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mercredi 9 mars 2011

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Ballet de l'Opéra de Paris :
grands chorégraphes et créations

Le Ballet de l'Opéra de Paris honorera pour sa saison 2011-2012 de grands chorégraphes, tel Rudolf Noureev, Maurice Béjart ou Pina Bausch, tout en étoffant son répertoire de créations, dont l'une de l'ancien directeur du Ballet du Bolchoï Alexei Ratmansky.

Ouvrant la saison, ce chorégraphe russe offrira sa première création pour le Ballet de l'Opéra de Paris, « Psyché », pour laquelle il s'est inspiré du poème symphonique du compositeur César Franck. Ce ballet, qui explore le merveilleux, donne à voir un univers onirique et étrange.

Il sera précédé d'une chorégraphie de Serge Lifar, « Phèdre », un ballet imaginé d'après le mythe antique sur une musique de George Auric dans des décors et costumes signés de Jean Cocteau.

Jean-Guillaume Bart, danseur étoile, présentera lui aussi sa première création pour le Ballet de l'Opéra, « La Source », une histoire poétique prenant pour cadre une Perse légendaire et fantastique. La partition associe Léo Delibes, qui composait son premier ballet, et Ludwig Minkus.

Deux compagnies seront invitées, le Ballet royal du Danemark et le Tokyo Ballet.

« Napoli » d'Auguste Bournonville, œuvre emblématique du romantisme danois et ancrée dans le répertoire du Ballet royal du Danemark, sera ainsi donnée au Palais Garnier après avoir été revisitée en 2009 par l'actuel directeur artistique de cette compagnie, Nikolaj Hubbe.

« Kabuki » sera dansé par le Tokyo Ballet, dans une chorégraphie de Maurice Béjart racontant une légende séculaire japonaise sur une musique de Toshiro Mayuzumi.

Les grands chorégraphes au patrimoine de l'Opéra seront aussi présents avec notamment la légendaire « Cendrillon » créée par Rudolf Noureev à l'Opéra de Paris en 1986, sur une musique de Serge Prokofiev. Noureev avait alors choisi de transposer le conte de Charles Perrault dans l'Hollywood des années 30, faisant du ballet un hommage au 7e art.

« La Bayadère », pièce majeure de la tradition russe, sera également donnée dans une chorégraphie de Noureev d'après celle de Marius Petipa, créée à Saint-Pétersbourg en 1877.

« Orphée et Eurydice » de Gluck, dont Pina Bausch a fait un « opéra dansé », sera à l'affiche dans cette mise en scène épurée entrée au répertoire du Ballet de l'Opéra en 2005.

Une autre chorégraphe allemande, Sasha Waltz, sera à l'honneur avec son « Roméo et Juliette » (musique de Berlioz), créé à l'Opéra Bastille en 2007.

mercredi 9 mars 2011

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L'Opéra de Lille adapte
« La Métamorphose » de Kafka

L'Opéra de Lille a donné lundi soir la première de « La Métamorphose », création mondiale tirée de la nouvelle éponyme de Franz Kafka et pari audacieux du compositeur Michaël Levinas pour donner un visage et une voix au célèbre cancrelat, diversement accueilli par le public.

L'univers confiné de Kafka, notamment cette chambre aux portes closes dans laquelle le représentant de commerce Gregor Samsa se réveille un matin transformé en insecte, ne se prête guère a priori à la forme de l'opéra.

Le pari « de représenter l'irreprésentable » par une mise en scène suggestive et dépouillée accompagnée d'une musique hybride acoustique « live » et électronique n'a fonctionné qu'auprès d'une partie du public lillois... les inconditionnels de Kafka ?

Il est vrai que la représentation place le public dans un état de malaise. Mais on peut y voir une réussite dans l'adaptation de la nouvelle de l'écrivain tchèque de langue allemande, qui refusait toute représentation de son insecte.

La métamorphose enferme Gregor Samsa dans la solitude. Tout le monde se détourne de cet individu transformé en bête répugnante, ayant perdu toute part d'humanité... y compris ses parents et sa sœur. Kafka tente une description de sa part obscure, celle dont il souhaitait se débarrasser, mais aussi celle qu'il voyait en chaque individu.

Le contre-ténor Fabrice di Falco, qui incarne Samsa, se tient debout sur un piédestal comme une silhouette humaine dépouillée, vêtu d'une simple combinaison proche du corps. Il est quasi immobile, tout proche de cette créature aux six pattes et aux deux longues antennes qui domine tout et tout le monde par son volume et les ombres qu'elle projette.

Quelques jeux de scène, mais surtout des jeux de lumières comme des variations de clair-obscur, ainsi que des effets spéciaux sonores, donnent du mouvement à cet unique tableau. Les voix et les textes s'entremêlent comme pour souligner la solitude des êtres, reclus dans un petit appartement mais à qui personne ne semble répondre.

La mort de l'insecte achève un récit qui s'étire comme une longue plainte.

Pour son troisième ouvrage lyrique, né d'une commande de l'Opéra de Lille et du ministère de la Culture, Michaël Levinas avait d'abord envisagé une partition baroque avant de faire le choix de la modernité.

Pour autant, il réfute le label « musique contemporaine » et revendique même des réminiscences ravéliennes (« L'enfant et les sortilèges ») qui témoignent, selon ce pianiste émérite, de son attachement à l'harmonie.

La mise en scène est assurée par Stanislas Nordey, qui avait déjà commis avec Levinas « Les Nègres », d'après Jean Genet. Le livret est signé du dramaturge Valère Novarina, avec l'écrivain et poète Emmanuel Moses et Benoit Meudic de l'Ircam (Institut de recherche et coordination acoustique/musique).

mercredi 9 mars 2011

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Répertoire et chanteurs français à
l'honneur en au cours de la
prochaine saison de l'Opéra de paris

« La fine fleur du chant français » et le répertoire national domineront la saison lyrique 2011-2012 de l'Opéra de Paris, rendue publique par son directeur Nicolas Joel, avec sept nouvelles productions dont quatre de compositeurs hexagonaux.

Le ténor Roberto Alagna, la soprano Natalie Dessay, la mezzo Karine Deshayes, le baryton Stéphane Degout, le baryton-basse Paul Gay sont au nombre des chanteurs français qui se partageront l'affiche.

Première nouvelle production de la saison, le « Faust » de Gounod, une œuvre à la popularité universelle considérée comme « l'emblème » de l'art lyrique français, sera dirigé par le chef Alain Lombard et mis en scène par Jean-Louis Martinoty. Cette œuvre au lyrisme juvénile et tourmenté aura pour vedette Roberto Alagna, qui vient de faire son retour à l'Opéra de Paris et incarnera Faust aux côtés de la soprano Inva Mula (Marguerite) et de Paul Gay (Méphistophélès).

« Manon », l'une des œuvres les plus réussies de Jules Massenet, célèbrera le centenaire de la mort du compositeur, incarnation du style français par l'élégance et le raffinement de son écriture. Natalie Dessay chantera Manon dans une mise en scène de Coline Serreau, déjà à l'œuvre à l'Opéra de Paris pour « Le Barbier de Séville » de Rossini, qui sera repris avec Karine Deshayes (Rosina).

Le premier opéra de Jean-Philippe Rameau, « Hippolyte et Aricie », une tragédie lyrique inspirée de « Phèdre » de Racine d'abord violemment controversée pour sa hardiesse et sa modernité, sera donné dans une adaptation de la production du Théâtre du Capitole de Toulouse. Cet ouvrage sera dirigé par Emmanuelle Haïm, à la tête de son ensemble baroque Le Concert d'Astrée.

Une création scénique couronnera ce cycle français avec « La Cerisaie » - d'après Tchekhov - de Philippe Fénelon, qui sera mise en scène par Georges Lavaudant et donnée en russe en collaboration avec le Théâtre Bolchoï de Moscou.

Autre nouvelle production, « La Force du Destin » de Verdi, qui reviendra à Paris après 30 ans d'absence, sous la baguette du directeur musical de l'Opéra Philippe Jordan. Les amants maudits seront incarnés par la soprano dramatique lituanienne Violeta Urmana et le ténor argentin Marcelo Alvarez.

« Arabella » de Richard Strauss, également une nouvelle production, sera dirigée par Philippe Jordan, avec dans le rôle-titre la soprano américaine Renée Fleming.

« Cavalleria Rusticana », mélodrame de Pietro Mascagni associé à « Pagliacci », opéra de Ruggero Leoncavallo, seront également au programme.

Nicolas Joel a, en outre, choisi de rendre hommage au metteur en scène Jean-Pierre Ponnelle (1932-1988), avec lequel il a travaillé, en présentant sa production de « La Cenerentola » de Rossini avec Karine Deshayes, qui incarnera Angelina.

mercredi 9 mars 2011

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Phil Collins annonce sa retraite et
gnagnase people

Phil Collins, ancien batteur du groupe Genesis, a annoncé mardi qu'il prenait sa retraite, à l'âge de 60 ans, démentant cependant qu'il soit « dépassé ».

« Je m'arrête afin de pouvoir être un père à temps plein pour mes deux jeunes fils », a assuré celui qui a vendu plus de 100 millions d'albums en tant qu'artiste solo après sa séparation d'avec Genesis.

Le batteur devenu chanteur a démenti les informations parues récemment dans la presse selon lesquelles il prendrait sa retraite en raison de « mauvaises critiques » ou parce qu'il « ne se sentait pas aimé ». « Je sais que j'ai encore beaucoup de fans qui aiment ce que je fais. Merci », écrit-il sur son site internet.

Certaines suggestions dans la presse selon lesquelles il serait « dépassé » sont démenties par le succès de son album « Going Back », en tête du hit-parade britannique l'an dernier, assure l'artiste.

« Je n'ai pas besoin d'une camisole de force », ajoute-t-il en référence à ces critiques qui l'ont fait passer pour « un taré », ajoute-t-il.

Né à Londres, Phil Collins est l'un des trois artistes solos au monde à avoir écoulé plus de cent millions d'albums dans le monde, avec Michael Jackson et Paul McCartney.

mercredi 9 mars 2011

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« Livres en scène » : théâtre et
littérature franco-israéliens à Tel Aviv

Des acteurs français et israéliens vont participer à partir de mercredi au premier festival « Livres en scène » en Israël, où ils liront en français et en hébreu de grands textes de la littérature contemporaine des deux pays à Tel Aviv.

Pendant trois jours, Nicole Garcia, Agnès Jaoui, Richard Berry et Stéphane Freiss présenteront sur la scène du prestigieux Théâtre Cameri de Tel Aviv des extraits de livres d'écrivains israéliens traduits en français comme Amos Oz (« Une histoire d'amour et de ténèbres »), David Grossman et Etgar Keret.

Des vedettes de la scène israélienne, Evgenia Dodina, Sasson Gabai et Rivka Michaeli, présenteront en hébreu des passages d'Albert Camus, Albert Cohen ou encore Anne Gavalda.

« Livres en Scène » offrira, avant leur prochaine publication en langue française, des lectures des derniers romans de David Grossman (« La femme fuyant l'Annonce ») et Etgar Keret (« Au pays des mensonges »).

Seront également lus, en hébreu, avant leur sortie en Israël, des extraits de « Trois femmes puissantes » de Marie N'Diaye (prix Goncourt 2009), de « La carte et le territoire » de Michel Houellebecq (prix Goncourt 2010) et de « Les Derniers jours de Stefan Zweig » de Laurent Seksik, en présence de l'auteur.

Plusieurs auteurs israéliens comme Sayed Kashua (« Les Arabes dansent aussi ») viendront également sur scène pour lire leurs textes.

mercredi 9 mars 2011

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La dignité d'Angelo Rinaldi

L'écrivain et académicien Angelo Rinaldi a démissionné de la présidence de l'association Défense de la langue française (DLF) pour ne pas avoir à remettre un prix au journaliste Eric Zemmour, a-t-il annoncé à plusieurs médias.

L'écrivain et académicien Angelo Rinaldi a démissionné de la présidence de l'association Défense de la langue française (DLF) pour ne pas avoir à remettre un prix au journaliste Eric Zemmour, a-t-il annoncé à plusieurs médias.

Selon le quotidien Libération, le prix Richelieu 2011 de DLF, qui récompense un journaliste qui a témoigné de son souci de défendre la langue française, doit être remis jeudi à Eric Zemmour.

« Je refuse de présider une association qui récompense et donc légitime la propagande haineuse de M. Eric Zemmour. Je démissionne donc de mes fonctions (...) et quitte totalement l'association », a-t-il expliqué à Libération.

Angelo Rinaldi n'entend pas récompenser « quelqu'un qui jette le discrédit et l'opprobre sur des gens qui parlent français », a-t-il ensuite déclaré à France Inter.

Le 18 février, Eric Zemmour, qui collabore notamment à France 2, RTL et au Figaro, a été condamné à 2.000 euros avec sursis pour provocation à la discrimination raciale.

En mars dernier, il avait affirmé sur Canal + que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes » et avait estimé sur France Ô qu'on avait « le droit » de refuser un emploi à des Arabes ou des Noirs.

mercredi 9 mars 2011

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Archives nationales: reprise de
l'occupation partielle des locaux

Le personnel des Archives nationales a repris mardi son occupation partielle de l'Hôtel de Soubise dans le Marais, à l'appel de l'intersyndicale toujours opposée à la cohabitation avec la future Maison de l'histoire de France voulue par Nicolas Sarkozy.

Le personnel des Archives nationales a repris mardi son occupation partielle de l'Hôtel de Soubise dans le Marais, à l'appel de l'intersyndicale toujours opposée à la cohabitation avec la future Maison de l'histoire de France voulue par Nicolas Sarkozy.

L'intersyndicale CFDT-CFTC-CGC-CGT a pris cette décision après avoir été « informée le 2 mars par le cabinet du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, de la poursuite du projet de musée de l'histoire de France sur le site parisien des Archives nationales », a indiqué la CGT-Culture.

Les syndicats ont adressé « une lettre ouverte » à Nicolas Sarkozy dans laquelle ils demandent au chef de l'Etat « de bien vouloir confirmer que la Maison de l'Histoire de France ne s'implantera pas sur ce site ». Ils sollicitent une entrevue avec M. Sarkozy.

Le choix de ce site a été annoncé le 12 septembre par le président. L'intersyndicale des Archives avait aussitôt manifesté son opposition en occupant partiellement le rez-de-chaussée de l'Hôtel de Soubise. Pendant 134 nuits, des syndicalistes s'étaient relayés pour dormir sur place.

Ils avaient cessé leur occupation le 27 janvier après avoir obtenu des garanties écrites substantielles sur le maintien des missions des Archives, qui nécessitent beaucoup de place, selon les syndicats.

L'intersyndicale suggère à M. Sarkozy de « chercher un autre lieu ». « Il ne manque pas de lieux évocateurs de notre passé dans lesquels la Maison de l'histoire de France pourrait naître, comme par exemple l'Hôtel de la Marine », soulignent-ils.

Récemment, Isabelle Neuschwander, qui dirigeait les Archives nationales depuis 2007, a été évincée de son poste, sur décision du ministère de la Culture. Elle a été remplacée par Agnès Magnien.

mercredi 9 mars 2011

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Annulation de l'année du Mexique

Après avoir reçu les parents de la détenue, Nicolas Sarkozy avait décidé le 14 février de « dédier » l'Année du Mexique à Florence Cassez.

Rideau sur l'Année du Mexique: après trois semaines d'hésitations, la France a constaté mardi « l'impossibilité de la mettre en œuvre », Mexico ayant confirmé qu'il se retirait de l'opération puisque Paris continuait à vouloir la dédier à Florence Cassez.

Le Quai d'Orsay a constaté « avec regret » que des consultations menées ces derniers jours entre fonctionnaires mexicains et français pour examiner les conditions d'une reprise de l'Année du Mexique n'avaient « pas abouti ».

Le gouvernement mexicain a réaffirmé ce week-end que « les conditions n'existent pas » pour sa participation à l'Année du Mexique en France en raison du lien maintenu par le gouvernement français avec l'affaire Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements.

De ce fait, la France a conclu à « l'impossibilité de mettre en œuvre » l'Année du Mexique, a déclaré mardi dans un communiqué l'Institut français, organisateur de la manifestation pour le ministère des Affaires étrangères.

« Face à cette situation, les commissaires mexicains et français se rencontreront la semaine prochaine à Paris pour prendre les mesures administratives et financières imposées par une telle situation », indique le communiqué.

« Le retrait de la partie mexicaine a conduit à déprogrammer un grand nombre de manifestations, dans la mesure où c'est au pays invité que revient (...) d'assurer et de prendre en charge le transport des œuvres et des personnes », souligne le communiqué.

Le Mexique devait participer financièrement à hauteur de 23 millions d'euros environ, selon une source proche du dossier.

L'Institut français « mettra tout en œuvre pour accompagner au cas par cas les structures organisatrices et les aider à gérer au mieux le démontage, les annulations et, lorsque ce sera possible, le report et la reprogrammation » des manifestations.

Lancée dans la discrétion début février, l'Année du Mexique prévoyait 350 manifestations dans les domaines culturels, économiques, éducatifs et touristiques. Elle était devenue un point de cristallisation des tensions entre Paris et Mexico avec la confirmation jeudi 10 février de la peine de Florence Cassez alors qu'elle clame son innocence depuis 2005.

Après avoir reçu les parents de la détenue, Nicolas Sarkozy avait décidé le 14 février de « dédier » l'Année du Mexique à Florence Cassez.

Chaque officiel qui prendra la parole au cours de ces manifestations devra « commencer par parler de Florence Cassez, de sa situation, afin qu'on ne l'oublie pas », avait dit M. Sarkozy, précisant qu'il présiderait lui-même « la première manifestation d'ampleur franco-mexicaine ».

S'estimant offensé, le gouvernement mexicain avait annoncé le jour même son retrait de l'organisation de l'année du Mexique tant que les autorités françaises n'auraient pas cessé de la lier à l'affaire Cassez.

Depuis, plusieurs institutions culturelles françaises avaient dû renoncer in extremis à des expositions artistiques, les œuvres étant retenues au Mexique.

La Pinacothèque de Paris a annulé l'exposition sur « Les Masques de Jade Maya ». Bordeaux a fait de même pour une exposition sur le peintre Diego Rivera. A Toulouse, le festival Rio Loco (15 au 19 juin) consacré cette année au Mexique a été annulé.

Plusieurs personnalités du monde de la culture avaient dénoncé un « gâchis » et demandé à Nicolas Sarkozy de revenir sur sa décision de dédier l'Année du Mexique à Florence Cassez.

mercredi 9 mars 2011

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Hessel, Orsenna ou Nothomb :
écrivains enthousiasmés par la
révolution arabe

Stéphane Hessel, Erik Orsenna, Amélie Nothomb et Laurent Gaudé, auteurs francophones parmi les plus lus du moment, ont dit mardi à l'AFP leur « optimisme » et leur « enthousiasme » face aux bouleversements dans le monde arabe, dénonçant en revanche la méfiance du monde occidental.

Stéphane Hessel, Erik Orsenna, Amélie Nothomb et Laurent Gaudé, auteurs francophones parmi les plus lus du moment, ont dit mardi à l'AFP leur « optimisme » et leur « enthousiasme » face aux bouleversements dans le monde arabe, dénonçant en revanche la méfiance du monde occidental.

Ils étaient réunis à Paris avec une vingtaine d'auteurs à l'occasion du Palmarès « l'Express - RTL », un classement des bestsellers français publié chaque année.

Ces révolutions « suscitent beaucoup d'optimisme en moi. Je veux croire qu'elles ont lieu pour le meilleur et que le danger de l'islamisme sera évité », explique Amélie Nothomb, souriante, coiffée d'un haut-de-forme noir et vêtue d'une redingote en velours.

« Mais je suis atterrée par l'égoïsme des Européens. Ils ne voient ces mouvements qu'en fonction de leurs intérêts sans miser sur le fait que quelque chose de bien peut être apporté à ces gens », ajoute-t-elle.

L'auteur, dont le dernier ouvrage « Une forme de vie » (Albin Michel) a été tiré à 260.000 exemplaires, dit « croire dans le pouvoir des femmes du monde arabe à faire changer les choses » et à « ne pas laisser gâcher l'espoir » que suscite ce vent de liberté.

Erik Orsenna (« L'Entreprise des Indes », Stock), romancier et académicien, se félicite de la « joie enfin permise à ces peuples ». « J'y vais souvent et cela me réjouit. J'aime quand la vie prouve qu'il y a plus de possibles qu'on croyait ».

« Mais je suis scandalisé à quel point on a tellement mieux accueilli les nouveaux peuples d'Europe de l'Est, comparé aux libertés nouvellement acquises au Maghreb », poursuit-il.

« Cela relève d'un racisme insupportable et imbécile, car notre destin autour de la Méditerranée est commun. Il faudrait annoncer une sorte de plan Marshall pour la liberté dans le monde arabe ! », conclut-il, en ajoutant qu'il se rendra en Algérie prochainement.

« Enthousiasme » aussi chez Stéphane Hessel, nonagénaire pétillant et auteur à succès d'un petit opus, « Indignez-vous ! (Indigène éditions) vendu à 1,4 million d'exemplaires en langue française et traduit dans plus de 20 langues.

« Ce qu'ont démontré les Tunisiens et les Egyptiens, c'est que l'islam moderne est parfaitement compatible avec une démocratie laïque. Donc, que l'opposition qui fait notre drame entre un occident laïc et un islam islamiste est une fausse opposition », dit-il.

« Et je vais à Tunis samedi pour rencontrer ces Tunisiens qui défendent cette démocratie moderne. Car un homme n'est vraiment un homme que lorsqu'il se bat pour quelque chose qui lui tient vraiment à cœur ! C'est le vrai message d'Indignez-vous ! », ajoute-t-il.

Pour Laurent Gaudé, Goncourt 2004 pour « Le soleil des Scorta » et Goncourt des lycéens 2002 avec « La mort du roi Tsongor », les bouleversements dans le monde arabe (« en Libye ce n'est pas gagné! ») « montrent qu'une troisième voie est possible ».

Il se réjouit « pour les peuples en question, car il est toujours beau de voir l'histoire en marche quand c'est du côté de la liberté. Et pour nous, car cela peut nous permettre de changer notre vision du monde arabe. Après les années Bush où on nous a inculqué que les civilisations s'opposaient, c'est salutaire et nécessaire ».

« Si on peut conjuguer musulmans et liberté, islam et désir de bonheur, si cela change notre vision, c'est déjà énorme (...). Au lieu de toujours se demander si on va en payer les conséquences, mieux vaudrait profiter de cette liberté et l'aider », a-t-il conclu.

mercredi 9 mars 2011

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« La Ligne droite », le sport à
haut niveau dans le noir, vu par
Régis Wargnier

Comment retrouver la confiance de se lancer sur la piste quand on ne la voit plus ? Seule une cordelette blanche qui unit l'athlète à son guide apporte la réponse.

Régis Wargnier revient au cinéma avec une histoire de sport et d'amour qui lève un coin de voile sur ce que courir dans le noir, le long de « La Ligne droite », signifie de sacrifices et de confiance.

Leila (Rachida Brakni) sort de prison et s'offre comme premier plaisir une longue course sur la route qui longe la centrale. A son premier passage au stade, cette jeune femme, dont on pressent un passé de sportive de haut niveau, tombe sur Yannick (Cyril Descours).

Le jeune athlète vient de perdre la vue dans un accident de la circulation et Leila, sans rien lui dire d'elle-même, va prendre en charge sa préparation aux épreuves handisport.

Comment retrouver la confiance de se lancer sur la piste quand on ne la voit plus ? Seule une cordelette blanche qui unit l'athlète à son guide apporte la réponse.

C'est cette corde qui a guidé la démarche de Régis Wargnier, oscarisé en 1993 pour « Indochine », couronné alors meilleur film étranger. Après quelques années plus difficiles et l'abandon d'un projet, faute de financement, le cinéaste qui avait magnifié Catherine Deneuve puis Emmanuelle Béart (« Une femme française ») se laisse aller à son goût de l'athlétisme, auquel il a déjà consacré deux documentaires.

L'idée lui en est venue alors qu'il filmait les Mondiaux en 2003 au stade Charléty, en voyant le coureur non-voyant Aladji Ba - future médaille de bronze - avec son guide à l'entraînement: « Ces deux hommes, le non-voyant avec ses lunettes et le guide, le lien qui les unissait, la dépendance, leurs foulées ensemble... Il y avait là quelque chose de totalement émouvant ».

Autour de ce fil de départ le cinéaste tisse un univers, une femme passionnée et dévastée, seule en plan au milieu de sa vie (Leila); une mère désemparée face au brutal destin qui frappe son fils, abusive parfois dans sa volonté de bien faire (Clémentine Célarié, femme d'affaires en turban); un jeune homme à l'envol arrêté net, qui doit apprendre à avancer dans le noir et auquel le sport va offrir une voie de reconstruction.

Et tout autour, ce monde de l'athlétisme, du dépassement de soi.

Pour la fédération Handisport, ce que montre le film c'est qu'il s'agit d'abord d'athlètes. « On se tue à le dire: ce sont des sportifs qui se trouvent avoir un handicap. Le film a très bien cerné cette problématique », explique-t-on.

Plusieurs d'entre eux et leurs guides jouent leur propre rôle dans le film, comme Aladji Ba, non-voyant depuis l'âge de 5 ans et champion de France sur 400 m, ou Gautier Trésor Makunda, vice-champion du 100 m aux jeux Paralympiques d'Athènes en 2004 et médaille de bronze à Pékin sur 100 m en 2008.

François Guérin, qui a longtemps escorté et entraîné Trésor, avant de prendre sa retraite, explique comment les mains et les bras se cherchent, se trouvent et s'accompagnent sur la piste. « Sur la ligne droite, ce n'est pas un souci. Le problème c'est le virage: il faut rester serrés, coller au maximum à son athlète. C'est la pression de mon bras sur le sien qui l'avertit d'une courbe de la piste ».

C'est d'ailleurs cette dimension relationnelle de la confiance au guide qu'il a cherché à transmettre à Cyril Descours qui, en plus de faire l'acteur, devait apprendre à courir comme un athlète et agir comme un non-voyant.

A l'arrivée, juge Trésor Makunda, « Wargnier touche avec ce film un point essentiel : alors qu'on a tendance à penser que l'infirmité emprisonne les hommes dans leur corps, Yannick avance, il s'ouvre au monde et redevient maître de sa vie ».


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