|
Appartient à une famille de musiciens. Entre jeune dans le choeur des enfants de la Chapelle royale dirigée par H. Cooke. («
Captain Cooke »). En 1676, P. Humfrey remplace Cooke et introduit le style français.
Il a Blow comme professeur. Ses premières oeuvres dateraient de 1670 (il a 11 ans). Il est nommé compositeur du roi pour les violons et remplace Blow aux orgues de Westminster (poste que Blow reprendra à la mort de Purcell).
En 1682, il est organiste de la chapelle royale. En
1683, il publie on premier recueil, douze sonates à trois (il a déjà composé une grande quantité d'«
anthems », de musiques de circonstance, musiques de scène). 1689, création de
Dido and Aeneas, son chef d'oeuvre.
Document
FÉTIS FRANçOIS-JOSEPH , Henri Purcell.
Dans « Biographie universelle des musiciens
», Firmin-Didot, Paris 1866, (7) p. 141-142
Purcell (Henri), né à
Londres, en 165(9), était fils d’un musicien
de la chapelle de Charles II. Il y a peu de renseignements
sur son éducation musicale; cependant, son père
étant mort en 1664, lorsqu’il n’était
âgé que de six ans, on croit qu’il entra
comme enfant de chœur à la chapelle royale, où
il reçut des leçons de Cooke, puis de
Pelham Humphrey. Le docteur Blow fut ensuite son maître
de composition. Ses progrès furent si rapides
qu’il composa plusieurs antiennes pendant qu’il était
encore enfant de chœur. À l’âge de dix-huit
ans, il fut choisi comme organiste de l’abbaye de Westminster,
et la place d’organiste de la chapelle royale lui fut
accordée en 1684. C’est de cette époque
que datent ses meilleures compositions pour l’église,
et que sa réputation s’étendit dans toute
la Grande-Bretagne. La supériorité incontestable
de sa musique sur tout ce qu’on avait écrit depuis
longtemps en Angleterre; le caractère d’originalité
qu’on y remarquait et la variété des formes
firent rechercher ses ouvrages par tous les maîtres
de chapelle. Dès 1677, il s’était aussi
fait connaître au théâtre par l’ouverture
et les airs qu’il écrivit pour le drame intitulé
Abelazor. Purcell fut le premier compositeur anglais
qui introduisit les instruments dans la musique d’église,
car avant lui on n’employait que l’orgue pour l’accompagnement
des voix; il montra dans son instrumentation autant
de conceptions nouvelles que dans le caractère
de sa musique vocale. Parmi ses œuvres religieuses,
son Te Deum et son Jubilate sont particulièrement
remarquables par la majesté du style; mais pour
apprécier le mérite de ces compositions,
il est nécessaire de se reporter au temps où
l’auteur écrivit, et de leur comparer la situation
de l’art à cette époque en Angleterre.
De nos jours, elles laissent désirer à
l’audition plus de suavité dans la mélodie,
un retour moins fréquent des mêmes cadences
harmoniques, et plus de variété dans les
rhythmes (sic). En cela, elles participent du style
de Carissimi, que Purcell paraît avoir étudié
avec soin. Il y a aussi de l’embarras dans le mouvement
des parties de son harmonie, et celle-ci est souvent
incorrecte. Quoi qu’il en soit, il est certainement
le plus grand musicien qu’ait produit l’Angleterre.
Il s’est exercé dans tous les genres, et dans
tous il s’est montré artiste de génie
: toutefois, il ne faut pas adopter le jugement des
écrivains anglais lorsqu’ils le comparent à
Scarlatti, à Keiser, et lui donner la préférence
sous le rapport de l’invention : ceux-là furent
des maîtres sans reproche. Sa fécondité
inspire de l’étonnement, lorsqu’on songe que
son existence n’a pas été au delà
de la trente-septième année, car il mourut
le 21 novembre 1695.
Une partie des productions dramatiques
de Purcell a été publiée dans une
collection qui a pour titre : A Collection of ayres
composed for the theatre and on other occasions, by
the late M. Henry Purcell (Collection de morceaux composés
pour le théâtre et dans d’autres occasions,
par feu maître Henri Purcell); Londres, 1697.
Les drames et opéras dont on trouve des morceaux
dans ce recueil sont ceux dont les titres suivent :
1. Abelazor, représenté en 1677. 2. The
Virtuous Wife (la Femme vertueuse), 1680. 3. Indian
Queen (la Reine indienne), dont la première partie
de l’ouverture égale, suivant Burney, les meilleures
productions de Haendel. 4. Dioclétien ou le Prophète,
1690. 5. King Arthur (le roi Arthur), 1691. On ne connaissait
cet ouvrage que par les extraits de la collection citée
plus haut; mais M. Édouard Taylor en a retrouvé
la partition complète, et en fait le sujet de
deux lectures publiques, à Londres, les 11 et
12 mai 1840. Suivant l’opinion de ce savant professeur,
le Roi Arthur est une composition de l’ordre le plus
élevé, eu égard au temps où
l’auteur vivait. Cet ouvrage a été publié
dans la collection anglaise des Antiquaires musiciens.
6. Amphitryon, 1691. 7. Gordian knot unlied (le Nœud
gordien délié), 1691. 8. Distressed Innocence,
or the Princess of Persia (l’Innocence malheureuse,
ou la Princesse de Perse), 1691. 9. The Fairy Queen
(la Reine de fées), 1692. 10. The Old Bachelor
(le vieux Bachelier), 1693. 11. The Married Beautifull
(le Beau Marié), 1694. 12. The Double Dealer
(le Fourbe), 1694. 15. Bonduca, 1695, une des meilleures
productions de Purcell, publiée dans la collection
des Antiquaires musiciens. 15 (bis). Dido and Aeneas;
ibid.
Parmi les compositions dramatiques
de cet artiste dont on ne trouve pas d’extraits dans
la collection citée plus haut, on remarque :
16. Timon d’Athènes, 1678. 17. Theodosius, or
the Force of Love (Théodose, ou la Force de l’Amour),
1680. 18. La Tempête, de Dryden, 1690. 19. Don
Quichotte, 1694.
Purcell a publié en partition,
chez Playford, à Londres, les morceaux de musique
qu’il avait composés pour un divertissement théâtral,
représenté en 1683, et pour la tragédie
d’Œdipe, en 1692. Il a aussi publié lui-même,
en 1684, sa musique pour la fête de Sainte-Cécile,
exécuté(e) le 22 novembre de l’année
précédente, et, en 1691, la partition
de son opéra sérieux Dioclétien.
Il avait fait paraître, en 1683, douze sonates
pour deux violons et basse continue.
Quoique Purcell eût écrit
beaucoup de morceaux détachés pour le
chant, on n’en avait publié qu’un petit nombre
pendant sa vie; ils avaient paru dans la collection
de Playford, intitulée : The Theatre of Music
(Londres, 1687). Après la mort de Purcell, sa
veuve réunit tout ce qu’il avait laissé
en ce genre, et en donna la collection sous le titre
d’Orpheus britannicus (Londres, 1696). Cette édition
était remplie de fautes grossières; il
en fut donné une meilleure en 1702; mais elle
ne contient pas toutes les pièces de la première.
Playford publia, dans la même année, le
deuxième volume de l’Orpheus britannicus. La
veuve du compositeur fit aussi paraître successivement
: 1. Une suite de dix sonates pour le clavecin, dont
la neuvième est connue sous le titre Golden sonata
(Sonate d’or), à cause de son mérite.
2. Leçons pour le clavecin. 3. Les fameux Te
Deum et Jubilate, et quelques antiennes dans l’Harmonia
sacra de Playford.
Une grande quantité de musique
de Purcell était restée en manuscrit;
Vincent Novello l’a recueillie avec soin et en a publié
une belle édition complète, en soixante-douze
livraisons grand in-folio, précédées
d’une notice sur la vie et les ouvrages du compositeur
(en quarante-quatre pages in-folio), et de son portrait.
Cette collection a pour titre : Purcell’s Sacred Music
Edited by Vincent Novello; Londres, 1826-1836.
Des liens
Dans la wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Purcell
Dossier "A coeur joie", http://web.ftech.net/~honeyg/purcell.htm
Discographie de Jean-Claude Brenac, http://perso.wanadoo.fr/jean-claude.brenac/PURCELL.htm
Classic Music Page, http://w3.rz-berlin.mpg.de/cmp/purcell.html
Henry Purcell 1659-1695, The Glory of the Temple and the Stage, http://www.bl.uk/exhibitions/purcell/
|