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lundi 7 mars 2011

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La Gaîté lyrique, nouveau temple
parisien des arts numériques


lundi 7 mars 2011

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Louis Vuitton terrorise une artiste

L'artiste danoise Nadia Plesner est de nouveau en conflit avec le géant français de la maroquinerie Louis Vuitton, qui exige qu'elle retire la représentation d'un sac de sa dernière œuvre « Darfurnica », a-t-on appris dimanche auprès de l'intéressée.

Sur ce très grand tableau à la scénographie directement inspirée du célèbre « Guernica » de Picasso (il en a aussi les mêmes dimensions 3,50 m sur 7,76 m), la Danoise mêle des représentations sur les massacres au Darfour (enfant famélique, cavalier armé), avec Paris Hilton, un logo Facebook et un sac à main blanc, quasi-identique à un modèle Vuitton.

« Louis Vuitton dit que c'est son sac. Bien sûr, il lui ressemble, mais c'est voulu comme une caricature, et d'ailleurs il n'y a pas le logo », explique Nadia Plesner à l'AFP, en soulignant qu'il y a aussi des représentations d'un sac Chanel et d'un sac Hermès dans l'œuvre.

« Guernica était inspiré de photographies de presse. J'ai décidé d'en faire une version moderne avec la représentation médiatique d'aujourd'hui, pleine de célébrités et de produits », souligne-t-elle.

Cette Danoise de 29 ans, qui travaille aux Pays-Bas, explique qu'elle va tenter de faire appel la semaine prochaine d'une injonction d'un tribunal de La Haye saisi par Louis Vuitton de payer 5.000 euros d'amende par jour d'exposition ou de présence de la toile sur Internet.

« Je l'ai reçue fin janvier, ça veut donc dire que je leur dois quelque chose comme 190.000 euros. C'est complètement fou », s'étrangle Nadia Plesner.

En 2008, Nadia Plesner avait déjà été au centre d'un conflit remarqué avec Louis Vuitton (groupe LVMH) sur le thème du Darfour.

Elle avait provoqué la fureur de la marque avec des T-shirts représentant un enfant noir affamé du Darfour portant un sac à main Vuitton et un chihuahua très en vogue chez les people, que l'on retrouve aujourd'hui sur « Darfurnica ».

« J'avais dû à l'époque arrêter parce que je ne pouvais plus payer mon avocat », se souvient-elle. « Il m'avait conseillé de faire une œuvre plus classique. Avec les t-Shirts, Vuitton pouvait toujours dire que c'était un objet commercial et ma liberté artistique était donc plus limitée ».

L'artiste a obtenu le soutien d'un musée de Herning, au Danemark, qui doit exposer « Darfurnica » dans deux semaines pour la défendre au nom de la liberté d'expression.

https://www.nadiaplesner.com/Website/darfurnica.php

lundi 7 mars 2011

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Le Théâtre de La Criée de
nouveau à flots

Avec la réouverture mardi de sa grande salle au terme de près de trois ans de travaux de désamiantage, le théâtre de la Criée à Marseille, qui sera dirigé par Macha Makeïeff à partir de juillet, espère retrouver un nouveau souffle et mise sur le retour du public.

La découverte fin 2008 d'amiante au-dessus de la grande scène à l'occasion de travaux d'électricité, avait ouvert trois années de turbulences pour le centre dramatique national: saisons amputées, programmation divisée par deux, spectacles annulés ou déplacés dans d'autres théâtres de la ville.

Jusqu'à la dernière création du directeur Jean-Louis Benoit, « Un pied dans le crime » d'Eugène Labiche, présentée dans la grande salle (660 sièges) à partir de mardi et jusqu'au 27 mars. Faute de place suffisante à la Criée, où seule la petite salle (136 sièges) est restée en activité, le spectacle a dû être créé à Bordeaux en octobre.

Sans compter les conséquences sanitaires: en novembre, un technicien est décédé d'une crise cardiaque alors qu'il souffrait d'un cancer du poumon reconnu comme maladie professionnelle liée à l'amiante. Des traces d'amiante ont été détectées chez deux autres salariés et plusieurs plaintes pour mise en danger de la vie d'autrui ont été déposées.

« Nous sommes particulièrement heureux de rouvrir cette salle. Nous avons passé trois ans épouvantables. Cela a été très dur, nous avons annulé des spectacles, perdu du public puisque nous n'avions pas grand chose à lui proposer », constate Jean-Louis Benoit.

Les travaux de désamiantage, réalisés en deux phases, ont coûté deux millions d'euros. « L'Etat a financé à hauteur de 400.000 euros, le reste a été pris en charge par la mairie de Marseille », propriétaire des murs, a précisé à l'AFP Daniel Hermann, adjoint à la culture.

Cette saison, la Criée retrouve une programmation complète. « On a programmé 24 spectacles dans la grande salle et le petit théâtre, comme on le faisait auparavant », a indiqué M. Benoit. Parmi les temps forts: « Salle des fêtes » de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff du 1er au 16 avril et « Rêve d'automne » du Norvégien Jon Fosse, mis en scène par Patrice Chéreau, du 6 au 16 juin.

« Nous allons retrouver ce grand théâtre absolument indispensable à la ville et à la région », s'est réjoui son directeur, en poste depuis 2002, qui annoncera le 14 juin le détail de la saison 2011-2012, avant de passer le témoin le 1er juillet à Macha Makeïeff, cofondatrice de la compagnie Deschamps et Makeïeff, native de Marseille et nommée début janvier par le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.

« Je lui souhaite d'avoir une augmentation de subventions car elle prend un théâtre en mauvais état », a ajouté M. Benoit, qui a toutefois réussi à maintenir à flots les finances de l'établissement.

« Malgré tous les problèmes qu'il y a eu, et qu'il peut encore y avoir, le théâtre de la Criée est un bel outil », reconnaît Jean-Claude Leita, ingénieur du son et délégué du personnel CGT, qui veut oublier « trois années difficiles, avec beaucoup de tensions ».

La direction comme la trentaine de salariés permanents espèrent que le public répondra présent pour relancer le théâtre installé depuis 1981 dans l'ancienne halle à la criée sur le Vieux-Port. Pour la pièce de Labiche, « les réservations se passent bien, les spectateurs attendent la réouverture de la grande salle », se réjouit une responsable.

lundi 7 mars 2011

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Thomas et Vincent et
« la permission de minuit »

« La permission de minuit », sorti mercredi, est un film touchant et juste écrit à partir de l'histoire de deux « enfants de la lune »: Thomas et Vincent, des jumeaux de Dax qui souffrent d'une maladie orpheline empêchant toute exposition aux ultra-violets.

Comme dans le film de Delphine Gleize, quand ils sortent de chez eux, c'est avec un masque de ski, une combinaison et des gants blancs dont le tissu, totalement imperméable aux UV, est fabriqué par la Nasa.

Une tenue de fantôme qui ne va pas sans effrayer les inconnus croisés au hasard de la rue, certains passants allant jusqu'à changer de trottoir ou appeler la police.

« J'aimerais tellement arrêter de faire peur aux gens », reconnaît Vincent Séris, tout en espérant que « La permission de minuit » permettra aux gens de porter un autre regard sur la soixantaine d'enfants souffrant en France du « xeroderma pigmentosum » qui provoque des cancers de la peau.

C'est pour cette raison que, durant trois ans, ces deux élèves de 17 ans ont prêté leur concours à la réalisatrice, qui a eu l'idée du scénario en voyant, il y a six ans, un reportage à la télévision sur eux.

Très vite, elle comprend que cette maladie, qui touche une personne sur un million, « possède un postulat de cinéma ». Pour vraiment maîtriser le sujet, elle se documente et rencontre des chercheurs ainsi que la famille Séris.

Pour éviter de tomber dans le pathos, Delphine Gleize a pris le parti de raconter tout cela à travers l'histoire d'une amitié très forte et hors normes entre David, 50 ans, un médecin dont le rôle est incarné de manière bluffante par Vincent Lindon, et son patient Romain, 13 ans.

Ce dernier est joué par Quentin Challal, un acteur au naturel désarmant qui a su remarquablement bien interpréter la complexité de son personnage et qui, en outre, présente de troublantes similitudes physiques avec les frères Séris.

Aujourd'hui, la famille se félicite de la justesse avec laquelle la réalisatrice a dépeint le rapport des garçons avec cette maladie avec laquelle ils vivent depuis leur petite enfance.

« Je me suis énormément retrouvé dans le personnage du film », explique Vincent. « Comme lui, quand j'avais 12 ans, je ressentais de la jalousie et des frustrations et je percevais très mal le regard des autres ».

Comme Romain, en grandissant, ils ont un mode vie de plus en plus proche des autres adolescents: le lycée la journée, et le soir ils peuvent comme les autres aller au cinéma, au bowling ou même aux fêtes avec des copains.

La volonté de leur famille leur a même permis de découvrir la spéléologie, la natation et le ski. Et aujourd'hui, comme le jeune héros, les relations amoureuses les intéressent, même s'ils redoutent d'imposer leur mode de vie particulier.

L'inquiétude des jumeaux est désormais de savoir comment ils vont pouvoir continuer à mener des études supérieures, loin de leur cocon familial et de leur repères quotidiens.

Une angoisse exprimée de manière différente dans le film: Romain est traumatisé par la mutation de son médecin et le risque de perdre ce personnage clé qui lui permet de se raccrocher à la vie.

  lundi 7 mars 2011

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Jafar Panahi  : « Ma place est en
Iran »

Le cinéaste iranien Jafar Panahi, condamné à de lourdes peines dans son pays, exclut de quitter l'Iran : « Ma place est ici », affirme-t-il dans un entretien publié lundi par la revue française La Règle du Jeu.

« Je suis sûr qu'ils (les autorités) fermeraient les yeux sur mon départ mais je ne le ferai pas. Ma place est ici », déclare-t-il à Téhéran à Jean-Louis Martinelli, directeur du Théâtre français des Amandiers, à Nanterre près de Paris.

A 50 ans, le réalisateur a été condamné le 20 décembre à six ans de prison et 20 ans d'interdiction de travailler pour de premières images qui étaient encore loin de constituer un film, selon ses partisans. Il a fait appel et attend, assigné à résidence à Téhéran, la décision de la justice.

« Je vis là la pire des situations. A tout moment on peut venir me chercher pour me jeter en prison ».

« Certes je pourrais partir à l'étranger », ajoute-t-il en avançant que sa « mise en résidence surveillée répond à cet objectif ». Mais « en tant que cinéaste, explique-t-il, je veux et je dois filmer l'Iran et les Iraniens dont je connais la façon de penser (...). Je ne fais pas de films politiques mais des films qui parlent de la réalité sociale », se défend-il.

« Que je le veuille ou non, je suis devenu malgré moi un symbole. Si je partais, tout le sens de mon travail serait perdu et je laisserais dans le désarroi tous ceux qui, ici, mènent un combat pour que la vie change », poursuit le cinéaste.

Jafar Panahi prévient aussi qu'il refuse par avance toute forme d'excuse à l'égard du pouvoir: « Je pourrais aussi faire repentance, par exemple en posant pour une photo avec (le président iranien) Ahmadinejab, mais cela je ne le ferai jamais », assure-t-il.

« Parlez, écrivez, témoignez de la façon dont vous pouvez et souhaitez le faire, c'est une des conditions de ma survie », plaide encore Jafar Panahi. « Ma situation ne peut pas être plus difficile. Le silence, c'est la mort ».

En dépit de la virulence des termes employés, le cinéaste a insisté auprès de la revue, fondée par le philosophe Bernard-Henry Lévy, pour que l'ensemble de ses déclarations soient publiées, a précisé à l'AFP la directrice, Maria de França.

La « Règle du jeu » publie l'entretien avec le quotidien français Libération.

Jafar Panahi a été arrêté à son domicile de Téhéran le 1er mars 2010 avec seize autres personnes, dont sa femme et sa fille, rappelle la revue.

Il a été libéré après le versement d'une caution de 200.000 dollars US, et après avoir entrepris une grève de la faim en prison notamment lors du Festival de Cannes.

Alors qu'il était incarcéré, le directeur de la prison l'a convoqué pour l'informer de la mobilisation très forte du Festival de Cannes sur son cas, en mai 2010 : sa chaise de juré avait été laissée vide sur la scène, et le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, avait lu une de ses lettres. Depuis, les festivals de Venise en Septembre et Berlin le mois dernier, ont fait de même.

Dans son entretien, Jafar Panahi revient également sur les motifs de son arrestation : « Ma condamnation a été établie à partir de mes propos. Au motif que j'étais en contact avec des personnes opposées au régime et que je pouvais donc être considéré comme un activiste dangereux », indique-t-il.

Il a été dit jusqu'ici que Panahi avait été arrêté pour un film qu'il projetait de tourner sur les manifestations hostiles au régime, lors de la présidentielle de 2009.

lundi 7 mars 2011

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Le piratage et le le cinéma africain

« Plaie » qui menace la survie même du cinéma africain, le piratage est devenu un secteur d'activité à part entière qui profite d'une évolution technologique inexorable, face auquel les acteurs plaident pour des solutions innovantes.

Le sujet a été au cœur du festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), rendez-vous du cinéma africain qui s'est clos samedi soir avec la remise du grand prix, l'Etalon d'or de Yennenga, à « Pégase » du Marocain Mohamed Mouftakir.

« Les gens n'ont plus besoin d'aller au cinéma pour suivre un film: le cinéma par les DVD piratés rejoint les cinéphiles dans les salons », remarque un cinéaste marocain, Daoud Aoulad-Syad (« La mosquée »).

Pour le délégué général du Fespaco, Michel Ouédraogo, le piratage est une « plaie », une « gangrène qu'il faut enrayer pour ne pas laminer la production cinématographique africaine », qui représente 3% seulement des parts du marché mondial.

Un « sida culturel », ose-t-il, qui s'ajoute à la disparition progressive des salles obscures sur le continent.

Nul n'y échappe: les cinéastes africains ont tous des histoires à raconter sur des DVD piratés de leurs propres films qu'on leur propose dans les rues des capitales.

Mais la lutte contre ce fléau est délicate: le piratage alimente le secteur informel et les pouvoirs publics hésitent à sévir, de peur d'attiser la colère.

« C'est devenu une économie, des emplois, et les gouvernements se disent qu'en sévissant, ils ouvriraient la boîte de Pandore », note le cinéaste camerounais Bassek Ba Kobio (« Le silence de la forêt »).

« On ne peut pas demander aux Etats de fermer tous les vidéo-clubs ou d'enfermer tous les vendeurs de DVD qui sont dans les rues », renchérit le Tunisien Ferid Boughedir, réalisateur de « Halfaouine, l'enfant des terrasses » (1990).

Pas moins de 70.000 vidéo-clubs fonctionnent en Tunisie, pour l'essentiel avec des DVD piratés, indique l'ex-directeur des Journées cinématographiques de Carthage.

Avec l'internet et le numérique, « la duplication est beaucoup plus facile et je ne vois pas techniquement comment on peut y mettre fin », souligne M. Boughedir, plaidant pour une approche plus souple.

« La piraterie apparemment est irréversible. C'est pour cela qu'il faut qu'on s'adapte », estime ce pionnier du Fespaco.

Des solutions innovantes comme une taxe sur les DVD vierges servant au piratage sont à l'étude dans certains pays comme la Tunisie ou le Maroc.

« On peut instaurer une taxe de quelques centimes sur la vente de DVD vierges. Comme ça, le type qui achète le DVD ne sait pas qu'il contribue à une petite échelle au financement légal du cinéma local », avance M. Boughedir.

On évoque aussi la possibilité de contraindre les télévisions à verser une quote-part de leurs recettes publicitaires à un fonds de développement du cinéma, qui financerait la production de films et téléfilms, comme en France.

« Le distributeur qui fait entrer James Bond dans le pays devrait être obligé de verser quelques centimes pour le cinéma local », juge aussi M. Kobio.

« On ne peut plus dire à l'Etat de donner des subventions mais d'être un organisme régulateur, de faire des lois qui régulent les marchés, créent des vases communicants pour que chaque fois qu'il y a un nouveau mode de diffusion, ceui-ci contribue au financement du cinéma africain », résume M. Boughedir.

lundi 7 mars 2011

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Une protéine créée par les vers à
soie améliore des composants
électroniques

Des scientifiques taïwanais ont découvert qu'une protéine créée par les vers à soie lorsqu'ils produisent de la soie peut être utilisée pour fabriquer un composant améliorant grandement l'usage des livres électroniques, ont-ils indiqué dimanche.

La fibroine de soie peut être utilisée dans des transistors qui améliorent l'efficacité du papier électronique, selon une étude scientifique présentée par les chercheurs de la National Tsing Hua University de la ville de Hsinchu (nord).

« La transmission des signaux électroniques par des transistors utilisant la fibroine de soie est environ 20 fois plus rapide », a déclaré dimanche à l'AFP l'un des chercheurs, Peter Hwang.

« Cela signifie que la vitesse à laquelle on pourra tourner les pages d'un livre électronique va devenir bien plus rapide », a-t-il déclaré.

Cette substance pourrait être disponible sur le marché d'ici trois ans, selon le chercheur.

L'étude des scientifiques vient d'être publiée dans la revue allemande spécialisée « Advanced Materials ».


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