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jeudi 10 mars 2011

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Exposition Mahler à Paris pour le
centenaire de sa mort

Une exposition, présentée à l'occasion du centenaire de la mort de Gustav Mahler au Musée d'Orsay à Paris, évoque jusqu'au 29 mai le musicien autrichien, longtemps ignoré en France.

L'univers de Gustav Mahler (1860-1911), connu pour ses symphonies, est évoqué au travers de partitions autographes, de nombreux portraits et d'objets personnels.

Ainsi, ses lunettes rondes cerclées de métal, son stylo à plume de marque Waterman ou deux de ses baguettes de chef d'orchestre sont exposés tandis qu'une vidéo de 15 minutes montre une interview de sa fille Anna et de son épouse Alma, occupée en 1956 à raconter devant la caméra les relations tumultueuses qu'entrenaient Mahler et Schoenberg.

Ces documents proviennent principalement de la Médiathèque musicale Mahler à Paris, du Theatermuseum et du Musikverein de Vienne.

L'exposition évoque trois thèmes : "les racines de l'inspiration" de Mahler -- notamment les musiques populaires de sa région natale --, son activité de chef d'orchestre et de directeur d'opéra, enfin celle de compositeur. En fond sonore, la "Quatrième symphonie", l'une des plus faciles et légères, dont le fac-similé du manuscrit, parsemé de ratures, est déroulé en fil conducteur tout au long de l'exposition.

 

De nombreuses cartes postales, notamment d'Alma Mahler, enrichissent l'exposition. Un éventail portant les signatures de Brahms, Strauss et Mahler est exposé. Des lithographies de l'Opéra de Vienne, dont Mahler fut le directeur, côtoient des manuscrits autographes de ses symphonies et de nombreuses photographies du compositeur, dont une sur son lit de mort. Le masque mortuaire du musicien est également présenté.

En même temps que l'exposition, des concerts sont organisés, notamment avec des membres de l'Orchestre philharmonique de Vienne qui joueront des oeuvres de Mahler mais aussi de Johannes Brahms, de Johann Strauss fils, d'Arnold Schoenberg et de George Enescu. Sont aussi invités les Solistes de l'Ensemble intercontemporain et l'ensemble Musique oblique, qui interpréteront des oeuvres de musique de chambre de Mahler, d'Anton Webern, de Brahms, ainsi que la mezzo autrichienne Angelika Kirchschlager et son compatriote pianiste Helmut Deutsch.

Une conférence sur le thème "Mahler et Vienne" sera donnée par le musicologue Henry-Louis de La Grange (31 mars).

jeudi 10 mars 2011

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Banlieues Bleues : avec les poids
lourd de l'impro

Figures du jazz, des musiques du monde ou improvisées, artistes offrant différents échos des Caraïbes, retour de Bill Frisell: tel est le cocktail concocté par le festival Banlieues Bleues pour sa 28e édition, du 11 mars au 8 avril en Seine-Saint-Denis.

Michel Portal, Bernard Lubat, Vincent Courtois, Joëlle Léandre, Django Bates... ces quelques poids lourds de la scène du jazz et des musiques improvisées sont à l'affiche.

Portal le Basque et Lubat le Gascon, poly-instrumentistes ayant partagé de longues nuits d'improvisation depuis des décennies, se retrouveront en duo.

L'irréductible Joëlle Léandre, qui n'hésite pas parfois à malmener sa contrebasse, fêtera ses soixante ans au sein du "Sudo Quartet" qui s'annonce sulfureux.

Le violoncelliste Vincent Courtois jouera dans une formation totalement originale, avec deux saxophonistes ténors.

Banlieues Bleues se plonge aussi dans les Caraïbes, à travers ses formes traditionnelles et des musiciens porteurs de projets plus innovants.

Ti-Coca, groupe de musique de troubadours d'Haïti, Dédé Saint-Prix qui remet au goût du jour les rythmes antillais, et le Spanish Harlem Orchestra la salsa, mettent plutôt en avant l'aspect classique et traditionnel de ces musiques "caliente".

 

Les saxophonistes Jacques Schwarz-Bart, Jean-Rémy Guédon (avec le slameur Rocé), le guitariste Christian Laviso, le contrebassiste Patricine Caratini et son big band en offrent une vision plus novatrice.

La Nouvelle-Orléans, ville mère du jazz et du funk, sera présente avec l'une de ses fanfares, le Dirty Dozen Brass Band, et le jeune tromboniste fougueux Trombone Shorty, qui mêle funk, hip hop, rock, jazz new orleans...

Cette édition verra aussi le retour de Bill Frisell: passé maître dans l'art d'explorer les musiques patrimoniales américaines (blues, country...), avec l'éclairage du jazz, ce guitariste illustrera les photographies de Disfarmer, portraits des gens de l'Arkansas dans les années 40.

Lors d'une soirée "rétro", Pamelia Kurtin donnera un récital de theremin, l'ancêtre des instruments électroniques, inventé en 1918.

Le festival aura également ses vedettes: la contrebassiste Esperanza Spalding, nouvelle coqueluche du public, entre jazz, soul et musique de chambre, le chanteur afro-beat nigérian Seun Kuti, digne fils de Fela, le pianiste jazz afro-cubain Robert Fonseca...

Les concerts d'Aldo Romano et de Laïka, se situant dans la continuité de la tradition du jazz tout en étant contemporains, retiennent l'attention.

Aldo Romano rendra hommage au jazz "harmolodique" et lumineux de Don Cherry, avec son vieux complice contrebassiste Henri Texier, la fougueuse altiste Géraldine Laurent dans le rôle d'Ornette Coleman et le brillant Fabrizio Bosso dans celui de Cherry.

Laïka interprétera avec sa voix caressante ses reprises originales de Stevie Wonder, Björk ou Thelonious Monk, figurant sur "Nebula", son nouvel album aux atmosphères enveloppantes.

https://www.banlieuesbleues.org

jeudi 10 mars 2011

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La comédie musicale « Spider-
Man », ne spide pas

La comédie musicale "Spider-Man", le spectacle le plus cher de l'histoire de Broadway co-écrit par Bono, n'est pas au bout de ses peines et son lancement officiel pourrait encore être retardé, tandis que le départ de la réalisatrice est envisagé.

Démentant des rumeurs largement répandues par les medias, Rick Miramontez, porte-parole de "Spider-Man: Turn Off The Dark," a assuré dans un courriel à l'AFP que "la première reste fixée au 15 mars" à New York.

Le New York Times a affirmé sur son site internet mardi soir qu'un nouveau retard de deux à trois semaines allait être annoncé. Les tabloïdes New York Post et Daily News et la radio publique NPR évoquaient pour leur part un départ imminent de la réalisatrice Julie Taymor, connue notamment pour son succès avec une autre comédie de Broadway, "Le roi Lion."

Le site www.broadwayworld.com, citant des sources non identifiées, affirme que les négociations avancent et qu'une annonce est imminente.

Après cinq reports successifs de la première, la chute spectaculaire d'un cascadeur et le départ d'une des principales actrices, "Spider-Man: Turn Off The Dark", que le public peut déjà voir en avant-première, a été éreinté en février par les critiques.

"Spider-Man n'est pas seulement la production la plus chère, elle pourrait aussi être une des pires", avait écrit le critique du New York Times Ben Brantley. "On se demande d'abord +Où sont passés les 65 millions de dollars?+ (le coût de la co-production, ndlr) et après 15-20 minutes +Quand vais-je pouvoir quitter la salle+?", avait-il ajouté.

Le Hollywood Reporter a éreinté les chansons, composées par Bono et The Edge, respectivement chanteur et guitariste de U2, qu'il a qualifiées de "décevantes." "Quant à l'histoire, elle est à la limite de l'incohérence."

D'après les médias, les aventures du célèbre "homme-araignée" inspirées de la BD des années 60 ne se jouent pas moins à guichets fermés et rapporteraient plus d'un million de dollars par semaine.

jeudi 10 mars 2011

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La Criée rouvre totalement avec
« Un pied dans le crime» de Labiche

Le théâtre national de La Criée à Marseille a retrouvé mardi sa grande salle au terme de près de trois ans de travaux de désamiantage, à l'occasion de la présentation de la dernière création de son directeur, Jean-Louis Benoît, "Un pied dans le crime" d'Eugène Labiche.

"Je souhaite que la réouverture de ce théâtre soit une renaissance", a déclaré avec émotion Jean-Louis Benoît devant une salle comble, évoquant "trois ans de désarroi, de tristesse et de douleur" pour l'équipe du théâtre pendant les travaux.

La découverte fin 2008 d'amiante au-dessus de la grande scène, à l'occasion de travaux d'électricité, avait ouvert trois années de turbulences pour le Centre national dramatique: saisons amputées, programmation divisée par deux, spectacles annulés ou déplacés dans d'autres théâtres de la ville.

Réalisés en deux phases, les travaux de désamiantage ont coûté 2 millions d'euros, financés essentiellement par la mairie de Marseille, propriétaire des murs.

Présentée dans la grande salle (660 sièges) jusqu'au 27 mars, "Un pied dans le crime", avec dans les rôles titres Philippe Torreton et Dominique Pinon, a reçu un accueil chaleureux du public marseillais qui s'est pris au jeu des intermèdes chantés de cette pièce créée en 1866 au Palais-Royal à Paris et peu montée depuis.

Dans son allocution, le directeur de la Criée a également rendu hommage à un technicien et délégué syndical décédé en novembre d'une crise cardiaque alors qu'il souffrait d'un cancer du poumon reconnu comme maladie professionnelle liée à l'amiante.

"J'ai fait le choix de l'amusement et de la gaieté. J'ignorais, comme lui, qu'il ne serait pas parmi nous ce soir. C'est à Tony Moulon que nous dédions les représentations de "Un pied dans le crime" à la Criée", a-t-il dit.

Des traces d'amiante ont été également découvertes dans les organismes de deux autres salariés.

La pièce, officiellement créée à Bordeaux en octobre 2010 faute de salle appropriée à la Criée, est la dernière création de Jean-Louis Benoit, en poste depuis 2002, et dont le contrat arrive à échéance le 30 juin.

Il sera remplacé à la tête du théâtre, situé sur le Vieux-Port, par Macha Makeïeff, co-fondatrice de la compagnie "Deschamps et Makeïeff" et native de Marseille.

jeudi 10 mars 2011

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Décès du bassiste du groupe
de rock grunge américain Alice in
Chains

Mike Starr, le premier bassiste du groupe américain de rock "grunge" Alice in Chains, a été retrouvé mort mardi dans l'Utah (ouest des Etats-Unis), à l'âge de 44 ans, a-t-on appris auprès de la police.

Mike Starr, le premier bassiste du groupe américain de rock "grunge" Alice in Chains, a été retrouvé mort mardi dans l'Utah (ouest des Etats-Unis), à l'âge de 44 ans, a-t-on appris auprès de la police.

Mike Starr, le premier bassiste du groupe américain de rock "grunge" Alice in Chains, a été retrouvé mort mardi dans l'Utah (ouest des Etats-Unis), à l'âge de 44 ans, a-t-on appris auprès de la police.

Le corps sans vie de Mike Starr a été retrouvé dans une résidence de Salt Lake City, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police, tandis que le site TMZ.com citait le père de la victime, affirmant: "c'est une tragédie et un choc terrible".

Une autopsie et des tests toxicologiques ont été ordonnés, a précisé Shawn Josephson, porte-parole de la police de Salt Lake City, qui n'a pas voulu donner de détails sur les circonstances du décès.

Selon TMZ.com, le musicien avait été arrêté le mois dernier en possession de substances réglementées et la police avait trouvé sur lui plusieurs analgésiques et autres médicaments.

Le groupe Alice in Chains a vu le jour à Seattle dans les années 90, en même temps que Nirvana et Pearl Jam, mais est resté inactif pendant de longues périodes.

Mike Starr avait quitté le groupe dans la années 90 et le chanteur principal, qui souffrait de problèmes de drogue, est mort en 2002.

Les fans du groupe ont commencé mardi à déposer des hommages sur le site internet de Mike Starr.

jeudi 10 mars 2011

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Anthony Hopkins dans « Le Rite »

L'acteur britannique Anthony Hopkins se frotte au démon dans "Le Rite" ("The Rite") de Mikael Hafström, en interprétant un prêtre exorciste talentueux mais irascible, chargé de convaincre un jeune séminariste en panne de vocation de l'existence du Bien et du Mal.

Le film, qui sort mercredi, est une adaptation d'un livre de Matt Baglio, qui a suivi pendant plusieurs années les activités d'un prêtre californien ayant reçu une formation d'exorciste au Vatican avant d'exercer aux Etats-Unis.

Dans le film, c'est le jeune Michael Kovak (interprété par l'Irlandais Colin O'Donoghue, qui fait ses débuts au cinéma) qui part au Vatican suivre une telle formation, sans grande conviction. Jusqu'à sa rencontre avec le père Lucas (Anthony Hopkins), qui va faire vaciller ses certitudes.

"Ce n'est pas l'exorcisme en soi qui m'a attiré dans ce projet. Je ne fais pas de films sur un sujet mais sur des personnages", déclarait récemment le Suédois Mikael Hafström lors d'une discussion avec quelques journalistes, dans un hôtel de Beverly Hills.

"Et cette histoire, pour Michael, c'est une initiation, une quête de lui-même, du chemin qu'il veut prendre dans la vie", dit-il.

Anthony Hopkins, qui excelle toujours autant dans les personnages ambigus et inquiétants, estime pour sa part que le problème du jeune séminariste est qu'il est à la recherche de "la vérité". Une quête que Sir Anthony ne partage pas, considérant qu'"il faut se méfier de tout ceux qui pensent détenir la vérité. Je pense que c'est là que se cache le démon".

L'acteur de 73 ans est plutôt un adepte du doute. Pour préparer son rôle de prêtre exorciste, il a beaucoup lu et s'est beaucoup documenté: "Quand vous êtes acteur, il n'est pas idiot de rassembler le plus d'information possible et de lire beaucoup de livres. Et j'en lis encore...".

"C'est assez enrichissant. J'ai fait entrer beaucoup d'informations dans ma tête, pour avoir un point de référence", ajoute-t-il. Avant de conclure, dans une pirouette: "Tout ce que je sais maintenant, c'est que je ne sais rien, et que je n'ai aucune certitude !".

Ce qu'il sait, en revanche, c'est qu'il voulait "faire de père Lucas un véritable être humain, un homme impatient et irascible. Je ne voulais pas le jouer comme un personnage unidimensionnel".

Car le père Lucas lui-même a sa part d'ombre. "Jung (le psychologue suisse) le disait très bien: si vous n'affrontez pas votre part d'ombre, vous serez réduit en miettes", rappelle l'acteur. "Je pense que regarder en face ses propres démons est sain".

Dans le film, le père Lucas finit par être lui-même possédé par le démon, et c'est le jeune séminariste, accompagné d'une journaliste fascinée par les questions d'exorcisme (la Brésilienne Alice Braga) qui va devoir extirper le diable de son mentor, lors d'une longue et éprouvante scène.

Pour préparer cette dernière, Anthony Hopkins explique avoir passé "au moins deux ou trois heures par jour à dire le texte, systématiquement, encore et encore. Je ne le jouais pas, mais je le laissais entrer dans ma tête. Et c'est ainsi que les idées (d'interprétation) ont commencé à surgir", dit-il.

Alice Braga reconnaît pour sa part avoir beaucoup appris au contact d'Anthony Hopkins. C'était pour elle "un cours d'interprétation". "Il se documente énormément, il creuse chaque phrase qu'il doit prononcer. Et il change à chaque prise, il n'arrête jamais de chercher ou d'essayer quelque chose de nouveau", dit-elle.

jeudi 10 mars 2011

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Un artiste veut brosser le portrait
des 8 millions de New Yorkais

L'artiste Jason Polan ne risque pas de se trouver à court de modèles: dans son projet de brosser le portrait de chaque habitant de New York, il lui reste à peu près 8 millions de visages à dessiner.

Le projet a l'air fou, mais ce jeune homme de 28 ans est sérieux.

Chaque jour, il sort avec stylo et carnet à dessins, et poste les résultats sur son site. En trois ans, il en a fait environ 14.000.

"Je sais que je n'y arriverai pas, mais j'aime l'idée d'essayer", dit-il.

Ce jeune homme tranquille, qui porte lunettes et anorak et se fond facilement dans la foule, se poste ce jour-là successivement dans plusieurs coins de la gare de Grand Central, et dessine inlassablement des esquisses.

Ses modèles bougent beaucoup, mais il a appris à crayonner rapidement, regardant à peine le papier.

En quelques minutes, il a déjà croqué un homme avec une attelle, arrêté et parlant sur son portable, une femme avec un long paquet, un homme coiffé d'un feutre.

Illustrateur de profession, Jason Polan a le goût des séries. Il a déjà dessiné toutes les oeuvres du MoMa --le musée d'art moderne de New York--, et même chaque grain de maïs éclaté d'un paquet de pop-corn.

Et s'il est par nature très doux, il n'en scrute pas moins les foules avec la concentration d'un chasseur.

Ce qu'il lui faut, c'est surtout un trait caractéristique de l'allure du personnage: le dessin doit être vivant, et surtout pas embelli après.

"Il me faut de l'authenticité", dit-il.

L'anonymat est important. Jason Polan ne demande jamais la permission, et se maintient à distance pour ne pas être repéré.

Seule exception, il invite sur son site les gens à lui donner des rendez-vous. Donnez-lui une heure, un lieu et une brève description de vous-même, il viendra -- mais vous ne saurez probablement pas s'il est là.

"J'aime me cacher. J'aime arriver plus tôt que l'heure convenue pour qu'il y ait un élément de surprise pour eux quand ils consultent le blog ce soir-là et se demandent s'ils y sont", dit-il.

Quand il a du temps, Polan parcourt les rues, les restaurants, les musées et les environs de New York. Il lui arrive de croquer des célébrités: les actrices Catherine Deneuve ou Judith Godrèche en marge d'une retrospective à la cinémathèque du BAM, Andre Agassi, John McEnroe et Ivan Lendl lors d'un tournoi à Madison Square Garden.

Ce jour-là à Grand Central, l'artiste a notamment croqué Susan Dunlap, 43 ans. Elle lisait un livre en attendant son train, et n'avait aucune idée de ce qui se passait. A la vue du croquis intitulé "Femme à Grand Central", elle apprécie l'expérience et n'est pas étonnée, étant née dans cette ville où tout est possible.

Polan a aussi fixé sur le papier Carlo Dioguardi, un élégant vieux monsieur de 75 ans installé dans un des fauteuils du sous-sol de la gare, où se trouvent les restaurants.

"C'est plutôt bien!" dit l'homme, qui trouve le portrait ressemblant. Il y a 50 ans, M. Dioguardi avait déjà été croqué par un artiste, qui s'était révélé être le peintre espagnol Salvador Dali. "Je vais l'accrocher près du Dali", dit-il satisfait.

jeudi 10 mars 2011

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Mise au jour d'un centre sacrificiel
pré-inca vieux de 1.100 ans au
Pérou

Un important centre de sacrifices humains de la culture Lambayeque, remontant à l'an 900 ou 1000, a été récemment mis au jour dans le nord du Pérou, ont annoncé mardi des archéologues.

Les tombes d'une trentaine de femmes sacrifiées ont également été découvertes sur le site, dégagé depuis deux mois autour d'un temple découvert en 2007 dans la région de Lambayeque, à 800 km de Lima.

"C'est un temple de terre séchée, où se célébraient des offrandes matérielles et des sacrifices humains, courants dans le Pérou ancien", a déclaré à l'AFP l'archéologue Carlos Wester, directeur du musée Nacional Bruning de Lambayeque et membre de l'équipe.

"Les sacrifices requéraient de vastes espaces sacrés, et ce lieu réunit toutes les conditions, avec ses ornements et décorations", a déclaré M. Wester, ajoutant que l'estrade sacrificielle et la rampe d'accès avaient aussi été dégagées.

"L'importance de la découverte est la restitution de cadres et de scènes de la culture Lambayeque", a déclaré M. Wester. La culture Lambayeque (ou Sican) s'est développée sur la côte nord du Pérou entre 700 et 1300 environ, florissant vers 900-1000, entre les grandes cultures Moche et Chimu.

L'intérêt des archéologues avait été attiré par un mur comporant de nombreuses fresques représentant des oiseaux de mer, des félins, des serpents, des formes humaines. Les excavations autour du mur, en déplaçant une dune, ont permis de découvrir le temple, d'une superficie de près de 500 mètres carrés, et dernièrement le centre sacrificiel.

Le site devrait être ouvert aux visiteurs d'ici une quinzaine de jours.


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