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Fanfare : ensemble musical formé d'instruments
à vents, bois ou cuivres, de quelques instruments
à percussion, plus rarement de contrebasses.
Dans l'Antiquité et au Moyen Âge, il existait
des ensembles d'instruments à vent, mais la fanfare
proprement dite, c'est-à-dire un ensemble ample
et doté de possibilités techniques notables,
apparaît vers la fin du XVe siècle. Au
cours de la seconde moitié du XVIIIème
siècle, la fanfare enrichit ses ressources expressives
avec l'introduction de clarinettes ; au XIXème
siècle, elle est renforcée par les améliorations
de la facture des instruments (les pistons des
cuivres).
De nombreux musiciens écrivirent pour cet
ensemble : Mozart, Beethoven, Cherubini Spontini, Berlioz,
Mendelssohn, Wagner, Schoenberg.
La fanfare joue essentiellement un répertoire
varié d etranscriptions, transcrites expressément
et réélaborées.
Dans l'opéra du XIXème siècle,
elle est souvent employée sur la scène,
en formations diverses, relativement réduites,
afin d'illustrer des situations dramatiques ou militaires particulières.
Encyclopédie de Diderot et d'Alembert
FANFARE, s. f. sorte d'air militaire, pour
l'ordinaire court & brillant, qui s'exécute
par des trompettes, & qu'on imite sur d'autres instrumens.
La fanfare est communément à deux dessus
de trompettes, accompagnées de tymbales ; &
bien exécutée, elle a quelque chose de
martial & de gai, qui convient fort à son
usage. De toutes les troupes de l'Europe, les allemandes
sont celles qui ont les meilleurs instrumens militaires
; aussi leurs marches & fanfares font-elles un effet
admirable. C'est une chose à remarquer, que dans
tout le royaume de France, il n'y a pas un seul trompette
qui sonne juste, & que les meilleures troupes de
l'Europe, sont celles qui ont le moins d'instrumens
militaires & les plus discordans ; ce qui n'est
pas sans inconvénient. Durant les dernieres guerres,
les paysans de Baviere & d'Autriche, tous musiciens
nés, ne pouvant croire que des troupes reglées
eussent des instrumens si faux & si détestables,
prirent tous ces vieux corps pour de nouvelles levées,
qu'ils commencerent à mépriser, &
l'on ne sauroit dire à combien de braves gens
des tons faux ont coûté la vie. Tant il
est vrai que dans l'appareil de la guerre, il ne faut
rien négliger de ce qui frappe les sens.
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