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Jean-Marc Warszawski

Histoire et document : 4. La notion de vérité en histoire

 

Table des matières : BibliographieHistoire au quotidienDe la véritéLa conscience du passéHistoire conceptuelleHistoire, Philosophie du doute et récitBachelard et la philosophie du nonRécitRécit et reconstructionDocument et événementHistoire globaleAutorité ou histoireDocument et histoireConceptEsthétique de l'histoire.

 

Question centrale en histoire, la notion de vérité implique des développements complexes et souvent contradictoires. En soi, ce concept de vérité suppose déjà un engagement philosophique, et Henri-Irénée Marrou ne manque pas l'occasion d'exprimer le sien : « Si tel est le problème posé par ce programme de l'histoire, quel Esprit peut s'en déclarer capable? Nous répondrons : un tel esprit existe, c'est le Seigneur notre Dieu. »7

Pour lui, le programme de l'histoire est de restituer, ou d'étudier le passé réel, dans toute sa réalité physique. Évidemment ce passé n'est pas un phénomène délimité sur lequel on pourrait se pencher, comme un scientifique le fait dans son laboratoire pour une nouvelle molécule. Mais le passé ne serait-il pas le laboratoire expérimental du présent ? Ayant vécu, il serait susceptible d'apporter des réponses à nos questionnements existentiels. Ne prenons-nous pas si souvent le passé à témoin, pour justifier ou renforcer nos propos ?

Il y a assurément, ici encore, plusieurs façons de concevoir l'histoire. Michel de Certeau en discerne deux : un premier type d'histoire s'interroge sur ce qui est pensable et sur les conditions de la compréhension ; l'autre prétend rejoindre le vécu, exhumé grâce à une connaissance du passé. Il observe justement qu'il y a, entre les deux tensions, mais non pas opposition. De toute façon, l'histoire reste entre les deux l'historien est dans une position instable. Il « n'échappe pas à ces latences et à cette pesanteur d'un passé encore là (inertie que le « traditionaliste » appellera « continuité » en attendant de la présenter comme la « vérité de l'histoire). »8

En effet, on ne peut contourner le fait que des événements ont produit des objets encore visibles et lisibles, des traditions culturelles observables, et que leur mise à jour, description, élucidation, est le fait d'une opération particulière, inscrite dans des idéologies, des habitudes, des traditions. Il y a dans cette opération historique, un effet de rapprochement par l'étude et la connaissance des faits du passé ; en même temps, un effet de distanciation, parce que l'objet historique n'est pas reproductible à l'expérience, ses événements ne sont pas symbolisables et ne répondent à aucun système déductif.

Ces deux manières historiques cohabitent nécessairement, comme les deux faces d'une pièce de monnaie, mais ils se disputent le premier et l'arrière-plan, selon les choix de l'historien. Curieusement, au niveau de la formalisation, il se produit comme un chassé-croisé. Michel de Certeau remarque par ailleurs9 que tout ce qui met l'histoire en relation avec des techniques est classé comme « science auxiliaire » (codicologie, musicologie, paléographie...) et tend à faire de l'histoire un art de discourir. Il y a chassé croisé, car la forme littéraire est justement adoptée par les historiens qui mettent la recherche de la réalité passée au premier plan, alors que les historiens « conceptuels » ont souvent une expression extrêmement technique.

Henri Irénée Marrou, exemplarise ce propos, quand il écrit : « ... Dans tous ces cas, le physicien ou le biologiste acceptent la vérité de ces résultats ou de ces données sur la foi du témoignage d'un confrère autorisé, exactement comme l'historien fait confiance à ses témoins...»10. On comprend cette envie de comparer l'historien au scientifique de laboratoire, au savant comme on dit. Marrou qui tient à la vérité des faits, à sa scientificité, n'échappe toutefois pas à la pesanteur de la foi en sa propre raison. Il commet ici des erreurs lourdes de conséquences, parce que le scientifique « de la nature », contrairement à l'historien, à trouvé le chemin du travail en équipe, participe régulièrement à des rencontres, et, quand il publie le résultat de ses recherches, est tenu a décrire ses observations, ses dispositifs expérimentaux dans le détail, pour justement permettre à ses collègues de mener les vérifications utiles. Nous ajouterons que ces recherches ont des suites techniques, médicales, industrielles, voire d'amplification et ramification des recherches qui valent bien plus que la confiance faite au confrère autorisé.

Un exemple peut soutenir ces propos :

Dans une lettre adressée à un certain Michel, vers, nous le supposons, 1028-1029, le moine Guy, conseille de lire ses Micrologus, l'Institution musicale de Boèce, utile au philosophe, et la Musica Enchiriadis de l'abbé Odon, « Reverendissimus Odo abas », expression qui désigne traditionnellement un personnage de grade hiérarchique élevé. De la vie de Guy d'Arezzo, nous ne connaissons pas grand-chose. Moine bénédictin de Pomposa, chassé de son monastère, il est protégé par l'évêque d'Arezzo. Devenu maître de musique à la cathédrale de cette ville, il rédige vers les années 1020 deux traités connus sous les noms de Micrologus et Regulae rhythmicae qui connurent une importante diffusion. On lui prête l'invention des syllabes latines ut, , mi, fa, sol, la, permettant de solfier, c'est à dire de fixer à l'oreille et au chant les modes. En quelque sorte, un module mobile se déplaçant sur l'échelle des notes, écrites quant à elles avec les symboles alphabétiques, du grave à l'aigu:

A B C D E F G a b c d e f g aa bb cc dd ee ff gg

Le manuscrit 10114/6 conservé à la Bibliothèque Royale de Bruxelles, daté du 11e siècle serait une bonne démonstration, conséquente aux conseils que Guy, moine d'Arezzo, délivre dans son épître à Michel. On y trouve en effet, à la suite, la mélodie de l'Hymne11 Ut queant laxis« ut re fa re. .. ut mi re surchargé de neumes, I'Institution musicale de Boèce, et la Musica Enchiriadis : « Enchiridion Obdonis abbatis ».

Mais, le manuscrit 337, conservé à la bibliothèque Municipale de Valenciennes, daté du 10e siècle, présente la Musica Enchiriadis comme un commentaire de l'abbé Hogero sur une œuvre de Boèce12. Le manuscrit 260 du Corpus Christi College de Cambridge, de la seconde moitié du 10e siècle, présente l'Institutione Musica de Boèce sous le titre de Musica Hogeri et on trouve, à la suite, les trois grands traités anonymes: la Musica Enchiriadis, la Scholica Enchiriadis et le Commemoratio brevis. Le lat. 7202 de la Bibliothèque Nationale de Paris, daté du 11e siècle, attribue l'Enchirias à Uchubaldi francigenae13, comme le manuscrit 406 conservé à Florence, qui est du 15e siècle14. Le 72 Gud. lat. 2° conservé à la bibliothèque Herzog-August de Wolfenbüttel, daté du 12e siècle, porte un titre rajouté au 15e, Enchiriadis Ottonis Abbatis Cluniacensis15.

En fait, le manuscrit Clm 5539 de la Bibliothèque Nationale de Bavière à Munich, peut à sa manière rendre compte des confusions entre œuvres et auteurs, puisqu'il présente un même passage comme étant de Guy d'Arezzo, d'Odon, ou issu de l'Enchirias16.

Curieusement, le nom d'Odon de Cluny n'a pas été attaché à l'Enchirias. Sur 41 manuscrits conservés, il n'est guère que ces quelques cas, entre les 9e et 15e siècles, qui attribuent ce traité à un nom d'auteur. Et ce malgré l'énorme diffusion de l'Epistola ad Michaelem de Guy d'Arezzo. La Musica Enchiriadis reste traditionnellement un traité apocryphe.

Par contre un autre traité, le Dialogue sur la musique, sera avec plus d'insistance considéré comme une œuvre d'Odon de Cluny, parfois d'Odon de Saint-Maur. Ce traité dont les premiers témoins anonymes apparaissent dans les manuscrits du 11e siècle — dans l'état actuel de la conservation — est à partir du 12e siècle, attribué à Odon17, mais aussi à Guy d'Arezzo18.

Les historiens de la musique ont remarqué, avec raison, le caractère tardif de ces attributions. Ils ont souligné le fait que le moine Jean, premier biographe d'Odon de Cluny, ne mentionne pas le dialogue dans la liste de ses œuvres, et qu'une autre liste établie à Cluny vers 1160 l'ignore également.

Voici une trentaine d'années, Michel Huglo, à partir d'une analyse attentive des contenus, des styles, du vocabulaire, de l'origine des manuscrits, détermina que l'auteur du dialogue sur la musique fut un moine bénédictin qui, évidemment, vécut avant Guy d'Arezzo, dans la région de Milan, et qu'un autre moine bénédictin, Odon, des environs d'Arezzo au 10e siècle, était l'auteur d'un tonaire, inclut dans la tradition guidonienne19.

La question de la vérité historique se partage ici plusieurs niveaux et points de vue contradictoires. Il n'est pas certain qu'il soit important, voire utile, de tenter d'établir, ou de rétablir ce qui fut la véritable identité de l'auteur du Dialogue sur la musique. Si l'historien se place en observateur, que lui importe-t-il de fonder une vérité qui ne captiva pas les personnages passés, concernés au premier chef ? La question serait plutôt de savoir pourquoi tel traité, dans tel manuscrit, est attribué à Odon ou Hucbald. Parfois, cette question se résoudra par la reconnaissance d'erreurs de copiste et l'observation d'une mise en page des manuscrits qui peut parfois paraître confuse, dans lesquels sont compilés, à la suite, parfois même interpolés, des textes différents. En s'impliquant dans la recherche d'une telle vérité — Qui est le véritable auteur du Dialogue ? — on crée un « problème historique » qui n'a jamais existé pour les temps étudiés, et on tend à oublier la valeur de l'anonymat et du texte écrit au Moyen-Âge.

Telle n'est pas vraiment la démarche de Michel Huglo. Il n'étudie pas les biographies d'Odon ou d'Hucbald, ni leurs œuvres pour tenter de soigneux recoupements, mais il dévoile, par des méthodes linguistiques, des aspects nouveaux de documents maintes fois observés. Il ne s'attache pas à une réalité passée, mais à la vérité d'un document présent. Il ne réorganise pas fondamentalement l'idée que nous nous faisons de la diffusion de la théorie musicale au Moyen Âge, il modifie la connaissance que nous avons d'un ensemble de documents.

Paul Veyne écrit :

0n connaît le paradoxe de l'individualité et de l'authenticité, pour un fanatique de Proust, il faut que cette relique soit proprement le stylo avec lequel a été écrit le Temps perdu, et non un autre stylo exactement identique, puisque fabriqué en série [...] Mais l'historien, lui, n'est ni un collectionneur, ni un esthète, la beauté ne l'intéresse pas, la rareté non plus. Rien que la Vérité.20

Ce paradoxe n'est pas un point aveugle. Il prend racine dans des conceptions religieuses ou philosophiques. On observe le passé avec son propre horizon idéologique. Pour l'historien qui, comme Henri-Irénée Marrou, se donne le but d'atteindre « l'Humanité » à partir de problèmes existentiels personnels — pour Marrou dans une optique chrétienne affirmée — le passé a une réalité, car en fin d'analyse, ce n'est pas le ou les personnages, les intrigues, les événements dont il s'agit, mais une espèce d'essence propre à révéler des secrets encore cachés, enfouis déjà dans un sentiment présent. D'un autre côté, on peut considérer qu'il n'y a aucun secret de cet ordre, ni dans le passé, ni au-delà. Que la multitude passée est bel et bien disparue, morte. Telle est la réalité, et, de ce point de vue, qu'il n'y a plus rien à atteindre. Mais, de leur vivant, nos anciens ont œuvré, ils ont élaboré des objets matériels, du plus simple utilitaire a l'art le plus brillant, ils ont pensé, apporté à la connaissance et modelé des idéologies, organisé leurs comportements dans la félicité et les drames. De tout cela, beaucoup est encore présent. Parfois tel que, parfois usé, modifié, réutilisé, a l'état de traces. L'étude de cette, de ces réalités, avant celle des hommes disparus étroitement biographiques, permet au contraire d'atteindre la véritable humanité, à la fois passée et présente, confrontée au quotidien dans ses actes sublunaires.

Nous partageons également la préoccupation de Paul Veyne : on ne peut s'intéresser aux événements pour eux-mêmes, hors du temps, comme des bibelots, lesquels, pour reprendre son expression, n'en seraient pas moins des « échantillons » d'historicité. Mais nous ne pensons pas que l'histoire n'est qu'anecdotique, qu'elle n'intéresse qu'en racontant, comme le roman, même si celui-ci est vrai. Pour la raison que le vrai est nécessairement improbable s'il reste au niveau de l'anecdote.

Pour autant nous ne nions pas l'intérêt de l'anecdote et du biographique en histoire, mais nous ne leur reconnaissons pas la vertu d'être l'histoire. Il n'est pas suffisant de situer et de raconter l'anecdote. En cela, le romancier, l'homme de théâtre ou le cinéaste peut être supérieur à l'historien, non seulement sur le plan du récit, mais aussi de l'authenticité. Que l'on pense au Jean-Christophe de Romain Rolland, aux Mémoires d'Hadrien ou à L'Œuvre au noir de Marguerite Yourcenar, au Nom de la rose de Umberto Eco, ou à Que la fête commence de Bertrand Tavemier pour ce qui est du cinéma. Ce qui est mort n'a plus de réalité. À ce moment, la fiction peut pertinemment donner à voir certains aspects de ce que fut le passé.

Évidemment, faire de l'histoire n'est pas raconter n'importe quelle anecdote.

C'est le défaut que nous reprochons souvent à l'histoire locale ou régionale qui, se croyant scrupuleuse et exhaustive, s'oblige à aligner avec minutie mille petits faits, ne nous faisant grâce de rien, pas même un pot de chambre vidé sur la tête d'un passant le 16 août 1610 : Archives nationales, Z2 3265, f° 99 v°...21

Mais alors, nous avons noué un nœud gordien. Quelles sont les bonnes et mauvaises anecdotes ? Faut-il donc s'en remettre au « métier » de l'historien, à ses talent ou intuition. À l'ineffable de la démarche correspond la recherche d'une vérité individuelle que l'on sait par ailleurs inaccessible. Qu'on admette ou non une vie spirituelle supérieure et indépendante de la volonté humaine, il y a en histoire autre chose que l'anecdote. Si on admet une volonté au-delà du fait et geste humain, la recherche doit porter sur le mystère de la création. Faire de l'histoire, dans ce cas, est effectivement faire du « roman vrai », l'historien interprète alors des énigmes, comme le romancier joue de son imagination. Si on n'admet pas cette possibilité, il faut bien chercher le significatif ailleurs que dans l'anecdote en soi.

Ainsi, toute anecdote est bonne en absolu. Pour Marrou, le « pot de chambre » n'était pas nécessaire. Mais nécessaire à quoi ? Nous sommes peut-être loin des mystères existentiels, encore que ce ne soit pas sûr. Cette information n'est pas inutile qui renseigne sur les mœurs, et justement ce quotidien à propos duquel on ne prend pas la peine d'écrire. Ou si peu. Même la rubrique dite « des chiens écrasés » dans nos journaux modernes est pauvre en ces renseignements consistants que l'on trouve par exemple dans la bonne littérature policière.

Le quidam de Saint-Germain-des-Prés en 1610 agit-il par colère ? Se livre-t-il à une mauvaise plaisanterie ? ou est-ce sa façon de vider son pot d'aisance ? À partir de cette anecdote, on peut s'interroger sur la valeur symbolique des excréments dans notre société. En particulier, les mots insultants qui les désignent, dans les gestes et verbes de colère. Tout cela, même si, simplement, en ce 10 août 1610, un malheureux passant croisa malencontreusement la trajectoire de ce tout-à-l'égout rudimentaire.

On utilise déjà le pot de chambre en 1610, on l'utilise encore de nos jours. C'est un objet de collection, mais aussi de réflexion, relative notamment à l'hygiène publique, au traitement des eaux usées, à l'architecture urbaine et à l'aménagement domestique des intérieurs. La relation du manuscrit Z 2 3265 des Archives nationales est par chance amusante, mais les questions qu'elle peut susciter sont sérieuses.

Pour conclure, nous dirons qu'il n'y a pas de réalité du passé par définition. Mais des objets matériels, comportementaux idéologiques, fabriqués dans un passé qui n'existe plus, sont toujours présents. Ce sont ces objets qu'il convient d'étudier, eux seuls nous permettent l'accès à la vérité historique, qui est une compréhension présente. De ce fait, aucune trace ne doit être écartée, aucune méthode d'extrapolation ignorée, parce que, pour des raisons idéologiques — au sens très large — de limitation des connaissances, d'imperfections techniques, l'observation d'une époque, sont toujours en deçà des exigences intellectuelles des époques suivantes.

De larges inventaires, de vastes collections « d'indices » sont nécessaires, anecdotes comprises, parce que l'explication historique, ou plutôt la démonstration doit les envelopper de cohérence. L'historien tend à la scientificité, mais remarque qu'il ne peut faire l'expérience de l'histoire comme on peut faire celle de la catalyse de l'eau. L'observation de ce qui pour nous sont des conséquences, et la confrontation de ces observations a la connaissance acquise, est une démarche scientifique, même si nos horizons idéologiques interfèrent.

L'anecdote est insuffisante, bien que nécessaire. Elle ne peut fonder une vérité historique, mais peut infirmer celle que l'on croyait acquise. À celui qui croirait à l'invention tardive du pot de chambre, parce qu'à Versailles « on chiait » derrière les bosquets le jour et dans les escaliers la nuit, on peut répondre : « non, le 16 août 1610, un habitant de Saint-Germain-des-Prés a vidé le sien sur la tête d'un passant, manuscrit X.v.Z. ». Par contre nous ne pouvons pas dire grand-chose sur l'hygiène publique et privée de Saint-Germain-des-Prés en 1610 à partir de cet événement seul.

C'est un peu, ce que Merleau-Ponty, remarque sur un mode philosophique :

Nous voyons les choses mêmes, le monde est cela que nous voyons : des formules de ce genre expriment une foi qui est commune à l'homme naturel et au philosophe dés qu'il ouvre les yeux elles renvoient a une assise profonde «d'opinions» muettes impliquées dans notre vie. Mais cette foi a ceci d'étrange que, si l'on cherche a l'articuler en thèse ou énoncé, si l'on se demande ce que c'est que nous, ce que c'est que voir et ce que c'est que chose ou monde, on entre dans un labyrinthe de difficultés et de contradictions. Ce que Saint Augustin disait du temps : qu'il est parfaitement familier à chacun, mais qu'aucun de nous ne peut l'expliquer aux autres.22

Notes

7. Henri Irénée Marrou, De la connaissance historique. « Points / Histoire » (21), Édition du Seuil, Paris 1954, p. 54.

8. Michel de Certeau, L'Écriture de l'histoire. « Bibliothèque des histoires », Éditions Gallimard, paris 1975, p. 46 et suivantes.

9. Michel de Certeau. Dans Faire de l'histoire, « Bibliothèque des histoires » Éditions Gallimard, Paris 1974, p. 17.

10. Henri Irénée Marrou, De la connaissance historique. « Points / histoire » (21), Éditions du Seuil, Paris 1954, p. 217.

11. Dont chaque première syllabe de versification a donné nos ut, , mi, fa sol et la.

12. Manuscrit 337, Bibliothèque municipale de Valenciennes, 10e siècle, fo 43r-54v, et 55v-79v. Incipit : Commentum musicae artis ex opusculis Bœtii excerptum et a venerabili abbate Hogero elaboratum.

13. Manuscrit Lat. 7202, Bibliothèque Nationale de France, 11e siècle. Provient (avec réserves) de l'abbaye de ter Duyn, fo 50r-56v. Incipit Inchiriadion Uchubaldi francigenae. Armonia est diversarum vocum...

14. Manuscrit II. I. 406 (magliab XIX) Biblioteca Nazionale Firenze, 15e siècle, fo 39v-43v. Incipit : inchiriadon Uchubaldi francigene...

15. Odon de Cluny (879-942), fut abbé de Cluny en 927.

16. Manuscrit Clm 5539, Bayerische Staatsbibliothek München, fin 13e siècle, fo 143v-144 (on y trouve des shémas de monocordes). Titres : Monochordum Guidonis, en-dessous, Monochordum Ottonis, en surcharge, Enchiriadis.

17. Manuscrit Reg. Lat. 72, Biblioteca Vaticana, Roma, 12e siècle, fo 60v. (Domno Odone) ; Manuscrit VIII. D. 14. Biblioteca Nazionale, Napoli, 12-13e siècle, fo 1v. (Domno Odone abbas).

18. Manuscrit Reg. Lat. 1196, Biblioteca Vaticana, Roma, 12e siècle, fo 1r. Incipit : Dialogus Guidonis ; manuscrit Reg. Lat. 1146, Biblioteca vaticana, Roma, 14e siècle, fo 24r. explicit : Magistri Guidonis...

19Huglo Michel, L'auteur du dialogue sur la musique attribué à Odon. Dans « Revue de musicologie » (LV n° 2) 1969, p. 119-171.

20. Veyne Paul, Comment on écrit l'histoire. « Points / Histoire » (40), Éditions du Seuil, Paris 1971, p. 19.

21. Marrou Henri Irénée, De la connaissance historique. « Points / Histoire » (21), Éditions du Seuil, Paris 1954, p. 45. Marrou critique ici le livre de F. Lehoux, Le bourg de Saint-Germain-des-prés, depuis ses origines jusqu'à la guerre de Cent ans, 1951, p. 129.

22. Merleau-Ponty Maurice, Le visible et l'invisible. « Tel », Gallimard, Paris 1964, p. 17.

 

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Dimanche 7 Octobre, 2018