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Sârangi
[sarangui ; सारंगी]

 

Instrument de musique, à cordes frottées, répandu en Inde, Pakistan, Afghanistan, Népal.

Il est formé d'une caisse de résonance en bois, d'une table d'harmonie en parchemin (peau de chèvre), d'un manche large et épais, sans touche ni frettes, monté de trois ou quatre cordes en boyau, et d'une trentaine de cordes sympathiques, (qui vibrent en résonance sans être jouées).

Il existe différents types. De grands instruments avec un grand nombre de cordes sont utilisés par les musiciens classiques. Des instrumenst plus simples sont joués pour accompagner les chant et les danses de tradition populaire.

Les cordes sont touchées avec les ongles de la main gauche, en un jeu de notes liées et en glissé.

Chargement de la vidéo 
Pandit Dhruba Ghosh (chant et sarangi),   Pandit Vinod Lele (tabla). Budapest, 7 novembre 2009.
source Youtube


Ram Narayan, maître du  sarangi,
au Festival des Arts de Shiraz en 1970

Une partie des cordes est disposée sur le manche, elles peuvent être jouées, avec les doigts de la main gauche, une autre partie, est tendue dans l'instrument. On trouve des instruments populaires, ou anciens, sans table d'harmonie, et sans cordes sympathiques.

Les nombreuses chevilles latérales disposées le long du manche sont tournées à l'aide d'une clef.

Les cordes sont frottées avec un archet, et l'instrument se tient à la verticale, posé sur les genoux, ou contre les pieds, quand l'instrumentiste est assis en tailleur.

Le nom de cet instrument est attesté au xie siècle. Il accompagne le chant. Il est l'instrument des bardes vagants. L'instrument acquiert par la suite ses lettres de noblesse, gagne les milieux aristocratiques, notamment, dans l'accompagnement des danseuses. L'occupation anglaise, impose un certain puritanisme, taxe l'art des courtisanes de vulgarité ; l'instrument qui les accompagne, particulièrement apprécié pour sa suavité, est délaissé. Depuis la libération de l'Inde, il est l'objet d'un regain d'intérêt, tant pour l'accompagnement du chant, que pour le concert soliste.

Bibliographie, liens

Le sarangi E. 1403, du musée de la Cité de la musique

Un autre sarangi, au musée de la Cité de la musique

Une description précise en anglais

 

 
2 sârangî

 
sârangî, avec la clef pour tourner les chevilles


Une image fantasque, symbolique,
mais l'instruement est bien stylisé


Détail du jeu

          

© musicologie.org 2011

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