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mercredi 2 mars 2011

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Brunch ethnomusiKa :
dimanche 6 mars de 11 à 14 heures.
Rencontre autour de la miniature
persane et de la musique du santour

Rencontre autour de la miniature persane et de la musique du santour (Iran)

Péniche Anako, Face au 61 Quai de Seine – Paris 19e (métro : Riquet, Stalingrad ou Jaurès).

La miniature persane, ou plutôt l'enluminure figurative qui provient des terres de langues persane, turque et arabe, est appréciée en Occident pour sa valeur esthétique. Elle devrait aussi être comprise en interaction avec la poésie qu'elle accompagne. Amatrice de miniatures et étudiante en licence de persan, Bénédicte Hériard vous fera découvrir en première partie de ce brunch la richesse symbolique de cette peinture, qui s'épanouit à partir du XVe siècle. Actuellement en Master d'ethnomusicologie à l'Université Paris 8, Bashir Faramarzi s'est formé à la pratique des instruments de musique santour et dotâr en Iran. En seconde partie du brunch, il présentera le santour et interprètera des pièces de musique traditionnelle iranienne sur cet instrument.

Entrée libre. Brunch, 8 €. Interve,tion à partir de 12h00. Ethnomusika, Maison des Associations du 13e, Boîte 113 communication@ethnomusika.org

mercredi 2 mars 2011

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Concours International de
Composition Musique pour Film
d'Animation

L'écriture d'une musique pour l'image réclame autant d'exigence, sinon plus, que celle d'un concerto ou d'une symphonie (Maurice Jarre, novembre 2008).

Dans le cadre de la programmation du Festival International du Film d'Animation d'Annecy, le CIMFA a pour vocation, de mettre en évidence l'importance de la musique pour l'image. Les compositeurs de toutes nationalités sont invités à présenter des musiques illustrant des films d'animation courts (3 à 6 mn).

L'effectif instrumental 2011 est : quintette à vent ; percussions ; sound design et / ou musique électroacoustique.

Les musiques des 10 finalistes pré-sélectionnés  seront jouées le 11 juin 2011 en direct lors d'un ciné-concert intégré à la programmation du Festival International du Film d'Animation d'Annecy, rejouées dans d'autres ciné-concerts en Rhône-Alpes et région Parisienne. Elles bénéficieront d'un support promotionnel (TV, DVD, Web, etc.), la plupart seront éditées au sein de la nouvelle collection « Musique à l'image » des Éditions Robert Martin (Mâcon). Plus de 2000 Euros de prix dont : Prix MAAAV, Prix Université Lyon 2, Prix Imaginove… dont : Prix Thélème Contemporain (sound design et / ou musique électroacoustique).

Le jury envisagé sera composé de : Serge Bromberg (Directeur artistique du Festival), Etienne Perruchon (compositeur de musique de scène et de film), Neil Boynton (compositeur et artiste multimédia – Université de Lancaster UK & Lancaster Institute for Contemporary Arts), Philippe Gouttenoire (compositeur, professeur d'analyse musicale au CNSMD de Lyon), Gérard Labady (Compositeur, Sound Designer, Classe de composition musicale à l'Image - CRR Annecy, Relation image-son - « Gobelins, l'Ecole de l'image » Paris), Jean-Marc Serre et Bertrand Merlier (compositeurs, co-responsables du master pro MAAAV – Université Lyon 2).

Inscription en ligne : avant le 31 mars 2011 minuit, dépôt des musiques : avant le 15 avril 2011 minuit. Règlement du concours : https://cimfa.maaav.fr/

La mise à disposition des films a lieu après l'inscription en ligne et le versement des frais de dossier : 50€ / 25€ pour les moins de 25 ans.

mercredi 2 mars 2011

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L'événement des Victoires de la
musique, Jena Kanelle, classée
première au Pop 1000

Avec son single « Fais moi un chèque », Jena Krall qui sera certainement l'événement planétaire des Viscoires de la musique, est classée et tête des 1000 meilleurs ventes de singles.

Jena Kanelle (Emblematik Production), la bombe de Bandol, la diva de la new soul des midi pyrénées, créatrice du Drame'n'b, s'annonce comme une révélation, le nouveau phénomène de la chanson française « New style » comme elle aime à le dire.

Le site incontournable du pop 1000 : https://www.pop1000.fr/, avec les 18 meilleures ventes : - N - , « J'ai la haine »,  Christopher Glam, « I wanna lick your ass  », Les Minimals, « On est des machines », etc.

 

  mercredi 2 mars 2011

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« Méditerranée, confluence Orient-
Occident », des lectures, un concert
gratuit et un récital à l'Opéra-
Théâtre de Limoges en mars

Au mois de mars, afin d'illustrer le thème de la «Méditerranée, confluence Orient-Occident», l'Opéra-Théâtre de Limoge propose trois spectacles avec «Une cigarette au sporting», lectures proposées par Hala Ghosn, comédienne, metteur en scène et auteur libanaise, le concert gratuit du Quintette Imprévu avec un programme consacré aux «Musiques du monde» et le récital des «1001 Nuits» de la soprano algérienne Amel Brahim Djelloul, une des personnalités musicales les plus talentueuses de la jeune génération méditerranéenne.

Jeudi 10 mars à 20h30 au Foyer du public, Lectures « Une cigarette au sporting », par Hala Ghosn, auteur, comédienne, dramaturge et metteur en scène / création sonore de Frédéric Picat.

Pour la comédienne, dramaturge et metteur en scène libanaise Hala Ghosn, la fracture entre Orient et Occident est un leurre, une idée destinée à séparer des cultures qui se mêlent depuis des siècles. Au fil de ce voyage à contre-courant à travers les langues, les sonorités collectées, la littérature, politique ou poétique, du Moyen- Orient, elle s'attache à des histoires intimes d'hommes et de femmes au sein de sociétés complexes. Une parole contemporaine, libre et désespérément progressiste, un parcours musical « made in middle east » allant de l'électro au plus pur chant traditionnel.

« Nous vous proposons un voyage, à contre-courant, à travers les langues, les sonorités, la littérature, politique ou poétique, du Moyen-Orient. Raconter un quotidien loin des images orientalistes, loin des idées reçues, loin de l'obscurantisme. Avec Frédéric Picart, créateur sonore et musicien qui accompagne mon travail depuis plusieurs années, nous avons collecté lors de nos voyages des sons, des ambiances, des musiques étranges, pièces uniques appartenant à des passionnés. » Hala Ghosn

Hala Ghosn : née dans un Beyrouth en guerre qu'elle quitte à l'âge de sept mois, elle grandit en France. Elle entame une formation de comédienne à l'Atelier international de théâtre à Paris puis à l'Académie du Théâtre de l'Union/Centre dramatique national du Limousin. En février 2010, elle écrit et met en scène Apprivoiser la panthère au Théâtre de L'Union/Centre dramatique national du Limousin.

Frédéric Picard : après un parcours musical et une rencontre avec le théâtre, il travaille sur les créations de Hala Ghosn entre autres. Depuis 2 ans, il travaille à la création d'un outil informatique de diffusion multimédia pour le spectacle vivant, ceci en collaboration avec des artistes et technicien venant du web.

Samedi 12 mars 2011 à 17h au Foyer du public, Concert gratuit « Musiques du monde », par le Quintette Imprévu.

Le Quintette a été crée en 2009 dans l'optique de découvrir et d'interpréter des œuvres peu ou méconnues du monde musical et de son public. Chaque musicien vient de pays différents ( Sénégal, Géorgie,Espagne, Israël.. ) et contribue à faire connaître sa propre couleur musicale grâce à des compositeurs méconnus mais non moins talentueux. Les musiciens sont individuellement liés à liés à leur musique par une histoire humaine ou un événement historique fort. Les compositeurs sont les reporters de l'instant et les musiciens transmettent leurs messages.

Les interprètes : Karen Jeauffreau (violon 1), Annie Gropman (violon 2), Othar Melikichvili (alto), Benjamin Aubry (violoncelle), Vincent Basle (piano).

Le programme : Astor Piazzolla (Milogas en trio piano-violon-violoncelle), Sultan Tzintsadzé (Miniatures pour quatuors à cordes), Nicolai Kapustin (Quintette avec piano), Marc Olivier Dupin (Habanera n°2).

Mardi 15 mars 2011 à 20h30, Récital « Les 1001 Nuits », par la soprano Amel Brahim Djelloul / Anne Le Bozec au piano.

La soprano algérienne Amel Brahim-Djelloul est l'une des figures de proue de la jeune génération méditerranéenne d'aujourd'hui. Elle est inclassable et imprévisible comme ce programme évocateur, « Les 1001 Nuits », derrière lequel se cachent des compositeurs du répertoire classique. Leur point commun est d'avoir été inspirés, entre 1900 et 1930, par l'exotisme de scènes et de paysages orientaux, d'en avoir conçu des mélodies, cette forme intime particulièrement mise à l'honneur au siècle précédent par les romantiques, et d'y manifester, derrière les parfums capiteux et les contrastes saisissants, l'influence de Debussy.

Le programme : Six poèmes arabes (1907) de Louis Aubert (1877-1968), Les Quatre Poèmes hindous de Maurice Delage (1879-1961), Tre poesie persiane (1914) de l' italien Francesco Santoliquido (1883-1971), Mélodie (opus 42) de 1922 du polonais Karol Szymanowski (1882-1937).

Amal Brahim-Djelloul : unanimement reconnue comme l'une des personnalités musicales les plus talentueuses de sa génération, elle est particulièrement appréciée pour la qualité de sa voix et la couleur riche et ensoleillée de son timbre. Elle a déjà abordé plusieurs rôles lyriques majeurs et est nommée aux Victoires de la Musique Classique 2007 dans la catégorie Révélation artiste lyrique. Fière de ses origines, soucieuse de les défendre, elle a souhaité élaborer le programme de son premier disque édité par Ame Son sur le thème des 1001 nuits, qui lui est cher. Ce disque a été unanimement reçu par la presse. Elle offre ainsi un magnifique parcours entre les différents styles de musiques du Maghreb et du Levant issues de l'âge d'or de la musique d'Andalousie.

Anne Le Bozec : elle a étudié au Conservatoire national de musique et danse de Paris. Elle est également lauréate des concours internationaux de Lied de Stuttgart et Lili Boulanger à Paris, du concours international de piano de Guérande, du concours international de Duo Schubert und die Moderne à Graz avec la flûtiste Sandrine Tilly et de la Kunststiftung Baden-Württemberg. Nombre de ses enregistrements sont dédiés au répertoire de lied et de mélodie (Schubert, Mahler, Szymanowski, Delage, Wolf, Duparc et bien d'autres). Elle est également professeur d'accompagnement vocal au CNSMDP et de mélodie française à la Hochschule de Karlsruhe, et donne régulièrement des master-classes en Europe et en Asie.

Billetterie et réservations, Opéra-Théâtre de Limoges, 48 rue Jean Jaurès / 87 000 Limoges. Téléphone : 05 55 45 95 95.

 

mercredi 2 mars 2011

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Temp'óra : appel à projets
2012-2013

Temp'óra lance un appel à projets pour la saison 2012-2013. Sont concernés les compositeurs d'une part, les solistes et les duos impliqués essentiellement dans l'interprétation de la musique de création récente d'autre part. Les interprètes et les compositeurs sélectionnés pour l'appel à projets 2010-2011 ne peuvent pas participer à celui-ci.

Date limite du dépôt des dossiers : 31 août 2011

Les projets présentés proposeront un ou plusieurs échanges de concerts entre solistes ou duos. Ils concernent un échange entre au moins trois solistes ou trois duos de trois pays différents (soit un soliste ou un duo par pays).

2 propositions sont faites :

1. chaque soliste ou chaque duo passe une commande à un compositeur de son choix ; temp'óra versera 500€ à chaque compositeur et 500€ à chaque soliste ou chaque duo.

2. les partenaires de l'échange passent une commande groupée à un compositeur pour tout ou partie des musiciens réunis (à partir de 3 interprètes) ; temp'óra versera entre 1000€ et 1500€ au compositeur et 500€ à chaque soliste ou chaque duo.

Si le compositeur le souhaite, l'œuvre créée sera éditée chez tempéraments https://www.temperaments.fr

Les projets d'échanges consisteront en une tournée de chaque soliste ou de chaque duo dans les pays des autres solistes ou des autres duos participant au projet dans une période comprise entre le 1er septembre 2012 et le 31 décembre 2013. Il n'y a pas de limite pour le nombre de concerts dans chaque pays.

Une attention particulière sera portée aux projets innovants dans leur programmation et dans la conception artistique et relationnelle de l'échange. Des œuvres électroacoustiques ou/et intégrant l'oralité (improvisation) peuvent être programmées.

temp'óra s'engage :

  • à honorer le paiement des commandes le jour de la création des œuvres
  • à honorer le paiement des solistes ou des duos lors du premier concert de l'échange
  • à permettre l'édition de la partition créée chez tempéraments si le compositeur le souhaite
  • à mettre gracieusement à la disposition des participants des projets choisis sa propre logistique
  • à aider à trouver des sources diversifiées de financement des projets, pays par pays
  • à aider à l'organisation matérielle de la tournée de tous les participants
  • à fournir, si besoin est, un service de traduction (dossiers techniques et / ou artistiques)

temp'óra ne participe aucunement au financement des échanges eux-mêmes, les frais de déplacement et d'hébergement ainsi que la rémunération des interprètes incombant aux participants des projets, selon leurs canaux de subventions habituels.

Tout dossier déposé sera pris en considération une fois acquittée l'adhésion à temp'óra par le porteur du projet et de ses participants (interprètes et compositeurs dont les œuvres seront créées), selon les conditions exposées sur le site de l'association (onglet ‘home/le projet'). Il est ici rappelé que l'adhésion à temp'óra est à vie.

Chaque soliste ou chaque duo participant à un projet proposé enverra de façon individuelle son propre dossier ; en outre, les compositeurs sollicités pour une commande enverront un Curriculum Vitae ainsi qu'un descriptif de l'œuvre prévue d'être composée.

Les participants aux projets sélectionnés s'engagent à faire figurer le logo de temp'óra sur tous les supports promotionnels des manifestations artistiques liées auxdits projets.

Les projets seront examinés par tous les membres de temp'óra. Les projets sélectionnés seront annoncés le 1er novembre 2011 sur le site de temp'óra ; leurs participants seront prévenus individuellement. Un contrat sera établi entre les participants aux projets et temp'óra afin que toutes les parties respectent leurs engagements jusqu'à la réalisation finale des projets.

Les dossiers comporteront les pièces suivantes :

  • le formulaire d'inscription (cf. annexe)
  • le descriptif du projet, établi par chaque participant
  • le descriptif par les compositeurs choisis des œuvres qu'ils prévoient d'écrire pour le projet
  • le récépissé confirmant l'acquittement des droits d'adhésion à temp'óra

Les dossiers seront envoyés soit par mail soit par la poste aux adresses suivantes :

Adresse mail : contact@tempora-site.org ; Adresse postale : 93 avenue Roger Chaumet F-33600 Pessac

Pessac, le 10 février 2011

 

  mercredi 2 mars 2011

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Une « saison » de musique
classique donnée aux sans-abri

« Les sans-abri, c'est pas une cause, c'est un scandale », s'enflamme David Grimal, violoniste de réputation internationale, qui lance pour 2011 « L'Autre Saison » musicale, une saison de concerts de musique classique destinée aux laissés pour compte.

Le 4 mars, des artistes parmi les plus talentueux se produiront « chez les sans-abri », dans l'Eglise Saint-Leu à Paris (Ier arrondissement), près de laquelle a vécu le violoniste pendant des années.

Les sans-abri prennent en charge l'organisation du concert: préparation de l'église, installation des éclairages, confection des affiches, accueil du public, avec en prime « un pot » à la fin du concert.

Au programme, des œuvres de Tchaïkovski, Saint-Saëns, Fauré interprétées par trois solistes de l'Orchestre de l'Opéra de Paris, membres de l'ensemble Les Dissonances de David Grimal, accompagnés de danseurs de l'Opéra.

Ces concerts « pour d'autres gens », au cœur de Paris, auront lieu plusieurs fois par an. Sept concerts de ce type ont été donnés dans le passé par Les Dissonances.

La participation financière, libre, aux soirées, se fait au bénéfice de l'association Les Margéniaux, qui lutte contre l'exclusion sociale.

Déjà, un album de musique classique a été enregistré et mis en vente au profit de Margéniaux: les « Quatre saisons » de Vivaldi et les « Quatre saisons de Buenos Aires » d'Astor Piazzolla interprétées par Les Dissonances.

« La musique classique a perdu de sa saveur et de sa substance. Elle a perdu son sens pour beaucoup de gens dans la société« , assure à l'AFP le musicien, qui se dit soucieux de faire « tomber des frontières », « de remettre un peu de lien social là où il n'y en a plus ».

Selon lui, qui voit son métier plutôt comme un service public, « les gens de la rue sont heureux de faire quelque chose et de sentir que cette musique est aussi pour eux ».

Les recettes versées aux Margéniaux permettent de financer des micro-crédits à la création d'une entreprise, des permis de conduire, des formations.

« Ce n'est pas de la charité », estime David Grimal. « Pour moi, le micro-crédit, c'est une façon de responsabiliser les gens, tout en ne les étouffant pas et avec quand même une obligation de remboursement. »

« Aujourd'hui, il est trop tôt pour juger du résultat », selon le musicien.

L'initiative remonte à Noël 2003, quand la première soirée de ce type était donnée dans l'église par Les Dissonances, tout juste constitué.

Ce collectif de musiciens européens sans chef, tous de haut niveau, s'assemblent selon leurs disponibilités pour jouer en France et en Europe. « Il s'agissait pour nous de retrouver une certaine fraîcheur dans notre métier, loin du snobisme et du marketing ».

« On dissone avec le monde et on se rend compte qu'on n'est pas tout seul », explique David Grimal. Pour lui, « si on n'est pas dans une énergie de partage, il vaut mieux rester chez soi ».

 

mercredi 2 mars 2011

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Voyage dans une modernité teintée
de patrimoine à la Gaîté lyrique

Des tubes lumineux jaillissant du plafond à un foyer rappelant qu'un théâtre à l'italienne a occupé les lieux : la Gaîté lyrique, désormais consacrée aux cultures numériques, offre un déroutant voyage dans une modernité qui n'a pas totalement oublié son passé.

Conçu comme une boîte à outils par l'architecte Manuelle Gautrand, le bâtiment parisien est modulable à volonté selon les besoins des artistes invités. Pour l'inauguration, le collectif britannique UVA s'est approprié l'enceinte pour la faire découvrir à travers ses installations jouant avec l'image, le son et la lumière.

Après avoir franchi le vestibule, le public tombe ainsi sur une chambre sonore aux murs parés de haut-parleurs. En marchant sur le tapis sensitif qui s'y trouve, il déclenche un système d'éclairage et une lecture psychédélique d'extraits des « Fenêtres » de Charles Baudelaire, comme si la pièce répondait à sa présence.

A peine remis de cette expérience, le voici sous l'œil de « Big Brother » : deux caméras traquent les visiteurs et projettent, après une reconnaissance faciale, leur portrait sur un gigantesque mur d'images de 21 mètres de long.

La nouvelle Gaîté lyrique fait la part belle à de grands plateaux où dominent le blanc et le gris. Un sentiment de lieu impersonnel pourrait s'en dégager mais les installations conçues par les artistes parviennent au contraire à lui donner une identité propre, où la technologie joue évidemment un rôle central.

Les néons sont omniprésents, tout comme les écrans de télévision. Des antennes RFID jonchent le parcours et, lorsqu'une personne passe, une barre électronique va pouvoir afficher une citation de son artiste préféré, qu'il aura communiqué au préalable.

Mais l'humain n'est jamais bien loin dans le projet de la Gaîté lyrique. Le duo français I Could Never Be A Dancer a donc conçu pour l'ouverture une forme d'accompagnement des visiteurs avec notamment des danseurs professionnels.

Un auditorium et deux salles, une petite et une grande, sont également présents. Cette dernière peut accueillir des concerts grâce à un plateau modulable, exemple le plus frappant de la flexibilité du lieu.

« Au-delà du bâtiment, nous accompagnons aussi les artistes pour qu'ils comprennent que la Gaîté lyrique n'est pas qu'une boîte à outils mais un espace avec une identité propre. On va beaucoup travailler avec des projections, ce qui explique ces murs blancs et gris », souligne le directeur général et artistique Jérôme Delormas.

Haut-lieu du numérique, comme elle l'avait été en d'autres temps de l'opérette après son inauguration en 1862, la Gaîté lyrique n'a pas non plus complètement rompu avec son illustre passé. Les installations historiques ont pratiquement toutes été détruites lors de sa transformation en parc d'attractions à la fin des années 1980, mais la façade, le vestibule et le foyer historique, qui a été restauré, ont été préservés.

« Nous pensons qu'il ne faut jamais faire table rase du passé. Un savant dosage entre modernité, progrès, recherche, dans des lieux du patrimoine, c'est aussi la marque de Paris », confie à l'AFP Christophe Girard, adjoint à la Culture de la Ville de Paris, qui rappelle que ce projet a été initié par Bertrand Delanoë.

Les travaux, importants, qui avaient démarré en 2004, ont coûté 85 millions d'euros, dont 9,9 millions pris en charge par la région.

 

mercredi 2 mars 2011

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La Pologne clôture en musique
l'année Frédéric Chopin

L'Année du compositeur polonais Frédéric Chopin, génie du piano romantique, a pris fin mardi avec les dernières des plus de 6.000 manifestations organisées en Pologne et à travers le monde pour son bicentenaire.

Le 1er mars, jour de la naissance de Chopin, le pianiste américain Kevin Kenner a interprété ses mazurkas sur un piano Erard datant de 1838, lors d'un concert donné à midi dans la maison natale du compositeur à Zelazowa Wola (centre).

Dans la soirée, le jeune pianiste russe Danil Trifonov, troisième prix au dernier Concours international Frédéric Chopin, devait interpréter à la Philharmonie de Varsovie le concerto en mi mineur, avec l'orchestre Sinfonia Varsovia dirigé par le compositeur polonais Krzysztof Penderecki.

« L'année Chopin fut une excellente occasion de donner une autre image de la Pologne. Celle d'un pays moderne mais qui se souvient de son histoire et d'un grand compositeur comme Frédéric Chopin », a déclaré à l'AFP une vice-ministre des Sports et du tourisme Katarzyna Sobierajska.

En Pologne, 2.600 manifestations de toutes sortes, concerts, expositions ou conférences, ont été organisées et quelque 3.600 à travers le monde, en particulier en France où le compositeur a vécu près de la moitié de sa vie.

Né le 1er mars 1810, Chopin a quitté la Pologne au moment de la Révolution de 1830 pour gagner Vienne puis Paris, où il est mort à 39 ans, le 17 octobre 1849.

L'Année Chopin a été marquée notamment par l'ouverture à Varsovie d'un musée multimédia dédié au compositeur, un projet qui a coûté plus de 20 millions d'euros mais qui s'est s'avéré déjà très rentable avec près de 200.000 visiteurs en moins d'un an.

Le XVIe Concours international de piano Frédéric Chopin, remporté en octobre par la Russe Ioulianna Avdeeva, a attiré un nombre record de jeunes musiciens, dont beaucoup d'un niveau exceptionnel, selon les critiques.

Cette édition du concours, manifestation organisée tous les cinq ans à Varsovie, a coïncidé avec le bicentenaire de la naissance du compositeur.

Frédéric Chopin repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris, tandis que son cœur est conservé à l'église Sainte-Croix de Varsovie.

 

mercredi 2 mars 2011

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La rénovation du célèbre théâtre
Bolchoï presque achevée

Le Bolchoï s'est doté d'un double plateau mobile, qui préserve la particularité de l'ancienne scène, légèrement inclinée vers les spectateurs, un cas assez rare dans le monde et qui faisait souvent peur aux artistes étrangers.

Le célèbre théâtre Bolchoï, fermé depuis 2005, a annoncé mardi que les grands travaux de rénovation étaient achevés à 90% et dévoilé à la presse le plafond historique et les loges dorées refaits à neuf.

« Aujourd'hui, la restauration du théâtre est achevée à 90% », a déclaré Mikhaïl Sidorov, porte-parole de la société Summa Capital chargée des travaux depuis 2009, lors d'une conférence de presse organisée dans une loge du Bolchoï.

Le plafond représentant dix muses sur un fond bleu céleste, qui se trouvait dans un état désastreux, a repris des couleurs après neuf mois de restauration intense.

La fin des travaux avait été annoncée dans un premier temps pour 2008 mais a depuis été repoussée plusieurs fois. La restauration doit conférer à l'établissement construit en 1856, mais remanié par les bolcheviques, son aspect initial.

Des ouvriers redoraient mardi les moulures des loges du théâtre, gloire de la culture russe, situé près du Kremlin au cœur de Moscou, et qui peut accueillir jusqu'à 2.000 spectateurs.

« Plus de 5 kilos d'or massif ont été utilisés pour les dorures des boiseries du théâtre et de son gigantesque lustre », selon une autre porte-parole de la société, Evguénia Vassilieva.

Le Bolchoï accueillera sa troupe dès l'été prochain et ouvrira ses portes au public en automne, a assuré M. Sidorov.

Le Bolchoï s'est doté d'un double plateau mobile, qui préserve la particularité de l'ancienne scène, légèrement inclinée vers les spectateurs, un cas assez rare dans le monde et qui faisait souvent peur aux artistes étrangers.

La fosse, agrandie pour accueillir 135 musiciens, sera également amovible et dotée d'une nouvelle résonance acoustique.

Au total, environ 3.000 personnes sont occupées par les travaux.

Le méga-chantier de rénovation du Bolchoï a été émaillé ces dernières années de scandales immobiliers et d'allégations de détournements embarrassants pour les autorités moscovites.

 

  mercredi 2 mars 2011

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Yael Naim, la douceur au service
de la musique

Yael Naim, sacrée artiste-interprète féminine de l'année mardi aux 26e Victoires de la musique, a construit tout en douceur une riche carrière musicale, qui l'a menée de son deux-pièces parisien de la Bastille au succès international.

Née à Paris en 1978 de parents juifs tunisiens, elle a grandi en Israël, à Ramat Hasharon, près de Tel Aviv. D'abord passionnée par la musique classique, cette franco-israélienne découvre les Beatles puis la soul, le jazz et le folk, Billie Holiday, Joni Mitchell ou Nick Drake.

Elle arrive en France en 2000 pour un concert caritatif et est repérée par la « major » EMI. Elle joue dans la comédie musicale d'Elie Chouraqui et Pascal Obispo « Les dix commandements » et sort en 2001 l'album « In a man's womb », passé inaperçu.

La jeune femme, qui s'exprime en français avec une pointe d'accent hébreu, sort de son propre aveu, « un peu traumatisée » de cette première expérience. « J'avais fait de faux calculs pour qu'il existe à tout prix et me mène vers la reconnaissance. Sauf que j'avais oublié de faire de la musique », disait-elle récemment à Nord Eclair.

La rencontre avec David Donatien, avec qui elle forme le duo qui porte son seul nom, est cruciale.

« On a été inspiré l'un par l'autre », a dit à l'AFP le musicien, qui a notamment travaillé avec Bernard Lavilliers.

Les deux artistes s'enferment dans le deux-pièces parisien de Yael Naim, près de la Bastille, et y confectionnent artisanalement pendant deux ans et demi une collection de chanson en hébreu et anglais, loin de tout formatage industriel.

« On était tranquille, comme dans une petite boîte à musique, en train de coudre des petits arrangements. On entendait les bruits du voisinage et la vie de Paris a pénétré dans la musique », a confié à l'AFP Yael Naim, frêle jeune femme aux cheveux noirs de jais, au sourire éclatant et aux vêtements gentiment excentriques de fée hippie.

Le résultat, baptisé simplement « Yael Naim », qui sort sur le label indépendant Tôt ou Tard, est un succès inattendu, grâce au tube « New Soul ». La douce mélodie, choisie par Apple pour une de ses campagnes de publicité mondiale, leur assure une reconnaissance internationale, qui les conduit jusqu'aux Etats-Unis et au Brésil.

L'album remporte la Victoire de l'album de musiques du monde de l'année en 2008.

Son successeur « She was a boy », publié fin 2010 et uniquement chanté en anglais, est un délicat ensemble qui réunit pop, folk et touches jazzy. En émane un sentiment de plénitude, en accord avec la douceur qui se dégage de la jeune femme, très aimée dans le milieu musical.

« Je ne veux pas m'enfermer dans un style musical particulier. Il y a une telle richesse dans le monde et dans les cultures que j'ai envie de toucher ces matières-là et de les vivre sans retenue. Ce métissage fait partie de moi », disait-elle à Nord Eclair.

mercredi 2 mars 2011

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Gaëtan Roussel, l'esprit vagabond

Gaëtan Roussel, sacré artiste-interprète masculin de l'année aux 26e Victoires de la musique mardi, s'est imposé comme un des musiciens les plus respecté de la scène française, collectionnant les succès de ses débuts avec Louise Attaque à son envol en solo.

Le musicien, qui avait déjà remporté le trophée de l'album rock de l'année le 9 février au cours de la première partie des Victoires, a empoché mardi la Victoire de l'artiste-interprète masculin de l'année.

Longiligne, le visage constellé de tâches de rousseur, un éternel sourire au lèvre, Gaëtan Roussel est autant réputé dans le milieu musical pour sa gentillesse que pour son talent.

Le chanteur au crâne rasé, qui s'exprime avec une infinie douceur, est né il y a 38 ans à Rodez. En 1994, il crée avec d'anciens copains de collège Louise Attaque, dont le nom est un double hommage à Louise Michel et au groupe américain Violent Femmes. Le chanteur de ce groupe, Gordon Gano, deviendra d'alleurs un proche et le producteur de Louise Attaque.

En 1997, le premier album éponyme du groupe, pourtant boudé par les radios, est un succès aussi colossal qu'inattendu. « J't'emmène au vent », « Ton invitation » ou « Léa », chansons d'amour tendues mélangeant rock et chanson réaliste, deviennent des hymnes, amenant certains critiques à voir en Louise Attaque le nouveau Téléphone.

Louise Attaque détient toujours le record de ventes d'un premier album pour un groupe français, avec 2,8 millions d'exemplaires vendus.

Après un deuxième album, le groupe se sépare en 2000. Gaëtan Roussel forme avec le violoniste de Louise Attaque, Tarmac, où le rock des deux musiciens est mâtiné d'influences world. L'écriture impressionniste et rêveuse de Gaëtan Roussel y navigue librement entre anglais, français et espagnol.

Louise Attaque se reforme en 2005 pour un nouvel album, avant une nouvelle pause en 2007.

Gaëtan Roussel devient alors un producteur et auteur-compositeur recherché. Il forge l'essentiel du dernier album d'Alain Bashung « Bleu Pétrole », écrit pour Vanessa Paradis et produit l'album de Rachid Taha « Bonjour ».

Malgré l'énorme succès de Louise Attaque, le musicien est resté discret, loin des couvertures de magazines et des dîners people, toujours capable de se promener en anonyme dans la rue.

Sur la pochette de « Ginger », le premier album qu'il a publié sous son nom l'an dernier, le chanteur apparaît d'ailleurs en ombre chinoise.

Le musicien aime à répéter que ce disque s'est fait « en solo mais pas en solitaire ».

Amateur du groupe à géométrie variable de Damon Albarn Gorillaz, Gaëtan Roussel a réuni une foule d'invités, correspondant à des envies musicales s'étendant bien au-delà des territoires explorés avec Louise Attaque et Tarmac.

La liste des collaborateurs de « Ginger » est particulièrement varié: Julien Delfaud (collaborateur de Phœnix), Benjamin Lebeau du groupe électro français The Shoes, le producteur britannique Tim Goldsworthy, grand manitou du label électro DFA, la chanteuse d'ESG Renée Scroggins, le chanteur des Violent Femmes Gordon Gano, le guitariste des Wampas Joseph Dahan...

Le résultat est un surprenant vagabondage musical où la pop s'enrichit de l'électro, le funk se fond dans le folk, la chanson française se marie au groove anglo-saxon et les tubes foisonnent : « Clap Hands », « Help Myself », « Tokyo », DYDW » , « Trouble »...

mercredi 2 mars 2011

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Eddy Mitchell et -M-, Victoire
ex-aequo du concert de l'année

Eddy Mitchell et -M- ont tous les deux remporté la Victoire du concert de l'année, mardi lors de la 26e édition de la cérémonie.

Eddy Mitchell a été récompensé pour sa tournée ainsi que ses concerts à l'Olympia.

« Schmoll », âgé de 68 ans, a publié fin 2010 un nouvel album intitulé « Come back » et démarré dans la foulée une tournée qu'il présente comme la dernière.

Le chanteur tirera sa révérence le 5 septembre à l'Olympia lors d'un concert au profit de l'association « Les puits du désert ».

Eddy Mitchell ne prend pas pour autant sa retraite. Il assure qu'il publiera d'autres albums après « Come back ». Côté cinéma, le César du meilleur acteur dans un second rôle pour « Le bonheur est dans le pré » veut continuer à tourner des films. Il devrait notamment être à l'affiche du prochain long-métrage d'Etienne Chatiliez fin 2011.

-M- a quant à lui été récompensé pour son spectacle au château de Versailles. Il avait donné le 29 juin 2010 un concert exceptionnel au bassin de Neptune du palais du Roi Soleil devant 7.000 spectateurs.

« C'est symbolique parce que ça a été une aventure très familiale. Ma grand-mère (la poétesse Andrée Chédid) nous a suivis d'une manière intense, présente et poétique, puisqu'elle a inspiré ce spectacle et qu'elle est partie juste à la fin », a déclaré le chanteur, qui joue en concert avec son frère et sa sœur.

C'est la troisième fois de sa carrière que -M- remporte la Victoire de la meilleure tournée ou concert.

Le musicien a récemment achevé une tournée marathon entamée en 2009 après la publication de son quatrième album « Mister Mystère ».

Il a réalisé le très attendu nouvel album de Johnny Hallyday, dont la sortie est prévue fin mars.

mercredi 2 mars 2011

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Les chanteurts les mieux les mieux
payés en 2010

Christophe Maé est en tête des chanteurs qui auraient touché le plus d'argent en France en 2010, avec un total de 4,7 millions d'euros, selon le palmarès Le Figaro - Booz & Company, publié dans l'édition du quotidien à paraître mercredi.

Christophe Maé a été en tête des ventes albums en 2010 avec « On trace la route », écoulé à 780.000 exemplaires. Selon le Figaro, il a également vendu 640.000 billets pour sa tournée et bénéficié d'un partenariat avec un équipementier télécoms.

Matthieu Chédid, alias -M-, arrive en deuxième position avec 3,97 millions d'euros, dont une large majorité provenant de la scène, selon le journal qui chiffre à 700.000 le nombre de billets vendus pour sa tournée « Les saisons de passage ».

Le DJ David Guetta est en troisième position avec 3,38 millions d'euros. « Mais si l'on prenait en compte ses 2,5 millions d'euros de revenus à l'étranger, il serait numéro un », note le journal.

A la quatrième place, Mylène Farmer est la première femme du classement, avec 2,42 millions d'euros, issus notamment de son dernier album «  Bleu Noir » paru en décembre.

Suivent Eddy Mitchell, Yannick Noah, Florent Pagny, Vanessa Paradis et Marc Lavoine.

Johnny Hallyday, en tête du palmarès 2010, arrive en dixième position et ce malgré l'absence de nouvel album ou de tournée. « Mais son répertoire a été le plus diffusé en radio et ses fans se sont rués sur ses vieux albums et les produits dérivés », souligne le journal.

mercredi 2 mars 2011

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Au Centre Pompidou, les néons
pleins d'esprit de François Morellet

Avec des néons, des morceaux de bois, du ruban adhésif noir et des tubes de métal, François Morellet recrée à Paris, au Centre Pompidou, ses installations minimalistes et pleines d'esprit, à découvrir à partir de mercredi.

Pour cette « 455e exposition personnelle », le peintre et sculpteur français, qui va vers ses 85 ans, n'a pas voulu d'une énième rétrospective sur ses 48 ans de carrière. Le Jeu de Paume lui a en a consacré une il y a dix ans et l'Allemagne et la Belgique encore plus récemment, souligne l'artiste.

Morellet a préféré opter pour la « réinstallation » d'une vingtaine d'installations, œuvres éphémères imaginées pour des lieux précis.

Elles étaient « chic et pas cher » et bien sûr « invendables », se souvient Morellet à propos de ses premières installations dans les années 1960 avec le Groupe de recherche d'art visuel (GRAV), qui réunissait des artistes autour de l'abstraction géométrique. Labyrinthes et parcours accidentés avaient pour but de faire réagir et participer les visiteurs.

« Ce qui peut arriver de très grave à une installation, c'est d'être achetée par un musée », plaisante l'artiste en désignant une grande œuvre de « néons pleureurs » (« Weeping neonly N°3 »), acquise par le Centre Pompidou en 2003.

Les installations étaient conçues pour s'adapter à certains espaces. Là, c'est l'inverse qui s'est produit. Le Centre Pompidou a dû concevoir une architecture intérieure pour accueillir ces installations. Il lui a fallu créer des cimaises et encastrer parfois les œuvres.

« Mes trucs ne sont volontairement pas parfaits », relève l'artiste. « Là, c'est presque un peu trop beau », estime-t-il devant la reconstitution de « L'Avalanche » (1996), faite d'une trentaine de tubes à l'argon, plus ou moins inclinés et dotée d'un système électrique. Cette œuvre imaginée pour avoir en toile de fond le plus haut sommet de Bavière a dû être enserrée par un muret pour des raisons de sécurité.

Le ruban adhésif, commode et bon marché, est l'un des matériaux favoris de l'ancien industriel. Depuis les années 1960, il adore le néon, matériau « idéal », symbole de modernité. Il en apprécie les couleurs: « le gaz bleu, paisible et de bon goût. Le gaz rouge qui évoque la pub ».

« Dans ma petite ville de Cholet, il y a toujours un fabricant de néon. Ca me convient très bien. C'est relativement pas cher. Et quand on en casse un, il y en a toujours un de rechange », explique-t-il.

Il utilise également le bois, taillé ou encore à l'état de branche comme dans la série poétique des « Géométree » réalisée dans les années 1980.

L'exposition, qui se tient jusqu'au 4 juillet, est organisée de façon à ce qu'il y ait « une marche triomphale vers le fond », déclare l'artiste très en verve.

Et comme on lui demande ce qu'il pense du résultat, il lance en riant « Je m'adore! ».

mercredi 2 mars 2011

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Décès de Jane Russell

L'actrice américaine Jane Russell, la brune incandescente qui donna la réplique à Marilyn Monroe dans « Les hommes préfèrent les blondes », est décédée lundi en Californie à l'âge de 89 ans, a-t-on appris auprès de ses proches.

« J'ai parlé avec sa belle-fille ce matin. Elle est morte paisiblement chez elle, entourée de ses enfants », a déclaré à l'AFP Kim Davis, la directrice d'un centre d'aide juridique à l'enfance, dont l'actrice soutenait l'action.

Jane Russell résidait à Santa Maria, au nord de Santa Barbara (nord-ouest de Los Angeles)

 

mercredi 2 mars 2011

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Un vieux parchemin trouvé dans
la statue cassée du fondateur de
Christchurch

Les secouristes qui fouillent les ruines de la cathédrale de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, ont trouvé mardi au pied de la statue du fondateur de la ville, tombée pendant le séisme, une bouteille de verre renfermant un parchemin vieux de plus d'un siècle et un tube en acier.

Une bouteille de verre avec le parchemin et un cylindre en acier ont été retrouvés mardi matin dans le socle fracassé de la statue de John Robert Godley, un Irlandais qui a fondé au milieu du 19ème siècle Christchurch, devenue aujourd'hui la deuxième ville du pays.

« C'est vraiment poignant que ces objets aient été trouvés exactement une semaine » après le tremblement de terre qui a secoué la ville, a déclaré à l'AFP Anthony Wright, directeur du musée de Christchurch, appelé par les secouristes pour examiner ces trouvailles.

Le tremblement de terre a fait 240 morts ou disparus et détruit une bonne partie du centre-ville.

La statue de John Robert Godley a été érigée en 1867 et déplacée en 1933.

Deux mots écrits sur le parchemin, qui pourrait dater de plus de 100 ans, sont lisibles à l'œil nu: « par » et « érigé ». Mais le papier ne sera déroulé que par des experts et examiné dans une pièce à l'humidité contrôlée. De même, le tube en acier ne sera ouvert qu'en milieu protégé.

 

mercredi 2 mars 2011

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Conférence annulée à l'ENS : le
tribunal donne tort à la directrice
Monique Canto-Sperber

Le tribunal administratif de Paris a donné raison à un collectif d'enseignants et élèves de l'Ecole normale supérieure (ENS) Paris, qui s'était vu refuser par la direction une salle pour organiser une réunion sur la situation israélo-palestinienne, selon la décision que l'AFP s'est procurée.

Ce collectif, intitulé « Palestine ENS », qui entendait organiser une conférence dans le cadre de « l'Israël Apartheid week » (8 au 15 mars, ndlr), avait déposé une demande de mise à disposition d'une salle auprès de la direction de l'école de la rue d'Ulm le 4 février, demande rejetée le 21 février par la direction, selon la décision.

Le collectif avait présenté le 24 février une requête au Tribunal administratif pour faire annuler cette décision.

La direction avait notamment motivé sa décision par le fait que « les thèmes retenus troublaient l'ordre public » et que les organisateurs avaient « la possibilité d'organiser des réunions en dehors de l'école, ce qui éviterait à celle-ci de s'attacher l'image d'un message univoque, partial et de propagande », selon la décision.

Le 26 février, le tribunal a tranché en faveur des requérants, estimant, entre autres, que la directrice, Monique Canto-Sperber, avait « porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion qui constitue une liberté fondamentale ».

Mme Canto-Sperber avait jusqu'à ce mardi pour réexaminer la demande de salle.

La directrice de l'ENS n'était pas joignable mardi.

De son côté, le responsable CGT de l'école, Jean Quétier, contacté par l'AFP, a qualifié la décision du tribunal de « victoire dans un contexte un peu troublé de l'école ».

Il a précisé que lundi, lors d'un conseil d'administration extraordinaire, la direction avait proposé un texte disant « en substance que serait interdite dans l'école toute réunion où ne serait représenté qu'un seul point de vue ».

Cette décision fait suite à l'annulation le 18 janvier d'un colloque qui devait être animé à l'ENS de la rue d'Ulm par l'auteur du best-seller « Indignez-vous! », Stéphane Hessel, au grand dam de ses organisateurs pro-palestiniens.

mercredi 2 mars 2011

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Le baron zu Guttenberg, jeune
loup aux dents longues et thésard
plagiare est écarté du gouvernement

La chancelière l'aura soutenu jusqu'au bout dans la tourmente, déclenchée mi-février par des révélations du quotidien Süddeutsche Zeitung. « Le cœur lourd », elle a déploré sa démission et s'est dite « persuadée » de retravailler un jour avec cet homme qui a œuvré « avec une grande passion » et a su « toucher le cœur des gens ».

Pour l'heure, le baron, âgé de 39 ans, qui était le membre le plus populaire de l'équipe Merkel, a renoncé à « toutes (ses) fonctions politiques ».

« J'étais toujours prêt à combattre, mais j'ai atteint les limites de mes forces », « je présente mes excuses à tous ceux que j'ai offensés », a déclaré M. zu Guttenberg à la presse, en invoquant son sens des responsabilités et « les reproches massifs concernant (sa) crédibilité ».

Ses dénégations, le soutien appuyé de Mme Merkel et le plébiscite de l'opinion publique (75% des Allemands étaient contre une démission) n'auront pas suffi : en deux semaines, les accusations et lespreuves accablantes de plagiat ont eu raison de « KT » - le surnom donné par ses fans.

Ministre atypique, Karl-Theodor zu Guttenberg, docteur en droit depuis 2007 et issu d'une famille dont la lignée remonte au Moyen Âge, avait été nommé à l'Economie en février 2009 puis à la Défense huit mois plus tard et alimentait régulièrement les pages people des magazines avec son épouse née von Bismarck.

Mais aussitôt après les révélations du grand quotidien de Munich, une « chasse au plagiat » avait été lancée sur le web, les internautes étant invités à décortiquer son œuvre. Au bout du compte, les preuves de plagiat portent sur les deux tiers de sa thèse (https://de.guttenplag.wikia.com/wiki/Plagiate) et au moins deux plaintes déposées en justice contre le « Baron copier-coller » et « Baron zu Googleberg ».

Le 23, l'université de Bayreuth lui retirait son titre. Plus de 50.000 universitaires s'estimant floués signaient une lettre d'indignation adressée à la chancelière, rendue publique lundi. Le directeur de thèse prenait ses distances. L'opposition et une bonne partie de la presse tiraient à boulets rouges contre « l'imposteur ». Et les voix se multipliaient jusqu'au sein du camp conservateur CDU-CSU pour dénoncer une situation intenable.

La marge de manœuvre de la chancelière était « étroite », après une déroute électorale en février à Hambourg, et avant six autres scrutins régionaux cette année, le prochain le 20 mars, a commenté pour l'AFP le politologue Gero Neugebauer. « Il vaut mieux que Guttenberg s'en aille avant ces élections ».

Car le baron a d'abord nié tout plagiat, concédant d'éventuelles erreurs « d'insertion » de notes en bas de page. Avant d'être mis sur le gril au Parlement la semaine dernière, de reconnaître « de graves erreurs » et de demander d'être privé de son titre de docteur.

Mardi, il a souhaité que la justice conclue « rapidement » ses enquêtes sur une violation de droits d'auteurs, après la levée éventuelle de son immunité parlementaire.

« Pour Angela Merkel, c'est une lourde perte: il va lui manquer un important combattant pour la bataille électorale », Guttenberg étant « plus que difficile à remplacer », selon M. Neugebauer.

Bien que détesté par les journalistes, « c'était une star » incarnant à merveille l'idéal conservateur et il était même pressenti comme futur chancelier, souligne le politologue.

« C'en est fini. Et depuis mardi, la course à la succession de Merkel est à nouveau ouverte », selon le Spiegel Online.

Quant au futur ministre de la Défense, il reste à choisir, mais devrait lui aussi venir de la CSU, sœur bavaroise de la CDU (Union chrétienne-démocrate), a dit Mme Merkel.


musicologie.org 2011