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Actualités musicales

23-30 juillet 2011
Pignan, abbaye de Vignognoul

Rencontres internationales
Abbaye de Vignognoul

Les Rencontres internationales de l'Abbaye de Vignogoul vous attendent du 23 au 31 juillet 2011.

7 soirées festives à l'Abbaye de Vignogoul, à 10 km de Montpellier : dîner dans les jardins suivi d'un concert ou concert-spectacle tous les soirs (sauf lundi) .... au milieu des vignes

Un dernier Concert au Château Abbaye de Cassan près de Pezenas pour clôturer ce festival.

    José Vázquez et Lúcia Krommer : Violes de gambe
    Alain Cahagne et Ewald Donhoffer : Clavecin
    Christa Opriessnig : Violon baroque et viole de gambe
    Philippe Suzanne : Flûte traversière baroque

Françoise Di-Tucci : Mise en espace et création de spectacle, avec la participation de Jean Pierre Lanté

Le programme complet

23-31 juillet 2011
Pays de la Meije

14e Festival Messiaen au Pays de la Meije
Musique des Couleurs

« Musique, sons et couleurs », voilà le thème « messianesque » par excellence qui servira de fil conducteur à la 14e édition du festival Messiaen au pays de la Meije qui se déroulera du 23 au 31 juillet avec des concerts à La Grave qui reste l'épicentre du festival mais aussi à Monêtier et Briançon.

La relation du son et de la couleur, de l'ouïe et de la vue est une caractéristique majeure du style Messiaen : il choisit d'intituler son immense traité de composition : « Traité de rythme, de couleurs et d'ornithologie ». Messiaen fait remonter son amour de la couleur à sa découverte encore enfant des vitraux de la Sainte-Chapelle. Mais, c'est son expérience physique de privation de nourriture lors de son internement au stalag : « comme je n'avais rien à manger, je faisais des rêves avec des visions colorées », qu'il transcrit immédiatement dans le septième mouvement « Fouillis d'arc-en-ciel » du célèbre Quatuor pour la fin du Temps. Puis, son œuvre est une suite ininterrompue de peintures sons-couleurs où même

« les chants des oiseaux sont accompagnés des couleurs de leurs plumages ».

Les programmes des 13 concerts mais aussi une journée d'étude, le vendredi 29 juillet, seront l'occasion d'explorer largement la musique des compositeurs colorés de Debussy à Tristan Murail. Il n'est pas fortuit qu'il revient à cet ancien élève de Messiaen, qui sera l'invité du festival, d'assumer le passage du son-couleur à la couleur du son avec des œuvres comme « Treize couleurs du soleil couchant » ou« Vues aériennes », en référence à Monet et « La Barque mystique hommage à une série de pastels d'Odilon Redon dont les interprétations jalonneront le festival. Outre Tristan Murail, nous accueillerons Guillaume Connesson et Jean-Luc Hervé dont nous créerons une nouvelle œuvre. Autre grand moment de cette édition : une représentation du « Stimmung »de Stockhausen, le lundi 25 juillet.

Ces programmes rares sont rendus possibles par la créativité et la disponibilité des interprètes fidèles au festival Messiaen au pays de la Meije : Sabine Devieilhe, Anne Le Bozec, Karen Vourch, Florent Boffard, Marc Mauillon, Paul Meyer, le Trio Elégiaque, Le Quintette Moraguès, l'Ensemble Les Temps Modernes. Ils seront rejoints par des musiciens que nous accueillons pour la première fois : Anne-Céline Barrère, Sarah Breton, Hélène Couvert, Juliette Hurel, Momo Kodama, Vanessa Wagner, Nicolaï Maslenko, Tedi Papavrami.

Un autre événement du festival sera la journée du dimanche 31 juillet consacrée à Ravel avec notamment « L'Enfant et les sortilèges », dans une mise en scène de Vincent Vittoz.

Pas de festival Messiaen au pays de la Meije sans randonnées en haute montagne dans ces paysages où Messiaen, selon Yvonne Loriod : « notait tout : les contours de la montagne, des glaciers, les cris et les chants des oiseaux, les courbes de leurs vols et les couleurs des levers et couchers de soleil ».

Gaëtan Puaud
Directeur artistique du festival
Messiaen au pays de la Meije

Réservation du festival et bureau : Office du tourisme de La Grave, 05320 La Grave. Tél. : 04.76.79.90.05 ; ot@lagrave-lameije.com
http://www.festival-messiaen.com

vendredi 23 juillet 2011

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Texas offre quatre inédits aux
spectateurs des Voix du Gaou à Six-
Fours

Le groupe pop rock écossais Texas, emmené par leur emblématique chanteuse Sharleen Spiteri, a livré jeudi soir un concert mémorable dans le cadre enchanteur des Voix du Gaou à Six-Fours, interprétant quatre nouvelles chansons d'un album prévu en 2012.

Après six ans d'absence, les Ecossais ont offert 1H30 de tube en commençant par le succès qui les a révélé au grand public en 1989 « don't want a lover » avant de distiller « Everyday now », « So called friend », « Black eyed boy », « In our lifetime », « Inner Smile », « Summer son »...

Alors que la tenue de la soirée est restée incertaine jusqu'en fin d'après-midi à cause du vent qui avait causé mercredi l'annulation du concert de Jack Johnson, Sharleen Spiteri, heureuse de pouvoir jouer, s'est révélée une véritable showgirl bondissante et rieuse au milieu de ses six musiciens.

Remerciant « la France pour ces 24 dernières années », elle a offert une musique pop rock généreuse qui mariait sa superbe voix aux accords des trois guitares de la formation de Glasgow. Le groupe a fait son retour sur scène le 3 juin à Glasgow et jouait jeudi sa quatrième date française après Cognac, Lyon et Carcassonne et avant Lorient pour le festival Interceltique le 14 août.

Cerise sur le gâteau, les 4.000 spectateurs ont pu découvrir quatre inédits qui devraient figurer sur le huitième album prévu pour 2012, parmi lesquels « The conversation », un hit garanti et acclamé par le public.

Avant les Ecossais, c'est un Louis Bertignac en forme qui a repris avec une belle énergie les classiques de son ancien groupe Téléphone (Cendrillon, Ca c'est vraiment toi, Un autre monde), ses propres succès solo (Ces idées-là) et les chansons de son dernier album « Grizzli, ça c'est vraiment moi », sorti en mars.

Pour sa 15e édition, le festival des Voix du Gaou qui se veut éco-citoyen, présente sur son site mêlant pinède, cigales et vue sur mer, le 22 juillet Jimmy Cliff, Yannick Noah le 24 juillet, Ben l'Oncle soul et Selah Sue le 27 juillet et, en final, Jamiroquaï le 29 juillet.

vendredi 23 juillet 2011

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Cinq ans après, l'icône brésilienne
Chico Buarque réapparaît dans les
bacs

Le chanteur-compositeur Chico Buarque a mis fin à cinq années de silence musical en publiant un nouvel album sobrement intitulé « Chico », lancé ce mercredi avec un « pocket show » sur internet, initiative inédite pour ce monstre sacré de la musique brésilienne.

A 67 ans, le musicien, également écrivain et dramaturge reconnu, a créé un site internet (www.chicobastidores.com.br) dans lequel il a offert à ses fans un « making of » de l'album et un aperçu de ses chansons en avant-première.

En homme d'affaires avisé, il a également ouvert en juin un compte Facebook qui compte déjà 450.000 inconditionnels et dont le contenu — chansons inédites et vidéos des coulisses de ses concerts — n'est disponible que pendant 24 heures et réservé aux acheteurs de l'album.

Mais, comme d'habitude au Brésil, l'artiste et ses producteurs n'ont pu éviter les fuites sur la toile pour préserver les ventes de l'album, dont 45.000 copies seront mises en vente dès vendredi chez les disquaires brésiliens.

En marge de sa performance effectuée devant quelque 14.000 internautes, Chico Buarque, avare de concerts ces dernières années, a justifié sa stratégie de lancement sur le web en la comparant à l'époque où les artistes lançaient l'une après l'autres leurs chansons sur les radios.

« C'est moderne (d'utiliser internet), mais on répète ce que l'on faisait autrefois sur les radios. Lancer les musiques petit à petit favorise la compréhension des chansons », a-t-il expliqué, avant d'annoncer qu'il ne ferait pas de tournée promotionnelle de cet album.

Au sujet de sa longue absence des studios d'enregistrement, Chico Buarque a expliqué que son dernier roman « Leite derramado » (« Lait répandu », non traduit en français à ce jour), publié en 2009 et lauréat du prestigieux prix Jabuti au Brésil en 2010, lui « avait pris une bonne partie de son temps ces dernières années ».

« Après avoir composé mon précédent disque, j'ai voyagé pendant un an puis j'ai commencé l'écriture de mon livre qui a duré plus d'un an et demi. A ce moment j'ai eu besoin de temps pour me détacher de la littérature », a-t-il poursuivi.

Parmi les 10 titres du nouvel album, figurent des « marchinhas », genre populaire dans les carnavals du début du XXIe siècle, des valses russes et même du blues.

Dans son concert donné sur internet, l'artiste a interprété en duo avec le très populaire Joao Bosco la chanson « Sinha », un morceau d'afro-samba évoquant l'esclavage, thème récurrent de son œuvre. Ce titre raconte l'histoire d'un Noir attaché à un tronc d'arbre pour y être fouetté et torturé, qui songe à sa bien-aimée se baignant nue dans un étang.

En plus du Brésil, le disque sera disponible dès vendredi en Europe. Il sortira à la fin du mois en Argentine, Paraguay et Uruguay puis entre août et septembre au Japon, aux Etats-Unis et au Canada.

vendredi 23 juillet 2011

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Le Bolchoï rénové va rouvrir ses
portes le 28 octobre

Le célèbre théâtre russe Bolchoï, contraint de se produire hors de ses murs depuis 2005 en raison de gigantesques travaux de rénovation, va rouvrir ses portes le 28 octobre, a déclaré vendredi son directeur Anatoli Iksanov.

« Nous allons ouvrir (la nouvelle saison) le 28 octobre par un concert », a déclaré M. Iksanov, lors d'une conférence de presse à Moscou.

Le concert sera retransmis en direct sur un grand écran installé sur la place devant le théâtre, ainsi que dans 600 cinémas en Europe, a-t-il précisé.

L'opéra de Mikhaïl Glinka « Rouslan et Lioudmila », mis en scène par Dmitri Tcherniakov, connu pour ses œuvres modernes, sera le premier spectacle présenté par le Bolchoï le 2 novembre.

Il sera suivi le 18 novembre du fameux ballet de Piotr Tchaïkovski « La Belle au bois dormant » mis en scène par le chorégraphe Iouri Grigorovitch.

Un concert de l'orchestre du théâtre de La Scala de Milan dirigé par Daniel Barenboïm, ainsi que des spectacles du Ballet de La Scala seront également au programme.

Construit à Moscou dans les années 1820, le Bolchoï a été gravement endommagé par un incendie et presque entièrement reconstruit en 1856.

En 2005, il a été fermé pour des travaux, visant en particulier à rétablir l'acoustique initiale du bâtiment, détériorée par la construction du métro dans les années 1930 qui a noyé dans le béton les sous-sols de la grande salle et de l'orchestre.

« Le Bolchoï avait des problèmes d'acoustique en raison de son plancher en béton (...). Le béton a été enlevé et remplacé par du bois. L'acoustique de 1856 a été rétablie », a indiqué M. Iksanov.

La réouverture du Bolchoï, prévue initialement pour septembre 2008, a été reportée à de multiples reprises.

Ce méga-chantier de rénovation dont le coût officiel est estimé à 580 millions d'euros a été émaillé de scandales immobiliers et d'allégations de détournements. La société privée chargée des travaux a ainsi été remplacée en 2009, après que les dépenses aient dépassé de 16 fois le budget initial.

vendredi 23 juillet 2011

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Un nouveau « Tannhäuser » pour la
100e édition du Festival de Bayreuth

Le Festival Richard-Wagner de Bayreuth ouvrira lundi sa 100e édition, la seconde depuis la mort du patriarche Wolfgang Wagner, avec un nouveau « Tannhäuser » dirigé par un jeune chef allemand venu du baroque, Thomas Hengelbrock.

La manifestation débutera le 25 juillet à 16H00 au « palais du festival », le Festspielhaus, construit en 1876 sur une « Colline verte » dominant Bayreuth, ville du sud de l'Allemagne.

Comme il est de tradition, 30 représentations d'œuvres choisies parmi les dix principaux opéras de Richard Wagner seront données à guichets fermés jusqu'au 28 août dans ce temple de 1.974 places consacré au compositeur.

La demande de places est chaque année huit à neuf fois supérieure à l'offre et la durée moyenne d'attente est de neuf ans pour assister à une représentation au Festspielhaus.

Le Festival est codirigé depuis 2008 par Katharina Wagner, 32 ans, et sa demi-sœur aînée Eva Wagner-Pasquier, 65 ans, qui ont désormais les coudées franches depuis le décès, en mars dernier, du petit-fils du compositeur, Wolfgang Wagner. Ce dernier avait régné d'une main de fer sur la Colline pendant 57 ans.

« Tannhäuser », opéra romantique créé à Dresde en 1845 et considéré comme l'œuvre de jeunesse la plus importante de Wagner, sera présenté dans une mise en scène de l'Allemand Sebastian Baumgarten qui fera ses débuts à Bayreuth, de même que Thomas Hengelbrock.

Deux chanteurs nordiques, le ténor suédois Lars Cleveman dans le rôle de Tannhäuser et la soprano finlandaise Camilla Nylund dans celui d'Elisabeth, se produiront également pour la première fois à Bayreuth.

« Lohengrin » sera donné dans la mise en scène de 2010, de l'Allemand Hans Neuensfel, qui avait suscité un accueil mitigé entre huées sonores et franche adhésion. Il sera à nouveau dirigé par le chef d'orchestre letton Andris Nelsons, qui avait séduit l'an dernier par son lyrisme. Mais le charismatique ténor allemand Jonas Kaufman sera remplacé dans le rôle de Lohengrin par Klaus Florian Vogt.

Bayreuth reprendra le « Parsifal » de 2008, conduit par le maestro italien Daniele Gatti, et « Les maîtres chanteurs de Nuremberg » présentés depuis 2007 dans la mise en scène provocante de Katharina Wagner.

« Tristan et Isolde » sera donné dans la mise en scène de Christoph Marthaler dans une distribution identique aux années précédentes.

Cette édition sera vécue dans l'attente d'un nouveau « Ring » (« L'Anneau du Nibelung » comprenant « L'Or du Rhin », « La Walkyrie », « Siegfried » et « Le Crépuscule des Dieux »), confié au jeune chef russe Kirill Petrenko pour 2013, année du bicentenaire de la naissance de Wagner.

Une première aura cependant lieu à Bayreuth cette année hors festival: l'Orchestre de chambre d'Israël se produira pour la première fois dans cette ville le 26 juillet, à l'initiative du directeur de l'école de musique municipale de Bayreuth, Nicolaus Richter.

Ce concert, au cours duquel sera joué une œuvre de Wagner mais aussi des œuvres de Liszt et de deux compositeurs juifs, Mahler et Mendelssohn, n'a rien à voir avec le Festival, a souligné Björn Junge, l'assistant de Katharina Wagner. Cette dernière lui a cependant apporté son haut-parrainage.

Wagner (1813-1883), antisémite notoire, adulé par Adolf Hitler, a longtemps été boycotté en Israël où les survivants de la Shoah l'associent à l'ère du nazisme.

vendredi 23 juillet 2011

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Avignon: Guy Cassiers mêle jeu
théâtral et jeux de caméra

Armé de caméras et de vidéos, le Flamand Guy Cassiers, qui prend possession vendredi de la Cour d'Honneur du Palais des Papes à Avignon, s'inscrit dans une nouvelle forme théâtrale où l'image s'impose pour suggérer ce qui n'est pas montré et stimuler l'imagination.

Avec « Sang et roses. Le chant de Jeanne et Gilles », il présente les destins croisés de Jeanne d'Arc, brûlée vive pour sorcellerie et Gilles de Rais, riche aristocrate qui meurt aussi sur le bûcher condamné pour le meurtre de dizaines d'enfants.

Présentée dans un des lieux les plus emblématiques du pouvoir ecclésiastique, cette œuvre analyse par un jeu de miroirs entre Jeanne et Gilles les mécanismes du pouvoir juridique et religieux.

Les personnages sur scène jouent à la fois selon la forme habituelle du théâtre mais aussi pour les caméras dont les images sont projetées en direct sur un écran. Des vidéos d'éléments pré-enregistrés sont également projetées.

De la même façon, les sons sont produits à la fois en direct depuis la scène et grâce à des enregistrements préalables.

« Pour moi, toutes les techniques doivent être une manière de mieux comprendre le contenu et d'entrer dans les personnages », explique le metteur en scène Guy Cassiers dans un entretien à l'AFP.

« Les techniciens sont là dès le premier jour de la répétition du spectacle et jouent avec les acteurs qui doivent finalement incorporer les aspects techniques. Car ils créent des personnages mais aussi des images filmées et sont responsables du résultat global », explique-t-il.

Ainsi, le comédien qui s'adresse à 2.000 personnes dans la grande Cour d'honneur du Palais des Papes « peut parler doucement aux caméras et créer une atmosphère intime », selon le metteur en scène.

« L'acteur peut apparaître très petit sur la scène tandis qu'une image filmée fournit un détail de lui-même en gros plan sur un grand écran », explique le metteur en scène qui a fait des études d'arts graphiques.

Grâce à ces procédés, « on peut entrer dans la tête d'un personnage et le montrer sous différents angles » ou « incorporer l'environnement du personnage » à la scène, explique Guy Cassiers.

De même, ces techniques permettent d'aller au-delà du mur imposant de la Cour d'honneur et de filmer d'autres espaces plus intimes à l'intérieur de ce mur de façade qui sont projetés dans la Cour d'Honneur.

« Mais le plus important reste l'imagination du spectateur: il doit imaginer ce qui n'est pas montré », dit-il.

Le son entre également en compte dans cette stimulation de l'imaginaire du spectateur, selon Guy Cassiers, dont la pièce est enrichie d'une œuvre musicale polyphonique composée pour le spectacle et chantée a cappella sur scène par les neuf chanteurs du Collegium Vocale de Gand.

« Je pense en images et j'analyse les idées des autres en images », confie le metteur en scène pour qui son œuvre constitue « la naissance d'une nouvelle forme théâtrale ».

vendredi 23 juillet 2011

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Le Festival du film de Sarajevo
ouvre avec une pensée pour Jafar
Panahi

Le Festival du film de Sarajevo, une des plus importantes réunions du cinéma dans le sud-est de l'Europe, a ouvert vendredi sa 17-ème édition avec une pensée pour le cinéaste iranien Jafar Panahi, retenu dans son pays et sous le coup d'une peine d'emprisonnement de six ans.

« Jafar Panahi, cet artiste fantastique, nous rappelle aujourd'hui l'importance de la liberté de la création artistique, celle qui est aussi à l'origine de la naissance du Festival du film de Sarajevo (SFF) », a déclaré le directeur du SFF, Mirsad Purivatra, lors de la cérémonie d'ouverture.

M. Panahi a été condamné en décembre dernier dans son pays à 6 ans de prison, et la justice lui a interdit de réaliser des films ou de quitter l'Iran pendant les 20 prochaines années, pour « participation à des rassemblements et pour propagande contre le régime ».

Il a fait appel de ces condamnations et se trouve actuellement assigné à résidence à Téhéran.

« L'ensemble du monde du cinéma a fermement condamné cet acte, et le SFF a décidé d'adhérer à ce soutien au réalisateur iranien », a dit M. Purivatra devant le public du théâtre national à Sarajevo où la cérémonie d'ouverture du festival s'est déroulée.

Le « Cœur de Sarajevo », un prix d'honneur remis chaque année par le SFF à certaines personnes pour leur soutien à l'art du cinéma, a été accordé cette année à M. Panahi.

« Jafar Panahi était l'invité du SFF il y a dix ans. J'espère que nous lui remettrons directement le  »Cœur de Sarajevo«  l'année prochaine », a souhaité M. Purivatra.

Dans une lettre adressée au festival, M. Panahi, l'un des cinéastes de la « nouvelle vague » iranienne les plus connus à l'étranger, a déploré l'attente « depuis six mois » d'un jugement en appel.

« Ce statut est pire que d'être en prison », a-t-il écrit. « Lorsqu'on empêche un artiste de cinéma de faire des films, sa vie, quelles que soient les circonstances, équivaut à une prison ».

Le festival du film de Sarajevo, lancé pendant la guerre de Bosnie (1992-1995), s'est depuis imposé comme un événement cinématographique incontournable dans cette région d'Europe.

Sa première édition, en 1995, a été ouverte par une œuvre de Jafar Panahi, « Le ballon blanc » (Prix de la Caméra d'or à Cannes, en 1995).

vendredi 23 juillet 2011

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Lucian Freud est décédé

Le peintre britannique Lucian Freud, petit-fils du célèbre psychanalyste Sigmund Freud, est décédé à l'âge de 88 ans, a confirmé jeudi son avocate. « L'artiste Lucian Freud, né le 8 décembre 1922 à Berlin, est mort paisiblement la nuit dernière (mercredi soir) à son

domicile à Londres », a indiqué son avocate Diana Rawstron dans un communiqué.

Bien que très riche, Lucian Freud vivait simplement, dans une maison avec jardin située dans le quartier de Notting Hill, où il avait installé ses ateliers à l'étage. L'artiste, qui n'appréciait pas les contraintes de la vie de famille, vivait ces dernières années en célibataire, après avoir eu deux épouses puis des compagnes successives, une dizaine d'enfants et des petits-enfants. Le peintre était surtout connu pour ses nus et ses autoportraits ainsi qu'en témoigne son œuvre phare de 1993 où il se peint sous les traits d'un vieil homme dénudé brandissant sa brosse à dents comme une arme.

Au cours des dernières années, ses œuvres se sont vendues à des sommes astronomiques. Son portrait de 1995 « Benefits Supervisor Sleeping » a été adjugé par Christie's à New York à la bagatelle de 33,6 millions de dollars. Citant sa galerie new-yorkaise, Acquavella Galleries, le New York Times rapporte que Lucian Freud est décédé à la suite d'une brève maladie à son domicile londonien. « Dans ses relations sociales, il était stimulant, humble, chaleureux et spirituel. Il a vécu pour sa peinture et a peint jusqu'à sa mort, se tenant à l'écart du vacarme de la vie artistique », a souligné William Acquavella.

Nicholas Serota, directeur de la Tate gallery de Londres lui a également rendu hommage : « La vitalité de ses nus, l'intensité de ses natures mortes et la présence de ses portraits de famille et d'amis ont assuré à Lucian Freud une place unique dans le panthéon des artistes de la fin du XXème siècle ». « Ses premières toiles ont remodelé l'art britannique tandis que ses œuvres tardives soutiennent la comparaison avec les plus grands peintres figuratifs de toutes les époques » a-t-il conclu.

Né en 1922 à Berlin, Lucian Freud avait émigré à Londres dès 1934 avec ses parents, l'architecte Ernst Freud et son épouse Lucie, qui fuyaient le nazisme. Sigmund Freud les y avait rejoints en 1938 et était décédé un an plus tard. La même année, Lucian Freud avait obtenu la nationalité britannique. Reconnaissant envers la Grande-Bretagne qui l'avait accueilli, le peintre avait réalisé un portrait de la reine Elizabeth II et le lui avait offert à l'occasion de son jubilé en 2001.

vendredi 23 juillet 2011

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Recel présumé d'œuvres de
Picasso : contre-attaque des Le
Guennec

La défense des Le Guennec, couple de retraités de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) mis en examen en mai pour recel de 271 œuvres de Pablo Picasso, a contre-attaqué vendredi en contestant la qualité de partie civile à trois des six héritiers Picasso qui les poursuivent.

L'un de leurs avocats, Me Evelyne Rees, a indiqué avoir déposé vendredi, auprès du greffe du doyen des juges d'instruction de Grasse, une contestation de la qualité de partie civile de Maya, Claude et Paloma Picasso, trois de ses enfants nés hors liens du mariage et que le peintre a refusé de reconnaître jusqu'à sa mort en avril 1973.

Après le décès de l'artiste et en vertu d'un changement de loi en 1972 en matière de droit de la filiation, Claude et Paloma, nés de l'union de Picasso avec Françoise Gilot, avaient fini, après avoir été déboutés une première fois, par obtenir gain de cause auprès du TGI de Grasse, ce qui leur ouvrait le droit à la succession du peintre.

Pour Maya, l'« arrangement » s'était fait au sein de la famille après la mort de Picasso, une décision ensuite entérinée par la cour d'appel d'Aix-en-Provence. « Or on ne peut transiger en matière familiale et d'état civil, c'est interdit », a souligné Me Charles-Etienne Gudin, autre avocat des Le Guennec, spécialisé dans le droit des affaires.

« Ces jugements ont été rendus en violation de la loi, c'est ce que nous attaquons », a-t-il expliqué à l'AFP. Partant, « je veux démontrer que ces gens-là n'ont aucun droit de monopole de l'authentification » des œuvres de Picasso, a-t-il dit.

« Et si nous sommes déboutés, nous ferons appel », a prévenu Me Rees.

L'ancien électricien de Picasso, Pierre Le Guennec, a affirmé que les 271 œuvres lui avaient été données par « le Maître » et son épouse, Jacqueline, alors qu'il effectuait des travaux dans une villa du peintre, le Mas Notre-Dame-de-Vie, à Mougins (Alpes-Maritimes).

A l'automne 2010, l'électricien s'était rendu à Paris auprès des héritiers de Picasso pour faire authentifier les œuvres qui se trouvaient en sa possession. Les héritiers avaient alors porté plainte pour recel.

vendredi 23 juillet 2011

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Ain: record du monde de la plus
longue succession de pas d'un
même dinosaure

La plus longue succession de pas au monde d'un dinosaure, une « piste » de 150 mètres, a été découverte ces jours derniers lors d'une campagne de fouilles à Plagne, un village de l'Ain où avaient été mises au jour, en 2009, des empreintes de ces animaux.

L'annonce de ce record du monde a été faite vendredi sur France 3 Rhône-Alpes par le paléontologue Jean-Michel Mazin, directeur de recherches au CNRS, un des responsables de la campagne de fouilles.

C'est au Portugal qu'avait été découverte précédemment la plus longue piste d'un même dinosaure, mesurant 147,50 m.

Avec cette découverte, « on peut suivre ce géant sur 150, 160 et peut-être 180 mètres et mieux comprendre comment il marchait », s'est félicité M. Mazin. « Quarante tonnes, cinquante tonnes sur quatre pattes, c'est pas évident à déplacer », a-t-il dit, interrogé sur la chaîne publique.

Selon M. Mazin, qui espère mettre au jour les plus grandes empreintes d'un dinosaure, cette découverte « sera un jour valorisée et protégée et ça aidera sans doute les élus à trouver des financements, à penser la valorisation en termes économique, culturel et touristique de ce lieu ».

En 2009, de nombreuses empreintes de dinosaures avaient été découvertes par Patrice Landry, un géologue, et sa compagne, Marie-Hélène Marcaud, à Plagne.

Cette localité du massif du Jura, entre Oyonnax et Bellegarde-sur-Valserine, se révélait ainsi un lieu fréquenté au temps des dinosaures, il y a quelque 150 millions d'années, par de nombreux sauropodes, grands herbivores à long cou, cousins des diplodocus.

« On a découvert une dizaine de sites » fréquentés par des dinosaures, dans l'Ain, a commenté Marie-Hélène Marcaud, interrogée par l'AFP, selon laquelle « la nourriture devait y être importante » pour contenter un animal devant « manger plusieurs tonnes par jour ».


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