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Bonn (Allemagne) 16 ou 17 décembre 1770 (baptême 1er décembre) ; † Vienne (Autriche) † 26 Mars 1827.
Son grand père, marchant de vin est aussi musicien à la chapelle de l'archevêché. Son père, ténor à la même chapelle lui délivre ses premières leçons de musique mais échoue dans la tentative de lui faire mener une carrière d'enfant prodige.
Il lui fait donner des cours de piano avec Gilles van der Aeden et Tobias Friedrich Pfeiffer, de violon avec Georg Rovantini, d'orgue avec Willibald Koch et Zense, organiste à la cathédrale de Bonn.
Mais c'est l'enseignement de Christian Gottlob Neefe arrivé à Bonn en 1779, qui est décisif. Il lui enseigne le piano, l'écriture, mais encore les philosophes de l'antiquité,
et certainement le goût pour les idées
républicaines. Il sera un ami et un protecteur.
 Affiche de la première apparition publique

Dessin de Johann Peter Lyser
«Cäcilia» 1823
En 1781, Beethoven fait une tournée à Rotterdam qui ne remplit pas les espoirs financiers. En 1782 il remplace Neefe à l'orgue et devient organiste régulier de la chapelle du prince-archevêque Maximilian Franz. La même année, il publie 9 variations en do mineur sur un thème de Dressler [numéroté aujourd'hui WoO 63].
Neefe le présente dans les milieux biens établis de la ville. La famille von Breuning le prend à son service comme professeur de piano. Au sein de cette famille, il peut assister quotidiennement à des conversations ou des lectures des oeuvres de Goethe, Schiller, Herder. Il suit quelques conférence de philosophie à la nouvelle Université créée par Maximilian Franz.
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Beethoven, miniature de Christian Hornemann, 1803

Archevêque Rudolf, élève
et protecteur de Beethoven

Therese Brunswick élève de Beethoven. D'après un tableau de
J. B. Ritter de Lampi

Un des protecteurs de Beethoven : le comte Andréj Razumówskij D'après un tableau de F. Waldmüller

Beethoven, Portrait par Josef Hochenecker, 1819

Helen von Breunig; Portrait à l'huile ayant appartenu à la famille Wegeler
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En 1787, il se rend à Vienne pour étudier auprès des maîtres, mais le décès de sa mère le 17 juillet interrompt le séjour, l'état de santé de son père alcoolique le retient auprès de sa famille à Bonn. En novembre 1792, doté d'une rente du prince, il se rend de nouveau à Vienne pour étudier auprès de Haydn, rencontré quelques mois plus tôt à Bonn. Beethoven s'installe définitivement à Vienne. Son père est mort en décembre 1792, les troupes françaises ont destitué l'électorat de Cologne en 1794 et le prince Maximilian Franz prend la fuite : il n' plus aucun lien avec Bonn. En plus des cours avec Haydn, il suit ceux de Johann Schenk et de Georg Albrechtsberger pour le contrepoint, et avec Salieri.
Il se présente, pour la première fois devant le public viennois dans un récital de piano le 29 mars 1795. En 1796, ses trois trios avec piano (opus 1) sont édités. La même année, il entame une série de tournées comme concertiste (Prague, Dresde, Leipzig, Berlin, Budapest). Ces tournée sont aidées par de solides protections qui ouvrent les portes des lieux de concerts (les princes Lobkowitz et Lichnowsky, l'archevêque Rodolphe, frère de l'empereur) et par sa renommée de virtuose et d'improvisateur.
En 1798, il éprouve les premiers troubles de l'audition.
Le 2 avril 1800, il crée sa
1ère
symphonie et achève la même année les
6 quatuors à cordes.
En 1802, désespéré par l'aggravation de sa maladie, il écrit le célèbre texte qu'on a nommé Le
testament d'Heiligenstadt.
En 1808 il projette de se rendre à la cour de Kassel à la demande de Jérôme Bonaparte. Ses protecteurs lui assurent une rente de 4000 florins par mois à la condition qu'il ne quitte pas Vienne. On ne peut donc dire que cette rente fait de Beethoven le premier musicien indépendant.
A la fin juillet 1812, Beethoven rencontre Goethe.
Il est en contacte avec Nepomuk Maelzel, un inventeur qui lui fabrique des cornets auditifs et qui lui fait connaître (en est-il l'inventeur ?) le métronome. Beethoven qui réduit considérablement la part d'improvisation des interprètes par une notation extrêmement précise (il est le premier compositeur a y prendre tant soin), note ainsi les tempi d'un grand nombre de ses partitions.
De 1795 à 1815 (surdité totale), il compose la plus grande partie de ses oeuvres les plus célébrées : 8 des 9 symphonies ; 27 des 32 sonates pour piano ; les 10 sonates pour piano et violon ; 5 sonates pour violoncelle et piano ; 11 des 16 quatuors à cordes ; l'ouverture de Leonore (Fidelio) en 3 versions ; 7 concertos ; la messe en do majeur ; Fidelio et de nombreux lieder ou musiques de scène.
1815 marque un tournant dans la vie de Beethoven.
Le 15 novembre 1815, Kaspar Karl, le frère de Beethoven, décède. Son testament demande que la tutelle de son fils Karl soit conjointement assurée par sa veuve et son frère Ludwig. Jugeant sa belle-sœur indigne, Beethoven veut lui faire retirer la tutelle et prend son neveu sous son toit. Les tracasseries judiciaires, l'éducation de et la cohabitation avec Karl semblent avoir douloureusement peser (et ont abondamment alimenté les images d'Épinal romantiques).
1815 est surtout l'année de la surdité totale, qui forcera le compositeur, à partir de 1818, à communiquer par l'intermédiaire de carnets (les fameix
carnets de conversation), don't 130 subsistent sur les 400 utilisés.
Entre 1818 et 1822, il écrit ses dernières sonates pour le piano. En 1823 il achève la composition de sa seconde messe (prévue pour l'intronisation de l'archiduc Rodolphe comme archevêque d'Ölmutz le 9 mars 1820). Elle est créée à Saint-Petersbourg le 7 avril 1824. Le 7 mai de la même année, sa 9e symphonie est créée à Vienne. Il se consacre ensuite aux quatuors à cordes.
Une foule (oscillant entre 10000 et 30000 personnes selon les témoins) accompagne sa dépouille le 29 mars 1827. Le comédien Heinrich Anschütz y lit un discours funèbre écrit par Franz Grillparzer.
Jean-Marc Warszawski

MORTIER DENIS, Les
Créatures de Prométhée, opus 43.
Orchestre National de Lyon, mars 2008
Thèses
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vers 1823 d'après le
dessin de Martin Tejcek
{BnF
|
- AMATO BRUNO,
Mutation: An Examination of Its Structural Uses in Selected Works of Haydn, Mozart, and Beethoven.
(thèse, musique), Princeton University, 1974. [77 p.] [RILM, 76 : 15493dd]
- LITZEL SUSANNE,
Die Messen von Joseph Haydn, W. A. Mozart und L. van Beethoven. Ein Beitrag zur Gattungsgeschichte der Messe. (thèse, musicologie), Technische Universität, Berlin, 1990.
- ISTVàNFFY TIBOR,
All'Ongarese. Studien zur Rezeption ungarischer Musik bei Mozart und Beethoven.(thèse, musicologie), Heidelberg, l982.
- JOHNSON DOUGLAS,
Beethoven's Early Sketches in the "Fischhof Miscellany": Berlin Autograph 28. (thèse, musicologie), University of California at Berkeley, 1978 [1267 p.]
- KING, TERRY B.,
Beethoven's Arrangement of the String Trio, Op. 3 : A Cello Sonata ? (thèse, interprétation), University of Iowa, 1992.
- LORINCE FRANK E. JR.,
A Study of Musical Texture in Relation to Sonata-Form As Evidenced in Selected Keyboard Sonatas from C. P. E. Bach through Beethoven. Ph.D., Theory, University of Rochester, 1966 [633 p.]
- OORT BART VAN,
The English Classical Piano Style and Its Influence on Haydn and Beethoven. (thèse, interprétation), Cornell University, 1993 [ix, 200 p., musique, exemples, appendix, bibliographie] Direction, Malcolm Bilson
- SHAMGAR BETH FRIEDMAN,
The Retransition in the Piano Sonatas of Haydn, Mozart, and Beethoven. (thèse, musicologie), New York University, 1978 [ii, 246 p., tables, musique, exemples, appendix, bibliographie] Direction, Jan LaRue
- WIESEL HENRY MEIR
,
Thematic Unity in Beethoven's Sonata Works of the Period 1796-1802. (thèse, musicologie), City University of New York, 1976 [196 p.] [RILM, 76 : 10252dd]

Portrait par Ferdinand Schimon réalisé à l'automne 1819
Conservé dans la maison natale de Beethoven à Bonn
Le testament de Heiligenstadt
Voir : International Music Score Library Project
Quelques partitions pour le piano de très facile à un
peu moins très facile
Sonates pour piano
Les oeuvres orchestrales

La maison natale Bonngasse 20
à Bonn
Discographie
Intégrale
des œuvres de Ludwig van Beethoven en 100 cédéroms. Édition Brillant Classics, 2007
Voir le livret
Beethoven Symphonie n° 5,
op. 67 Symphonie n°
7, op. 92 Orchestre philarmonique de Leningrad Evgeny
Mravinsky, dir. Erato 2292-45760-2 (1992)
Symphonie n° 5, op. 67, en do mineur : Allegro con brio ; Andante
con moto ; Allegro — Symphonie n° 7, op. 92, en la majeur : Allegretto ; Presto ; Allegro
con brio
Beethoven Sonates pour piano
Disque 7 sur 10
(intégrale des sonates) Re-digitalisation
Sonate n° 4 en mi bémol, op. 7
Sonate n° 15 en ré, op. 28 (Pastorale)
Sonate n° 20 en sol, op. 49 n° 2
Philips 1995 / 1995,
446 624-2 n°.4, op. 7 :
Allegro molto e con brio ;
Largo, con gran espressione ;
Allegro ;
Rondo : Poco allegretto e grazioso — n°.15, op. 28 « Pastorale » :
Allegro ;
Andante ;
Scherzo: Allegro assai ;
Rondo: Allegro ma non troppo — , n° 20, op.49, 2 :
Allegro ma non troppo ;
Tempo di menuetto
Variations Diabelli (33 variations sur un
thème de valse d'Anton Diabelli) Claudio Arrau, piano Philips 1985, 416 295-2 Tema : Vivace
; I Alla marcia maestoso ; II Poco allegro ; III
L'istesso tempo ; IV Un poco più vivace ; V Allegro vivace ; VI
Allegro ma non troppo e serioso ; VII Un poco più allegro ; VIII
Poco vivace ; IX Allegro pesante e risoluto ; X Presto ; XI Allegretto ; XII
Un poco più moto ; XIII Vivace ; XIV Grave e maestoso ; XV
Presto scherzando ; XVI Allegro ; XVII ; XVIII Poco moderato ; XIX
Presto ; XX Andante ; XXI Allegro con brio - Meno allegro ; XXII
Allegro molto (alla « Notte e giorno faticar » di Mozart) ; XXIII
Allegro assai ; XXIV Fughetta (Andante) ; XXV Allegro ; XXVI ; XXVII
Vivace ; XXVIII Allegro ; XXIX Adagio ma non troppo ; XXX Andante
sempre cantabile ; XXXI Largo, molto espressivo ; XXXII Fuga (Allegro
- Poco adagio) ; XXXIII Tempo di minuetto moderato
Beethoven François-René Duchable, piano Sonate n° 21, op; 53 (Waldstein) Sonate
n° 17, op. 31 (La Tempête) Sonate n° 26, op.
81a (Les Adieux) 32 variations sue un thème en ut mineur EMI classics 1996
Ludwig
van Beethoven 15e quatuor de cordes op. 132 16e quatuor de
cordes op. 135 (7e volume des 7 de l'intégrale des quatuors) Le Quatuor Talich Jan Talich
(violon) ; Petr Macecek (violon) ; Vladimir Bukac (alto) ; Petr Prause (violoncelle) Caliope, CAL 9639
Beethoven Quatuors de cordes Die frühen Streichquartetette
op. 18 1, 2, 3, 4, 5 Alban Berg Quartett Gunter Pichler (violon) ; Gerhard Schulz (violon 2) ; Hatto Beyerle (alto)
; Valentin
Erben (violoncelle) Enregistré en 1980/1981 à Seon,
Aargau, Suisse, EMI CDS 7 47127 8 (3 volumes) 1981
Disque 1, n° 1 en fa majeur : 1. Allegro con brio ; 2.
Adagio affettuoso ed appassionato ; 3. Scherzo (allegro molto)
& Trio ; 4. Allegro — n° 2 en sol majeur : 1. Allegro ; 2. Adagio cantabile ; 3.
Scherzo (Allegro) & Trio ; 4. Allegro molto, quasi presto — Disque 2, n° 3 en ré majeur
: 1. Allegro ; 2. Andante Con
Moto ; 3. Allegro ; 4. Presto — n° 4 en do mineur, 1. Allegro Ma Non Tanto ; 2. Scherzo (Andante
scherzoso quasi allegretto) ; 3. Menuetto (allegretto) & Trio ; 4.
Allegro — n° 5 en la majeur : 1. Allegro ; 2. Menuetto & Trio ; 3.
Andante Cantabile ; 4. Allegro — n° 6 en si bémol majeur : 1. Allegro con brio ; 2.
Adagio, mMa nNon troppo ; 3. Scherzo (allegro) & Trio ; 4. Adagio
(La Malinconia) - allegretto quasi allegro
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