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Franck César
1822 - 1890

César Franck

Franck, César-Auguste-Jean-Guillaume-Hubert. Né à Liège le 10 décembre 1822, mort à Paris le 8 novembre 1890.

Le talent de César Frank est tôt exploité par ses parents. Il entre au conservatoire de Liège en 1830 où il obtient les premiers prix de solfège et de piano.

En 1835, son père organise une série de concerts à Bruxelles, Liège et Aachen (Aix-la-Chapelle). La même année, la famille frank s'installe à Paris, où César, après avoir pris des leçons avec Pierre-Joseph-Guillaume Zimmermann et Antoine Reicha, entre au Conservatoire de paris en 1837.

En 1842 son père le retire du conservatoire pour qu'il se consacre pleinement à une carrière de virtuose.

En 1846, son oratorio Ruth est accueilli avec froideur. Il quitte le domicile familial et trouve du travail comme organiste et professeur.

En 1848 il se marie malgré l'oppositon de son père avec Félicité Saillot Desmousseaux, fille d'acteurs à la Comédie française.

En 1858 il est organiste à l'église Sainte-Clotilde. Les improvisations qu'il donne après les offices attirent rapidement le public. De ces concerts il compose les Six pièces, achevées en 1862.

Il commence a attirer des élèves de qualité qu'on appelle « la bande à Franck » : Henri Duparc, Arthur Coquard, Albert Cohen.

Dans les années 1870, il commence une riche série de compostions qui comprend des oratorios, des symphonies, et un opéra, Hulda.

En 1872, il succède à Benoist et reprend la classe d'orgue du Conservatoire de Paris, et a Vincent D'Indy comme élève.

César FranckCésar Franck à l'orgue de Sainte-Clotilde

Document

A propos de Psyché, extrait de VINCENT D'INDY, César Franck. Alcan 1906

Psyché, œuvre qui m'est particulièrement chère, puisque le maître me fit l'honneur de me la dédier, en accolant à mon nom le précieux titre d'ami, fut exécutée pour la première fois au concert de la Société Nationale du 10 mars 1888 et reprise ensuite aux Concerts Colonne le 23 février 1890.

J'ai déjà parlé de la signification toute mystique de cette oeuvre qui, malgré son étiquette antique, n'a absolument rien de païen, encore bien moins de renaissant, mais est imbue au contraire d'une grâce toute chrétienne, à la façon des fresques de l'Arena de Padoue ou des Fioretti de saint François d'Assise ; je veux cependant porter à la connaissance du lecteur ce qu'écrit à son sujet M. Derepas dans l'opuscule duquel j'ai déjà fait mention précédemment car cette opinion est le résultat d'observations très minutieusement déduites qui, venant d'un critique érudit et complètement dépourvu de parti pris, ne peuvent qu'intéresser tout esprit doué du sentiment de l'art.

D'après la fable antique, Psyché, touchée « d'amour mais tentée par les indiscrètes impatiences du savoir et cédant à la curiosité, retombe sur elle-môme, impuissante à se relever et privée pour toujours de la vision directe « de l'au-delà. Franck n'a pas hésité à rompre avec la tradition païenne. Son poème aboutit à un dénouement plus optimiste. Psyché s'est endormie, étrangère `maintenant aux bruits extérieurs. Les zéphyrs — c'est-à-dire ses plus pures aspirations —  l'emportent dans les jardins d'Eros, dans le paradis désiré. Le céleste époux l'attendait. Mais elle commet l'imprudence de vouloir percer le mystère dont il s'enveloppe : la sublime vision disparaît. Retombée sur la terre, errante et plaintive, Psyché exhale sa douleur. Eros pardonne à la légitime ambition que lui-même avait, en somme, inspirée : tous deux montent dans la lumière. C'est l'apothéose, l'amour qui n'a plus à croire. qui voit et possède. C'est une véritable Rédemption.

Plus encore que le libretto, la musique de Psyché est d'inspiration toute moderne et chrétienne. Les chaeurs se développent en une polyphonie si pure, si suave, si constamment maintenue dans une région supérieure inondée d'une lumière sans ombre, que rien, ni dans le chœ±ur des anges de la Damnation de Faust, ni dans l'Enfance du Christ, n'évoque plus nettement l'idée du ciel».

Eros, Psyché ne prennent point la parole.

Ce qu'ils éprouvent est traduit par l'orchestre. En voici la raison : ici, ni Eros ni Psyché ne sont des personnes. Franck, oubliant les héros mythologiques, en fait des symboles de l'Ame humaine et de l'Amour suprême. La « musique, la musique pure, sans paroles, précisément parce que ses notes n'ont pas une signification définie, ses phrases un sens arrêté, est, de toutes les formes de l'art, l'expression la plus adéquate de ces réalités immatérielles. Dans cet oratorio, il n'y a donc point de soli. L'orchestre tient le rôle le plus important : il traduit les élans, les regrets, la joie finale de Psyché, l'action invisible mais  féconde d'Eros. Tout au plus les chœ±urs, ensemble anonyme et impersonnel, chantent çà et là, en peu de mots, les péripéties du drame.

Il est visible, d'autre part, que toute cette oeuvre est traversée d'un souffle de mysticisme chrétien. La douleur de l'exil terrestre y prend l'accent de la prière. L'harmonie très sou« tenue du quatuor, les lignes dessinées par les violons, les épisodes confiés aux instruments à vent ne trahissent jamais la moindre préoccupation volupteuse, mais expriment toujours les plus hauts désirs du coeur, tout pénétré de divin.

Catalogue des oeuvres

Collection de quelques pièces pour harmonium ou piano : dont Les plaintes d'une poupés, Chant de la Creuse, Chant béarnais, Noël angevin, Prélude pour l'Ave Maris Stella, Canon en si mineur, Danse lente, Canon en ré bémol,

Bibliographie

Discographie

FranckCésar Franck
Pélude, choral et fugue
Prélude, aria et final
Sonate pour violon et piano en la majeur

Inger Södergren, piano ; Annie Jodry, violon — disque Caliope 1993 : CAL 9804.
 01 / Prélude ; 02 / Aria ; 03 / Final ; 04 / Prélude ; 05 / Choral ; 06 / Fugue. Sonate pour vilon et piano en la majeur : 07 / allegro ben moderato ; 08 / allegro ; 09 / recitativo - fantasia ; 10 / allefretto poco mosso.

franckCésar Franck
La musique pour piano
Piano Music
Stephen Hough, piano (1997). Disque Hyperion, CDA 66918.
Prélude, Choral et Fugue : 01 / Prélude, moderato ; 02 / Choral, Poco più lento ; 03 / Fugue, moderato. Prélude, Aria et final : 04 / Prélude, Allegro moderato e maestoso ; 05 / Aria, Lento ; 06 / Final, Allegro molto ed agitato ; 07 / Troisième Choral ; 08 / Danse Lente ; 09 / Grand Caprice ; 10 / Les Plaintes d'une poupée 

 

franckCésar Franck
Quatuor de cordes en ré majeur
Quatuor de Prague : Bretislav Novotny, violon ; Karel Pribyl, violon ; Lubomir Maly, alto ; Jan Sirc, Violoncelle. Disque DENON, PCM DIGITAL, C37 79806
1986

01 / Poco lento-allegro ; 02 / Scherzo; vivace ; 03 / Larghetto ; 04 / Allegro molto 

 

franckCésar Franck
Quintette en fa mineur pour piano et cordes
Ernest Chausson (1855-1899)
Quatuor à cordes «inachevé», op. (35)
Quatuor Athenaeum-Enesco : Constantin Bogdanas, violon ; Florin Szigeti, violon ; Dan Iarca, alto ; Dorel Dodoreanu, Violoncelle ; Gabriel Tacchino, piano. Enregistré en 1991. Disque Pierre Verany, 1992, PV 792032
Franck, quintette : 01 / Molto moderato, quasi lento ; 02 / Lento, con molto sentimento ; 03 / Allegro non troppo, ma con fuoco. Chausson, quatuor : 04 / Grave ; 05 / Très calme ; 06 / Gaiement et pas trop vite 

 

franckCésar Franck
Symphonie en ré mineur
Le Chasseur maudit
Les Eolides
Berlioz Hector (1803-1869)
Béatrice et Bénédict (ourveture)
Orchestre de la Suisse Romande, Ernest Ansermet, dir.

Enregistré en 1962, 1965, 1967.
Franck, Symphonie en ré mineur : 01 / Lento; Allegro non troppo ; 02 / Allegretto ; 03 / Allegro non troppo ; 04 / Le Chasseur maudit ; 05 / Les Eolides. 06 / Berlioz, ouverture de Béatrice et Bénédict

 

franckCésar Franck
Symphonie en ré mineur
Les Éolides
New York Philarmonic, Kurt Masur, dir., 1992. Disque Teldsc 9031 74863
1-3. Symphonie en ré mineur : Lento; Allegro non troppo, Allegretto, Allegro non troppo. 4.  Les Eolides

 

franckCésar Franck
 Intégrale de oeuvres pour orgue 1/2
Fantaisie en la
Prière
Fantaisie en ut
Cantabile
Grande pièce symphonique
André Isoir, orgue (Cavaillé-Coll, Luçon). Disque Caliope, CAL 9920.

 

franckCésar Franck
 Intégrale de l'oeuvre pour orgue 2/2
Prélude, fugue et variations
Pièce héroïque
Final
Les Trois chorals
André Isoir, orgue (Cavaillé-Coll, Luçon).disque Caliope, CAL 9921

Jean-Marc Warszawski
2003
Révision 2 avril 2007

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Jeudi 5 Juillet, 2018