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Encyclopédie de la musique

Paire de cymbales
Pièce de dix francs (ancien argot parisien).

Paléographie musicale

Palette
Guitare (ancien argot).
 
Palinod (palinot)Pandore, pandora, bandora, bandoer

Pandûr, panduri, p'anduri

Pandura
Grande mandoline basse.
Pantaléon
Voir Tympanon.
Pantomime
Rôle d'acteur muet qui s'exprime par les mimiques et les gestes et le mouvement — Par extension, nom de scènes muettes jouées par les pantomimes.
Panuche
(Ancien patois) Danse rustique des environs de Bourges.
Paradis
Amphithéâtre des quatrièmes : places les plus élevées dans théâtre.
Parc
Théâtre (ancien argot)
Parolier
Celui qui écrit les textes mis en musique

Passacaille

Passion (Passion du Christ)
Récit de la passion de Christ selon les évangiles (le récit évangélique de la crucifixion de Jésus) formant la liturgie de la Semaine sainte. Dès les premiers siècles, le récit était psalmodié. Après la cérémonie, l'évêque pouvait plonger une partie de la croix dans un mélange d'eau et de vin, symbole de l'eau et du sang s'échappant de la blessure de Jésus après le coup de lance du centurion. Le breuvage était bu par le clergé et les fidèles. On procédait ensuite à l'inhumation de la croix. Après le concile Vatican II (1962), le texte est simplement lu. Vers le XIIIe siècle, un style propre à la liturgie de la passion prend forme, avec un caractère de dramatisation, mais   Les Drames ou Mistères de la Passion, mises en forme théâtrales ne font pas partie de la liturgie. Au XVe siècle, le texte est partagé entre trois chantres (ou trois célébrants, peut-être un prêtre pouvait seul psalmodier les trois parties). On employait trois tessitures différentes : grave pour le Christ ; moyen pour le chroniqueur ; aigu pour les autres personnages et la foule. Cette psalmodie peut-être dramatisée, entrecoupée de chants, de psaumes, d'accentuations lyriques, de mise en scène.  Dans la seconde moitié du XVe siècle la passion est servie par une musique polyphonique (Lassus, Victoria, Byrd),  puis par des motets. La réforme allemande développe le genre sur les traductions de Luther. La passion connaît son apogée musicale avec les grands oratorios de Jean-Sébastien Bach.

Pasticcio

Pastiche

Pastorale
[encyc. Diderot & d'Alembert], s. f. (Musique) chant qui imite celui des bergers ; qui en a la douceur, la tendresse, le naturel. C'est aussi une piece de musique faite sur des paroles qui dépeignent les moeurs & les amours des bergers.
Patte à régler
Plume à cinq becs ou dispositif simillaire pour tracer d'une seul trait les portées de musique.
Pause
En solfège, signe de silence équivalent à la ronde. Ce signe se place théoriquement sous la quatrième ligne de la portée (si aucune contre-indication typographiques)

Pavane

Payada, voir : payador

Payador (pl. payadores)

Pays basque (musique basque)

Peau de tambour
Faire peau de tambour : ne rien faire (ancien argot)

Pêcheurs de perles (les), opéra de Georges Bizet

Pédale (mécanismes)
Mécanismes déclanchés par les pieds sur les instruments de musique. Sur le piano, les pédales permettent de varier la résonance des cordes . Sur la harpe, 7 pédales permettent de changer le hauteur des cordes et d'obtenir toutes les notes chromatiques. Sur l'ogue, outre les touches du pédalierds, des pédales permettent de changer les registres. Sur les Timbales, des pédales permettent de changer la hauteur des sons.
Pédale (pédale harmonique)
Note ou groupe de notes longement maintenus s'opposant au mouvement des autres voix. La pédale peut être basse, médianes ou aiguë selon l'écriture.
Pédalier
À l'orgue, le pédalier est un clavier aménagé pour être joué de la pointe ou du talon des pieds. Il est réservé aux notes graves de l'instrument.

Pengling (Chine), voir crotale

Pengzhong (Chine), voir crotale

Penorcon

Phrygien
[Encyc. Diderot & d'Alembert] (Musique) mode phrygien, est un des principaux & des plus anciens modes de la musique des Grecs ; le caractere en étoit fier & guerrier, aussi étoit-ce, selon Athenée, sur le ton phrygien que l'on sonnoit les trompettes & autres instrumens militaires. Ce mode occupe le milieu entre le lydien & le dorien, & est à un ton de l'un & de l'autre. Voyez MODE. (S)
Pianeuse
Tapoteuse de piano (argot)
Aussi, je vous le dis sans fard, laissons les pauvres bas-bleus à leur marotte inoffensive et exterminons la pianeuse. La grande maladie de la femme, c'est la gamme. Tout son malheur vient de là, et tout son crime. Rendons la piano à la musique et les enfants à leur mère (E. Bergerat)
Pianiser
Jouer du piano d'une façon passable et assommante pour les auditeurs (argot ancien).
Pianiste
valet du bourreau (argot ancien populaire)

Piano (instrument)

PIano (argot)
Jouer du piano, se dit d'un cheval au trot désuni
Piano du pauvre : haricots
Piano de savoyard : vièle
piano-mordus : maladie endémique instrumentale qui détruit le santé des jeunes filles et assomme les générations (argot)
Piano-piano : doucement
Pianopolis
Paris (ancien argot des pianophobes)
Piffaro
= Piffero

Piffero

Piffaro
[Encyc. Diderot & d'Alembert] (Musiq.) espece d'instrument de musique, qui répond à la haute-contre du hautbois ; mais cet instrument originaire d'Italie n'a pas fait fortune.

Pinai

Plain-chant

Point ou Poinct
[Encyc. Diderot & d'Alembert] s. m. (Musique.) Le point signifie plusieurs choses différentes.
Dans nos musiques anciennes il y a point de perfection, point d'imperfection, point de division, point d'altération, point de translation, &c. Il faut donner une idée de ces différens points. 1. Dans la mesure appellée tems parfait, voyez TEMS, une breve ou quarrée, suivie d'une autre note égale ou de plus grande valeur, vaut ordinairement trois semi-breves ou une mesure entiere ; mais suivie de quelque note de moindre valeur, elle ne vaut plus que deux tems ; desorte que pour qu'elle vaille alors la mesure entiere, il faut lui ajouter un point qu'on appelle par cette raison point de perfection. 2. Le point d'imperfection est celui qui placé à la gauche de la longue, diminue sa valeur quelquefois d'une ronde, quelquefois de deux. Dans le premier cas, on met une ronde entre la longue & le point ; dans le second, on met deux rondes à la droite de la longue. 3. Le point de division a à-peu-près un sens semblable ; à la gauche d'une ronde suivie d'une breve ou quarrée dans le tems parfait, il ôte un tems à cette breve, & fait qu'elle ne vaut plus que deux rondes. 4. Un point entre deux rondes situées elles-mêmes entre deux breves ou quarrées, ôte un tems à chacune de ces deux breves ; desorte que chaque breve n'en vaut plus que deux. C'est le point d'altération. Ce même point devant une ronde, laquelle est suivie de deux autres rondes enfermées entre deux breves ou quarrées, double la valeur de la derniere de ces rondes. 5. Si une ronde entre deux points se trouve suivie de deux ou plusieurs breves, le second point transfere sa signification à la derniere de ces breves, & la fait valoir trois tems : c'est le point de translation.  Comme tout cela n'a lieu que dans le tems parfait, qui forme des divisions triples, & que ces divisions ne sont plus d'usage dans la Musique moderne ; toutes ces significations du point, qui, à dire le vrai, sont fort embrouillées, se sont abolies depuis longtems. Aujourd'hui le point pris comme valeur de note, vaut toujours la moitié de celle qui le précède ; ainsi après la ronde, le point vaut une blanche ; après la blanche, une noire ; après la noire, une croche, &c. Mais cette maniere de fixer la valeur du point, n'est certainement pas la meilleure qu'on eût pu imaginer, & cause souvent bien des embarras inutiles.  Point d'orgue, ou point de repos est une autre espece de point dont j'ai parlé au mot COURONNE. C'est relativement à ce point, qu'on appelle généralement point d'orgue, ces sortes de chants & de successions harmoniques qu'on fait passer sur une seule note de basse, toujours prolongée. Enfin, il y a encore une autre espece de point qui se place immédiatement au-dessus ou au-dessous du corps des notes ; on en met toujours plusieurs de suite, & cela montre que les notes ainsi ponctuées, doivent être marquées par des coups de langue ou d'archet égaux, secs & détachés. (S)
Polska
(Finlandais) : polonaise (danse)

Polyphonie

Polyphopnie corse (cantu in paghjella)

Polyryhtmophone (n.m.)
Autre nom pour Rhythmicon (n.m.) : instrument commandité par Henry Cowell, et nventé par Leon Theremin, qui transforme les fréquences des notes en pulsions rythmiques. Il peut jouer 16 rythmes simultanément. Voir dans la notice « Henry Cowell »

Portée musicale

rectangle textes

Prélude
[Encyc. Diderot & d'Alembert] s. m. (Musique) est un morceau de symphonie qui sert d'introduction ou de préparation à une piece de musique. Ainsi les ouvertures d'opéra sont des especes de préludes, comme aussi les ritournelles qui sont au commencement de scenes. Prélude est encore un trait de chant qui passe par les principales cordes du ton, ou une piece irréguliere que le musicien joue d'abord pour donner le ton, pour voir si son instrument est d'accord, & pour se préparer à commencer. (S)
Préluder
[Encyc. Diderot & d'Alembert] v. n. (Musique) c'est chanter ou jouer quelque morceau de fantaisie irrégulier & assez court, pour donner le ton, ou bien pour poser sa main sur un instrument. Mais sur l'orgue & le clavecin, l'art de préluder est quelque chose de plus considérable : c'est composer & jouer sur le champ des pieces chargées de tout ce que la composition a de plus savant en desseins, en fugues, en imitations & en harmonie. Pour y réussir, il ne suffit pas d'être bon compositeur, il ne suffit pas même de bien posséder son clavier & d'avoir la main bonne & bien exercée, il faut encore abonder de ce feu de génie & de cette présence d'esprit, qui font trouver sur le champ les sujets les plus favorables à l'harmonie, & les chants les plus flatteurs à l'oreille. C'est par le prélude que brillent les excellens organistes, tels que les sieurs Daquin & Calviere ; & c'est par toute la profondeur de cet art, que M. le prince d'Ardore, aussi célebre parmi les plus fameux musiciens, qu'illustre & respectable parmi les plus grands seigneurs & les plus sages ministres, a fait long-tems à Paris l'admiration de tous les connoisseurs. (S)

Prix Ernst von Siemens pour la musique / Ernst von Siemens Musikpreis

Prose, Prosule
Enrichissement littéraire du chant grégorien par l'introduciton de paroles supplémentaires sur les mélismes d'un premier texte, comme commentaire, explication, enrichissement. Le nom vient du fait que les ajouts devant correspondre à un chant donné, il n'était pas rimé. On pratiquait la prosule sur des chants largement mélismatiques comme les Alleluia ou les Kyrie.  Ce genre a été très prisé du Xe au XIIe siècle. Certaines prosules, devenues des compositions à part entière ont pu survivre plusieurs siècles après l'abandon du genre.
Psalmodier
[encyc. Diderot & d'Alembert] v. n. (Musiq.) C'est chanter ou reciter les pseaumes & l'office d'une maniere particuliere, qui tient le milieu entre le chant & la parole. C'est du chant, parce que la voix est soutenue ; c'est de la parole, parce qu'on garde toujours le même ton. (S)
Puer natus
Antienne d'introït  de la messe du jour de Noël. Mélodie ornée, composée peut-être au Ve-VIe siècle, à l'intention de la Schola cantorum, chœur liturgique spécialisé d'enfants et adultes.


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Dimanche 21 Février, 2021