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La sonate (genre et forme)

À l'origine, sonate (sonner) désigne une pièce instrumentale alors que cantate dédigne une pièce chantée. La sonate est en général une pièce pour instrument soliste, soliste accompagné, ou pour petit ensemble. On désigne aussi par ce terme — forme sonate,  un agencement formel qui peut se résumer à l'exposition d'un thème, son développement et sa réexposition. Cette « forme sonate » est employée dans les concertos, les symphonies, la musique de chambre.

Les premières compositions appelés sonates apparaissent en Italie vers les années 1560, comme chez Giacomo Gorzanis (v.1520-v.1579) : Il primo libro di napolitane ariose che si cantano et sonano in leuto (1570). On trouve aussi des « chansons instrumentales ou « sonantes ».

Mais on donne à des composition diverses instrumentales le nom de « sonate ».

On a distingué la sonate de chambre ou profane, sonata da camera et la sonate d'église, sonata da chiesa.

La sonate d'église s'est fixée en général à 4 mouvements (parfois plus ou moins un), alternant des tempi lent-vif-lent. La sonate d'église a des allures plus solennelles que la sonate de chambre . Cette dernière est une suite de danses dans différents mouvements. On observe une tendance plus orchestrale à l'église et une tendance plus soliste à la chambre.

Vers 1700 (Vivaldi) on distingue moins nettement les deux genres de sonates. La sonate tend à devenir à trois mouvements, parfois deux, alternant ou non des tempi lents et vifs. Lent-vif-lent à l'église ou vif-lent-vif au profane. Au cours du XVIIIe siècle la sonate est souvent soliste ou en trio (Bach, les fils Bach, Mozart...).

Dans le classicisme Viennois, la sonate pour clavier devient une forme majeure (Haydn, Mozart, Beethoven). Elle reste en général à trois mouvement, avec ou non des mouvements de danse (menuets).

Au XIXe siècle, la sonate est moins prédominante dans le répertoire, alors qu'on recherche une narrativité musicale plus cohérente, plus littéraire ou à programme. On préfère le poème musical, la rhapsodie, des formes plus libres, ou des formes cycliques où l'on a recours aux mêmes thèmes dans les différents mouvements.

Au début du XXe siècle, particulièrement en France, on retrouve goût à la sonate avec Gabriel Fauré, Paul Dukas, Clause Debussy etc. et en Russie avec Scriabine et Prokofiev. Mais le mot devient peu à peu, dans les titres des morceaux une évocation historique, et les modèles formels se diversifient.

La forme sonate

Un exemple de forme sonate classique qui a de nombreuses variantes, avec l'introduction de menuets, ou d'un scherzo (Beethoven), d'une cadence, d'un ultime développement, d'une coda, etc., qu'on peut résumer à A — B — A' : Exposition, Développement, Réexposition (du thème transformé).

1- Exposition d'un thème A dans la tonalité principale
Transition ou pont dans la tonalité de la dominante
Thème B dans la tonalité de la dominante (trois phrases b, b', b'')
Conclusion (cadence) dans la tonalité principale.

2 - Le développement à partir des deux thèmes

3 - Réexposition du thème A
Transition dans dans la tonalité principale
Thème B dans la tonalité principale.
Conclusion (Cadence) dans la tonalité principale (coda).

rectangle textes

Discographie

De Bach à Mozart : Sur les traces de la Sonate en trio

Claire Guimond, flûte baroque
Gary Cooper, clavecin
Jaap ter Linden, violoncelle baroque

2004, EMCCD 7762

Enregistré à l'église Saint-Augustin-de-Mirabel au Québec en novembre

Johann Sebastian Bach (1685 – 1750) : Sonate pour flûte et clavecin obligé en si mineur BWV 1030 - Sonate no. 3 en ré mineur BWV 527. Carl Philipp Emanuel Bach (1714 – 1788) : Sonate pour flûte et clavecin en ré majeur Wq. 83. Johann Christoph Friedrich Bach (1732 – 1795) : Sonate en fa majeur pour clavecin concertant et flûte (ou violon) et violoncelle Wf.VIII.1. Johann Christian Bach (1735-1782) : Sonate pour clavecin, avec accompagnement d'un violon ou flûte traversière et violoncelle, en sol majeur Op. 2 no. 2. Wolfgang Amadeus Mozart (1756 – 1791) : Sonate pour clavecin avec accompagnement de viole [violon] ou de flûte en fa majeur, no. 4, K. 13

 

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Mardi 27 Mars, 2018