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Michel Rusquet, Trois siècles de musique instrumentale : un parcours découverte ——

Les œuvres pour piano seul de Franz liszt

Franz Liszt : transcriptions et paraphrases

Transcriptions : Johann Sebastian Bach, Hector Berlioz, Ludwig van Beethoven, Richard Wagner, Lieder ; paraphrases.

Toute sa vie ou presque, Liszt s’est livré à la transcription, de ses propres œuvres comme de celles d’autres compositeurs, laissant au total environ trois cent cinquante partitions relevant de cette discipline, dont plus de deux cents rien que pour le piano à deux mains.

En décembre 1853, dans une lettre à Wagner, il écrivait ceci : « Dussé-je toute ma vie ne rien produire de bon et de beau, je n’en sentirais pas moins une joie réelle et profonde à goûter ce que je reconnais et ce que j’admire de beau et de grand chez autrui ». De fait, il « n’a jamais cessé de transcrire, de réduire, de varier, de paraphraser la musique d’autrui ; et l’admiration, pour une bonne part, a donné l’élan initial, a été le germe, avec le désir impatient de faire partager son engouement. »78

Certes, il a un peu sacrifié au goût de l’époque, auquel nombre de virtuoses ne résistaient pas, face à un public qui appréciait notamment les fantaisies brillantes sur des airs à la mode. Et d’ailleurs une part importante de cette production relève des années où Liszt sillonnait l’Europe en multipliant les succès d’estrade. Mais, comme on le verra dans le survol qui suit de ce catalogue, ses motivations ont été souvent beaucoup plus nobles.

Au préalable, puisqu’on regroupe ces partitions sous le double vocable de « transcriptions » et « paraphrases », essayons d’établir ce qui peut différencier ces deux catégories d’oeuvres : une transcription peut être vue comme «  étant une reproduction de l’œuvre dans une autre instrumentation, comme la réduction d’orchestre à piano, ce qui permettait d’enrichir le répertoire des divers ensembles, mais aussi de faire connaître, dans les salons, des œuvres à l’origine pour grand orchestre ou des opéras le plus souvent réduits au piano, avant les possibilités offertes par l’enregistrement mécanique et la radiophonie.  La paraphrase et au contraire l’appropriation et le commentaire d’une œuvre, par des variations, des ornementations, des  développements composés ou improvisés (notés), souvent entre composition et improvisation notée, dans le style fantaisie. Si la transcription, en général réduction, permet la découverte d’une œuvre, la paraphrase fonctionne surtout sur un public qui connaît déjà l’original ou modèle. »79

Chez Liszt, ces deux catégories ne sont pas aussi nettement tranchées, et on sait par exemple que, dans ses « transcriptions » de lieder, il s’autorise des libertés qui ont pu lui être reprochées. Aussi faut-il mettre en exergue certaines des grandes pages auxquelles il s’est consacré en les transcrivant au piano avec une scrupuleuse fidélité, celle-ci étant à l’évidence à la mesure de la vénération profonde qu’il leur portait.

Transcriptions

Johann Sebastian Bach

Hector Berlioz

Ludwig van Beethoven

Richard Wagner

Lieder

Paraphrases

Notes

78. Sacre Guy, La Musique de piano, Robert Laffont, Paris 1998, p. 1740.

79. Jean-Marc Warszawski, Sept paraphrases et transcriptions d'opéras de Franz Liszt par Aurélien Pontier, musicologie.org, 2020.

plume Michel Rusquet
30 mars 2021
© musicologie.org


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bouquetin

Dimanche 11 Avril, 2021 0:57