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samedi 12 mars 2011

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Murat Öztürk trio à La Borie /
Solignac le 18 mars

Né d'un  père turc et d'une mère italienne, c'est d'abord en autodidacte que Murat Öztürk fait sa formation musicale. En réponse à ses goûts  très éclectiques, il diversifie ses expériences en passant du groupe de rock à l'orchestre de bal, jusqu'à la composition de « jingles » pour quelques pubs radio !

A 19 ans, il découvre le jazz au détour des disques de Bill Evans, Oscar Peterson, Keith Jarrett. Première initiation aux grands standards.

Premier disque avec le saxophoniste Laurent Gianez, « Back Home ».

Vient alors le besoin d'approfondir cette musique, et il suit des cours à la Bill Evans Piano Academy de Paris. C'est là qu'il fit des rencontres très enrichissantes notamment avec Bernard Maury, Michel Petrucciani ou encore Clare Fisher.

Ce fut également l'occasion de jouer en trio lors du Festival de Pommery, accompagné par Diego Imbert et Sylvain Pignot, et partageant la scène avec Louis Sclavis et Césarius Alvim.   

Parallèlement, il continue de parcourir les scènes au sein de plusieurs formations, Dalia Negra, Orchestre Régional de Lorraine, Pao Quintet… Il est un invité permanent des Jams Cessions au Caveau des Trinitaires de Metz, ce qui lui permet d'accompagner des musiciens comme Bruno Toccane, Eric Barret, Emmanuel Codjia, Olivier Ker Ourio…

Riche de ces nouvelles expériences, il enregistre un deuxième disque avec Laurent Gianez « Brindille », puis un troisième avec le contrebassiste allemand Herbert Stengele « Funf ». On le trouve également sur le disque de PAO Quintet « Crépuscule », ou encore du guitariste Jean-Pascal Boffo, « Parfum d'étoiles ».

Il obtient le premier prix du concours musical de France dans la catégorie «  Piano Jazz Solo « en janvier 2001 et il est finaliste du premier  » Concours du jeune compositeur de musique de film «  de Lunéville sur plus de quarante cinq concurrents, en février de la même année.

Activement soutenu par la Fondation BNP Paribas, Murat Öztürk enregistre en 2002 avec Jacques Vidal (contrebasse) et Jean-Marc Robin (batterie), l'album « Söyle ».

On y trouve également comme invités, Eric Barret et Marcel Azzola.

Après plusieurs dates à travers la France, ce trio  a  été nommé lors du concours international  « Jazz à Juan Révélations 2003 » !

Par son envie constante de multiplier les expériences et les rencontres musicales, c'est avec Gautier Laurent (contrebasse) et Dré Pallemaerts (batterie) qu'il sort, 2 ans après, l'album « Candies »

L'album 'Candies » obtient en 2005 un prix SACEM…

Des artistes de la chanson font également appel au talent de compositeur et d'arrangeur de Murat Ozturk (alias Öz), comme Guy Marchand, Michelle Torr…

En 2008, Murat s'est vu décerné le prix de la meilleure musique originale par l' Union Méditerranéenne de Cinéma et Vidéo pour le film « La Promesse » réalisé par Jacques Roure (également prix du meilleur scénario).

Le vendredi 18 mars à, 20h30, La Borie / Solignac. Avec Murat Öztürk, piano (compositions), Gautier Laurent (contrebasse), Oliver Strauch (batterie). Rencontre avec les artistes à l'issue du concert. Tarifs : 5 / 20 €. La Borie-en-Limousin, 87110 Solignac. Tél. : 05.55.31.84.84.  Http://www.ebl-laborie.com

samedi 12 mars 2011

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Paavo Järvi à la tête de l'Orchestre
de Paris jusqu'en 2016

L'Orchestre de Paris a annoncé vendredi la prolongation jusqu'en 2016 du contrat de son nouveau directeur Paavo Järvi à la tête de la formation depuis septembre dernier, à l'occasion de la présentation de la saison 2011-2012.

Le contrat du chef américano-estonien, conclu initialement jusqu'à la saison 2012/2013, est prolongé pour trois saisons supplémentaires en raison de « la grande qualité du travail artistique d'ores et déjà accompli », a déclaré Bruno Hamard, directeur général de l'Orchestre de Paris. « L'alchimie entre Paavo Järvi et les musiciens de l'Orchestre est évidente depuis sa prise de fonction », a-t-il précisé.

« Il réussit à leur donner la joie de jouer » grâce à « une préparation dure et rigoureuse pendant les répétitions ce qui fait qu'en concert ils se sentent en sécurité et libres », a déclaré Bruno Hamard à l'AFP.

Pour la saison prochaine, le chef emmènera les musiciens dans son Estonie natale, à Tallinn, pour un concert où il jouera un œuvre d'Arvo Pärt, lui aussi estonien.

Puis deux concerts dans le cadre du Festival « Estonie tonique » seront donnés en octobre à Paris.

Du 11 novembre au 3 décembre, l'Orchestre et son chef partiront pour une tournée de trois semaines au Japon, en Chine et en Corée.

Paavo Järvi ouvrira la saison à Paris avec une symphonie de Beethoven et proposera également deux programmes associant Haydn et Brahms, l'un en janvier avec la violoniste Viktoria Mullova, l'autre en avril avec le pianiste Radu Lupu. Il fera aussi la part belle au répertoire russe (Rachmaninoff avec le pianiste cubain Jorge Luis Prats, Tchaïkovski, Prokofiev, Chostakovitch) et à la musique française (Berlioz, Gounod, Messiaen et Saint-Saëns).

Il proposera en avril une création européenne « Battlefield, concerto pour deux pianos et double orchestre » du compositeur franco-suisse Richard Dubugnon avec les fameuses sœurs pianistes Katia et Marielle Labèque.

La saison prochaine verra aussi le retour du chef américain Lorin Maazel, qui n'a pas dirigé l'Orchestre de Paris depuis 11 ans, dans un programme de musique française (Dukas/Ravel). L'Italien Riccardo Chailly reviendra également, après 26 ans d'absence, pour une semaine consacré à Maurice Ravel avec la pianiste Maria Joa Pires et une autre consacrée à Gerswhin avec le jazzman italien Stefano Bollani.

samedi 12 mars 2011

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Expo photos Salle Pleyel de Paris

Une exposition de photographies des plus grands musiciens surpris par l'objectif les raconte à la salle Pleyel à Paris jusqu'au 10 avril, donnant à voir leurs joies ou leurs détresses.

Cette exposition, intitulée « Love Music », est le fruit du travail de la Russe Alexandra Kremer-Khomassouridze, qui a suivi ces musiciens partout où elle a pu pour les photographier, souvent de manière insolite.

La violoncelliste Natalia Gutman rit de bon cœur au cours d'une répétition. Un peu plus loin s'étale, grande ouverte, la boîte à violon de l'altiste Youri Bashmet, encombrée de partitions et de photos de famille.

Vadim Repin nettoie consciencieusement le manche de son violon. Le violoncelliste Yo-Yo Ma, après l'effort, s'essuie le visage avec une serviette dans sa loge minuscule.

La fougueuse pianiste Martha Argerich fait une pause, tasse de café à la main. Le violoniste Gidon Kremer est perdu dans ses pensées.

Non seulement Alexandra Kremer-Khomassouridze, qui vit et travaille à Paris depuis 1989, photographie les musiciens mais elle recueille aussi leur propos et livre leurs confidences.

L'altiste Youri Bashmet lui déclare par exemple: « Je crois que je suis un type vachement jaloux. Quelquefois, j'entends quelqu'un jouer un concerto de Rachmaninov et j'ai tout qui se retourne à l'intérieur. Si j'avais pu jouer ça, j'aurais cartonné, c'est sûr. Mais ça ne m'arrivera jamais! Je regrette de ne pas être devenu pianiste ».

De son côté, Gidon Kremer, selon lequel il est devenu « banal » pour un musicien d'entendre un téléphone sonner quand il est sur scène, raconte cette blague:

« - Mozart, Beethoven, Tchaïkovski, c'est qui ?

- Des types qui composent des sonneries pour les portables. »

L'exposition, dont les 68 photos sont regroupées dans un livre, a déjà tourné entre autres au Manège de Moscou et à la Philharmonie de Saint-Pétersbourg.

samedi 12 mars 2011

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15e édition du Festival de
l'Imaginaire

Le Festival de l'Imaginaire, reflet des expressions artistiques du patrimoine culturel immatériel mondial, opère pour sa 15e édition (12 mars-15 juin à Paris) un retour à des formes d'expression très anciennes: danses du Manipur, chants soufi du Yémen, danses et musiques du mawled...

Les Danses du Manipur, une région reculée du nord-est de l'Inde au pied de l'Himalaya, seront interprétées par l'Ensemble Ranganiketan, une troupe dont les membres sont à la fois danseurs, chanteurs, musiciens tambourinaires.

Le chœur de la confrérie d'Ibn Alwan viendra psalmodier les chants mystiques soufis du Yémen.

Le National Folk Arts Group, une troupe imposante d'une vingtaine de percussionnistes et chanteurs venue des Emirats arabes unis, interprétera les chants sous-tendus par les rythmes des tars, tambours sur peau. Cette musique, originellement réservée au mawled, le jour anniversaire de la naissance du prophète Muhamad, s'est répandue à d'autres fêtes.

Toutes ces expressions musicales souvent associées à des danses, pluriséculaires, sont intimement liées à une pratique religieuse.

D'autres, qui figurent à l'affiche du Festival de l'Imaginaire, se sont développées autour d'un métier, comme les chants des pêcheurs de perles, qui s'expriment sur un lit de percussions et de cordes d'oud (le luth arabe). Ces chants ont survécu à la pratique du métier, qui a disparu.

D'autres encore sont des « musiques de terroir », que révèle chaque année le festival, tel cette année le son arribeno, répandu dans les campagnes des hauts plateaux du Guanajuato, du Queretarro et de San Luis au Mexique.

Loin d'être fermé sur lui-même, le son arribeno, une musique rurale pour chanteurs, guitares, violons et danseurs, peut parfois revêtir un aspect très contemporain: Guillermo Velasquez, qui en sera l'ambassadeur ce week-end en ouverture du festival, intègre du rap dans une de ses chansons.

Car la Maison des cultures du monde, organisatrice du festival, défend l'idée que ces musiques, si elles sont parfois menacées de disparition, ne sont pas « muséifiées » mais dans le vivant, comme celle des danseurs indiens wayapi de Guyane, qui s'accompagnent du souffle collectif d'instruments à vent.

Le Tsugaru Shamisen, propre à la région de Tsugaru dans le nord de l'île de Honshu, est une musique raffinée. Le shamisen, un luth d'origine chinoise introduit au Japon au XVIe siècle, en est l'instrument emblématique.

Le Festival de l'Imaginaire propose aussi du théâtre traditionnel avec la Compagnie Mansaku no Kai Kyôgen, qui donnera une création d'après « « La Comédie des erreurs » de Shakespeare: le kyôgen, qui servait d'intermède au théâtre nô, plus spartiate, est devenu un genre à part entière au Japon. https://www.festivaldelimaginaire.com

samedi 12 mars 2011

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Babelmed célèbre sa 7e édition

Babelmed, à la fois festival et marché des musiques du monde, célèbre du 24 au 26 mars à Marseille sa 7e édition, qui accueillera plus de 2.000 professionnels et 250 musiciens, avec notamment un regard sur la culture musicale gitane en Provence.

Avec 720.000 euros de budget et un statut reconnu, Babelmed est devenu l'un des grands rendez-vous mondiaux consacrés à la musique du monde, avec la spécificité d'être à la fois un festival (30 artistes des cinq continents vont se produire pendant les trois soirées de la manifestation), un marché professionnel, un lieu de rencontres et de débats.

Babelmed propose cette année un regard sur la culture rom et gitane en programmant notamment une soirée « chants sacrés gitans en Provence ». Ce thème sera complété par une conférence intitulée « Roms et gitans en Provence, un patrimoine culturel et humain à sauvegarder ».

Pour le vice-président de la région Paca (principal sponsor de la manifestation avec une subvention de 350.000 euros) Patrick Mennucci, le choix de ce thème est « un signe politique destiné à montrer que la culture gitane est partie prenante de la culture provençale ».

« Il faut assumer ce que nous sommes », a dit M. Mennucci, se souvenant que lorsque la première subvention régionale à Babelmed a été votée, un élu du Front national avait jugé qu'il s'agissait d'« un encouragement donné aux musiques décadentes et dégénérées ».

Côté programmation musicale, la manifestation offre une affiche éclectique et intercontinentale: afro-blues avec Juju, jazz-world oriental avec Sahird Lao, chanson catalane avec Miquel Gil, folk congolais avec Fally Ipupa, etc.

Une conférence faisant le point sur la situation économique du secteur de la worldmusic est également annoncée.

samedi 12 mars 2011

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« X Factor » promet d'être plus
populaire que « la Nouvelle Star »

« X Factor », qui remplace « la Nouvelle Star » sur M6 à partir de mardi (20h45), a l'intention d'être encore « plus populaire », selon le chanteur Christophe Willem, membre du jury, justement découvert en 2006 lors de la quatrième des huit éditions du télé-crochet.

Sensiblement basée sur le même canevas que « la Nouvelle Star », arrêtée après une huitième édition aux audiences jugées décevantes, « X Factor » doit permettre à un(e) chanteur/chanteuse anonyme, ou à un groupe, de se révéler et d'accéder à la notoriété.

« On ne va pas se cacher: l'objectif premier, c'est d'obtenir un contrat avec une maison de disque et de vendre des disques », explique à l'AFP Christophe Willem, vainqueur de la quatrième saison de « la Nouvelle Star » et qui a depuis mené une carrière réussie avec les albums « Inventaire » et « Caféine ».

« X Factor » se distingue par sa volonté d'être « plus populaire, mais pas dans un sens péjoratif », souligne-t-il.

L'émission n'impose ainsi pas de limite d'âge pour les inscriptions, tandis que tous les styles musicaux sont admis. Un ouverture à des candidats plus divers qui doit permettre à l'émission d'être plus variée que « La Nouvelle Star », dont le positionnement pop-rock a pu lasser le public.

« Ce sera un peu plus mélangé que la Nouvelle Star, qui a pu avoir l'air un peu élitiste à la fin », juge Christophe Willem.

« X Factor » se singularise également par le rôle des jurés, qui sont « un peu directeurs artistiques des candidats ».

En effet, à mi-parcours, chacun des quatre jurés a pour charge de « coacher » trois candidats entre les émissions. A chaque juré échoie une catégorie de candidats: les garçons de moins de 25 ans, les filles de moins de 25 ans, les plus de 25 ans, et les groupes de chanteurs. Les jurés participent au choix des chansons qui sont interprétées et supervisent les arrangements.

Outre Christophe Willem, le jury comprend Veronic Dicaire, chanteuse et imitatrice canadienne qui « regarde surtout l'attitude, le comportement », ainsi qu'Olivier Schultheis, compositeur et arrangeur, ancien Premier Prix du Conservatoire de Paris.

Ce dernier « peut être un peu cinglant parce qu'il va droit au but », dit Christophe Willem. Quant à Henry Padovani, ancien - et éphémère - membre du groupe Police avant de devenir manageur, « il est plus roots et laisse la place à l'inattendu ».

Pour sa part, Christophe Willem, qui était professeur de chant avant de se révéler au grand public, dit juger avant tout « la technique vocale ». Mais ayant traversé une épreuve de ce type, il assure avoir « un peu plus d'empathie pour les candidats. Je sais que pour certains, la pression est énorme. »

La présentation de l'émission est quant à elle confiée à Sandrine Corman et Jérôme Anthony.

Adaptation d'un concept diffusé dans plus de vingt pays, « X Factor » a déjà eu droit à une édition française, à l'automne 2009, sur W9, autre chaîne du groupe M6.

samedi 12 mars 2011

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Moriarty : « The missing Room »

Après avoir parcouru 100.000 kilomètres sur les deux hémisphères, les vagabonds de Moriarty posent leurs valises remplies de fantômes au Trianon à Paris à partir de lundi, pour y présenter en avant-première leur excellent nouvel album « The missing room ».

Moriarty, qui porte le nom du héros de « Sur la route » de Jack Kerouac, s'est fait remarquer en 2007 avec un premier album à l'univers folk inspiré du cabaret et du western.

Après le succès de « Gee whiz but this is a lonesome town » (Deschamps & Makeïeff/Naïve), certifié disque d'or, le groupe a été invité à jouer dans le monde entier.

Pendant trois ans, Moriarty a sillonné 76 départements français et une quinzaine de pays, des Etats-Unis au Japon, en passant par l'Inde ou l'Autriche.

Composé en partie sur la route, leur nouvel album « The missing room », qui sortira le 26 avril, peut s'écouter comme un « carnet de voyages », estime la chanteuse Rosemary Standley, à la magnifique voix lyrique.

« Decaf' » est semée de ce que voyait le groupe par la fenêtre du bus de sa tournée allemande, la pluie taïwanaise tombe sur l'oriental « Mah-Jong », tandis que l'ouest américain reste une influence majeure de ces chansons écrites « à 5x2 mains  fantômes ».

« The missing room », qu'on imagine facilement illustrant un film de Jim Jarmush, parle de « mort, de rupture, de perte, d'envoûtement et de vengeance », dit Rosemary Standley à l'AFP.

« Dans la vie, on a des fonds assez noirs, même si au quotidien on s'amuse bien », ajoute-t-elle, décrivant avec des sentiments mitigés une tournée « inespérée », mais « épuisante ».

Moriarty a aussi ramené dans ses valises une foule d'instruments: un harmonium indien, une petite guitare électrique à quatre cordes, un accordéon, des guimbardes, une guitare américaine des années 60 dénichée en Australie...

« Chaque musicien est allé chercher comment il pouvait élargir son propre son », dit Rosemary Standley. Le résultat est un disque beaucoup plus aventureux et électrique que son prédécesseur.

« A la fin de notre première tournée, les gens nous disaient qu'ils ne reconnaissaient pas les chansons, qu'il y avait une énergie sur scène qu'ils ne retrouvaient pas sur le disque. Là, on a tenté l'expérience de faire évoluer les morceaux sur scène », explique la chanteuse.

Le fait de devoir écrire et finaliser les chansons pour pouvoir les jouer immédiatement a servi de catalyseur au groupe, qui revendique une certaine « lenteur«  et a mis dix ans à faire émerger son premier album de la cave où il répétait.

 »C'est souvent le chaos chez Moriarty. On est une démocratie, il y a une inertie qui se met en place à tous les niveaux« , reconnaît l'harmoniciste Thomas Puéchavy.

C'est en raison de ce mode de fonctionnement que le groupe a choisi de créer son propre label, l'anagrammique AIR RYTMO.

« Etre dans une maison de disques nous a permis de nous faire connaître, de nous développer, mais on a du mal à avoir quelqu'un au-dessus de nous et les délais qui sont imposés pour que la machine du label marche ne nous correspondent pas », explique Rosemary Standley.

Moriarty envisage sa série de concerts au Trianon (du 14 au 20 mars, avant une tournée en France), avec le même esprit de liberté.

Le groupe dormira dans les loges du théâtre récemment rénové et fourmille d'idées : un concert-goûter pour les enfants le dimanche, une brocante où les musiciens vendraient des objets personnels, une conférence sur la créolité, un concert la nuit...

samedi 12 mars 2011

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« Black Death , la descente aux
enfers d'un moine en pleine
épidémie de peste

« Black Death », la descente aux enfers d'un moine en pleine épidémie de peste

Osmund (Eddie Redmayne) est un jeune moine chargé d'accompagner un chevalier chrétien (Sean Bean) vers un mystérieux village isolé, semble-t-il épargné par la peste. L'idée n'est pas de savoir comment ses habitants se sont protégés de la maladie et de les imiter, mais de les massacrer. Car s'ils échappent à la peste, « un châtiment divin », c'est qu'ils sont probablement mécréants...

Le cinéaste britannique Christopher Smith, qui avait signé jusqu'alors plusieurs films d'horreur minimalistes, plonge avec « Black Death«  dans un XIVe siècle européen ravagé par la peste noire, pour suivre la descente aux enfers d'un jeune moine à la foi chancelante.

Le film, qui sort vendredi aux Etats-Unis après avoir fait la tournée des festivals de films d'épouvante, n'est pas à proprement parler un film d'horreur, même s'il ne lésine pas sur les exécutions sommaires, les décapitations, les écartèlements et autres tortures en vogue au Moyen-Age.

« J'aime la folie de cette époque. Et d'une certaine manière, j'ai essayé d'apporter un peu de cette folie dans le monde d'aujourd'hui », déclarait-il récemment à un petit groupe de journalistes à Los Angeles.

« Black Death » (Peste noire) se déroule en Grande-Bretagne, pendant la grande épidémie de peste bubonique qui frappa l'Europe en 1348.

Osmund (Eddie Redmayne) est un jeune moine chargé d'accompagner un chevalier chrétien (Sean Bean) vers un mystérieux village isolé, semble-t-il épargné par la peste. L'idée n'est pas de savoir comment ses habitants se sont protégés de la maladie et de les imiter, mais de les massacrer. Car s'ils échappent à la peste, « un châtiment divin », c'est qu'ils sont probablement mécréants...

Arrivés au village, où les résurrections sont monnaie courante et où l'on guérit les blessures comme par magie, les preux - mais violents - chevaliers flairent vite la sorcellerie. Mais ils vont aussi découvrir à leurs dépens que les miraculés de la peste en connaissent un rayon en matière de tortures.

Quant au moine, qui folâtrait avec une petite voisine malgré ses vœux de chasteté, il va voir sa foi rudement mise à l'épreuve.

Si le film est violent, il ne sombre jamais dans une surenchère à effet comique. Le réalisateur a au contraire voulu traiter le sujet sérieusement.

« Nous avons (la série télévisée) La vipère noire, en Grande-Bretagne, et je sais qu'il est facile de s'amuser avec le Moyen-Age. Je pense qu'il est plus difficile de le dépeindre de façon réaliste et inquiétante », dit-il.

Le poids de la religion est évidemment très fort, à travers le personnage d'Osmund, qui commence le film pétri de foi et l'achève à mille lieues de là, ivre de vengeance et sans une once de compassion.

« J'aurais pu finir le film en le ramenant chez Dieu. Mais cette histoire est celle d'une radicalisation. Je voulais montrer comment un homme dont l'objectif est d'être pieux et religieux peut perdre pied », explique le réalisateur.

« J'aurais aussi pu finir sur une scène de pardon. Mais alors le film aurait été complètement chrétien, et je ne voulais pas de ça. Ce que je voulais dire, c'est que, tragiquement, la violence appelle la violence », dit-il.

« Tout le scénario, à l'origine, était une bataille entre l'Eglise et le Mal. Et dans cette version, c'est le Mal qui l'emporte. Et j'aime ça », ajoute-t-il.

samedi 12 mars 2011

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Découverte d'une nécropole
romaine à Lillebonne, en Seine-
Maritime

Après plusieurs heures de travail, ils mettent au jour une statuette malheureusement brisée, une pièce de monnaie, deux vases et deux perles. « Il s'agit soit d'offrandes funéraires soit d'objets ayant appartenu au défunt », explique Frédéric Kliesch, responsable du chantier.

Une nécropole romaine qui pourrait abriter plusieurs milliers de sépultures a été découverte à Lillebonne (Seine-Maritime), confirmant ainsi l'importance, sous l'Antiquité, de cette cité portuaire qui commerçait déjà avec la future Angleterre.

En ce jour de mars, des archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) chaudement emmitouflés s'activent pour dégager avec d'infinies précautions dans une tombe le contenu d'un coffret en bois dont il ne reste que quelques clous mangés par la rouille.

Après plusieurs heures de travail, ils mettent au jour une statuette malheureusement brisée, une pièce de monnaie, deux vases et deux perles. « Il s'agit soit d'offrandes funéraires soit d'objets ayant appartenu au défunt », explique Frédéric Kliesch, responsable du chantier.

Après seulement une quinzaine jours de présence, ces archéologues ont mis au jour une centaine de tombes, de sarcophages, de coffrages ou encore d'urnes funéraires contenant des restes de crémations.

Ils ont aussi dégagé une partie des vestiges d'un imposant mur d'enceinte qui marque les limites de la vaste nécropole et identifié ce qui pourrait être le drain qui servait à étancher l'espace.

Ces archéologues achèvent un travail de diagnostic demandé par la municipalité de Lillebonne qui veut faire du terrain des jardins ouvriers. « Il ne nous a pas fallu très longtemps pour trouver quelque chose, tant le sol de Lillebonne est riche de vestiges antiques », dit Frédéric Kliesch.

Des tombes avaient déjà été découvertes dans ce secteur au XIXème siècle, mais avec ces sondages de l'Inrap, l'ampleur de la nécropole est enfin connue. « Elle doit s'étendre sur trois hectares et avoir accueilli les restes de plusieurs milliers de personnes, disposées parfois sur trois niveaux », assure Frédéric Kliesch.

Cette découverte relance l'intérêt pour l'ancienne Lillebonne, cette cité romaine nommée Juliobona en l'honneur du conquérant de la Gaule Jules César et qui fut la capitale du peuple des Calètes entre les Ier et IIIème siècles après JC.

La ville, qui fut éclipsée par Rouen, a peut-être compté jusqu'à 10.000 habitants et rayonnait sur un territoire qui correspond aujourd'hui au département de la Seine-Maritime.

Citée dans la Géographie de Ptolémée, Juliobona était, à son apogée, un port de commerce très actif qui faisait le lien entre la Gaule et la colonie romaine de Bretagne, outre-Manche.

Aujourd'hui, il est difficile d'imaginer pareille fonction maritime car Lillebonne est située à plus de cinq kilomètres de la Seine, à l'intérieur des terres. Mais à l'époque le fleuve n'était pas endigué et il faut imaginer que son lit s'étendait jusqu'aux portes de la cité.

De ce passé bien oublié, ont déjà été exhumés les vestiges de riches maisons, de thermes, d'aqueducs, d'un forum et surtout d'un vaste théâtre. Capable d'accueillir jusqu'à 10.000 spectateurs, cet hémicyclique antique est le plus important encore en élévation au nord de la Loire.

Sur le chantier de la nécropole, les archéologues devaient achever leur travail sur le terrain vendredi avant de procéder à l'analyse de leurs découvertes. Il reviendra ensuite aux élus de dire s'ils veulent ou non engager un programme de fouilles systématique.


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