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Fonds « Le mouvement Janáček »

Den dobročinnosti / Le jour de bonté

Opéra composé par Bohuslav Martinů en 1931, H. 194.

Den dobročinnosti / Le jour de bonté, opéra (inachevé), en 3 actes sur un livret de Georges Ribemont-Dessaignes, d'après Georges Ribemont-Dessaignes d’après Ilya Ehrenburg, traduit en tchèque par Vl. Fux, achevé par Milan Kaňák, créé le 28 mars 2003 à České Budějovice.

Den dobročinnosti, Orchestre philharmonique de Pilsen, Chœur de chambre de Prague, sous la direction de Milan Kanák, Radio tchèque de Pilsen, 2010, dans cet extrait, Jarmila Kosinová.

Personnages : Blonde (soprano), Lucas (ténor), Nicolas (ténor), Facteur (ténor), Femme désespérée (mezzo-soprano), Femme (alto), Vagabond (basse), Policier (baryton-basse), Maire (basse), Sacristain, divers petits rôles et chœur mixte.

Formation instrumentale : 1 hautbois, 2 clarinettes, 1 basson, 2, trompettes, 1 trombone, timbales, batterie, piano, cordes.

Argument : Lucas et Nicolas voyagent vers Paris pour le « Jour de la bonté ». Ils essayent de bien faire pour les autres, mais sont chaque fois réprimés, même maltraités. Enfin, ils font l’intermédiaire pour un couple en dispute. Ils prennent la femme (Sylvie) sous leur protection. Dans un café, un tueur tire sur une fille qui vend des journaux. Les deux garçons sont même arrêtés ! Libres, ils dorment sur un banc et rêvent qu’ils sont médaillés pour leur bienfaisance ! De retour dans leur village — ils se réveillent sur un banc — et se demandent si tout n’était qu’un rêve. Non donc. C’est d’ailleurs dans le journal mais personne ne les croit. L’opéra se clô ture sur un Alleluja à la messe de Pâques.

(K. Van Eycken).

L’historique de cet opéra baigne dans une certaine obscurité. M. Šafránek n’indique que la réduction pour piano et seul J. Mihule mentionne la partition dans sa monographie de 2002. Il semble que Martinů entame sa composition vers la fin de 1930 à Paris et qu’au mois d’avril 1931, il avait terminé le premier acte et une bonne partie du deuxième. Pour des raisons connues de lui seul, l’œuvre reste inachevée, cependant, les intentions de Martinů ne nous sont pas évidentes quant à sa destination à une quelconque scène européenne. Il aurait proposé la partition, en même temps que celle des Trois Souhaits, à Schott à Mayence qui l’aurait refusée sous prétexte que le livret était par trop naïf pour le public allemand. Ce refus aurait incité Martinů à ne pas l’achever. À cette époque, Martinů est encore dans une situation pécuniaire difficile et il ne peut être question pour lui d’écrire un opéra en trois actes « pour le mettre dans un tiroir » ; il se serait alors penché vers le ballet Špalíček qui lui permettait de gagner immédiatement un peu d’argent. La partition connut aussi les vicissitudes de la guerre et sa réapparition après des décennies tient presque du miracle.

Ce n’est pas réellement le livret qui retiendra l’attention, mais la musique. Quasi impressionniste à son départ, elle vire rapidement à la satire incisive. L’écriture en est très colorée et même un peu provocatrice pour l’époque, avec des changements de tonalités audacieux. Les voix sont traitées de manière théâtrale. On reconnaît déjà aisément la griffe du style de Martinů avec son lyrisme, ses rythmes endiablés et une puissance symphonique des ensembles. (D’après Milan Kaňák qui a complété les parties manquantes).

Dans la veine pastorale si chère à Martinů, c’est une œuvre plaisante qui contient de magnifiques passages élégiaques, mêlés à cette vitalité, cette énergie du rythme typiques du compositeur. Malgré ses beautés passagères, l’ensemble, un peu épars, ne peut se mesurer aux œuvres plus abouties, comme Juliette ou la Clef des songes, six ans plus tard.

Discographie

ARCO DIVA UP 021 2131 Tomas Bijok, Petr Matuszek, Irena Troupová, Peter Podlauf, Michal Mačuha, Lucie Fišer Silkenová, Libuše Moravcová Myřátská, Gabriela Petirová, Jarmila Kosinová, Petra Havránková, Josef Zedník, Josef Škarka, Jaroslav Kovacs, Lívia Obručník Vénosová, Zbyněk Brabec, Martin Buchta, Orchestre Philharmonique de Pilsen, Chœur de chambre de Prague, dir. des chœurs : Lubomír Mátl, chef d’orchestre : Milan Kaňák, 2011. (Cet enregistrement suscite des réserves quant à la prononciation française de certains des chanteurs tchèques).

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Lundi 21 Janvier, 2019

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