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Xylocordéon

Claquebois, échellette, régale, harmonica de bois, orgue de paille, xylophone...

I. Dans les tiges libres par les deux bouts, les vibrations peuvent être excitées comme dans les tiges pincées ; elles suivent les mêmes lois. On construit des instrumens de musique en suspendant sur des fils des lames de longueur différente ; on les dispose de manière que les lames posent par leurs nœuds. On frappe au milieu pour déterminer le mouvement vibratoire. Le glasschord, fig. 145, est un instrument de ce genre, fait avec des lames de verre le claque-bois ou xylocordéon est fait avec des lames de bois.

Eugène Soubeiran, Précis élémentaire de physique, Fortin, Masson & Cie, Paris 1842, p. 131.

Xylochordéon (échellette) du 19e siècle).

II. Elle n'aura nul besoin, pour cela, du secours d'un instrument aujourd'hui oublié, qui eut son heure de vogue, et dont Cambrai fut le berceau : je veux dire le xylocordéon inventé en 1865 par M. Bonnay, chef de la Société Philarmonique. Cet instrument était formé de morceaux de bois de différentes dimensions reliés par des cordelettes et reposant des rouleaux de paille ; le tout était fixé sur une table de bois et se jouait avec des baguettes d'ébène. Il était, nous dit le docteur Debu, d'un maniement difficile et peu se risquaient à l'aborder. Le jeune Ernest Bonnay, fils de l'inventeur, qui en jouait à merveille, lui fit faire alors son tour d'Europe avec beaucoup de succès. Sans doute n'en joue-t-on plus que dans les cirques, asiles sûrs pour les trouvailles méconnues des inventeurs géniaux.

M. Voiturez, Discours et Compte-Rendu des Travaux de l'Année, dans « Mémoires de la Société d'émulation de Cambrai » (v. 75), Société d’édition du Nord, Cambrai 1927, p. 29-30.

instrument de Michal Josef Gusikov (1806-1837).

III. Sorte d'harmonica en bois, composé de bâtons d'inégale longueur, sur lesquels on frappe avec des baguettes. L'instrument nommé claquebois est composé d'un grand nombre de lames de bois dur formant une sorte de clavier et posées sur des tampons de paille. Les lames sont disposées diatoniquement ou chromatiquement, et frappées pas l'exécutant avec deux petites baguettes d'ébène comme le font les timbaliers. Entre les mains d'un virutose habile, cet instrument rend des sont transparents, cristallins et parfois d'une grande intensité ; cependant pour que ces qualités se déploient convenablement il ne faut l'employer que dans les mouvements rapides, car la sonorité des notes n'a qu'une courte durée. On se rend parfaitement compte de ce qu'est cet instrument en songeant à l'harmonica. Jadis on l'appelait régale ou échellette; l'Encyclopédie méthodique lui donne un nom peu euphonique de Patouille, tandis que certains musiciens contemporains le désignent sous l'appellation plus barbare encore quoique grecque de xylocordéon.

Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique.... (t. 4), Larousse, 1866-1877, p. 386, col. 3-4.

Xylocordéon autrichien, 1926.

IV. Instrument de percussion, appelé au moyen âge échelette, plus tard orgue de paille, harmonica de bois, et, de nos jours xylophone. Il est composé de lames ou de cylindres de bois, disposés par ordre de dimensions décroissantes sur des isolateurs faits de paille tressée. Le nombre des lames est égal à celui des sons que l’on veut obtenir. On les frappe avec une paire de petits maillets de bois. Le son en est clair, sec et court. Vers 1830, Gusikow, qui avait porté son étendue à deux octaves et demie chromatiques et disposé les lames dans un ordre particulier, pour la commodité du jeu, atteignit sur cet instrument une habileté d’exécution qui passa pour « prodigieuse ». Vers 1869, claquebois de Try essaya d’en renouveler le succès, en présentant le claquebois comme de son invention, sous le nom de tryphone. Saint-Saëns, en vue d’un effet réaliste, l’a introduit dans l’orchestre de sa Danse macabre (1874). On l’entend quelquefois, comme instrument solo dans les cirques et mes music-halls.

Dictionnaire de musique, Michel Brenet, 1926

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16 mars 2020

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