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Actualités musicales

15 décembre 2012

Cathédrale d'Auxerre

 

15 décembre 2012Écrire (sur) la musique : qui dit quoi ? (appel à communications)

 

Journée d'études organisée par l'axe « Littérature et Musique » du Centre de Recherche en Littérature Comparée Université Paris-Sorbonne

Paris, samedi 15 décembre 2012

Procéder à une étude comparée des arts et non des seules littératures est une démarche déjà ancienne, qui trouve notamment sa légitimité dans le fait que les différentes formes d'art peuvent être appréhendées selon des perspectives identiques : art et représentation, art et création, art et langage,... Au sein de ce possible champ d'étude que constituent les arts comparés, les liens que tissent entre elles la littérature et la musique sont tout à fait particuliers. C'est que toutes deux permettent l'expression et la communication selon deux modalités différentes, l'une ressortissant au monde des sons, l'autre à celui des signes graphiques. Une particularité qui, en érigeant la musique comme une forme possible de langage (ce qui, au demeurant, ne laisse pas d'être débattu ou contesté), tantôt place ces deux arts sur un pied d'égalité, tantôt révèle ce qui les singularise.

Leurs relations avec les domaines de la phonè et de la graphè permettent en effet à la littérature et à la musique de se rejoindre, puisque l'une et l'autre recourent aux signes écrits qui les fixent, dans l'attente d'une possible appropriation par un lecteur/interprète - ce qui inscrit ces deux formes d'art dans une double temporalité : celle de la pérennité, assurée par l'écrit, celle de l'éphémère, les œuvres littéraires ou musicales s'actualisant autant de fois qu'elles sont lues ou interprétées.

Mais les liens entre littérature et musique revêtent également parfois un caractère complémentaire ou conflictuel. Complémentaire puisque toutes deux concourent, par les moyens qui leur sont propres, à cette quête de la poésie - en tant que forme d'expression supérieure, affranchie des contingences humaines - dont chaque artiste est investi ; conflictuel dans la mesure où, en dépit d'affinités indéniables, les moyens utilisés par chacune d'entre elles, mais aussi leurs finalités, les effets produits sur leurs possibles récepteurs diffèrent sensiblement : s'il est bien sûr admis que la musique a pour vocation première de se réaliser dans le domaine des sons, c'est-à-dire d'être exécutée afin que puisse être assurée sa publicité, la littérature, sauf cas particulier, ne se réalise qu'intérieurement, au cours d'une lecture individuelle et silencieuse. Par ailleurs, si toutefois l'on considère la musique comme un langage, se pose le problème d'une adéquation entre la forme (l'agencement des sons) et un éventuel contenu sémantique : la musique a-t-elle pour fonction de signifier, de représenter ? Tantôt la musique est considérée comme l'art autoréférentiel par excellence (c'est, entre autres, le point de vue d'Alain qui, dans ses Propos sur l'esthétique1, écrit : « La musique est seulement la musique, [...] elle se termine à elle-même et se suffit » ; tantôt est affirmée la possibilité pour la musique d'exprimer, de véhiculer un message. Certes, à la précision supposée du langage verbal, elle oppose un contenu indéfinissable, mais que d'aucuns présentent paradoxalement comme étant très supérieur à celui véhiculé par les mots - voire, pour Balzac, à toute autre forme d'art. Gambara, le musicien génial et fou des Études philosophiques ne déclare-t-il pas : « Vous ne voyez que ce que la peinture vous montre, vous n'entendez que ce que le poète vous dit, la musique va bien au-delà [...]. La musique seule a la puissance de nous faire rentrer en nous-mêmes ; tandis que les autres arts nous donnent des plaisirs définis2 » ?

Cette mise en perspective des lettres et de la musique, révélant dans le même temps analogies et divergences, ne pouvait qu'engendrer une forme de rivalité entre ces deux arts : tantôt la musique est tenue à distance par les auteurs littéraires, qui soulignent les différences irréductibles la distinguant du langage humain, parlé ou écrit. (On se souvient ainsi de certaines déclarations de Théophile Gautier, homme de lettres mélomane s'il en fut, affirmant pourtant dans Les Grotesques sa volonté de « remettre à son véritable rang la musique, que l'on affecte de regarder comme la poésie même, quoique l'une s'adresse plus particulièrement aux sens et l'autre à l'idée, ce qui est fort différent », ou déclarant encore que « la poésie et la musique, que l'on croirait sœurs, sont plus antipathiques qu'on ne le pense communément3 ») ; tantôt la musique apparaît, aux yeux des écrivains, comme le langage poétique par excellence, permettant de renouer avec la pureté d'une langue originelle définitivement perdue - conception héritée des philosophes des Lumières et que partagent certains romantiques, allemands ou français.

Or le caractère très particulier de cette relation entre musique et littérature, dont le spectre s'étend de l'ignorance à la rivalité ou l'admiration réciproque, ne se manifeste jamais avec autant d'évidence que lorsque les écrivains décident de faire entrer l'élément musical dans le champ littéraire. De fait, tout écrit sollicitant une thématique musicale participe, nécessairement, de cette réflexion. Peut-on écrire la musique autrement que par le biais de la composition musicale ? Ou bien doit-on se contenter d'écrire sur la musique, l'objet musical gardant son irréductible singularité sans pouvoir être intégré, assimilé à la trame que tissent les mots ? La réflexion permet des développements différents selon la nature de l'objet littéraire considéré, et/ou la personnalité artistique de son auteur. Qu'il s'agisse d'œuvres de fiction, d'écrits théoriques ou critiques, de réflexions librement menées dans le cadre d'une correspondance ; qu'il s'agisse d'écrits émanant d'hommes de lettres ou de musiciens analysant leur art ou leurs propres œuvres, plusieurs questions, nécessairement, se posent :

- L'auteur choisit-il de rendre compte de la musique par des références ou des citations musicales précises ? Par le recours à certains procédés métaphoriques, ou métonymiques ? S'agit-il pour lui de tenter une transposition d'art ? Ou bien de rivaliser avec la musique en recourant, dans son écriture même, à certains procédés typiquement musicaux ?

- Quels sont les rôles (dramatique ? esthétique ?) dévolus aux références musicales au sein d'un roman ou d'une nouvelle ? Comment la musique s'inscrit-elle dans le corps du texte (description/récit de concerts ; citations musicales...) ? Comment sa présence informe-t-elle le texte ?

- Quelle part est accordée, dans le cas d'écrits théoriques ou critiques, à l'aspect technique de la musique ? Comment, au sein d'un même texte, solliciter à la fois les connaissances scientifiques et la sensibilité, la perception poétique d'une œuvre ?

- Faut-il être musicien (plus spécifiquement compositeur) pour parler avec pertinence de la musique ?

Notre journée d'étude se propose d'apporter quelques éléments de réponse à ces questions, et de compléter les perspectives ici esquissées par l'étude ou la suggestion de nouvelles problématiques.

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Les projets de communications (titre et résumé de 2000 caractères maximum), assortis d'une courte biographie, sont à adresser, avant le 15 novembre 2012, à Stéphane Lelièvre (st.lelievre@gmail.com)

Notes

1. Alain, Propos sur l'esthétique, « Musique », Paris : Presses universitaires de France, 1949, p. 65.
2. Honoré de Balzac, Gambara in Études philosophiques, I (La Comédie humaine, tome IX), Paris : Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1937, p. 436.
3 Théophile Gautier, Les Grotesques, Fasana di Puglia : Schena ; Paris : Nizet, 1985, p. 204-205.

 

15 décembre 2012Décès de Georges Bellec des Frères Jacques

Je n'aurais jamais eu l'idée d'aller voir un groupe aussi ringard que les Frères Jacques. Ma copine de l'époque si, lors de leur très très très longue tournée d'adieux. Au théâtre des Champs Élysées je crois.

Là, un spectacle fabuleux, d'une magnifique poésie surréaliste, tendre, drôle, un « Barbara » de Kosma et Prévert à pleurer, « Les spermatozoïdes » de Ricet Barrier à se plier en deux.

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Les Frères Jacques, Barbara

15 décembre 2012Vieux Farka Touré critique les islamistes et l'immobilisme de Bamako

Vieux Farka Touré, a critiqué création d'une république islamiste au nord de son pays, mais il a étét également sévère contre la politique de Bamako.

Mentionnant son village de Niafunké, qui est d'ailleurs le nom d'un des albums de son père, Vieux Farka Touré a déclaré « Il est pris. Aujourd'hui, on ne peut pas y aller. C'est l'horreur [...] On m'a appelé hier de Niafunké. Les islamistes ont passé toute la journée au marché à couper les pantalons des gens pour qu'ils soient courts. J'ai de la famille. Tous les jours, j'appelle. Elle a peur [...] Quand tu quittes là-bas, ils pillent ta maison [...] Ils disent qu'ils veulent une République [...] Ce n'est pas une poignée de personnes qui va former une République. Il n'y a pas seulement les touaregs qui vont former une République [...] Il y a tellement d'ethnies [...] Les islamistes disent On est tous ensemble. Tout ce qu'on fait c'est pour vous. C'est ça leur discours. Et ailleurs, ils vont prendre des fouets. Je ne suis pas d'accord [...] Pendant ce temps les gens sont couchés à Bamako à dire On va faire ceci cela. La politique au Mali, c'est vraiment pitoyable. Ca ne m'intéresse pas, tout ce ce qui m'intéresse ce sont les Maliens [...] Je suis seulement avec les gens qui cherchent à rétablir la continuité territoriale du pays et avec les gens qui pensent au développement et au bien-être du pays. Pas les gens qui pensent ni à leurs proches ni à être ministre ou président.»

15 décembre 2012À vos agendas

 

19-20 juillet 2013, London, Music and Philosophy (Call for Papers)

9 mars 2013, New York : Music and Boundaries (Call for Papers)

 

15 décembre 2012Revue de presse musicalez du 15 décembre 2012

 

(AFP/DNA) Décès de Georges Bellec, 94 ans, membre du groupe des Frères Jacques

(Euronews) La Fanciulla del West de Puccini à l'Opéra de Monte-Carlo

(L'Express) Le plan de Stéphane Lissner pour l'Opéra de Paris

(Culturebox) Le Choeur de l'Armée Française, 30 ans de rayonnement

(Tendance Ouest) Les costumes d'opéra sont à vendre à Déville-les-Rouen

(Le Croix) Pierre Boulez annule deux concerts

(Le point) Hip-hop, histoire d'un mouvement. Épisode 1 : Afrika Bambaataa, le rap festif

(Le Figaro) IAM est de retour avec un nouvel album

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