteau » et « Les Emotifs anonymes » de Jean-Pierre Améris ont été sélectionnés en compétition au Festival de Tribeca à New York, a indiqué vendredi StudioCanal, co-producteur des deux longs-métrages.

Sous le titre « Romantics Anonymous », la comédie tendre entre deux timides, Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde, défendra les couleurs de la France avec « My piece of the pie », comédie sociale qui oppose Gilles Lellouche en trader impitoyable à Karin Viard, sa femme de ménage dont l'entreprise a déposé le bilan du fait des financiers de la City.

« Ma part du gâteau » sortira en France le 16 mars.

Ces deux films français rejoindront ainsi celui de Julien Leclercq, « L'Assaut », qui retrace l'exploit du GIGN sur l'aéroport de Marseille-Marignane et la plus spectaculaire opération de libération jamais conduite dans un avion, en décembre 1994 (sortie française le 9 mars).

Le festival de Tribeca — du nom du quartier de Manhattan « Triangle below Canal Street » — qui fête cette année ses dix ans, a été fondé par l'acteur Robert de Niro en 2002 en réponse aux attaques du 11 septembre 2001, qui ont particulièrement dévasté et endeuillé ce quartier très branché du sud de la ville.

Il se tiendra cette année du 20 avril au 1er mai.

samedi 5 mars 2011

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« We want sex (equality) » : un film
revient sur un vent de colère chez
les prolos anglaises

Elles étaient les petites mains des usines Ford de la banlieue londonienne, 183 ouvrières qualifiées, face à 55.000 ouvriers, leurs père, mari, frères, qu'elles vont mettre au chômage technique avant d'emporter la bataille pour l'égalité des salaires.

« We want sex (equality) », le long métrage du britannique Nigel Cole (sortie mercredi) revient avec tendresse et humour sur la grève, bien réelle, des femmes des usines Ford de Dagenham, dans l'East London, la plus grande usine d'Europe qui produisait jusqu'à 500.000 voitures par an.

Trois semaines durant en juin 1968, elles bravèrent leurs patrons américains et leurs propres syndicats en observant, pour la première fois en Angleterre, une grève pour l'égalité des salaires hommes/femmes.

Tout en bas de la pyramide des salaires, elles sont alors payées 15% de moins que les ouvriers non-qualifiés. Alors que leur travail, l'assemblage des sièges des voitures, exige une véritable formation de couturière.

Lors d'une manifestation, un faux-pli malheureux de leur banderole clamant « We want sex equality » ampute leur message de sa dernière partie. Et voilà ces femmes, qui ont pourtant soigné leur mise, revendiquant « We want sex » sur les trottoirs de Londres...

Mais malgré les pressions, notamment de leur entourage masculin, qui leur reproche l'arrêt des chaînes de montage, elles tiennent bon et obtiennent en partie gain de cause.

Reçues à Londres par la Secrétaire d'Etat chargée de l'emploi au sein du gouvernement travailliste, Barbara Castle, elles parviennent à négocier un salaire représentant 92 % de celui des hommes, réduisant ainsi nettement l'écart.

Souvent très drôle et émouvant, le film porte la patte de Nigel Cole, déjà signataire des « Calendars Girls », ces femmes d'âge mur du Yorkshire qui décidèrent de poser nues afin de recueillir des fonds au profit de leurs bonnes œuvres.

« Aujourd'hui on sait quelle a été l'issue de ce mouvement. Mais à l'époque, les femmes ont dû assumer l'énormité de leurs responsabilités, de priver leur famille de ressources. Au départ en fait, personne ne les prenait vraiment au sérieux », se souvient le réalisateur.

Le film, présenté en octobre au Festival du film britannique de Dinard y a remporté le « Hitchcock d'or », le Prix du meilleur scénario et le Prix du Public. Une heureuse récompense pour sa productrice, Elizabeth Karlsen, en plein marasme du cinéma britannique avec la disparition programmée du UK Film council (UKFC), équivalent du Centre national du cinéma français, chargé de soutenir la production cinématographique outre-Manche.

« Ces femmes n'avaient pas de comptes à régler, elles voulaient juste être considérées. Ce n'était pas des féministes radicales, seulement la voix des opprimées », expliquait-elle à l'AFP, à Dinard, relatant avec émotion et gourmandise son enquête à Dagenham et ses rencontres avec les véritables protagonistes de l'histoire.

Plusieurs d'entre elles ont servi à « fabriquer » le personnage central de Rita, la meneuse.

Quant à l'usine de Dagenham, il n'en reste rien.

« Nous avons utilisé une ancienne usine Hoover au Pays de Galles qui employait encore près de 5.000 ouvriers, juste avant notre arrivée, à l'été 2009 », raconte Mme Karlsen.

A 40 ans de distance, les ouvrières Ford ont rendu un ultime service à leurs camarades galloises: la production du film a installé le tournage dans ces locaux abandonnés et recruté plus de 50 femmes du coin, pour figurer les grévistes de 68.

samedi 5 mars 2011

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Mise en place par Yves Coppens
du comité de pilotage de Lascaux 3

Le paléoanthropologue Yves Coppens, président du conseil scientifique international du site de Lascaux, a mis en place vendredi aux Eyzies (Dordogne) le comité de pilotage de l'exposition itinérante Lascaux 3, a constaté un correspondant de l'AFP.

Yves Coppens, président de ce comité de pilotage, a tenu à souligner la qualité totale du fac-similé de la grotte destiné à être exposé dans le monde entier.

« C'est superbe, les progrès du numérique, en particulier, sont tels qu'on arrive à des copies presque parfaites », a commenté le paléoanthropologue après avoir vu Lascaux 3.

Selon lui, cette reproduction, qui « approche la perfection », sera accompagnée « de commentaires adéquats » que le comité de pilotage doit préparer.

La mise en circulation de cette reproduction est attendue pour l'automne 2012 avec une première exposition prévue au museum d'histoire naturelle à Paris.

Cette exposition itinérante autour de l'art pariétal, mesure environ 800 m2 et est composée de cinq panneaux de la nef de Lascaux.

Elle représente un budget d'environ 2,4 millions d'euros.

La grotte de Lascaux est fermée au public depuis 1963 pour éviter la dégradation de ses fresques vieilles de 15.000 ans. Un premier fac-similé, Lascaux II, réplique grandeur nature de la célèbre grotte, a été ouverte en 1983, nous loin de la grotte originelle.

samedi 5 mars 2011

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La recherche française sur le sida
bloquée par des problèmes
d'assurance

L'agence nationale de recherches sur le sida (Anrs) a dû suspendre des essais dans les pays du sud sur la transmission du virus du sida de la mère à l'enfant, faute d'assurance, a annoncé vendredi son président Jean-François Delfraissy.

Il a rappelé que la France, qui mène des recherches dans les pays du sud depuis 20 ans, était en pointe sur la transmission mère-enfant du virus dans ces pays. Dans ceux ayant des programmes à grande échelle de prévention de cette transmission, le nombre d'enfants contaminés diminue selon l'Anrs « de façon considérable » et l'éradication de la trtansmission mère-enfant est un objectif « accessible à relativement court terme ».

Sur le sujet, l'Anrs avait préparé un essai thérapeutique à mener en Côte d'Ivoire et en Zambie, impliquant 1.500 femmes et visant à établir lequel entre deux traitements serait le meilleur pour les femmes enceintes et leur enfant. Les pays concernés avaient donné leur accord, les équipes sur place étaient formées, les laboratoires équipés...

Mais des huit compagnies d'assurance contactées -Gerling, Ace, Amelin, Axa, Thubb, Munich Re, Zurich, Gmc- aucune n'a accepté de couvrir les risques liés à la recherche pour les sujets et les chercheurs, sans donner officiellement d'explication. « Nous avons donc dû renoncer à mettre en place cet essai », a indiqué le Pr Delfraissy à la presse.

Il semblerait, selon certaines indications, que les assureurs aient pris cette décision, qui pourrait être « systématique », pour les pays où l'assurance n'est pas obligatoire, à la suite peut-être de certaines demandes abusives.

Pour l'Anrs, qui prévoyait un autre essai qui s'est vu opposer les mêmes refus, il s'agit d'une « menace très sérieuse pour la recherche biomédicale dans et avec les pays du sud ». L'agence note encore que les équipes françaises vont ainsi se trouver « à l'arrière plan de la compétition internationale », les instituts de santé américains, par exemple, beaucoup plus riches, disposant d'un fonds d'indemnisation.

L'Anrs souhaite à cet égard que voie le jour « une législation adaptée au contexte universel de la recherche biomédicale ».

Le Pr Delfraissy a fourni ces indications en marge d'une conférence de presse sur la 16e Croi (Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes), qui vient de se tenir à Boston avec la participation de plus de 4000 chercheurs.


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