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Air de cour

On trouve ce terme pour la première fois dans un livre de musique publié par A. Le Roy en 1571. Il s'agit d'un livre d'airs (chansons) transcrits pour le luth.

Ce sont des chansons (strophes) pour voix seule et luth, souvent retranscrites de chansons polyphoniques. Mais par extention, on a apliqué ce terme à toutes las chansons, polyphniques, pour voix seule, accompagnées d'instruments ou non. Leur caractère commun est que la voix la plus aiguë, le superius, se détache clairement pour faire entendre clairement les paroles. C'est l'avènement du chant soliste dans la musique sinon savante.

À partir de 1600, de nombreux livres d'airs de cour sont publiés. Adrian le Roy (c.1520 – 1598),  Nicolas de la Grotte (1530 – c.1600) , Jacques Mauduit (1557 – 1627) , Pierre Guédron (c.1570 – c.1620), Antoine Boësset (1586 – 1643), Étienne Moulinié (c.1600 – c.1669), Jean de Cambefort (c.1605 – 1661), Gabriel Bataille (c.1575 – 1630). Mais les éditeurs publient également des collections de chansons qui ont un grand succès. En général leur forme polyphonique (publiée avant) et à voix seule se côtoient.

Cette suprématie du texte lie le genre aux efforts de poètes humanistes pour formater une poésie française. Dans les recherches de prosodie, l'académie Baïf initia la « mesure à l'ancienne », c'est-à-dire des modes rythmiques basés sur la succession de longues et de brèves, appliquée à la fois à la poésie et à la musique. Ces musiques  « mesurées » n'ont pas une battue régulière et doivent suivre la déclamation du texte.

Des airs furent très célèbres et servirent de timbre, c'est-à-dire qu'on pouvait y adapter divers textes (telle chanson sur l'air de telle autre). D'où la présence de musiques portant des textes différents, ou des musiques modifiées dans leur mélodie ou harmonie.

La chanson de cour est modale et de forme de la chanson à refrain ou ABB ou AABB.

Si théoriquement et dans la notation on distingue nettement les chansons rythmées et les chansons mesurées, il semble qu'on ait choisi dans la pratique des solution simples et pratiques et qu'on n'a pas tant que cela distingué les deux genres. Dans les années 1630, la notation  « mesurée » disparaît des livres et la basse continue (basse chiffrée sur laquelle on construit des accords) commence à remplacer la tablature (sorte de partition sur laquelle on indique la position des doigts sur l'instrument).

Après 1650, plusieurs formes de chanson détrônent l'air de cour : l'air sérieux, l'air en rondeau, l'air à boire. L'air de cour a joué un rôle dans la formation du théâtre en chansons (vaudeville) et de l'opéra français

Bibliographie

DUROSOIR GEORGIE (coordination), poésie, musique et société : L'air de cour en France au XVIIe siècle.  « Musique / Musicologie » éditions Mardaga, Liège 2006 [348p.; ISBN 2-87009-909-6 ; 348 p. ; 45,00 €]

—, Bibliographie de l'air de cour
http://www.cmbv.com/images/banq/cp/cp014.pdf

© musicologie.org 2006-2008
Révision le 12 septembre 2008