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3 juillet 2011
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Festival d'Aix avec entre autres
Natalie Dessay dans « La Traviata »
Le Festival d'Aix-en-Provence, qui lance mardi sa 63e édition, accueillera le célébrissime opéra de Verdi « La Traviata », chanté pour la première fois en Europe par la soprano Natalie Dessay, aux côtés de créations contemporaines.
Après avoir étrenné le rôle à Santa Fé (Etats-Unis) puis à Tokyo, Natalie Dessay incarnera Violetta à partir de mercredi dans le théâtre en plein air de l'Archevêché, lieu emblématique du festival, sous la direction de l'un des chefs français les plus recherchés dans le monde, Louis Langrée, qui avait ouvert le festival l'an dernier.
La soprano française sera accompagnée par le prestigieux Orchestre symphonique de Londres (LSO), en résidence à Aix depuis l'an dernier et jusqu'en 2013. L'opéra est mis en scène par Jean-François Sivadier, valeur montante de la mise en scène de théâtre et d'opéra en France, qui fera ses débuts à Aix-en-Provence.
En ouverture du festival, qui se tiendra du 5 au 25 juillet, une création mondiale du jeune compositeur Oscar Bianchi, « Thanks to my eyes », d'après la pièce de Joël Pommerat qui signera la mise en scène, sera donnée au Théâtre du Jeu de Paume.
« Austerlitz », une pièce musicale et théâtrale, caractéristique des recherches contemporaines, sera également donnée en première mondiale. C'est l'œuvre onirique du compositeur Jérôme Combier et de l'artiste vidéaste Pierre Nouvel, partis sur les traces d'un écrivain, l'Allemand W.G. Sebald, et de son personnage.
Fil conducteur du festival, le LSO donnera seize représentations d'opéras, ainsi que deux concerts symphoniques dirigés par son président, le Britannique Colin Davis, et son chef principal, le Russe Valery Gergiev.
Au total, cinq nouvelles productions d'opéra et de théâtre musical seront présentées dans le cadre de cette édition.
« La Clémence de Titus » de Mozart, sous la direction musicale de Colin Davis, un opéra de facture classique aux passions contenues, mis en scène par le Britannique David McVicar, voisinera avec « Le Nez » de Chostakovitch, d'après la nouvelle de Gogol. Cette œuvre à l'ironie mordante, présentée dans un spectacle coproduit avec le Metropolitan Opera de New York et l'Opéra de Lyon, sera dirigée par le chef japonais Kazushi Ono et mis en scène par le Sud-Africain William Kentridge.
« Acis et Galatée » de Haendel, à la douce atmosphère pastorale, sera dirigé par le jeune chef baroque argentin Leonardo Garcia Alarcon à la tête de l'Orchestre de l'Académie européenne de musique, outil de perfectionnement de jeunes artistes.
« La plupart de ces œuvres font émerger, au-delà de leurs différences, la figure d'un être en marge de la société, en opposition avec son entourage ou en résistance intérieure », selon le directeur général du festival, Bernard Foccroulle.
S'entremêleront avec ces productions des concerts symphoniques, de musique de chambre ou des récitals comme celui du claveciniste Andreas Staier et du pianiste Alexander Melnikov, des dialogues entre musiques traditionnelles et contemporaines.
L'Orchestre des jeunes du Festival, qui accueille des instrumentistes en fin de formation, donnera un concert en collaboration avec le LSO.
3 juillet 2011
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Reggae et blufunk en ouverture des
23e Eurockéennes de Belfort
Keziah Jones, Tiken Jah Fakoly et Tryo, en exclusivité française, ont ouvert en douceur vendredi la 23e édition des Eurockéennes de Belfort sur des airs de blufunk et reggae, devant quelques 30.000 spectateurs.
En fin d'après-midi, sous un soleil rayonnant, Keziah Jones, l'inventeur du « blufunk » — mélange de blues, soul et funk —, a éveillé les festivaliers avec un dispositif acoustique épuré aux rythmes entraînants.
Sur l'Esplanade Green Room, venu remplacer l'ancien Chapiteau pour accueillir désormais près de 15.000 spectateurs, le Nigérien s'est présenté en costume zébré, chapeau impeccable et avec un large sourire communicatif.
Heureux d'être sur scène, il a comparé l'atmosphère du festival belfortain à celle des concerts africains, se risquant même à prononcer quelques mots en français.
La soirée a ensuite pris un tour reggae avec l'Ivoirien Tiken Jah Fakoly. Entouré d'une dizaine de musiciens et de danseuses en vêtements africains, le rasta à la barbe grisonnante, qui n'a rien perdu de sa superbe, a chanté ses textes en dioula et en français.
Toujours engagé, il a dédié African Revolution, de l'album éponyme sorti en 2010, « à la révolution africaine actuellement en marche ».
Tryo travaille sur un nouvel album qui devrait sortir courant 2012. C'est donc sans actualité musicale, mais avec leurs anciens titres que Guizmo, Christophe Mali, Manu Eveno et Daniel Bravo se sont produits en exclusivité française aux Eurockéennes.
Le groupe gardait un « très bon souvenir » de son dernier passage au festival belfortain en 2007. Toutes générations confondues, le public a, lui, gardé en mémoire les refrains de La main verte, L'Hymne de nos campagnes ou encore de Ce que l'on s'aime.
Juste avant eux, la pop ultra énergique du duo britannique The Ting Tings avait arraché les spectateurs à leur torpeur. Explosive, la chanteuse Katie White et son acolyte Jules de Martino, à la batterie, ont fait vibrer le dansefloor.
Les festivités devaient se terminer avec l'électro de la révélation belge Stromae, au premier album multi-récompensé « Cheese », et de Paul Kalkbrenner.
3 juillet 2011
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Le groupe de rock japonais X Japan
remplit le Zénith de Paris
Près de 5.000 personnes, selon la production, ont assisté vendredi soir au Zénith de Paris au concert du groupe de rock japonais X Japan qui effectue sa première tournée mondiale, 19 ans après sa formation.
Devant un public totalement acquis à sa cause, X Japan a livré une performance de plus de deux heures lors de son concert parisien, seule date en France d'une tournée inaugurée mardi en Grande-Bretagne et qui va se poursuivre aux Pays-Bas, en Allemagne puis en Amérique du Sud jusqu'au mois de septembre.
X Japan s'était déjà produit une première fois en France, en 2010, lors de la onzième édition du festival Japan Expo à Villepinte (Seine-Saint-Denis), mais avec une formation réduite ne comprenant que le pianiste et batteur Yoshiki, leader emblématique du groupe, et son chanteur Toshi.
Cette année, c'est le groupe complet, avec les guitaristes Pata et Sugizo, et le bassiste Heath, qui s'est produit devant le public français. Le groupe a enchaîné les tubes bien connus des fans comme « Silent Jealousy », « Rusty Nail », « X », mais aussi « I.V. », chanson ayant servi de générique au film d'horreur américain « Saw IV » et qui a permis au groupe de connaître une notoriété internationale en 2008.
« Le public était incroyable », a confié Yoshiki à l'AFP, « c'était encore plus fort que l'année dernière ». Le compositeur charismatique de X Japan a assuré presque à lui seul le spectacle, alternant envolées lyriques au piano et solos de batterie endiablés, allant jusqu'à se jeter à deux reprises dans la foule.
Ovationné par ses fans, X Japan demeure encore inconnu du grand public car la diffusion commerciale de ses albums reste discrète à l'étranger. « Cela va changer », a assuré Yoshiki, qui évoque la vente internationale du prochain album du groupe, dont la date de sortie n'a toutefois pas été fixée.
X Japan avait fait parler de lui en 1998 après le suicide d'un de ses guitaristes, Hide, qui avait secoué l'opinion japonaise et entraîné une vague de suicides d'adolescents nippons. Le drame avait provoqué l'arrêt brutal de la carrière du groupe avant une reformation en 2008 pour le quatrième volet de la saga « Saw ».
Depuis, X Japan ne cache plus ses ambitions internationales: « Nous avons de nombreux projets pour l'avenir au Japon, mais aussi à l'étranger », a indiqué Yoshiki. « Ce n'est que le commencement ».
3 juillet 2011
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Premières rencontres franco-
allemandes de poésie slam
Strasbourg et Offenburg seront du 29 juin au 3 juillet le théâtre des rencontres franco-allemandes de poésie slam, organisées par l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), en partenariat avec de nombreuses associations et collectifs de slam français et allemands. Le slam est défini comme un art oratoire où quiconque veut s'exprimer occupe la scène, sans obligation de bibliographie poétique, de thématique, de mémorisation ou de format de texte.
Artistes confirmés, jeunes talents ou simples passionnés de poésie slam venus d'Allemagne et de France se rencontreront, échangeront, partageront et travailleront ensemble pendant ces quatre jours. Création, spectacles, tournois, scènes ouvertes seront à l'honneur de ces journées qui ont pour objectif la promotion d'une nouvelle forme d'approche pédagogique, de découverte, d'enrichissement et de perfectionnement de la langue du partenaire et, plus généralement, de la culture des deux pays. Fédératrice, la manifestation souhaite aussi encourager des collaborations entre les deux pays.
Des rencontres professionnelles avec conférences et ateliers qui réuniront une centaine de jeunes français et allemands autour de thématiques telles que : « écriture et performance », « slam et musique », « slam et interprétation » (Cité de la Musique de la danse de Strasbourg, du 29 juin au 3 juillet - sur inscription)
Des ateliers de découverte pour les jeunes de l'eurodistrict Strasbourg-Ortenau (Etablissements scolaires, du 28 juin au 3 juillet).
Une résidence franco-allemande de 8 jeunes artistes français et allemands qui, sous la direction artistique de Tô (F) et Ken Yamamoto (D), présenteront leur création franco-allemande. Ce spectacle sera ensuite en tournée en France et en Allemagne (Avant-première lors de la nuit du slam, le samedi 2 juillet à Offenburg).
Performances, tournois, spectacles et nuit franco-allemande du slam où se mêleront cultures, langues et influences afin de présenter au grand public la diversité du mouvement slam des deux pays et des courants qui l'alimentent.
Soirée d'ouverture : « le slam dans tous ses états », le jeudi 30 juin à 20h au Grand Auditorium de la Cité de la Musique et de la Danse de Strasbourg avec notamment :
Enterré Sous X (F), Wewhalt Kolosvsky (D), Luciole (F), La Tribut du Verbe (F), Gauner (D), Tobias Kunze & Dizzylez (D/F), Uppercut (F)...
Scènes ouvertes et pré-sélection pour le tournoi franco-allemand, le vendredi 1er juillet à partir de 20h au Kitsch'n Bar (Strasbourg), Stud' (Offenburg) et KIK (Offenburg)
La nuit du slam, en clôture de ces rencontres, le samedi 2 juillet, à 20 heures, à la Reithalle de Offenburg avec l'avant-première du spectacle de la résidence, la finale du tournoi franco-allemand et en after show les spectacles « slam et hip hop » de Big Tune (D) et Neobled (F) http://www.ofaj-slam.org
3 juillet 2011
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« Anatomie de la sensation » : une
chorégraphie de Wayne McGregor
à l'Opéra de Paris
Aux limites des possibilités du corps humain, le chorégraphe britannique Wayne McGregor veut offrir avec « L'Anatomie de la sensation », hommage au peintre Francis Bacon créé à l'Opéra de Paris, « une expérience physique, viscérale » d'une « extrême beauté ».
« Il y a deux ans et demi que j'y pense », assure à l'AFP le chorégraphe, qui n'entend pas « déstabiliser les spectateurs » mais offrir « beaucoup de danse » à ceux « qui aiment voir des corps faire des choses inhabituelles ».
A l'affiche jusqu'au 15 juillet à l'Opéra Bastille, « L'Anatomie de la sensation », dans laquelle figurent sept danseurs étoiles de l'Opéra de Paris, est la deuxième création de Wayne McGregor à Paris, après « Genus », en 2007, inspirée de la pensée de Darwin.
Dès l'âge de 16 ans, le jeune Britannique découvre la peinture de son compatriote Francis Bacon, qu'il apprécie d'emblée. « Je ne trouve pas les tableaux de Bacon déstabilisants ou laids. Je trouve qu'ils suscitent une beauté, une curiosité, une inventivité qui font naître en moi des sensations », relève Wayne McGregor. Des sensations qu'il entend à son tour transmettre aux spectateurs de sa chorégraphie.
« Les tableaux de Bacon sont figés dans le temps tandis que la chorégraphie est un moment qui s'écoule à travers le temps », raconte-t-il, jugeant prolifique la confrontation de ces deux extrêmes.
« Je ne pense pas que le travail d'un chorégraphe consiste à seulement faire des beaux objets avec des lignes splendides, symétriques, équilibrées », ajoute-t-il. « Il doit utiliser en partie ce langage mais aussi des langages qui amènent à des tensions, des torsions », ce qui permet d'apprécier mieux chacun des deux styles. Pour lui, l'aspect physique de la danse est « extrêmement beau ».
« Il y a des récits implicites dans cette pièce, qui n'est pas de l'esthétique pure. Mais il y a quelque chose d'autre que nous ne pouvez pas vraiment saisir et qui a trait à une relation personnelle avec les gens », poursuit-il.
Chorégraphe résident du Royal Ballet (Covent Garden) depuis 2006, Wayne McGregor, qui a fondé la Random Dance Company en 1992 à Londres, a aussi longtemps pensé à la musique de sa dernière chorégraphie.
Cette musique « assez agressive », écrite par Mark-Anthony Turnage, est l'alliance « d'une structure classique contemporaine très formelle avec du jazz, ce qui crée une dialectique entre le formalisme et l'inventivité du moment ». Cela s'apparente à la manière dont Bacon peignait, selon Wayne McGregor.«
« Cette relation entre le formalisme et une sorte d'instinct animal est ce que nous essayons de transmettre au public par la chorégraphie et la musique », précise le chorégraphe, pour qui les danseurs de l'Opéra de Paris sont « très stimulants et créatifs ».
Ils n'ont pas « de limites, ils interprètent de nombreuses chorégraphies modernes, ce qui fait qu'ils s'adaptent facilement », ajoute Wayne McGregor.
3 juillet 2011
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Un festival d'Avignon 2011
largement ouvert sur la danse et la
création
Le Festival d'Avignon 2011, grand rendez-vous européen du théâtre, donnera le coup d'envoi mercredi de sa 65e édition, ancrée dans la défense de la création et largement ouverte sur la danse, avec pour artiste associé le chorégraphe Boris Charmatz.
Sur 35 grands spectacles, 22 sont des créations dont 15 ont été conçues spécialement pour le festival qui se déroulera du 6 au 26 juillet.
Côté star, la cité des papes attend Jeanne Moreau, qui jouera avec Etienne Daho « Le condamné à mort » de Jean Genet, et Juliette Binoche, qui sera « Mlle Julie » d'August Strindberg. Face à la polémique, Bertrand Cantat a en revanche renoncé à prendre place dans les chœurs de la trilogie de Sophocle « Les Trachiniennes, Antigone, Electre », de Wajdi Mouawad.
Prévu en léger différé (8 au 31 juillet), le « Off » d'Avignon, libre rassemblement de troupes sans direction artistique, offrira 1.143 spectacles donnés par 969 compagnies, selon ses organisateurs.
« On défend vraiment cette idée d'Avignon comme un endroit du risque de la création, qui est partagé par les artistes et par le public », assure à l'AFP Vincent Baudriller, co-directeur du festival jusqu'en 2013 avec Hortense Archambault. « On défend l'idée d'un théâtre de création pour tous », ajoute-t-il.
Dès le premier jour, « l'idée du collectif » émergera, selon lui, avec la présentation d'une comédie russe de Nicolaï Erdman, « Le suicidé », mise en scène par Patrick Pineau et donnée dans la Carrière de Boulbon, équivalent en pleine nature de la Cour d'honneur du palais des papes.
Pour Vincent Baudriller, Patrick Pineau est « le plus emblématique des artistes qui défendent l'idée du collectif, de la troupe », que la danse exprime aussi.
La danse ouvrira le festival dans l'après-midi avec « Petit projet de la matière », une chorégraphie recréée par Odile Duboc et Anne-Karine Lescop avec des élèves de l'école élémentaire de Monclar, zone urbaine sensible d'Avignon où doit être implantée d'ici 2013 une salle de répétition et des logements pour les artistes.
« Enfant », de l'artiste associé Boris Charmatz, conçu spécialemement pour la Cour d'honneur, avec 27 enfants de 6 à 12 ans, associe la danse et l'enfance et sera le fil rouge du festival. Le directeur du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne, qui fait sortir la danse de ses cadres habituels, présentera également « Levée des Conflits », au milieu d'une grande pelouse entourée du public.
Autre moment exceptionnel, le spectacle de la chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker dansé à l'aube sur une musique polyphonique du XIVe siècle, avec pour seule lumière celle du lever du jour sur la Cour d'honneur.
La première journée du festival donnera aussi le ton avec la création d'une pièce sur le résistant polonais Iann Karski, qui témoigna de la tragédie du ghetto de Varsovie pendant la guerre. « Jan Karski, Mon nom est une fiction », créé par Arthur Nauzyciel, d'après le roman de Yannick Haenel.
« Le festival ne se situe pas dans le pur divertissement », relève Vincent Baudriller. « Les spectacles proposés sont des gestes artistiques venant d'artistes qui ont conscience du monde et qui essayent d'inventer leur langage pour interroger notre société, la condition humaine », observe-t-il.
« Il y a souvent beaucoup de gravité dans les questions soulevées même si parfois les formes sont légères, drôles, étonnantes, très engagées », souligne le co-directeur du festival.
Représentant de la nouvelle génération, le metteur en scène Vincent Macaigne offrira une adaptation très personnelle d'« Hamlet » de William Shakespeare, avec « Au moins j'aurai laissé un beau cadavre ».
Autres metteurs en scène « en colère » présents à Avignon, le Flamand Guy Cassiers ou l'Espagnole Angélica Liddell, qui fut la découverte de l'édition 2010.
3 juillet 2011
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Une chorale de plus de 22.000
jeunes en scène en Estonie
Une chorale de 22.239 jeunes a inauguré vendredi un festival national de chants en Estonie, pays où la musique est considérée comme un des fondements de la culture nationale.
Parmi les membres de la chorale estonienne, dont l'âge moyen était de 14 ans, figuraient aussi 404 jeunes Canadiens, Chinois, Finlandais, Lettons, Luxembourgeois, Norvégiens, Suédois et Suisses.
Pour participer, les jeunes étrangers ont été obligés d'apprendre plusieurs chants traditionnels en estonien.
Durant l'occupation soviétique qui a duré près de 50 ans et a pris fin en 1991, la musique et le chant sont devenus un mode d'expression de la fierté nationale en Estonie, tout comme en Lettonie et Lituanie voisines, et le symbole d'une opposition passive au régime de Moscou.
Les grands festivals de chants dans les trois pays baltes, anciennes républiques soviétiques devenus membres de l'Union européenne, ont été inscrits en 2003 par UNESCO sur la liste du patrimoine mondial.
3 juillet 2011
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Strip-tease burlesque et reprises de
variété pour Philippe Katerine
Un show déluré où tout est possible, entre chanson et strip-tease, avec une place de choix laissée à l'improvisation: telle s'annonce la carte blanche donnée à Philippe Katerine et à la troupe des strip-teaseuses américaines du Cabaret New Burlesque pour les 23e Eurockéennes.
Les programmateurs du festival belfortain ont eu l'idée de faire monter sur la scène de la Plage, dimanche, le chanteur français, ses quatre acolytes de « Francis et ses peintres » et les pin up plantureuses du Cabaret New Burlesque, après avoir vu le film de Mathieu Amalric Tournée.
Prix de la mise en scène à Cannes en 2010, le long-métrage, qui suit les cinq effeuilleuses et leur manageur pendant leur tournée française, a popularisé le « New Burlesque », une forme de cabaret mêlant érotisme, humour et satire sociale, née aux Etats-Unis dans les années 1990.
« Le but était de mélanger le délire de reprise de Francis (Francis Ripoche) et Katerine avec le délire de ces filles. Tout le monde a vite été emballé par la proposition », raconte l'un des programmateurs, Christian Allex.
Katerine et le quatuor jazz « Francis et ses peintres » ont repris et diffusé sur internet en 2010 52 chansons de variété française, empruntant à tous les répertoires, de NTM à Jesse Garon, en passant par Henri Salvador, Garou ou Céline Dion.
Pour préparer le spectacle-concert, musiciens et strip-teaseuses se sont retrouvés en résidence les 27 et 28 juin à l'Astrolabe d'Orléans.
« On ne se comprend pas: elles ne parlent pas deux mots de français et moi je ne parle pas plus anglais », constate Katerine, révélé au grand public en 2005 avec son album « Robots après tout », et le tube Louxor j'adore.
« Du coup, on fait des jeux, des clins d'œil, je leur tire les cheveux et on n'a pas besoin de mots pour communiquer », ajoute le Vendéen, qui présentera son propre concert aux Eurockéennes dimanche, sur la grande scène, avant de rejoindre la troupe plus tard dans la soirée pour leur spectacle commun.
Malgré l'incompréhension, « les répétitions étaient très drôles, on s'est tous beaucoup amusés », confie la brune Kitten on the Keys.
Au point que Katerine a fini lui-même quasiment nu, déshabillé par ses partenaires -l'histoire ne dit pas si cet effeuillage du chanteur à l'humour décalé sera au programme dimanche.
« Ce qui compte ici, c'est l'improvisation, la spontanéité, plus que la mécanique », dit Katerine, qui se sent « proche de ce qu'elles font avec leur corps: elles sont à l'aise, sans gêne ».
« Normalement les strip-teases se font dans l'intimité d'une salle. Là, devant 10.000 à 15.000 personnes, sur la scène extraordinaire de la Plage, qui est sur l'eau, c'est un super défi à relever ! », s'enthousiasme la blonde et gironde Dirty Martini.
3 juillet 2011
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Démission de Pierre Lescure de la
présidence des Molières
Pierre Lescure, président des Molières, qui récompensent chaque année les professionnels du théâtre, s'estimant désavoué, a annoncé sa démission dans une lettre adressée vendredi à ses collègues du Conseil d'administration et transmise à l'AFP.
Cette démission a été suivie par celle de six membres du conseil d'administration, dont Olivier Meyer, vice-président représentant le théâtre public. Quatre personnes ont, en outre, démissionné de l'Association des Molières.
« Quarante-huit heures après l'Assemblée générale qui s'est tenue ce mardi 28 juin au Théâtre Montparnasse, l'expérience que j'ai du fonctionnement des sociétés et des associations m'a convaincu de ne retenir que l'essentiel: l'Assemblée Générale Extraordinaire qui a conclu nos travaux, en rejetant massivement la légère réforme des statuts proposée, a désavoué par là-même l'action du Conseil, celle des membres de la commission Statuts et celle du Président que j'ai essayé d'être depuis un an », indique Pierre Lescure dans sa lettre.
Selon la déléguée générale des Molières, Geneviève Dichamp, Pierre Lescure a émis le souhait que les Molières se concentrent d'abord sur leur objet principal, la préparation d'une soirée télévisée de remise de trophées, et non sur des querelles de personnes ou de pouvoir, et de procédures qui n'ont pas lieu d'être.
Le Conseil d'administration de l'association des Molières comprend 18 membres, représentant le théâtre public, le théâtre privé et des personnalités qualifiées.
3 juillet 2011
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« Big Brother : l'artiste face aux
tyrans », une exposition à Dinard
« J'ai fait le choix de ne pas sélectionner d'artistes dans un militantisme politique, de rester dans cette limite de l'engagement de l'artiste dans l'espace de son atelier, sans engagement dans l'espace public », assure très sérieusement le commissaire de cette exposition d'art contemporain, Ashok Adicéam.
A travers des œuvres du Russe Andreï Molodkine, du Chinois Zhang Huan ou de l'Algérien Adel Abdessemed, la ville de Dinard présente jusqu'au début septembre « Big Brother: les artistes face au tyran », une exposition où le politique s'affiche sans vergogne.
Sur le parvis, le visiteur est accueilli par la « Main de Bouddha », une main géante en cuivre réalisée en 2006 par Zhang Huan, et par une trentaine de drapeaux de différents pays, reproduits dans une gamme de gris, sans leurs couleurs habituelles - une œuvre de l'artiste cubain Wilfredo Prieto, « Apolitico ».
« J'ai fait le choix de ne pas sélectionner d'artistes dans un militantisme politique, de rester dans cette limite de l'engagement de l'artiste dans l'espace de son atelier, sans engagement dans l'espace public », assure très sérieusement le commissaire de cette exposition d'art contemporain, Ashok Adicéam.
On le croit volontiers. Mais le thème résonne partout, comme le démontrent les références à six essais fondateurs qui rythment l'exposition et dont les auteurs s'égrènent de Sophocle à Walter Benjamin en passant par Guy Debord et Hannah Arendt.
« Pour moi, tout art est politique », répond, en écho au commissaire de l'exposition, le plasticien français Claude Lévêque. « Chez tous les artistes, il y a de l'engagement. C'est à multiples facettes ».
Lévêque présente, parmi des œuvres récentes, « Arbeit macht frei » (« le travail rend libre »), une œuvre de 1992 qui répond à l'ouverture d'Eurodisney et associe, aux mots du fronton du camp de concentration d'Auschwitz, un Mickey de néon blanc.
Présent à Dinard pour l'inauguration de l'exposition, l'artiste russe Andreï Molodkin, qui vit en France depuis huit ans, revendique lui aussi son engagement politique. Il raconte aux journalistes comment, représentant la Russie à la Biennale de Venise en 2009, il s'est vu interdire de rencontrer la presse par les autorités de son pays, interdiction qu'il s'est évidemment empressé de contourner.
Mais pas besoin de mots. Son œuvre parle pour lui. Il présente à Dinard des installations à base de « pétrole de Tchétchénie » symbolisant, dit-il, « le sang des soldats russes ». En Russie, « parler de politique est devenu quelque chose de tabou. Pour cette raison, beaucoup d'artistes deviennent davantage engagés » dans leur travail, estime-t-il.
Joana Vasconselos a choisi de présenter « War Games », une voiture-modèle Morris Oxford Series VI habillée de fusils en plastique et emplie de jouets en peluche et en plastique, qui interroge le consumérisme et l'accumulation insatiable, marque de fabrique de notre société. Mais le visiteur peut tout aussi bien y voir une dénonciation de la guerre en forme de dérision.
« Le thème avait été retenu avant le début du printemps arabe », qui ne figure donc pas dans l'exposition. « De toute manière, il faut une distanciation par rapport à l'actualité », souligne Ashok Adicéam. A ce sujet, il cite la photographe libanaise Lara Baladi, qui a refusé d'être présente avec une photographie de la place Tahrir, cœur de la révolution égyptienne, expliquant, selon le commissaire: « Il faut faire attention que la politique ne devienne pas de l'art ».
Avec 33 artistes, l'exposition regroupe 58 œuvres, parmi lesquelles 20 installations, 15 peintures et 12 vidéos.
« Big Brother, l'artiste face aux tyrans », Palais des arts de Dinard, jusqu'au 11 septembre.
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