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Le Principe de la flûte est simple : un souffle d'air,
coupé et dévié par une arrête est projeté en partie dans une cavité. Ainsi
dans le cas d'une flûte dite «à bec», on souffle l'air dans le conduit du
bec (a). La lame d'air est coupée par le biseau. Un partie de l'air
est projetée dans le tuyau, l'autre est déviée vers l'extérieur (c'est un
sifflet) :


Flûte à bec
On peut souffler directement au bout du tuyau, en se
servant du bord comme arrête. L'instrumentiste a alors plus de liberté
pour varier et adapter l'angle et la puissance du souffle. Le bout de la
flûte peut être aménagé par différentes découpes :


On peut projeter l'air directement mais par une
ouverture aménagée sur le corps de la flûte. Au lieu de la tenir droit
devant soi, on la tient de travers, c'est la flûte traversière.
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Flûte traversière
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La flûte peut être fermée à un bout, comme la flûte de
pan. La plupart des flûtes sont percées de trous que l'on bouche ou non
pour faire varier le colonne d'air (les notes). On bouche les trous soit
directement avec les doigts, soit avec des clefs actionnant des tampons.
Les paramètres sonores sont la longueur et le diamètre, la forme de la
perce.
Des flûtes ont des formes de bocal, comme l'ocarina, ou
d'autres sud-américaines qui sont faites comme des cruches à eau (l'air
passe alors à travers l'eau). Enfin, il existe aussi des flûtes jouées
avec l'air pulsé par le nez.
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Ocarina
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Flute (à eau) du Pérou
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 Ohe
Hano Ihu, flûte à nez Hawaienne.

La fabrication de flûtes est attestée depuis des temps
extrêmement reculées. Un des plus anciens specimen, sinon le plus ancien
est le fragment taillé dans un fémur d'ours trouvé dans le grotte de Divje
Babe en Slovénie. Les spécialistes l'ont daté de 43.000 ans (Homme de
neandertal)

Flûte de Divje Babe
Dans un article de «Pour la Science» (novembre 1998),
l'archéologue Michel Dauvois écrit :
Quand un groupe de loups chasse à courre un cervidé, l'animal de tête
tente de mordre les pattes arrière, le flanc et, d'un bond, de heurter
brutalement de l'épaule l'animal poursuivi pour le faire trébucher. La
mise à mort se fait alors en évitant les redoutables sabots aux bords
tranchants. Quand une meute a tué une proie, elle s'acharne volontiers,
afin d'en consommer jusqu'au moindre lambeau de chair. De la sorte, les os
portent de graves lésions et sont éventuellement troués.
Les Néandertaliens et les Cro-Magnons, dépeçant des carcasses de rennes
ainsi tués et plus ou moins dévorés par des loups, ont récupéré des
phalanges mordues et trouées par les carnassiers. Après désarticulation et
décarnisation, le trou est régularisé, éventuellement agrandi, la moelle
occupant la cavité est extraite : le sifflet est prêt.
Une telle transformation requiert que le trou occupe une position
précise, sur la face postérieure de la première phalange, proche de
l'épiphyse supérieure (l'extrémité renflée de l'os). Quand cette zone est
mordue par un loup, l'os peut y être troué alors qu'il ne porte autour que
des traces profondes de morsures, à cause de la morphologie dentaire
spécifique à cet animal et de la structure des phalanges de renne :
elles sont naturellement creuses, et la paroi osseuse est moins épaisse à
cet endroit. Quelques rares secondes phalanges de renne, possédant les
mêmes caractéristiques, ont, de la même façon, été transformées en
sifflets.
Cet «instrument à vent», pour primitif qu'il soit, présente un bon
compromis entre les impératifs anatomiques et physiologiques de
l'instrumentiste et un jeu potentiellement varié. La surface de l'épiphyse
supérieure de la première phalange est en effet divisée par une dépression
centrale dont le prolongement sur la face supérieure forme un canal qui
facilite le positionnement correct des lèvres de l'instrumentiste et donne
un confort de jeu en favorisant l'orientation du jet d'air vers l'arête du
trou (l'air contenu dans la phalange est excité par l'insufflation d'un
filet d'air qui oscille sur le bord du trou servant de biseau).
En Chine, on a trouvé des flûtes datées de 9000 et
7000 ans.
Dans l'Égypte antique, on jouait de la flûte droite (ou
oblique comme le montre le bas-relief de Mastaba de Akkhétep, et une flûte
droite de métal. Un instrument ressemble à la flûte à bec, mais est peut
être un instrument à anches.

Joueur de flûte droite
Bas relief funéraire de Mastaba de Akkhétep (fragment)
2450 avant J-C
Pour ce qui concerne l'antiquité grecque, on fait, à la
suite d'une mauvaise tradition de traduction, une petite confusion qui
conduit à confondre les flûtes et les clarinettes (en quelques sorte flûte
à anche). Il semble que la flûte était un instrument très joué, et qu'on
réservait les instruments à anche pour les cérémonies officielles.
An Moyen-Âge occidental, la flûte à bec était courante,
mais on connaissait également la flûte traversière dite aussi flûte
d'Allemagne (vers le XIIe siècle).
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Église de Bourbon-l'Achambault (XIe siècle)
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Joueur de flûte à bec
Eglise abbatiale Saint-Vigor de Cerisy-la-forêt
XIV-XVe siècle
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Flûte trouvée à Dordrecht (milieu du XIVe siècle)

Flûte trouvée à Göttingen en 1987 (XIVe siècle)
avec trou d'octave au dos
Jésus exposé à la moquerie
fresque de l'église de Staro Nagoricvino (Kumanova, Macedoine)
réalisée par les peintres de cour Michael et Eutychios
(détail, après 1315)
La renaissance est l'âge d'or de la flûte. L'artisanat
de la lutherie de flûtes se développe en Italie, à Venise et dans le
Région d'Anet dans l'Eure. On fabrique trois instruments de la famille des
flûtes traversières, neuf dans celles des flûtes à bec qui vont de 10 cm
de longueur à 2,6 m., des fifres (petite flûte traversière
rudimentaire)

Flûte de la renaissance
Au début du XVIIe siècle, la recherche expressive en
musique dédaignera quelques temps la flûte au profit des cordes et des
instruments à anche. Mais dès la fin du XVIIIe siècle, la lutherie des
flûtes à bec et traversières est adaptée pour fournir des flûtes
adaptées aux goûts nouveaux.
A la fin du XVIIIe siècle, la flûte à bec est moins
prisée, mais on développe toujours la lutherie de la flûte traversière,
qui gagne en souplesse chromatique, grâce à l'adjonction de clefs.
En, 1832 Theobald Boehm (1794-1881) présente un renouvellement complet de
la flûte traversière : perce conique, puis cylindrique à partir de 1847,
mécanisme de plateaux, d’anneaux, d’axes longitudinaux, qui permettent
d’obturer les treize principaux trous disposés le long de l’instrument
(les quatorze demi-tons fondamentaux) ainsi que d'autres dispositifs qui
permettent entres autres de jouer plus profond dans les graves.

Flûte Boehm 1832

Flûte Boehm 1867
En chine on a inventé un merveilleux instrument : la
flûte (ou sifflet) pour les pigeons. Ce sont de petits instruments qu'on
fixe à l'arrière des ailes. Cela peut être de petits sifflets ronds mais
aussi des montages de plusieurs tuyaux. C'est l'air déplacé par le
battement des ailes qui fournit l'air à l'instrument.

Comment on fixe le sifflet au pigeon

Deux flûtes de pigeon
Discographie
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01 / 00

Early music com EMCCD 7761
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She's sweetest when she's naked
Musique écossaise pour flûte au XVIIIL siècle
Alison Melville, flûte baroque et flûte à bec
Michael Jarvis, clavecin
Paul Jenkins, clavecin
Charlotte Nediger, clavecin
Kirk Elliott, harpe et guitare
Ben Grossman, bodhrán, tambourin et caisse claire
Cold Frostie Morning, trad. arr.
James Oswald (1711-1769) — The Duck's Foot' from "The Seasons :
Spring" Oswald — Bannocks of Beer Meal trad., arr. Robert Bewick
(1788-1849) — The Braes of Ewes Oswald — The Braes
of Ballandyne, trad., arr. Edward Miller — Busk ye, busk ye my bonny
bride, trad., arr. Francesco Barsanti (1690-1772) — Sonata XII in b,
Charles Macklean (c.1712-c.1765) — Sweet May Morning /
Margaret MacDonald, trad., Collection of Capt. Simon Fraser (1773-1852) —
The Heather Bells’ from ‘The Seasons: Summer", Oswald — Lovely Nancy,
Trad., arr. Oswald — Lament for the Death of his Brother Nathaniel
Gow (1763-1831) — Rowing from Isla to Uist / Fraser Collection — Jenny
Nettles Neil Gow Sr. (1727-1807) — Fy Gar, rub her o’er with straw,
Alexander Munro — Sonata X in G, Macklean — Ground after the Scotch Humour
Nicola Matteis (d.1707) — She’s sweetest when she¹s Naked Oswald — Mary
Young and Fair Fraser Collection — Maggie Lauder Oswald — ‘The Sneez-Wort’
from ‘The Seasons: Autumn" , Oswald — My aprone dearie, Oswald — A
rock and a wee pickle, Jon Oswald — Greensleeves, Oswald — Goodnight
and God be with you, Anonymous
Enregistré à l’été 2002 et acheveé en février 2004 à l’Humbercrest
United Church, Toronto, Canada.
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Liens
http://www.elsap.unicaen.fr/~manguin/flutabec/index_eng.htm
Site sur la flûte à bec : Le répertoire, les facteurs, les interprètes
Un site sur la flûte à bec en français avec des
liens,
http://elsap1.unicaen.fr/~manguin/flutabec/
Des liens pour la flûte à bec http://www.flute-a-bec.com/autrliens.html
Luca Verzulli, Il flauto traverso rinascimentale. Un
site consacré à la flûte traversière en italien. Histoire, technique,
facture, bibliographie, des articles. [Introduzione, diffusione dello
strumento, fattura dello strumento, taglie, strumenti originali, diapason,
denominazioni, trattatiantichi, repertorio, testimmonianze, discografia,
costruttori moderni di copie, bibliografia etc...]
http://www.mclink.it/mclink/classica/FLAUTO/rinasc1.htm
Glen Ross, welcomes you to a World of Flutes. Here you
will find dozens of flute related articles including information on
altoflutes, bassflutes and piccolos There are over 100 links to makers of
flutes, altoflutes, bassflutes, headjoints and other resources. There are
also details of the international FLUTENET discussion group.
http://www.gwr.org/flutes/
Deutsche Gesellschaft füt Flöte,
http://www.floete.net/
Site en allemand consacré à la flûte traversière sur le
site de la Musikus Pfiffikus (une école privée de musique),
http://www.musikus-pfiffikus.de/Geschichte_der_Querflote/geschichte_der_querflote.html
Quelques mots en anglais sur l'histoire de la flûte
traversière, petite bibliographie,
http://www.s-hamilton.k12.ia.us/antiqua/tr_flute.htm
American Recorder Society
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