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 La portée musicale

La portée musicale est constituée de cinq lignes parallèles et équidistantes, grâce auxquelles on écrit la musique aujourd'hui.

On distingue les lignes, et les interlignes (entre deux lignes). On les numérote à partir de 1, de bas en haut.

Le principe de cette notation est dite diastématique, car les notes, placées sur la portée, s'étagent de bas en haut, de grave à l'aigu. C'est en quelque sorte un graphe ordonné.

Comme dans un graphe ordonné, la portée indique la position relative des notes (ou hauteurs). Ce sont les clefs, qui repèrent, ou assignent une ligne ou un interligne à une note précise, de laquelle on déduit les autres.

La portée de 5 lignes couvre un ambitus de 11 notes (en comptant note du dessus et note du dessous). Il est parfois nécessaire d'ajouter des portions de lignes supplémentaires, ou de changer de clef, voire d'octavier (jouer 8 notes plus haut ou plus bas que ce qu'on lit). La petite barre qui traverse le do du bas de la portée avec clef de sol 2e ligne, est une ligne supplémentaire)

L'idée de tracer des lignes pour repérer la diastématie, est attestée au IXe siècle, mais le véritable emploi pratique (au moins pour les théoriciens), apparait vers les années 1050, avec 4 lignes, ce qui restera la pratique de la musique de plein-chant jusqu'à aujourd'hui.

Les portées à 5 lignes sont attestées au XIIIe siècle, mais longtemps, selon les besoins elles varient de 4 à 6 (y compris dans une même partition). Avec le développement de la musique pour clavier, au XVIe siècle, on trace des portées de dix lignes ou plus, ou on accole deux portées de 5 lignes.

Si à cette époque, la portée à cinq lignes se généralise, peut-être par la normalisation de l'imprimerie, elle ne s'impose qu'au début du XVIIe siècle.


Démonstration théorique
dans le traité dit « musica enchiriadis » IXe siècle

 


Début de l'Alleluia Natovitas de Pérotin (vers 1160-1180)
il y a des portées de 4 et de 5 lignes

 


Démonstration théorique,
dans le traité d'Amerus, XIIIe siècle (10 portées)

 


Démonstration théorique,
dans le traité d'Amerus, XIIIe siècle (10 portées)

 


Portées à 3 et 4 lignes
dans le traité de musique d'Amerus, XIIIe siècle

 


Portée à 5 lignes,
extrait d'un traité anonyme de musique du XVe siècle,
« Tractatus de musica compendium cantus »

 

Portée à trois lignes du XVe siècle,
extrait d'un traité anonyme de musique,
« Compendium musicae mensurabilis »

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