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 Corde Virtuelle
de Didier Sarrazit

Lutherie électronique

Présentation

Corde virtuelle, pensée et mise au point par Didier Sarrazit a obtenu la médaille d'argent au concours Lépine 2003. C'est un véritable instrument de musique électronique,  c'est à dire un instrument lié au geste de la main droite sur une tablette graphique, et à celui de la mains gauche avec un joystick.

Didier Sarrazit est guitariste jazz, mécanicien et programmeur. Comme guitariste, il était assez frustré du fait que les synthétiseurs soient avant tout des instruments pour les pianistes et organistes. Dans un premier temps, il a récupéré la carte d'un synthétiseur et pour la piloter a fabriqué un manche de guitare à boutons qui s'est avec le temps détraqué. Il a alors suivi des cours de programmation pour pouvoir réaliser son projet : concevoir un véritable instrument de musique adapté à l'ordinateur et aux musiciens.

Cet instrument est en fait une tablette graphique complétée par un joystick. Il a réalisé un logiciel qui convertit les informations de la tablette graphique et du joystick, en données MIDI, qui sont à leur tour envoyées vers le port d'entrée d’un synthétiseur MIDI. Cela n'est que le principe, car le logiciel réalise de nombreuses opérations.

A l'écran il y a deux fenêtres principales. Celle de droite pour le choix des fonctions sonores. Celle de gauche est le «clavier» de pilotage du déplacement du stylet sur la tablette graphique. Cette fenêtre offre plusieurs aires et palettes d'outils, pour les accords, les choix rapides et le pilotage du jeu. Ce dernier est constitué de cases, comme sur la guitare, mais la disposition des notes a été soigneusement choisie en fonction de l'ergonomie propre au système.

Ce côté pratique est doublé par une idée judicieuse : chaque accord choisi génère son un «mode particulier». Didier Sarrazit dit de son instrument qu'il est automodal. La grille des notes s'accorde automatiquement aux accords choisis. Mais, il est tout a fait possible de paramétrer cette particularité, pour la musique tonale (plusieurs accords pour un même mode), ou voire la musique de plain-chant (musique grégorienne) etc. De ce point de vue les possibilités semblent illimitées.

Au final Corde virtuelle peut convenir aux dilettantes, à tous les musiciens en général, aux adeptes de programmation musicale informatique, bien entendu aux guitaristes qui ne veulent pas apprendre à jouer du piano. Elle elle une alternative parfaite de toucher et d'ergonomie entre l'adaptation des instruments conventionnels à l'informatique et la relative opacité des séquenceurs ou studios musicaux électroniques. On peut à la fois utiliser les capacités de mémorisation, de mises en boucles etc. et jouer en direct. A condition de se préparer quelques pages (c'est simples), il peut être un instrument de scène, par exemple pour accompagner, jouer des dessous, improviser.

Pour résumer

  • Corde Virtuelle génère tous les types d'événements MIDI
  • Possède toute la mémoire et la puissance de calcul de l'ordinateur
  • Est un outil de création et de composition musicale, d’expérimentation harmonique et mélodique, très élaboré.
  • Bases de données musicales et MIDI
  • Séquence, mixage, monitoring, synchronisation, jeu quantifié en synchronisation, analyse harmonique, génération spontanée des modes, affichage d’information, pédagogie…
  • Peut simuler le jeu d’un piano ou d’une guitare, d’une section de cuivres, d’une batterie...
  • Peut dialoguer avec d’autre système MIDI
  • Analyse les harmonies jouées sur un clavier MIDI externe, générer des modes sur ces harmonies et permettre ainsi d’improviser avec lui, grâce au système de génération spontanée de modes, opérant instantanément.
  • Génération spontanée des modes par les accords, mise à disposition immédiate d'un choix modal assez étoffé pour un jeu cohérent et diversifié. Les modes générés sont très caractéristiques des accords qui les génèrent, le procédé soustrait les notes dont la sonorité serait ambiguë, dans un contexte harmonique diversifié (impossibilité de jouer des «fausses notes»).
  • Permet de jouer des accords, des renversements d’accords, des arpèges, des mélodies, des chorus, des contrepoints mélodiques ou harmoniques et des percussions de façon rapide et intuitive, en exploitant les possibilités, d’un synthétiseur MIDI.
  • Le simple jeu ou la sélection d’un accord, suffit pour générer les bases modales exploitées pour les différents types de jeu de l’instrument.
  • Jeu harmonique ou mélodique, polyphonique, nombre de voix des contrepoints, type de contrepoint, legato, staccato, note off, activation des contrôleurs MIDI, sélection et enchaînement des harmonies, fonctions d’édition, etc.
  • Rendu de la vélocité, comme les touches dites dynamiques d'un clavier de piano numérique (par rapport au geste du stylet

Matériel nécessaire

  • Tablette graphique.
    type inductif, avec un champ de réception du flux émis par le stylet, suffisamment large : distance minimum de 2 à 3 centimètres. Sa surface active est d’une dimension d’environ 10 par 15 cm. La surface de jeu sur la tablette, correspondant à la surface de la zone de jeu à l’écran qui est d’environ 6 cm². Elle doit être réglée en position absolue, la surface active de la tablette représentant la surface de l’écran.
  • Joystick
    2 axes 4 boutons. Il doit être convenablement installé et étalonné.
  • Carte son
    La carte son installée dans votre PC, devrait honorablement convenir. Cependant, la partie du logiciel, dédiée au mixage, est optimisée pour une SW 1000 XG YAMAHA (dans sa version intégrale). Ce choix dépend uniquement de votre exigence personnelle en matière de qualité sonore. Le son de votre Corde virtuelle, sera celui de votre carte son.
  • PC et système d’exploitation
    Un Pentium 100 MHz et 32 MO de ram suffiront amplement. Windows 95 et ultérieur.

Liens

On trouvera sur le site de Didier Sarrazit des exemples sonores en MP3 ou MIDI de ses propres compositions ou improvisations : http://www.cordevirtuelle.com

 

Copies d'écran

Le logiciel toutes fenêtres déployées

En violet, le clavier sur lequel on joue. On aperçoit à droite un second clavier qui est celui des percussions.
Dans le cas de figure présent,  le choix des accord modifie automatiquement les modes


Le clavier, avec sa sous-fenêtre de raccourcis (pour accélérer les choix et ne pas gêner le jeu)


L'éditeur d'accords (tout est permis)


Le collection, des modes, que l'on peut
activer manuellement ou qui s'activent
automatiquement selon les accords


Le contrôleur ou les boîtes d'effets$

 

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